Octaédrier… je persiste et signe !

calendrier de l'avent octaédrier filage artisanal

Même si je me laisse parfois déborder, je ne suis pas du genre à lâcher le morceau (surtout quand il est appétissant). Au cours de ce mois de décembre, j’ai donc encore travaillé sur mon “octaédrier”, commencé en 2018 (pour mettre les fibres de côté), continué en 2019 (pour les filer au fuseau) et terminé ou presque en 2020 (pour les retordre). Pas tout à fait terminé, car il me reste à en faire quelque chose, de ces petites “tortues” enfin retordues !

Voici le résultat : un bel écheveau de plus de 1 000 mètres pour environ 255 grammes. J’ai attaché tous les fils ensemble pour les bloquer, puis je les ai séparés pour obtenir une pleine corbeille de petites pelotes prêtes à être utilisées. Je pense les tisser toutes ensemble ; je m’attends à une écharpe très bariolée, mais sera-t-elle à mon goût, moi qui hésite toujours à mélanger trop de couleurs ? L’avenir me le dira. En tout cas, si elle me plaît, nul doute que je pourrai la porter tous les jours, car elle devrait s’assortir d’une manière ou d’une autre à tous mes vêtements (et mes chapeaux) ! 😀

calendrier de l'avent octaédrier filage artisanal

J’ai hâte de pouvoir sortir mon métier à tisser et vous montrer le résultat. Après avoir été privée de tissage pendant si longtemps, j’espère vraiment m’y mettre le plus tôt possible (appel aux bonnes volontés familiales… car je vais devoir mobiliser la grande table pendant quelques heures, le montage de la chaîne ne va pas être simple).

J’ai longtemps réfléchi à ce projet, même – et surtout ! – quand je ne pouvais pas y consacrer de temps. Tisser tous ces fils, les marier dans un seul et même projet me paraît indispensable. Je n’ai pas le cœur à achever ce projet en fourrant ces adorables petites pelotes dans un sac ou un panier avec l’idée d’y recourir quand j’aurai besoin de telle ou telle couleur pour une autre création : comment pourrais-je les séparer ? Du fond de leur corbeille (faite main !), on dirait une couvée de poussins multicolores… et on ne sépare pas une fratrie.

Mais je ne vais pas oublier mon fiasco de 2019 : je n’ai pas réussi à filer tous les octaèdres de fibres en temps et en heure. Pas étonnant, car je filais au fuseau et surtout, je filais beaucoup trop fin (au fuseau, je ne peux pas m’en empêcher). Et surtout, j’ajoutais cela à toutes sortes d’autres projets, et en période de fêtes et de marché de Noël, c’est justement là que j’ai le moins de temps libre.

Pas question de renoncer à ce calendrier de l’avent qui me plaît beaucoup pour autant. Simplement, j’ai tiré les leçons de ce retard. Si je veux réussir mon octaédrier 2021, il faut que je mette toutes les chances de mon côté : il faut que le projet soit réaliste, et il faut que j’aie, cette fois, un vrai projet en tête, pas juste un plaisir gourmand lancé en l’air. Et il ne faut pas que je travaille à quoi que ce soit d’autre pendant cette période, en tout cas en matière de fibres.

Mon projet pour 2021 et 2022 est de réaliser quelque chose de plus ambitieux. Si je peux m’attendre à au moins 24 coloris différents, pourquoi pas un plaid au crochet ? C’est un exercice que j’aime beaucoup, je me suis régalée en réalisant le plaid “Nuts About Squares”. Je suis tentée par le Mystical Lanterns Blanket de Jane Crowfoot, mais je me doute que d’ici deux ans, je risque d’être alléchée par bien d’autres choses… par exemple, je pourrais avoir envie de m’attaquer à un travail de tricot type entrelacs. Pourquoi pas.

En tout cas, il me faudra plus de fil, sans doute d’un plus gros calibre. Et si je veux plus de fil, il faut que je file au rouet, sinon je n’y arriverai jamais. J’ai déjà évalué que j’avais passé plus de cent heures à filer cet octaédrier au fuseau ! Il faudra aussi que je travaille avec un échantillon de base pour que la grosseur des fils soit homogène.

J’adore les coloris chinés et j’ai été trop longtemps éloignée de ma chère cardeuse, bien que j’aie pu filer au moins une “Rose des vents” cette année. Peut-être que ce serait l’occasion de me régaler de mélange chinés… Si tout va bien, je pourrais donc passer mon mois de janvier à créer des couleurs inédites – au moins 50 grammes chacune, si je veux avoir de quoi obtenir un plaid assez grand pour bouquiner au chaud un soir d’hiver ! – et à les stocker pour Noël 2021. Et vous, vous n’êtes pas tenté(e) par l’aventure ?

Je jette avec grâce mon feutre…

chapeau feutre sur mesure karin cogen wecandoo

… Je fais lentement l’abandon
Du grand manteau qui me calfeutre,
Et je tire mon espadon ;
Élégant comme Céladon,
Agile comme Scaramouche,
Je vous préviens, cher Mirmydon,
Qu’à la fin de l’envoi, je touche  !

Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand, 1897

En véritable passionnée de Cyrano, je n’allais quand même pas vous laisser échapper à cette petite citation alors que je prévoyais de vous parler d’un chapeau de feutre… mais j’avoue que je n’en suis pas encore au point de réaliser un chapeau à large bord digne de notre cher bretteur (déjà, il faudrait que je me trouve un troupeau d’autruches ou autres volatiles pour les plumes  !).

Pour en revenir à mes bricolages de l’année, je vous ai parlé des chapeaux de paille réalisés cet été dans l’atelier de Karin Cogen, en voici la suite logique… et hivernale. Ou plutôt, automnale, en ce qui concerne celui-ci, puisque je l’ai porté tout l’automne.

Alors, je sais, des chapeaux en feutre, j’en ai déjà fait. Mais c’était avec la technique du feutrier, et non celle du chapelier. Et j’avais très envie d’explorer cette dernière, d’abord pour mon propre usage, et ensuite parce qu’elle devait nécessairement m’aider à améliorer mon travail de feutrière.

Karine m’a donc appris à partir d’un cône de laine tout prêt pour mettre en forme un chapeau sur le même modèle que ceux que j’ai faits en paille cet été, et qui me va plutôt bien. Le travail du cône de feutre est très différent de celui de la paille, mais très plaisant aussi, et le résultat m’a tellement séduite que j’ai eu envie d’autres chapeaux. Vous me connaissez, j’aime la couleur : j’avais commencé par un feutre marron parce que c’est facile à assortir (et parce qu’il va très bien avec le sac en cuir réalisé chez Sofia), mais j’ai vite pensé aux vestes et manteaux que je porte l’hiver, à mes écharpes, cols et châles préférés, et il m’en a fallu plus.

Mais j’avais envie de personnaliser cela, en commençant par la couleur. J’en arriverai peut-être à feutrer mes propres cônes, mais pour commencer simplement, je me suis dit que je pourrais déjà jouer avec mes flacons de teinture… Patience  ! Je vous en parlerai bientôt  !

Une nouvelle “Rose des vents”

filage artisanal écheveaux dégradés rose des vents rue de la laine

Je retrouve doucement le chemin de mon (hum, mes !) rouet(s), quel bonheur ! La section des “Roses des vents” de la boutique était vide depuis le printemps, c’était très dommage, car je prends beaucoup de plaisir à les imaginer, à les filer et à les présenter. Voici donc une petite nouvelle : Artémis ! Elle propose des tons directement hivernaux… car je ne suis pas sûre d’avoir le temps d’en faire une avant Noël, mais qui sait ?

filage artisanal écheveaux dégradés rose des vents rue de la laine
filage artisanal écheveaux dégradés rose des vents rue de la laine

Et maintenant, je “travaille du chapeau”… sur mesure

chapeau paille sur mesure karin cogen wecandoo

Avec le surcroît d’activité lié à la pandémie, je suis toujours éloignée de mon métier à tisser (mais j’ai pu retrouver mon rouet par courts instants – j’espère pouvoir vous montrer bientôt le résultat !).

En attendant, je continue ma découverte d’autres domaines créatifs, ce qui m’a donné l’opportunité de réfléchir à mon look. J’ai longtemps cru que je n’avais pas “une tête à chapeaux”, selon l’expression consacrée, et j’ai finalement découvert qu’en fait, je n’avais juste jamais porté un chapeau qui m’aille.

L’année dernière, j’ai offert un stage à mon amoureux, chapophile convaincu depuis toujours, pour apprendre à faire un panama. En passant encore une fois par la plate-forme Wecandoo. Il est revenu avec un très beau couvre-chef qui lui va comme un gant, et qui m’a rendue un peu jalouse… J’ai donc à mon tour découvert le tout petit atelier de Karin Cogen pour m’en faire un également.

Elle m’a proposé plusieurs cônes de paille et j’en ai choisi un noir sur lequel des petites bouboules en relief me rappelaient immanquablement les écheveaux texturés que j’adore bricoler avec mon Aura. Ensuite, elle m’a montré comment le façonner sur une forme en bois de la taille de mon crâne, avec un fer et une pattemouille. La sensation malléable et souple de la paille m’a beaucoup plu ! C’est un travail délicat mais pas trop, et Karin est un très bon professeur, elle partage son savoir avec simplicité et douceur, l’ambiance était vraiment agréable.

Après séchage (le stage se fait en deux fois), il s’agissait de poser le ruban intérieur, cousu à la main à tous petits points dans la coiffe. Une étape très importante, car tout le confort du chapeau en dépend. Et, avec l’aide de Karin, une étape réussie : une fois le chapeau sur ma tête, je le sens à peine, mais si une bourrasque souffle, il reste quand même bien en place. Ensuite, le ruban décoratif, et Karin avait deux rouleaux de cette couleur mordorée, ni jaune ni verte, que j’adore (il n’y a qu’à voir le nombre de tricots que j’ai pu faire avec des fils dans ces tons-là). Je me suis amusée à superposer un ruban étroit ton sur ton par-dessus un autre, plus large. Et enfin, pour finir, recouper le bord à la bonne largeur (mes yeux sont protégés du soleil mais mon visage n’est pas caché) et le border d’un dernier ruban, à cheval, pour une finition impeccable.

J’ai adoré faire ce “comme un panama” (les vrais sont fabriqués en Amérique du Sud, bien sûr). C’était un peu comme de la sculpture, mais la légèreté du matériau était très agréable. Le chapeau terminé ne pèse que 54 grammes ! La paille est aérée, si bien que lorsqu’il fait chaud, je sens le vent passer à travers et me rafraîchir le sommet du crâne, c’est un vrai plaisir. Je l’adore, je l’ai porté tout l’été. Je me sens élégante et originale… et je n’ai pas besoin de me coiffer 🙂

Du coup, en rentrant de vacances, j’ai eu envie d’en faire un autre, cette fois-ci assorti à mon joli panier rustique, que j’utilise comme sac à main. J’ai donc choisi une paille claire, plus classique, et un ruban violet. Cette fois, Karin n’a presque pas eu besoin de m’aider car je me souvenais des étapes, et toutes les mesures avaient été prises la fois précédente. Oui, bien que je me sente élégante et originale, ma tête n’a pas enflé, un miracle !!

chapeau paille sur mesure karin cogen wecandoo

Souffler le verre : un rêve de gosse

stage de soufflage de verre paris

Avez-vous déjà assisté à une démonstration de soufflage de verre ?

Il n’y a rien de plus magique.

Le souffleur est toujours en mouvement tandis qu’il “joue” avec une boule de verre en fusion sortant d’un four chauffé à plus de 1 000 °C. Mais ses mouvements sont précis, gracieux, et semblent paisibles : il sait ce qu’il fait. Pourtant, il faut aller vite, enchaîner les étapes de la fabrication de l’objet qu’il a en tête avant que la matière refroidisse et devienne dure et cassante. Le verre flamboie comme de l’or, fascinant et dangereux. Dirigé par des mains de maître (verrier), il se façonne, se gonfle, s’épanouit, et voilà un verre, un vase, une coupe…

Renseignez-vous, de nombreux ateliers en France permettent d’assister à des démonstrations, et c’est toujours magique. Allez-y, emmenez vos enfants si vous en avez, vous ne le regretterez pas.

Depuis le début du confinement, mon atelier a dû redevenir un bureau pour quelques mois, et je n’avais plus vraiment accès à mes métiers à tisser ni à mes rouets – ce qui ne m’a pas empêchée de jouer du fuseau, heureusement pour ma santé mentale… et celle des gens qui m’entourent 😉

Mais puisque je ne pouvais pas créer chez moi, je suis allée, dès que les portes se sont entrouvertes, créer chez les autres ! Pourquoi pas ? Par exemple, je vous ai raconté il y a environ un mois mes exploits en couture du cuir avec Sofia.

Connaissant ma passion pour ce spectacle, mon prince m’a offert le stage ultime, celui dont je rêvais sans oser me lancer : souffler le verre. Comment m’imaginer arrivant dans un atelier de verrier, avec toute mon incompétence dans ce domaine, et pouvoir, en quelques heures, faire connaissance avec ce rite magique ? Un verrier parisien consacre pourtant tous ses week-ends à partager son art, à transmettre les gestes de son quotidien pas comme les autres : Thomas. Après quelques heures dans son atelier, j’ai eu l’impression qu’il aimait encore mieux enseigner que créer, et il a un vrai talent pour ça : c’est un pédagogue né. Certes, je ne suis pas sortie de là avec la capacité de souffler le verre par moi-même, mais j’avais vécu l’aventure et produit quelques pièces de guingois que j’adore, avec tous leurs petits défauts, et dans lesquelles je bois désormais tous les jours. Totalement emballée.

J’ai vraiment apprécié la fougue avec laquelle Thomas explique les étapes du travail du verre, la gentillesse avec laquelle il accompagne chacun de nos gestes, son humour… et sa prudence : pour s’être brûlé souvent, il a l’œil à tout, malgré la concentration que demande le travail du verre, et il a su m’empêcher d’un geste de poser machinalement la main sur une tige de métal brûlante ! (Après ça, je vous garantis que j’ai fait gaffe : heureusement que l’on peut enfiler une manchette de protection et qu’un collègue est là avec une palette de bois pour vous protéger – encore mille mercis, Patricia, et pour les photos aussi ! – car je vous jure que ce verre CHAUFFE !)

L’atmosphère dans notre petit groupe était excellente, il faut dire qu’on était tous comme des gamins émerveillés…

Voilà donc mes exploits : tourner la canne, souffler doucement, utiliser les fers à trancher, ouvrir délicatement (hum, j’ai eu l’impression d’être une vraie brute, heureusement que j’ai bénéficié de l’aide de Thomas !) le “buvant” du verre, etc. Je vous fais grâce de toutes les étapes, je pourrais en parler pendant des heures. J’ai bien soûlé ma tribu en rentrant à la maison ! Comment ont-ils résisté à l’envie de me casser les fameux verres sur la tête, mystère ! 😀

stage de soufflage de verre paris
stage de soufflage de verre paris
stage de soufflage de verre paris
stage de soufflage de verre paris
stage de soufflage de verre paris

Mon premier gobelet est tout de guingois. Je m’en amuse : il est si penché que, lorsqu’il est plein, on dirait que c’est l’eau qui est inclinée ! J’adore !

stage de soufflage de verre paris
stage de soufflage de verre paris

Après le gobelet “d’entraînement”, nous avons tenté une pièce plus grosse, un petit carafon à large goulot parfait pour réaliser des eaux parfumées bien fraîches (en photo, au tout début de ce post, la recette préférée de ma fille : un mélange très efficace de concombre et de menthe – attention à retirer la brochette après quelques heures, sinon la peau du concombre donne trop d’amertume au breuvage). Puis, petit pique-nique, moment de repos au frais – loin des fours, que dis-je ? des fournaises ! – et nous voilà repartis pour de nouvelles aventures… J’ai essayé un verre à bière. La courbe en est un peu irrégulière, mais il contient la juste dose d’IPA 😉

stage de soufflage de verre paris

Je ne suis pas repartie avec mes créations, qui devaient refroidir tout en douceur dans un four ad hoc. Pourtant je “brûlais” de les voir, car j’avais à peine eu le temps de jeter un coup d’œil à chaque pièce avant que Thomas aille les déposer au chaud. Mais quand je suis allée les récupérer, bien emballées dans un carton orné d’une jolie étiquette, c’était comme un cadeau de Noël. En plus, Thomas avait glissé une enveloppe pleine de surprises à l’intérieur : badges, autocollants, cartes, et deux super photos de notre groupe prises à l’issue du stage. J’ai bien reconnu sa gentillesse et sa prévenance ! Il s’est décarcassé pour que nous remportions de ce moment un souvenir inoubliable.

Je vous préviens tout de même, si vous souhaitez tenter l’aventure, lancez-vous sans tarder et armez-vous de patience, car la liste d’attente est longue, comme on peut l’imaginer…

Le retour de l’octaédrier !

calendrier de l'avent octaédrier filage origami

Je suis obligée de l’avouer, c’est devenu une vraie légende dans la famille, mon octaédrier.

Un calendrier de l’avent qui dure non pas 24 jours, mais plusieurs années, avouons que ce n’est pas banal !

Mais ils me connaissent, ils savent que j’ai tendance à inventer mille projets à la seconde et à en démarrer presque tous les jours, et ils avaient bien deviné que je ne pourrais pas tenir les délais – surtout pendant un des mois les plus chargés de l’année, où je m’investis à la fois dans les joyeuses fêtes à fêter en famille, et dans le marché de Noël de ma ville, où je suis à la fois exposante et organisatrice. Bref, d’après eux, je ne suis même pas capable de me tenir au simple fait de manger un chocolat par jour, alors filer une poignée de fibres au fuseau…

Mais revenons au début de l’aventure : dès janvier 2018, je présentais aux lectrices et lecteurs de ce blog mon idée d’un calendrier de l’avent que l’on prépare au début de l’année pour le savourer 12 mois plus tard. Je l’ai baptisé “octaédrier” parce que j’avais glissé des poignées de fibres à filer dans des boîtes en origami en forme d’octaèdres.

Au début, ça s’est bien passé : j’ai confectionné assez rapidement les 24 petites boîtes et je les ai garnies chaque jour d’une poignée de fibres piquées dans mes stocks, ou parfois offertes par des copines fileuses amusées par cette aventure. Et comme prévu, je les ai toutes empilées dans un sac en papier en attendant l’hiver, tel un écureuil ses noisettes. Mais, déjà, je me réservais sans le savoir un piège à moi-même : d’un jour à l’autre, je bourrais mes petites boîtes de plus en plus… ah là là… ma gourmandise, vraiment, me perdra un jour.

En me relisant, je vois que j’avais prévu de faire un post récapitulatif de tous mes “remplissages d’octaèdre” au mois de juin, mais on dirait bien qu’il est “passé à l’as”, comme disait ma grand-mère. Si cela vous amuse, vous pouvez les revoir sur mon compte Instagram avec le hashtag #octaédrier.

Toutefois, fin novembre, j’étais fidèle au poste pour transformer toutes ces petites boîtes en un véritable calendrier de l’avent, en les suspendant à un cadre à tapisserie qui est toujours accroché à l’un des murs de mon atelier. Et le 1er décembre, je vous garantis que j’étais bien à l’heure pour cueillir le premier “fruit” (il suffisait de tirer sur le fil, qui se cassait assez facilement) et commencer à filer.

Comme c’était une très petite quantité de fibres, il me paraissait normal de les filer sur un tout petit fuseau. Mais là, je me tendais sans le savoir un second piège : sur un petit fuseau, j’ai l’habitude de filer plutôt fin. Ça n’en finissait pas. Impossible de tout faire en une journée – que dis-je ? En une soirée. Vous savez, ce petit moment où tout le monde est couché et où on peut enfin s’offrir du temps pour soi, après la journée de travail, les corvées domestiques et les rigolades en famille ou entre copains.

Bref, ça a dérapé assez vite, je ne pouvais pas suivre le rythme. Les jolis “fruits” sont restés suspendus une partie de l’année 2019… J’étais prise par une myriade d’autres projets, tous aussi alléchants… J’ai été inconstante… En juillet 2019 (elle est passée où, cette année 2019 ? aucune idée !!), j’ai décroché ce qui restait – quasiment la moitié, honte ! – et j’ai tout fourré dans un sac pour y travailler pendant mes vacances. Et je n’y ai pas touché. J’avais emmené aussi d’autres choses à filer, qui sont passées devant ! Honte, honte ! (Je ne sais pas résister à une “Rose des vents”…)

En décembre 2019, un peu échaudée, j’ai laissé tomber l’idée du calendrier : j’étais à fond dans ma nouvelle collection d’écharpes, les “Sismogrammes”, j’ai adoré faire ça, c’était presque hypnotique. Et ensuite, j’ai tenu absolument à terminer mes écheveaux du “Thème du mois” du forum Tricotin, sur lesquels j’avais également trouvé le moyen de prendre du retard. Toujours quelque chose à faire, quoi !

Puis 2020 est arrivé. Quand les événements que vous savez se sont déroulés et que je suis entrée en confinement avec ma petite famille, j’ai dû mettre de côté la plus grosse partie de mes moments créatifs en matière de tissage et de filage, car mon atelier s’était transformé en bureau pour divers membres de la tribu, dont moi-même. C’était une chance que nous puissions tous continuer nos activités professionnelles et estudiantines, mais c’était quand même aussi un crève-cœur, d’une certaine manière. Et là, j’ai retrouvé ce plaisir de filage si simple, si facile à prendre et à laisser, si peu encombrant : mon petit fuseau, et mes octaèdres pleins de délicieuses fibres préparées par moi-même pour un futur que, en 2018, je n’imaginais pas si sombre.

Avant la fin du confinement, tout était filé, et j’étais en possession de 26 adorables petites “tortues” de fil plutôt fin. Pourquoi 26 et pas 24 ? Parce que dans deux de mes octaèdres, j’avais mis deux poignées de fibres différentes, et au final je n’ai pas eu envie de mélanger les couleurs.

calendrier de l'avent octaédrier filage origami

J’ai été ravie de terminer enfin cet octaédrier. J’adore arriver au bout d’un projet, même si je suis parfois capable de mettre des années à le faire.

Mais, soyons honnête, je n’étais pas vraiment au bout… Donc mon esprit joueur a chaussé à nouveau ses bottes de sept lieues, et j’ai préparé mon octaédrier de Noël 2020.

Je vous défends de rire !

En fait, si, riez tant que vous voudrez, on en a tous bien besoin en ces temps difficiles 🙂

Toutes ces petites “tortues” devaient maintenant être retordues… Je n’utilise que très rarement des fils monobrin… Donc, j’ai préparé un nouvel octaédrier. Je conserve le nom, mais je n’ai pas eu envie de refaire 24 octaèdres, j’aime la nouveauté ! J’ai trouvé sur le blog L’Atelier des gourdes le patron d’une adorable petite boîte en forme d’étoile. J’en ai confectionné 24 en trois tailles différentes (vous vous souvenez ? j’avais de plus en plus de fibres, donc des “tortues” de plus en plus grosses), j’ai glissé mes “tortues” dedans et elles me semblaient si mignonnes que je n’ai pas eu envie d’attendre la fin novembre pour les suspendre à mon mur.

Cette fois, j’ai confectionné les étoiles en papier blanc (un grammage supérieur au papier machine ordinaire, peut-être du 120 g/m2), je les ai suspendues à mon cadre à tapisserie puis j’ai peint les chiffres dessus au pinceau.

Serai-je capable, cet hiver, de respecter les dates et de retordre une “tortue” par jour ? Ma foi, l’avenir nous le dira, je n’ose plus prendre de paris !!! 😀

calendrier de l'avent octaédrier filage origami
calendrier de l'avent octaédrier filage origami

Pochette confinée, mais fleurie

pochette cousue main en tissu et sangle inkle loom

Nous ne sommes plus supposés être confinés, mais il n’est quand même pas simple de prendre les transports en commun en région parisienne pour le moment. Et je n’ai pas de magasin de tissu près de chez moi. J’ai donc fabriqué mon cadeau de fête des Mères avec ce qui traînait dans mon atelier… mais, je vous rassure, il y a largement de quoi faire ! Avec ma manie de ne rien jeter, presque toutes les chutes de tissu de mes vêtements sont prêtes à se transformer en petits ouvrages. Sans compter que ma mère me donne de temps en temps des morceaux de tissus anciens et beaux dont elle n’a pas pu se séparer.

Et je peux vous le dire, tout au long de ce confinement, j’ai béni ma tendance à accumuler du matériel et des matières premières – et ce dans tout les domaines, même celui du papier et du toner d’imprimante !

pochette cousue main en tissu et sangle inkle loom

Par exemple, ce très beau tissu à fleurs vient de rideaux que ma mère a confectionnés il y a des décennies. Il en restait très peu, mais cela suffisait pour les poches (extérieure et intérieure) d’une petite pochette à porter en bandoulière. C’est ce qu’elle préfère utiliser pour aller faire du shopping. J’ai fouiné dans mes chutes de lin pour le sac en lui-même et sa doublure, j’avais déjà le fil et le bouton magnétique, je n’ai acheté que la fermeture à glissière.

En fait, le confinement ayant causé une certaine sur-occupation de notre appartement dans la journée, j’ai dû souvent retransformer mon atelier en bureau et le partager, donc oublier toutes les activités exigeant un gros déploiement de désordre et de matériel encombrant : tissage, cardage et filage fantaisie, teintures… Je me suis restreinte au tricot et au filage au fuseau, mais j’ai quand même essayé d’avancer mes nombreux projets de couture.

Or, devant quelques pièces de vêtement un peu plus compliquées, j’ai parfois un blocage de couture. Je m’attends à des difficultés ou des gestes fatigants (manipuler plusieurs mètres de tissu très lourd pour tailler un grand peignoir en nid-d’abeilles de lin, par exemple) et une grosse flemme m’envahit. Dans ces cas-là (et ça vaut pour bien des types d’ouvrage), il faut “réamorcer la pompe” avec quelque chose de rapide et facile. Or, en couture, ce que j’aime faire, c’est des petits sacs. J’ai donc décidé de faire une série de sacs pour me remettre en selle… d’où cette pochette.

Le modèle est assez simple à réaliser, même si j’ai toujours quelques difficultés à faire des finitions parfaites au niveau des fermetures à glissière ; il permet d’utiliser de petites pièces de tissu en savourant le plaisir d’assortir les couleurs. En plus, j’ai quand même pu tisser un peu sur mon inkle loom, qui n’est pas aussi encombrant qu’un vrai métier, pour réaliser une bandoulière assortie… avec les restes de coton de mon plaid Nuts About Squares. Ils étaient pile-poil dans la bonne harmonie de couleurs !

pochette cousue main en tissu et sangle inkle loom
pochette cousue main en tissu et sangle inkle loom

Un sac “seau” en cuir…

sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo

… non, pas un “saxo” ! La musique, ce n’est pas pour tout de suite, en ce qui me concerne ! Vous aviez remarqué que les journées n’ont que vingt-quatre heures ? Eh oui, c’est bien cruel pour les touche-à-tout dans mon genre…

Mais ce n’est pas de musique que je voulais vous parler aujourd’hui.

Quand j’ai poussé la porte de ce bel atelier-boutique en rez-de-chaussée, inondé de lumière avec ses grandes vitrines, l’odeur du cuir m’a enveloppée comme une caresse. Un premier plaisir sensuel qui entrait en résonance avec mon amour des belles matières : je me sentais presque chez moi. (En fait je m’y installerais avec plaisir, il est si vaste que je pourrais y nicher quantité de rouets et de métiers à tisser !)

C’est grâce à la plate-forme Wecandoo que j’ai fait la connaissance de Sofia, fondatrice de l’atelier ShaZak. Jusqu’à présent, j’avais recouru à cette plate-forme proposant des stages d’artisanat pour offrir des cadeaux (plus originaux qu’une écharpe…), mais compte tenu de l’atmosphère morose des derniers mois, j’ai eu envie de me faire un très beau cadeau d’anniversaire : travailler le cuir pour faire un joli sac, simple et très pratique (dont la forme, cerise sur le gâteau, est parfaite pour emmener un fuseau en balade… avec plein de fibres à filer, bien sûr).

L’atelier commence par un plaisir façon shopping : choisir les matières. Le cuir, bien sûr, et Sofia travaille du très beau cuir, épais, souple et doux, on pourrait le papouiller pendant des heures. Mais aussi la sangle en coton qui sert d’anse (je rappelle à tous qu’on ne dit pas “de anse” ni “la anse”, je sais qu’à la télé c’est la nouvelle mode de renoncer aux élisions mais, par pitié, n’acceptons de la télé que ce qu’elle a de meilleur et faisons l’impasse sur le pire ! c’était la minute de la correctrice…), la couleur du fil et celle des rivets.

J’adore les couleurs et les contrastes, mais cette fois je suis restée dans une harmonie “chocolatée” pour faire un sac qui allait s’harmoniser avec toutes mes tenues. D’ailleurs, je ne m’interdis pas de m’offrir un autre stage un de ces jours, et de me montrer plus audacieuse 😉

Ensuite, venait l’étape du traçage et de la découpe des pièces à l’aide de gabarits. J’ai découvert les joies du stylo à mine d’argent et j’adore.

sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo

C’est après que les choses se sont compliquées… aïe aïe aïe, domestiquer la machine à coudre professionnelle (une superbe Pfaff très imposante, auprès de laquelle ma chère Ninon adorée ressemble à un petit papillon) ne fut pas une mince affaire ! Je crois qu’aucune de mes coutures n’est droite, qu’aucune de mes marges n’est précise… Fatalitas ! comme disait Chéri-Bibi. Mais je ne ferai pas de photo macro pour mettre en valeur mes petits ratages, merci bien. Mon sac est adorable et il est comme il est 😀

sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo

Et puis, qui peut rêver de maîtriser un outil au premier usage ? J’adresse un clin d’œil à toutes et tous mes stagiaires de filage : cette machine vous a largement vengés de la cruauté avec laquelle je vous oblige à pédaler “à vide” pour arriver à faire tourner la roue dans le bon sens et à la bonne vitesse.

La dernière petite touche, après la fixation de l’anse par trois rivets de chaque côté, c’était de coudre et d’imprimer la petite étiquette avec la chouette chevêche emblématique de l’atelier. Hum, malgré plusieurs essais, je ne suis pas la pro du matoir. Quoi qu’il advienne, le coin en haut à gauche est mieux défini que le coin opposé (ne parlons pas, là encore, de la couture… cette Pfaff m’a réappris l’humilité).

sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo
sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo

Je dois mille mercis à Sofia pour son accueil chaleureux, pour toutes ces infos sur l’essence et le travail du cuir, et pour les belles rigolades ! 😀 J’ai passé un super moment.

N’hésitez pas à aller admirer les créations de Sofia, sellier diplômée des Compagnons du Devoir, sur Instagram et Facebook !

sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo

Jeux en famille

plateau de jeu yams yahtzee feutre artisanal diy

En ces temps de confinement, nous avons beaucoup joué, tous les quatre. Les exigences du télétravail et des télé-études faisaient que, dans la journée, nous avions tendance à nous enfermer chacun dans une pièce pour nous concentrer sur nos tâches, et une fois les corvées quotidiennes achevées, rien de tel qu’un apéro ludique pour relâcher la pression.

L’occupation première a été un grand tournoi de canasta (certes, à quatre, les équipes n’étaient pas très variées : les grands contre les petits, les filles contre les garçons ou les jeunes contre les vieux). C’est un jeu assez peu connu en France, mais j’ai des souvenirs émus de soirées familiales très animées partagées avec mes parents, frères et sœurs quand j’étais gamine. Lorsqu’on est assez nombreux, il se joue par équipes et je peux vous dire que les caractères se révèlent très franchement à cette occasion ! 😀

Lorsque j’ai quitté la maison, mes parents ont eu la gentillesse de me donner les deux jeux de cartes avec lesquels nous jouions ; ils ont plus de quarante ans de bons et loyaux services et présentent l’usure idéale pour construire des châteaux de cartes, mais nous continuons à jouer à la canasta avec. C’est l’occasion de vous montrer un petit bricolage qui remonte à quelques années : avec du carton plume, j’avais fabriqué un support pour ranger les cartes ainsi que les petits carnets et crayons indispensables pour noter les scores. Quelques pense-bêtes sur les règles et les points sont venus en décorer les parois.

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Au moment de changer de jeu pour proposer un peu de variété à ma tribu, j’ai découvert que nous avions perdu notre tapis de dés. Il faut le faire ! On va dire qu’il été rangé avec beaucoup d’inventivité et qu’on le découvrira lors d’une réorganisation de placards, voire carrément d’un déménagement… En même temps, cela tombait bien, j’avais sur un de mes bureaux un petit plateau en bois carré que je n’avais pas eu le courage de jeter (je n’aime pas jeter ! vous le savez bien…), reliquat d’un cadeau gourmand genre chocolats ou pâtes de fruits. Il me fallait juste un petit bout de feutre pour le tapisser (le bruit des dés lancés sans relâche m’agace, surtout quand je ne joue pas parce que je suis en train de travailler dans la pièce d’à côté).

C’était l’occasion de renouer avec le feutrage, que j’ai beaucoup négligé ces dernières années. Les journées sont si courtes !

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Pour l’occasion, inutile de couvrir de plastique, comme je le faisais habituellement, la table familiale, et de toute façon, l’occupation des pièces de l’appartement ne me permet pas actuellement de m’étendre trop pour bricoler (deux mois sans tissage ! merci de m’envoyer toute votre compassion…). Un petit bout de plan de travail dans la cuisine a suffi. Il me fallait un carré de feutre d’environ 25 cm de côté. Je crois que le séchage de ce morceau de falkland feutré (quatre couches, quand même) a pris plus longtemps que sa fabrication, son découpage et son collage sur le petit plateau de bois !

Le résultat est parfait, on n’entend pas du tout les dés qui rebondissent de manière réjouissante. J’ai imprimé quelques grilles, je n’ai plus qu’à inviter mes affreux à apprendre à jouer au yams, en anglais yahtzee, un jeu lui aussi tiré de mes souvenirs de jeunesse 🙂

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Kilt, laine et métal

kilt concert heavy metal guêtres filé main artisanal

Je ne crois pas qu’il ait une goutte de sang écossais dans les veines, mais mon fiston porte le kilt.

Au début, c’était essentiellement pour suivre son papa en concert, où les métalleux enfilent volontiers la jupe et, s’ils ne le font pas, se montrent extrêmement tolérants en matière de look. J’ajoute qu’ils sont aussi très protecteurs envers les bouts de chou, si bien que je n’ai aucune inquiétude (ou presque, une maman n’est jamais 100% zen) à laisser filer ma petite ablette jusqu’à la barrière de sécurité dans un concert d’Airbourne ou de Queensrÿche, sachant qu’il sera pris en charge par de charmantes dames elles-mêmes secondées par des gros costauds, et qu’il a même toutes les chances du monde de rafler des médiators et des baguettes de batterie… voire de monter sur scène…

Bref, le kilt est de mise pour les concerts, mais pas seulement. Par exemple, quand nous allons au pub spinning déguster un super fish & ships, le kilt est de rigueur. Et puis finalement, il s’est décidé à le porter au collège où le physio (hem, le portier) a fortement haussé les sourcils mais n’a pas trouvé dans son cher règlement l’alinéa interdisant à un garçon d’aller étudier en jupe.

Sauf qu’il y a des saisons où porter la jupe, même si on n’a pas de sang de highlander et qu’on met un caleçon, ça fait froid aux papattes.

J’avais depuis longtemps promis une paire de guêtres bien chaudes et assorties à son tartan violet, bleu foncé, noir et blanc signé Heritage of Scotland (ma chère). Avec le confinement, impossible d’arguer que je n’avais pas le temps, il fallait s’atteler au projet.

J’ai commencé par faire un écheveau dans ces tons-là avec un mélange cardé de mérinos et soie colorés que j’avais en stock, mais je devais moi-même avouer qu’on n’y était pas tout à fait et Fiston a beau être très poli, il a la sale habitude d’être honnête. Bref, je devais revoir ma copie et me montrer un peu plus exigeante.

Du coup, je suis passée en mode teinture et, au bout de quelques étapes de surteinture (en matière de couleur, il faut toujours s’approcher à très petits pas de son objectif…), j’ai mis la main exactement sur le violet et le bleu qu’il me fallait. Il ne restait plus qu’à ajouter du noir et de la soie maulbère blanche (re-ma chère), à sortir la planche à rolags, et pouf !

Au moment de faire les rolags, toutefois, un instant de réflexion. Je voulais retrouver le motif du tartan, mais je ne voulais pas de rayures franches non plus. Du coup, j’ai fait la moitié des rolags (pour le premier brin) en alternant franchement les coloris, et l’autre (pour le second) en les mélangeant de manière plus fondue. Je comptais sur un fil qui allait changer de couleur selon les rayures du tartan, mais pas de manière trop tranchée.

kilt concert heavy metal guêtres filé main artisanal
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L’écheveau était doux et moelleux, mais difficile de dire en le voyant si j’allais obtenir le tricot que j’avais en vue… et en matière de filage, rien n’est sûr avant la toute fin de l’ouvrage. Je me suis donc précipitée sur mes aiguilles pour réaliser les guêtres. Patron facile à imaginer : ce ne sont que deux tubes de tricot circulaire en côtes 2/2.

Je suis satisfaite du résultat, et Fiston est ravi, il paraît qu’elles sont très, très confortables.

kilt concert heavy metal guêtres filé main artisanal
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Mais je n’avais pas terminé ma tâche : pour ses rangers en cuir de concert (indispensable si vous ne voulez pas vous faire écrabouiller les arpions pendant un “wall of death”), qu’il a dénichés l’été dernier sur une brocante… sans lacets, il fallait quelques mètres d’un beau cordon. Justement, je viens de me mettre au kumihimo ! Il me restait un peu de fibres violettes, j’ai donc filé vite fait quelques mètres de violet et autant de noir, et j’ai réalisé cette “tresse creuse” à huit brins. Les bouts en plastique ? Quelques centimètres de gaine d’électricien thermorétractable et un coup de chaud, hop !

Il me reste un peu de fil : pour des guêtres assez longues, qu’on peut retrousser, 135 g de fil ont suffi et j’en avais fait 200 par précaution. Je réfléchis à faire de gros pompons en laine pour customiser son casque de concert (indispensable pour protéger ses jeunes tympans), mais je ne sais pas trop si je pourrai aller jusque-là… 😀

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