Un compteur de passages pour ma cardeuse

pyramide origami

J’aime les fils chinés, et c’est un plaisir d’inventer de nouveaux coloris en mariant intimement des fibres de couleur unie. En général, pour que le coloris soit presque homogène avec juste ce qu’il faut d’effet chiné, je passe mon mélange à la cardeuse trois fois. Oui mais, comme vous le savez peut-être si vous me fréquentez, je suis une vraie tête de linotte et j’ai tendance à faire dix choses en même temps… Il m’arrive donc souvent de me demander si j’en suis à mon deuxième ou troisième passage.

Du coup, je me suis confectionné un petit pense-bête !

D’abord, il faut réaliser une pyramide en origami. Pour ma part, j’ai utilisé un quart de feuille A4, mais on peut faire plus petit.

Ensuite, j’ai tracé les chiffres au crayon et j’ai déplié la pyramide pour pouvoir les colorier plus confortablement au feutre, puis je l’ai repliée.

Enfin, j’ai glissé un aimant dans la pyramide et j’ai fixé la fermeture avec un bout de ruban adhésif pour que l’aimant ne s’enfuie pas au fur et à mesure que je tourne ma pyramide.

Tout ça ne m’a pris que quelques minutes, et voilà ! Maintenant je sais toujours à quel passage j’en suis 😉

pyramide origami

Mon “octaédrier” de l’avent 2018

boîte origami calendrier de l'avent

OK, je dois être la seule personne à vous parler de calendrier de l’avent en janvier. Vous vous dites aussitôt : “Comme d’habitude – et comme le lapin d’Alice au pays des merveilles – elle est en retard !” Mais non, pour une fois, je suis très en avance.

J’adore commencer l’année avec un joli projet, et je me suis dit que j’allais partager celui-ci avec vous. Je pensais même vous proposer de vous joindre à moi.

Beaucoup de professionnels commercialisent, dès octobre ou novembre, des calendriers de l’avent sur absolument tous les thèmes, le plus répandu étant le chocolat. Dans ma famille, ce n’était pas une habitude, mais j’avoue que l’idée d’une petite surprise quotidienne n’est désagréable à personne. C’est pourquoi j’ai confectionné, il y a quelque temps, un calendrier de l’avent brodé à l’intention de mes enfants, que je garnis de chocolats tous les 1er décembre depuis des années (le calendrier, pas les enfants, quoique ceci entraîne cela).

Des calendriers de l’avent dédiés au filage ont commencé à apparaître ici et là sur la Toile, ce qui m’a donné une idée créative : me confectionner mon propre calendrier de l’avent à filer (sur le principe qui m’est cher, “On n’est jamais si bien servi que par soi-même”). Oui, mais où serait la surprise si je choisissais les fibres moi-même ? Fastoche, j’ai la réponse : compte tenu de ma très mauvaise mémoire, il suffit de préparer le calendrier en question longtemps à l’avance… et la surprise sera là. Début janvier, ça fait assez longtemps, qu’en pensez-vous ?

Vous le saviez, j’aime parier sur le long terme 😉

Si vous avez une mémoire d’aigle, passez votre chemin, mais si, comme moi, vous avez la tête si pleine de projets que vous passeriez votre temps à les oublier si vous n’en gardiez une trace écrite, peut-être aimerez-vous participer à l’aventure.

Voici ce que je vous propose : occupons la première partie de l’année à garnir notre calendrier, puis oublions-le (mais pas trop) dans un placard et redécouvrons-le le 1er décembre, prêt à nous enchanter en nous proposant de démarrer un nouveau projet de filage !

Quel projet ? Ce sera à vous de voir… dans un an. Bien des options s’offrent à vous :

– filer chaque petite poignée de fibres dans la journée, sur un fuseau, et obtenir 24 pelotons pour tricoter un châle rayé, tisser un ouvrage bariolé ou crocheter un morceau de freeform, etc. ;

– attendre le dernier jour et carder une énorme nappe fantaisie, ou un beau paquet de rolags ;

– filer chaque lot de fibres l’un après l’autre pour obtenir un gros écheveau autorayant ;

– je vous laisse imaginer d’autres solutions !

Cette semaine, première semaine de l’année (mais vous pouvez commencer plus tard si vous le souhaitez), est la plus chargée, car je prépare mes contenants. Ensuite, chaque semaine, je les garnirai d’une poignée de fibres de mon choix. Si j’arrive à tenir le rythme, je devrais avoir fini lors de la semaine 25, soit aux alentours du solstice d’été. Mais bien sûr, prendre un peu de retard n’a aucune importance. À ce moment-là, je pourrai fourrer tous mes paquets-surprises dans une boîte ou un carton et les percher en haut d’une étagère, puis les oublier jusqu’au premier décembre. Alors, qui est partant pour “épargner” des fibres jusqu’à l’hiver prochain, tel un écureuil des noisettes ?

Revenons à nos contenants : comme je sacrifie religieusement chaque année au rituel des cartes de vœux, le mois de janvier, pour moi, est souvent placé sous le signe du papier. Je me propose donc de réaliser 24 petites boîtes en joli papier. Je me suis inspirée d’un tuto du site Little Idea, et j’ai dessiné un gabarit pour réaliser une boîte capable de contenir une poignée de fibres à filer, que vous pouvez télécharger sur ma page de patrons gratuits si vous avez envie de suivre mon exemple (mais vous pouvez aussi utiliser des sachets, enveloppes, ou ce que vous voulez). Les instructions pour l’impression et le pliage sont fournies avec. La boîte est en forme d’octaèdre, d’où le nom de mon “octaédrier”.

En ce qui concerne le papier, j’ai décidé d’utiliser un assortiment Artemio (le choix ne manque pas !) et de coller sur mes boîtes, pour les numéroter, de gros chiffres découpés avec ma découpeuse Silhouette Portrait (une bonne copine 😉 dans du papier autocollant, à l’aide de polices de caractères variées (si vous avez aussi une découpeuse Silhouette, vous pouvez télécharger le fichier ici). Que pensez-vous du résultat ?

boîte origami calendrier de l'avent boîte origami calendrier de l'avent boîte origami calendrier de l'avent

Si vous souhaitez voir ce que je mettrai chaque semaine dans mes boîtes en papier, vous pouvez visiter mon compte Instagram, car je ne vais pas faire un post par semaine sur ce blog et embêter tout le monde. Je compte toutefois publier un article récapitulatif en juin, et reparler du sujet… et bien, en décembre 2018, naturellement ! Rendez-vous est pris !

boîte origami calendrier de l'avent

Laine sculptée

tissage en 3D

Il y a un an ou deux, Chantal m’avait mise au défi de trouver une manière d’utiliser, ou de montrer, un fil fantaisie sans nécessairement le transformer en article textile par le biais du tissage, du tricot ou du crochet. C’est vrai, certains de nos fils les plus fous ne sont pas vraiment faits pour être utilisés ainsi : déjà parce qu’ils boulocheraient ou gratteraient selon les éléments de texture qu’on y a introduits, mais aussi parce qu’ils sont tout simplement trop beaux à regarder pour qu’on ait envie d’en faire autre chose.

Oui mais, me dit Chantal, il faudrait trouver une manière de les montrer plus spectaculaire que de simplement poser un écheveau ou une pelote sur une étagère, ou dans un grand vase, un pot de confiture, un plat de présentation, etc. Oui, oui, j’acquiesçais mais je ne voyais pas trop.

Mouais, bien sûr, il y avait les tissage décoratifs muraux, j’en avais fait… et c’était très amusant ! Mais c’était bien plat, tout ça.

Puis finalement l’idée m’est venue : pour admirer nos fils fantaisie dans toute leur beauté, pourquoi ne pas les sculpter ? Les modeler en 3D ?

J’ai commencé à y réfléchir en pensant au thème de l’exposition MiniArtTextil de l’année qui était, fort à propos, “Tisser les rêves”. Avec la naissance du métier à tisser circulaire de Majacraft, j’avais pu admirer des tissages différents qui commençaient à prendre du volume. D’abord, on a fait des corbeilles et des nids en jouant tout simplement sur le tassage de la trame, puis j’ai vu des gens se livrer à quelques bricolages pour vraiment tisser en 3D, et cela m’a alléchée.

Pour commencer, je voulais un fil fantaisie à “âme” de fer. Tous mes nids étaient un peu trop mous à mon goût et ce que je voulais tisser, c’était une sorte de cage cylindrique. Je me suis donc attaquée à faire deux écheveaux assortis, l’un tout simple, l’autre “corespinné” autour d’un fil de fer de bonne taille. Technique pas toujours simple à mettre en œuvre, mais j’ai réglé mes problèmes avec cette vidéo (même s’il m’a fallu toute ma patience, elle est un peu bavarde).

Pour ce qui est des fils, j’étais tellement impatiente de me mettre au tissage que j’ai oublié de les photographier. En effet, je venais de bricoler avec succès (à mon grand étonnement…) un métier jetable en carton qui faisait exactement la taille de ma future sculpture.

Il ne me restait plus qu’à tisser dessus une première grille avec le fil à “âme” de fer, après quoi j’ai ôté la structure en carton en la détruisant pour ne pas abîmer le tissage, puis j’ai entrecroisé dans cette grille le fil souple du second écheveau. Le résultat est un objet léger, doux et plutôt solide. Il est tout simplement décoratif, mais je peux aussi mettre un vase à l’intérieur, ou bien une source de lumière. Je crois que j’ai relevé le défi de Chantal, qu’en pensez-vous ?

tissage en 3D tissage en 3D tissage en 3D tissage en 3D

Dix ans, dix cadeaux !

cartes postales Rue de la Laine

Je vous l’ai promis au début de l’année : puisque le blog fête ses dix ans, vous aurez un cadeau par mois pendant dix mois, soit dix cadeaux en tout.

Le mois dernier, Annie a gagné un écheveau fantaisie en mérinos français teint et filé à la main.

Le cadeau de juin…

Ce mois-ci, c’est un lot de 10 cartes postales Rue de la Laine que je vous propose, histoire d’envoyer des bisous laineux à vos amis fileurs et fileuses pendant vos vacances. Elles sont illustrées par des photos de ma collection “Ma tasse de thé”.

Comment ça marche ?

J’aimerais pouvoir gâter 100 % de mes chères lectrices et chers lecteurs, mais ce n’est hélas pas possible ! Je vous propose donc un tirage au sort. Vous pouvez y participer en m’envoyant un message via le lien “Contact”. Je tire au sort le bénéficiaire du cadeau le dernier jour de chaque mois. Ce mois-ci, ce sera le jeudi 30 juin, à 19 heures. Le ou la gagnant(e) sera immédiatement averti par e-mail. Sans réponse de sa part dans les quarante-huit heures, il sera procédé à un nouveau tirage au sort.

Si le lien ci-dessus ne fonctionne pas, utilisez l’adresse contact(à)ruedelalaine.com pour m’écrire, en remplaçant “(à)” par @. Désolée de vous forcer à faire cette manipulation, mais je cherche à éviter les spams qui me font perdre mon temps…

Suite à votre participation, vous serez inscrit à la newsletter de la boutique, si vous ne l’êtes pas déjà. Soyez rassuré(e), les messages ne sont pas nombreux et il est très simple de se désinscrire.

Attention

Vous ne pouvez pas participer au tirage au sort en publiant simplement un commentaire sur le blog. Cette fonction ne me permet pas de voir votre adresse e-mail, donc de vous identifier, de vous prévenir si vous avez gagné et de vous inscrire à la newsletter.

Tout le monde a le droit de participer. Toutefois, si vous ne vivez pas en France, je me réserve la possibilité de demander une participation aux frais de port. Vous pourrez naturellement refuser le cadeau si vous les jugez trop élevés, et dans ce cas je procéderai à un nouveau tirage au sort.

cartes postales Rue de la Laine

Gagnante : Corinne a remporté les 10 cartes postales

Argent chic et vieilles dentellesArgent chic et vieilles dentelles

Par chez moi, on ne jette rien, c’est maladif. Et c’est de famille. Autant dire que, tiroir de grand-mère après tiroir de grand-mère, j’ai récupéré une multitude de petits bouts de dentelles anciennes trop courts pour orner un vêtement. Je m’en sers pour décorer mes feutrages et mes tissages, mais pas que.

Il m’a suffi d’une latte de moulure décorative en bois sculpté, sur laquelle j’ai passé une couche de peinture acrylique blanche un peu diluée, pour réaliser en quelques heures ce cadre que j’ai orné de bandes de dentelle tissées. Avec quelques points de couture discrets à la jonction des bandes, il est assez solide pour recevoir une collection de boucles d’oreilles… et hop, comment choisir d’un coup d’œil son bijou du jour !

Silk fusion

silk fusion

Devant tout ceux et celles qui me lisent plus ou moins régulièrement, je n’essaierai pas de le nier : je suis une touche-à-tout, une dispersée, je ne peux pas m’empêcher de délaisser des activités déjà bien prenantes et ô combien passionnantes pour aller voir ailleurs de quelle couleur est l’herbe. Et donc je ne rate pas une occasion de tester un nouveau “loisir créatif”, puisqu’il est d’usage de nommer ainsi mes petites faiblesses… Seul avantage, à force, j’ai presque toujours la plus grande partie du matériel nécessaire sous la main !

Bon, je ne me souviens plus comment je suis tombée, complètement par hasard, sur le silk fusion, mais comment résister ? Moi qui ai en réserve de multiples teintes de soie ? Bon, il a quand même fallu me procurer un petit flacon de médium textile… Mais ensuite, malgré une certaine appréhension due au fait qu’il y a quand même assez peu de données sur la Toile à ce sujet, je n’ai pas manqué de m’amuser. Voici donc une coupe décorative, très souple, qui évoque un peu certaines “fleurs” marines, entièrement en soie. Je réfléchis à un autre modèle inspiré de ma fleur préférée, le lisianthus. Hum, quelque chose me dit que ce ne sera pas forcément simple à faire…

Un porte-bobine bricolé…

porte-bobines

Je me le suis fabriqué lorsque j’ai ouvert ma p’tite boutique et que j’ai partiellement transformé mon bureau en atelier : un support pour régler enfin mes problèmes de rangement de bobines !

En fait, c’est bête comme chou à faire : j’ai fabriqué un cadre que j’ai peint en blanc pour plus de légèreté (mais on pourrait aussi bien se contenter d’une planche) et j’y ai vissé de longs crochets à angle droit sur lesquels poser les bobines. Il y en a deux plus petits en bas pour suspendre les épingliers.

Kirigami

kirigami

C’est au salon Créations & Savoir-faire que j’ai découvert, la semaine dernière, le kirigami. Un nom japonais pour désigner l’art du découpage et du pliage du papier… Qu’on connaît aussi sous le nom de “pop-up” (à quand un nom français ? coupliage ???).

Le démonstrateur fort charmant 😉 de Kirigami.fr n’a pas eu beaucoup de mal à m’intéresser à ses cahiers de modèles. Cela faisait un petit moment que j’avais envie d’apprendre à faire des “pop-up”. En plus, j’avais déjà le matériel de base… Et puis la simplicité est alléchante : scannez ou photocopiez, découpez selon les lignes, pliez, collez sur une carte, et hop ! C’est fini. En plus, le site fourmille de vidéos explicatives, au cas où l’on aurait oublié la technique.

Dès mon retour, je me suis empressée de tester un des premiers modèles, cette petite théière ajourée, que j’ai trouvée plutôt facile à faire. Bon, maintenant il faut que je me trouve un joli papier contrasté, car crème sur crème, cela ne permet pas vraiment de bien voir le motif…