Gilet jacquard pour bébé

gilet

Mon cher époux s’est vu offrir un second neveu par sa radieuse sœur. Pour ma part, c’est une occasion de plus de tricoter de la layette, alors tant mieux !

Justement, nous étions allés rendre visite à de très chers amis à Bordeaux. C’est une ville que je ne connais pas, à une exception près : c’est là que se trouve la boutique Gil & Puce où je commande habituellement mes kits par téléphone. Une visite s’imposait ! Et cela valait le coup, car la boutique est adorable et propose aussi des laines et modèles pour femme que je ne connaissais pas.

Le modèle, c’est moi qui l’ai choisi, mais c’est mon amie bordelaise qui a décidé des couleurs. Elle s’en est plutôt bien tirée, non ?

Je ne suis pas spécialement douée pour le jacquard, et là, avec les rangées de point mousse en plus, j’ai souffert ! Malgré plusieurs rangs défaits et refaits, il y a des différences d’une pièce à l’autre du travail. On n’en est pas encore au stade “bourré d’erreurs” mais pas loin quand même… Bon, j’ai décidé que le résultat était tout de même très mignon. On verra ce qu’en dira ma belle-sœur !

Allons, plus qu’une petite veste à terminer pour ma pitchoune, une layette de naissance pour le bébé à venir de mon amie d’Irlande, et je vais pouvoir me remettre à la broderie… Je sais, je sais, j’en fais trop, des projets.

tricot

Bavette bien faite pour roue de vélo

bavette

Nous avons récemment pu offrir à notre pitchoune un “vélo suiveur”, autrement appelé “girafe” ou “troisième roue”. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est un demi-vélo d’enfant (demi-cadre, guidon, selle, roue arrière, pédalier et dérailleur à vitesses) que l’on attache derrière un vélo d’adulte. Cela permet des balades en ville sans inquiétude et des promenades qui peuvent s’éterniser un peu sans entendre toutes les deux minutes : “Quand est-ce qu’on est arrivés ? Fatiguée !”

Un petit bémol : en cas de pluie, cette position est très exposée aux projections de boue… Après avoir écumé en vain les magasins, mon petit mari m’a donc demandé une bavette semblable à celles des camions qui pendrait devant sa roue arrière et récupèrerait les giclettes de boue à la place de la figure rose de notre tête blonde.

Question matière, il fallait du souple et du résistant, de préférence résistant à l’eau et à la boue ; j’ai d’abord pensé à de la toile cirée. Mon cher époux m’en a rapporté un coupon de la droguerie voisine, dans un superbe imprimé vert pomme avec coquelicots rouges. Ça irait sûrement très bien sur une table de jardin ou éventuellement de cuisine (et encore : si l’on m’en croit, cela n’irait nulle part), mais sur un vélo d’homme… Bof, je ne trouvais pas cela très discret. J’ai alors pensé à des chutes de skaï récupérées chez ma grand-mère (je ne jette rien, elle non plus !). Elles étaient destinées à renforcer les genoux de pantalons d’enfant, mais leur couleur marron n’avait aucune chance de séduire ma petite rosomaniaque. De plus, elles me semblaient plus épaisses et plus souples que la toile cirée.

Question patron, facile, il voulait un rectangle, “avec un système qui permette de lui donner une forme”, et puis aussi “un moyen de la fixer sur le garde-boue arrière”. J’ai pieusement relevé ses cotes et taillé un rectangle auquel j’ai fait un ourlet tout simple sur les quatre côtés : dans l’ourlet des côtés les plus longs, qui n’était pas fermé, il n’avait qu’à glisser deux bouts de fil de fer pour “donner une forme” à sa convenance. En haut, j’ai ajouté deux boutonnières permettant de l’attacher au garde-boue… mais il a finalement décidé de ne pas s’en servir.

Souvent mari varie, bien folle est qui s’y fie !

L’essentiel est qu’il soit content de sa bavette…

Une pochette pour transporter une chemise

pochette

Mon petit mari fait ses vingt kilomètres aller-retour chaque jour pour se rendre à son cher bureau (ce qui, en passant, lui fait des jambes de rêve)… il lui arrive donc de temps en temps de lui demander de mettre mes aiguilles diverses et variées à son service.

Un trajet de dix kilomètres à bonne allure, autant le faire confortablement habillé ; ensuite, pas question de passer la journée dans une chemise imbibée de transpiration ! Mon chéri préfère donc porter un tee-shirt, tant qu’il pédale et n’enfile chemise et cravate qu’une fois arrivé au bureau. Et il m’a demandé une pochette pour transporter sa chemise pliée et repassée sans la froisser.

chemise

Une fois la chemise repassée, il la replie autour d’un carton matelassé et recouvert de papier par mes soins, pour qu’elle reste bien en forme.

La voici pliée !

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La pochette a été réalisée dans ma matière préférée, un lainage anthracite. J’ai rigidifié les côtés par deux cartons eux aussi recouverts d’un beau papier (je ne peux pas m’empêcher de préférer que les choses soient bien faites et agréables à l’œil).

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Il n’y a plus qu’à glisser la chemise entre ces deux cartons et à bien clore la pochette grâce à sa fermeture en Velcro. Elle est prête à voyager dans les meilleures conditions !

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Petit détail, les cartons sont fixés à travers les côtés de la pochette par un rivet façon jean. Les coutures sont faites au point élastique sur l’extérieur de la pochette, ce qui lui donne une ligne plus affûtée.

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Tirelires et boîtes à rêves

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Pendant que j’essayais de maîtriser le tournage, une idée de cadeau m’est venue…

Il s’agissait de travailler sur des formes arrondies et fermées. J’ai tourné cette série de tirelires de tailles et de formes différentes. Elles ont été colorées par deux couches d’engobe au cobalt, décorées d’un mot tracé au crayon à l’oxyde, puis recouvertes d’un émail transparent.

Restons authentique : ce sont de vraies tirelires, c’est-à-dire qu’il faut les briser pour récupérer leur contenu ! Et c’est une faïence épaisse qui sera dure à casser. La motivation devra donc être au rendez-vous… et de mon côté, il faut un peu de lâcher-prise pour admettre que ce que j’ai mis tant de temps à créer, et si péniblement, est voué à être détruit.

Le principe de la boîte à rêves ? Ce n’est pas une tirelire comme les autres. La boîte à rêves est destinée à être offerte aux enfants à partir de six ans, c’est-à-dire l’âge où l’on commence l’apprentissage de l’écriture. Il faut ensuite encourager l’enfant à écrire sur de petits papiers ses rêves et ses désirs, ce qu’il voudra réaliser une fois adulte, des vœux, des promesses, des paris, etc. S’il est capable de patience, c’est une fois adulte – pourquoi pas lors d’une étape importante de sa vie comme le mariage, le fait de devenir parent ? – qu’il brisera la boîte pour lire le contenu des petits papiers. Quelques surprises seront certainement au rendez-vous !

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Boîtes en bois peintes

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Lorsque je me suis offert ce cahier de motifs de transferts pour enfants (vous le retrouverez dans ma bibliothèque), j’aimais vraiment le graphisme des différents dessins mais je ne savais pas trop quoi en faire…

C’est en fouinant dans mon Graphigro (celui de la rue Vaugirard à Paris) que j’ai trouvé l’idée, avec ces boîtes toutes légères en écorce et cette mallette à peindre. Je venais de craquer pour des pots de Pébéo Déco : cette peinture acrylique est vraiment géniale et je l’avais à peine découverte. Ce fut l’occasion de tester ses couleurs dites “antiques”, je me suis régalée.

Après avoir scanné les motifs, je les ai imprimés à la bonne taille sur un papier calque. J’ai tracé le motif au crayon sur une face et, retournant le papier et repassant sur les lignes avec un capuchon de stylo arrondi, j’ai reporté le motif sur le bois comme une décalcomanie. Une fois les contours redessinés avec soin au crayon, je n’ai plus eu qu’à m’amuser à mélanger les couleurs et peindre tranquillement. Après ça, une couche de vernis et hop ! j’avais une série de boîtes pour ranger mon maquillage et mes produits de beautés. Cela me permet de les laisser sur une étagère, à portée de main, sans “offenser” la vue…

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Sac de voyage

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J’adore les sacs, en faire et en acheter (j’ai parfois honte, d’autant que je suis largement assez pourvue). Dans un vieux numéro de Marie-Claire Idées, celui-là m’a tapé dans l’œil : j’ai adoré le mélange de tweed très masculin et de tissu à fleurs très Miss Marple !

Comme d’habitude, c’est chez Bouchara que j’ai trouvé mon bonheur. Ce n’est pas donné et il n’est pas toujours évident de mettre la patte sur une vendeuse, mais ils ont des tissus à tomber.

Pas de souci particulier pour la réalisation, sauf qu’il faut faire preuve de patience. Chaque pièce doit en effet être coupée en pas moins de quatre exemplaires : tissu, thermocollant, molleton, doublure ! Et ces petits travaux préparatoires (dessiner et couper le patron, couper et marquer les pièces) sont ceux que j’aime le moins en couture, pas vous ? Après, vers la fin du montage, lorsqu’il faut poser la fermeture Éclair et placer la doublure, c’est aussi un peu épineux, mais je m’en suis sortie.

J’en suis d’autant plus ravie que je n’y ait passé que deux (longues) après-midi de travail, et que c’est un bon gros sac de contenance volumineuse : j’y mets tous mes ouvrages en attente… et ils sont nombreux… je sais, ce n’est pas une bonne habitude d’acheter des fournitures pour un nouvel ouvrage quand on en a des douzaines en attente. Mais bon, c’est ma petite compulsion personnelle.

Veste kimono réversible

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Je ne suis pas douée pour la couture dès qu’il s’agit de moi… ou en tout cas c’est ce que je croyais. Cette veste kimono plutôt réussie va me faire changer d’avis !

Je ne sais pourquoi je n’arrive pas à coudre pour moi-même. Pour ma fille, pas de problème : pantalons, blouses, robes, pyjamas, et même un peignoir de bain… Mais dès que j’essaie de coudre un vêtement pour moi je résultat est atroce (quand j’ai le courage d’aller au bout).

C’est pourquoi je me suis intéressée aux patrons carrés de type kimono. Comme, par ailleurs, mes formes plutôt rondes me poussent vers les vêtements amples, cela faisait un moment que j’avais envie de me faire une belle veste de kimono…

En surfant sur le Web que je suis tombée sur ce blog. Il y avait une suggestion pour le patron, que je n’ai pas eu de mal à adapter aux dimensions de ma tunique préférée.

Pour la matière, je suis allée une fois de plus fouiner chez Bouchara. Je voulais faire un modèle complètement réversible, dans des tissus contrastés, et je suis tombée sur ce magnifique satin chinois. Pour un premier kimono, cela s’imposait ! Pour aller avec, j’ai voulu quelque chose de très sobre et j’ai choisi une flanelle gris anthracite (j’adore les lainages gris anthracite, ils mettent si bien en valeur la moindre touche de couleur ! et en plus ils sont agréables à travailler).

Vu la rectitude du patron, la réalisation n’a pas été difficile. Pour avoir un modèle réversible, on fait le vêtement une fois dans chaque tissu avant de bâtir les deux vêtements ensemble endroit contre endroit, au niveau de l’ouverture du devant. Ensuite, on les met l’un dans l’autre, on replie le bas des manches à l’intérieur et on pique le bord. Pour le bas, je n’ai pas piqué les deux tissus ensemble mais séparément, cela évite les tiraillements.

Je ne me suis pas souciée d’un quelconque système de fermeture. Dans un vêtement réversible, ce n’est pas vraiment simple ! Je me contente de l’attacher devant avec une broche (quand je ne décide pas tout simplement de le porter), en repliant éventuellement les bords pour faire un col montrant le tissu intérieur.

Décidément, ce modèle me plaît ! J’ai hâte de l’adapter différemment. Par exemple avec des manches beaucoup plus larges comme pour un vrai kimono. Ou pourquoi pas une version en soie peinte ?

Pour celles et ceux qui le souhaitent, j’ai réalisé une fiche permettant de confectionner cette veste. Vous la trouverez dans la page des fiches gratuites et patrons.

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Housse pour épée chinoise

housse pour épée

Le tai-chi-chuan, je ne connais rien de mieux pour oublier ses soucis ; j’en sors toujours gonflée à bloc. Depuis le début de l’année, nous avons commencé un enchaînement à l’épée, particulièrement ludique ! Mais voilà, mon cours de tai-chi, j’ai l’habitude de m’y rendre à bicyclette… qui sait comment transporter une épée sur un vélo ? Ni une, ni deux, je me suis fait une housse (hum, je vous rassure, cela a pris plus de temps que de compter jusqu’à deux, d’où l’absence de posts ces derniers jours !) pour la porter en bandoulière.

Comme souvent, à la base, il y a eu une visite à mon magasin Bouchara préféré. J’y ai trouvé un beau lainage gris anthracite (une matière dont je raffole, ne me demandez pas pourquoi, même si je m’en sers généralement pour n’importe quoi sauf des vêtements…) : 50 cm ont suffi. Plus une doublure noire toute simple. Enfin, j’ai traîné au rayon des fournitures de broderie et j’ai fini par choisir des rubans de soie très fins à broder et des fils DMC assortis.

J’ai commencé par prendre un crayon, une règle et du papier pour dessiner le plan. J’ai fait une forme simple et géométrique, en trois pièces : le “corps” de la housse à tailler en double ; le rabat pour la fermer ; une petite poche à coudre sur la face non brodée pour mettre mes clés et ma pièce d’identité, que je dois toujours emporter où que j’aille.

Ensuite il a fallu tailler dans les divers tissus : le lainage, la toile thermocollante, le molleton, la doublure… J’ai coupé deux longues bandes de lainage que j’allais doubler de biais pour faire la bandoulière.

Le plus agréable, c’était la broderie, bien sûr. Je me suis inspirée d’un très beau livre sur la broderie au ruban qui ne propose pas de très nombreux modèles à réaliser, mais explique en revanche très précisément les diverses techniques, avec des dessins bien faits : impossible de se tromper.

J’ai commencé par reporter les volutes sur le lainage à main levée avec un feutre magique blanc. Pratique, ces feutres qui s’effacent en quelques heures sans faire de tache sur le tissu ! En revanche, il ne faut pas traîner. Durant le travail de broderie, j’ai dû redessiner le motif au fur et à mesure. Mais bon, rien de bien grave, je me contentais d’une ligne directrice.

Eh bien, cette première tentative de broderie au ruban est plutôt pas mal, je suis contente de moi 🙂 C’est vrai qu’il faut être minutieux, mais je n’ai pas rencontré de difficultés particulières et le résultat est vraiment très gratifiant.

Après cela, il n’y a plus eu qu’à assembler les pièces avec des épingles (j’avoue que je suis très paresseuse et prends rarement le temps d’assembler avec du fil de bâti : je sais, ce n’est pas très bien) et les piquer à la machine. L’accumulation des couches nécessaires à la solidité et à la rigidité de l’ensemble m’a fait craindre pour mon aiguille mais pas du tout, c’était épais mais pas dur : le lainage, c’est une merveille pour cela !

Le plus dur dans tout cela a été de remettre la housse à l’endroit. C’est toujours délicat de retourner une forme aussi allongée mais là, avec les épingles (dans mes doigts !), les voisins ont dû m’entendre pousser quelques cris…

C’est terminé. J’ai pu étrenner ma housse hier, sur le vélo, et tout s’est passé sans le moindre problème ! En garde !

Écharpe tissée à la main

écharpe tissée

L’hiver arrive ! Cette première tentative de tissage n’est pas totalement exempte de petites imperfections, mais j’ai bien chaud au cou.

Voilà un bon moment que j’avais envie de me mettre au tissage – ou plutôt de m’y remettre car, enfant, je possédais un de ces minuscules métiers en bois qui permettent de s’y initier. Tentée de remonter toujours plus en aval des arts du fil, j’aborde un domaine apparemment peu répandu en France, où cette activité semble confidentielle.

Il m’a fallu naviguer longuement sur le Web pour trouver quelques renseignements sur le tissage en tant que hobby. Autant cela semble assez courant dans d’autres cultures, comme au Canada ou dans des pays du nord de l’Europe, autant en France, nous sommes assez rares à vouloir tisser. J’ai finalement trouvé une entreprise française vendant à distance différentes sortes de métiers, et j’ai commandé un catalogue.

La difficulté était de trouver un modèle tout simple et peu encombrant, mais tout de même pas trop petit (je n’allais pas retomber sur un métier pour enfant permettant de tisser ceintures, mini-écharpes et autres mouchoirs de poche…). La plupart des métiers commercialisés en France sont de grosses machines quasi professionnelles, à cadres et pédales, qui permettent de faire du tissage artisanal ou artistique, mais qui s’avèrent compliquées et encombrantes au point qu’une pièce entière doit leur être consacrée ! Ma tasse de thé étant de toucher à tout, et de ne m’attarder vraiment sur rien, il me fallait complètement autre chose. Et puis, franchement, mon appartement est trop petit.

J’ai donc jeté mon dévolu sur un métier “de table” très simple signé du fabricant néo-zélandais Ashford. Pour débuter, c’est à mon avis le mieux.

Dans le catalogue Ashford livré avec mon métier, j’ai découvert différentes variétés de laine (normal, je crois savoir que l’élevage du mouton est une des activités majeures de cette île) en pelotes mais aussi brute, et… des rouets pour la filer ! Honnête, j’ai annoncé à mon petit mari : “Je regrette, mon chéri, mais je remonterai sans doute jusque-là un jour, tu dois t’y attendre.” Pourquoi  n’a-t-il pas eu l’air étonné ?

Comme je débute, je n’ai pas encore acheté de fils spécifiques pour le tissage mais il me semble que les fils à tricoter fonctionnent assez bien. Ici, j’ai utilisé de la laine Bouton d’or bleue et des restes de mohair blanc (chic, je vais pouvoir mettre à profit cette nouvelle activité pour finir mes multiples pelotes entamées !).

Je l’avoue sans trop de honte, cette écharpe est loin d’être parfaite, suite à quelques bêtises que j’ai faites dès le départ. Mesurer et tendre les fils de chaîne est toute une histoire, croyez-moi, et c’est l’étape la plus importante du travail (et la plus fastidieuse) ! Tout ce qui suivra dépendra du soin qu’on y a mis. Après cela, le tissage à proprement parler est une partie de plaisir ; c’est vraiment facile. Bon, il faut attraper le coup pour obtenir une certaine régularité, mais cela, on le retrouve aussi dans le tricot, la broderie, etc.

J’espérais offrir cette écharpe à mon cher beau-père pour son anniversaire, mais vu les quelques petits défauts, je ne peux décemment pas en faire un cadeau. Elle me va très bien et me tient bien chaud ! Je la prêterai à mon petit mari s’il est très sage (puisqu’il s’est finalement chargé, miracle, de trouver un cadeau d’anniversaire à son cher papa…).

Coussins en soie

Rien de tel pour égayer un canapé qu’une paire de coussins aux couleurs vives. La soie est douce, brillante et raffinée ; contrairement à ce que l’on peut imaginer, ce n’est vraiment pas une matière difficile à peindre, pour peu que l’on dispose du matériel ad hoc.

Lorsque nous avons remplacé nos oreillers un peu avachis par des neufs, il m’est resté quatre oreillers sur les bras dont je ne savais que faire. Puis je me suis dit qu’avec des housses appropriées, ils feraient de beaux coussins pour la bergère de mon bureau et le canapé de la chambre de ma petite chérie. J’ai donc travaillé sur une double thématique !

J’ai commencé par choisir les motifs que je souhaitais décalquer sur ma soie. Un des formidables livres de graphisme de la collection Pepin Press, déniché chez Graphigro, m’a fourni des motifs indiens de toute beauté. Quant à la pitchoune, sa volumineuse bibliothèque ne m’a laissé que l’embarras du choix ! J’ai naturellement sélectionné Kirikou et la Sorcière, plein de dessins de toute beauté aux couleurs magnifiques (en plus, j’ai l’édition grand format, je me suis donc contentée de décalquer directement dans le livre), et La Princesse coquette, dont les tonalités s’accorderaient à merveille à la chambre de ma fille… et à son goût immodéré pour le rose.

Pour dessiner et peindre sur la soie, mieux vaut la tendre convenablement, afin qu’elle devienne presque aussi rigide qu’une feuille de papier. J’ai investi dans un cadre réglable trouvé chez Gerstaeker, un site extrêmement complet (si vous demandez le catalogue, prévoyez un espace où le mettre, car il est fort volumineux !) où j’achète également ma soie (au mètre, ou carrément des foulards tout ourlés à peindre), mais il y a aussi du beau pongé chez Bouchara dans différentes couleurs. Pour la peinture, j’ai encore une fois craqué pour les produits Pébéo. La Setasilk se fixe au fer ; il y a une belle palette de couleurs miscibles entre elles et des guttas de différentes teintes (j’achète tout cela chez Adam Montparnasse, dans le XIVe arrondissement parisien, qui fournit toute la gamme). Naturellement, les couleurs ne sont pas tout à fait aussi éclatantes que celles que l’on fixe à la vapeur, mais ce dernier procédé est assez compliqué et pour peindre seulement de temps en temps, je trouve que la Setasilk offre un très bon compromis. De plus, la gutta de cette marque s’applique directement avec le tube, pas besoin de s’embêter avec les flacons, les becs, etc. ; autre point fort, la gutta transparente disparaît complètement au lavage (j’ai dans le temps utilisé d’autres produits qui restaient en place et jaunissaient). Lorsqu’on aime sauter d’une activité à l’autre, comme moi, c’est vraiment l’idéal… mais je comprends très bien que les véritables artistes choisissent des produits plus sophistiqués.

Vous pouvez voir ci-dessous en images toutes les étapes de fabrication d’une de mes housses de coussin. Cela vous donnera peut-être envie de vous lancer !

D’abord, il faut décalquer le motif ou l’imprimer sur une feuille de papier.

Une fois le morceau de soie coupé à la bonne mesure et tendu sur le cadre convenablement réglé à l’aide des punaises-épingles fournies, il n’y a plus qu’à reporter le dessin sur la soie. Pour ma part, je retourne le cadre et je décalque le motif sur l’envers du tissu avec un crayon Java spécifique (il est assez gras pour bien marquer le tissu sans que l’on ait à trop appuyer, ce qui risque d’érailler la soie, mais part entièrement au lavage ; je l’ai également trouvé chez Gerstaecker), mais on peut aussi travailler sur l’endroit.

Astuce : j’ai transformé mon bureau en table lumineuse pour pouvoir décalquer facilement. Il faut dire que le plateau est en verre, cela simplifie les choses ! Je n’ai qu’à placer dessous une petite lampe halogène pour voir en transparence tout ce que je pose sur le bureau…

Une fois le motif décalqué, je reviens sur l’endroit pour cerner toutes les surfaces à peindre d’un trait de gutta qui va empêcher la peinture de fuser un peu partout. Ici, j’ai choisi de la gutta noire pour le corps des personnages et de la gutta transparente pour les fleurs de l’arrière-plan, pour coller au mieux au dessin. Attention : c’est une étape un peu ingrate mais qui conditionne tout le reste. Si le trait est irrégulier, mal posé, on aura de mauvaises surprises au moment de peindre, car la peinture mal contenue va fuser et faire des taches !

L’étape suivante est ma préférée : il n’y a plus qu’à remplir les surfaces délimitées par la gutta avec de belles couleurs. Mon bonheur est de les mélanger moi-même. Une fois la peinture sèche, j’ai dessiné les bijoux de la sorcière avec de la gutta dorée. J’en ai mis pas mal pour obtenir un léger relief qui a donné plus tard un résultat de toute beauté.

Les “étoiles” plus claires dans l’arrière-plan sont obtenues en saupoudrant la peinture encore humide de sel de table. Chaque grain attire la peinture à lui et l’absorbe, créant un halo plus clair. Je m’en sers très souvent pour les fonds, on peut obtenir toutes sortes d’effets d’un beau rendu avec cette technique toute simple.

Une fois la peinture sèche, on peut retirer le morceau de soie du cadre, fixer la couleur en la repassant au fer sur l’envers et la laver pour enlever les traces de gutta transparente. Ensuite, il n’y a plus qu’à piquer les housses à la machine… et c’est fini !