“5 days, 5 shawls” : cinquième et dernier jour

5 days 5 shawls handspun

Pour la dernière étape du défi des 5 châles en 5 jours, nous avons étudié un châle carré.

Je serais tentée de dire : beurk, car au départ je n’aime déjà pas trop les châles carrés (trop compliqués à porter pour mon goût, ou alors il en faudrait un très, très fin à porter comme un foulard… et j’avoue que je ne mets jamais de foulards), et en plus il s’agissait de le tricoter avec 5 aiguilles doubles pointes, en mettant 2 mailles sur chaque aiguille “porteuse”.

Eh bien j’ai dû m’y reprendre à Dieu sait combien de fois ! Je ne suis déjà pas équipée d’assez de mains pour tricoter en rond avec autant d’aiguilles, si en plus elles pivotent dans tous les sens parce qu’il y a trop peu de mailles dessus pour qu’elles tiennent un minimum… Soupir… Mais, voyez, je suis encore vivante, et le carré est là, bien que pas très rigoureux. À celles et ceux qui souhaiteraient s’y essayer malgré mes remarques négatives, je tiens tout de même à préciser que plus on a de mailles – au fil des augmentations – plus l’ensemble est facile à manipuler, cela vaut donc le coup d’insister.

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“5 days, 5 shawls” : quatrième jour

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Lors de la quatrième étape du défi des 5 châles en 5 jours, nous avons étudié un châle trois-quarts, constitué de trois triangles. Cette fois, je vous le dis officiellement, ce n’est pas ma forme préférée ! Elle n’est pas compliquée à réaliser mais je la trouve vieillotte, trop enveloppante… Bien sûr, chacun a ses goûts, et je ne suis pas une personne frileuse, ce qui explique peut-être mon désintérêt.

En revanche je suis de plus en plus ravie de mon fil light fingering, il est agréable à tricoter et se bloque super bien. Mais surtout, j’adore ce coloris chiné-là (75 % de rouille et 25 % de vert acide).

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“5 days, 5 shawls” : troisième jour

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Lors de la troisième étape du défi des 5 châles en 5 jours, nous avons étudié un châle en triangle asymétrique. Ça tombe plutôt bien, je ne suis pas une fan de la symétrie ! De plus, les effets de rayures fonctionnent très bien avec cette forme-là. Comme le châle en croissant que je vous ai montré hier, il se porte très bien en écharpe, et c’est une forme qui convient parfaitement aux châles masculins (croyez-en mon homme).

Ensuite, j’ai fait une des variantes proposées, le châle en forme de flèche avec une ligne très visible de diminutions au milieu. Ce fut l’occasion d’apprendre à réaliser les doubles diminutions centrales sur l’envers (je suppose que j’aurais pu les faire sur l’endroit mais j’ai sagement suivi les explications). Ces petits exercices sont idéaux pour apprendre à maîtriser une nouvelle forme d’augmentation ou diminution car on les fait souvent (les rangs sont courts) et à des endroits simples.

Sur ces deux patrons, les bordures et lisières sont vraiment très souples, cela permet de donner très facilement une forme gracieuse au châle lors du blocage 🙂

5 days 5 shawls handspun
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“5 days, 5 shawls” : deuxième jour

5 days 5 shawls handspun

Lors de la deuxième étape du défi des 5 châles en 5 jours, nous avons étudié le châle en forme de croissant. Pour le moment, c’est clairement mon type de châle préféré – j’en ai beaucoup tricoté ! – car il permet de bien s’envelopper pour les plus épais (par exemple le Celtic Myths) et se porte très bien en écharpe pour les plus fins (comme l’Abrazo, l’Out of Darkness ou l’Amour à la plage).

5 days 5 shawls handspun

“5 days, 5 shawls” : premier jour

5 days 5 shawls handspun

Je vous ai parlé hier du défi des 5 châles en 5 jours que j’avais envie de suivre pour me délasser l’esprit et les doigts. J’avais filé 5 mini-écheveaux en dégradé et j’avais terriblement hâte de les tricoter. Je les avais faits plus longs que nécessaire avec l’idée d’utiliser les restes pour un tout autre projet. Amusant : l’auteur du “défi” conseille aux participants de se servir de leurs restes de fil et moi, avec mon esprit de contradiction, j’ai préparé des fils exprès en me promettant d’utiliser les restes pour autre chose ! 😀

Hier à midi, j’ai reçu le premier “patron”, qui proposait sans surprise d’explorer la forme la plus classique du châle : un simple triangle, obtenu grâce à des augmentations sur les côtés, ainsi que de part et d’autre de la maille centrale.

Le principe était de se contenter de tricoter une demi-heure en réalisant les augmentations de façon régulière, puis de rabattre toutes les mailles. Comme je ne suis pas une tricoteuse rapide et que j’adore papouiller mes filés main, je me suis offert une heure entière.

L’auteur suggérait aussi quelques variantes, pour les personnes si habituées à la forme triangulaire qu’elles risquaient de s’ennuyer à mourir avec ce premier exercice, et puisqu’il me restait pas mal de fil, j’ai choisi de faire aussi la forme “ailée” car j’en raffole…

Y sont pas crôgnons, mes mini-châles, une fois dûment bloqués ?

5 days 5 shawls handspun
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Le challenge “5 shawls, 5 days”

filage au rouet

… ou, pour les lecteurs 100 % imperméables à la langue de Shakespeare, le “défi des 5 châles en 5 jours”.

Voilà qui impressionnera, j’en suis sûre, les personnes qui se demandaient déjà si je dors, la nuit 😀 !

Et qui fera lever les yeux au ciel, mode “ado saoulé”, à tous ceux qui m’entendent souvent me plaindre de mes “en cours” qui traînent…

Or justement, après un mois de décembre qui aura passé comme l’éclair entre le marché de Noël à préparer (à la fois côté stock et côté organisation, ce qui ne représente pas que cinq minutes de travail et d’investissement…) et l’inévitable course générée par les fêtes de fin d’année (même quand on s’organise au mieux pour rester simple), j’ai passé un début janvier extrêêêmement studieux de ce côté. Si si, j’ai expédié pas mal de projets en souffrance, surtout dans le domaine des raccommodages, des aménagements à réaliser dans la maison, etc. Certaines choses patientaient depuis plus de deux ans ! (Et, croyez-moi, je suis capable de procrastiner encore davantage quand une brusque envie de démarrer un nouveau projet ou juste de passer trois heures à filer me saisit 😀 )

Trois semaines de jeans recousus et autres trucs passionnants. J’ai même bien avancé sur quelques tricots entamés. Et j’ai aussi eu la sagesse de défaire et remettre en écheveaux ceux qui étaient commencés depuis trop longtemps et dont j’avais – métaphoriquement, c’est heureux – perdu le fil, et/ou fait trop d’erreurs ou eu trop de malheurs (“Mais quand cette maille est-elle tombée, sacré bon sang ???”) pour avoir envie de continuer alors que tout me disait qu’il fallait recommencer du début.

Trois semaines de rangements, de réorganisations, etc. Et le grand ménage de début d’année, par-là-dessus.

Bref, des corvées en tout genre. Ça méritait bien une petite récompense… mais quand même pas au point de me lancer dans un nouveau “vrai” gros projet (j’en ai encore trop à finir !). Alors, quand ce programme “5 shawls, 5 days” proposé par la designeuse Ahora Knits m’est passé sous les yeux (Internet est une mine de tentations abominables), je me suis dit que c’était la récréation parfaite avant de me remettre à la tâche.

Vous ne me croyez pas capable de tricoter un châle par jour pendant cette petite semaine ?

J’espère bien ! Si vous pensiez le contraire, ça m’inquiéterait carrément, je ne suis pas une mutante !

Il s’agit seulement d’un petit exercice exploratoire pour étudier diverses bases de construction selon la forme voulue. On ne tricote que des mini-châles 😉

Mais j’ai quand même eu envie d’ajouter au projet ma “patte” de fileuse, et j’ai donc commencé par filer 5 mini-écheveaux de laine mérinos suivant un dégradé obtenu par cardage (mon péché mignon). Dans mon parc adoré, les feuilles des arbres me manquent, alors je me suis inspirée du chemin qu’empruntent leurs nuances, à l’automne, pour passer du vert au jaune puis au rouille, une de mes couleurs préférées.

filage au rouet
filage au rouet

Au passage, j’en ai profité pour m’infliger un petit test de régularité et je ne suis pas trop mécontente de moi car sur ces 5 mini-écheveaux, 3 étaient vraiment très, très proches avec une fois 101 mètres et deux fois 100 mètres pour 20 g pile (ce qui les classe dans la catégorie light fingering). Les deux autres, en revanche, étaient à 91 et 113 mètres, hem … ils restent dans la catégorie light fingering, mais avec un écart.

filage au rouet

L’échantillon fait 31 mailles pour 10 centimètres avec des aiguilles n3, mais je pense que j’utiliserai des aiguilles un peu plus grosses pour tricoter les mini-châles.

filage au rouet

Filer pour un projet

châle dentelle Wildheart en fil filé au rouet

Comme chaque mois, je devais, en février, proposer un thème de filage aux fileuses et fileurs du forum Tricotin. Cette fois, j’ai choisi de m’intéresser à l’élaboration d’un projet.

Il y a plusieurs façons d’aborder un moment de tissage. Le rouet ou le fuseau est là, avec sa bobine ou sa fusaïole vide. Que va-t-on faire ? Que veut-on faire ? Parfois – c’est en tout cas mon cas – on a besoin de filer juste pour filer, parce que c’est une détente, une méditation. On attrape des fibres dans notre stock, peut-être une jolie mèche teinte qu’on se sera offerte ou dont on nous aura fait cadeau, peut-être une poignée de fibres blanches qu’on teindra plus tard, ou juste notre couleur, notre matière préférée.

Mais parfois, on a un vrai projet. Tout est alors différent : est-ce un projet de tricot ou de crochet ? De tissage ? Un patron, un modèle qu’on a repéré et qu’on voudrait réaliser ? Ou qu’on veut créer de bout en bout ? Comment envisager la chose, choisir les fibres ou le mélange de fibres, la quantité à filer, le nombre de brins, etc. ?

Pour ma part, il y a un moment que je louchais sur le modèle de châle Wildheart, qui me semblait idéal, avec ses motifs ajourés tout simples, pour mettre en valeur un filé main. Quand j’ai proposé cette idée de projet, je n’avais pas encore, moi, de projet tout prêt, en revanche j’avais dans mon tiroir à trésors (bon… soyons honnête… dans un de mes tiroirs à trésors) une magnifique nappe dégradée réalisée et offerte par Midian, que je couvais des yeux depuis longtemps mais qui n’avait pas encore trouvé son projet idéal.

J’ai filé assez fin car je voulais retordre en navajo pour conserver le dégradé. Certes, j’aurais pu faire un single, mais bon, j’adore le navajo et je ne suis pas du genre à me priver d’un plaisir en matière de filage… Au final j’avais quand même un fil assez gros (440 mètres pour 150 grammes), mais qui semblait suffisant pour terminer le châle. De toute manière, l’auteur du châle Wildheart indique comment procéder si on a trop de fil ou pas assez, et ça, c’était un plus, car avec un écheveau dégradé, c’est idéal de pouvoir utiliser la totalité du fil.

J’ai eu beaucoup de plaisir à le tricoter, le relief du fil navajo était agréable sous les doigts et c’était un modèle facile. Pourtant, une maille est tombée, impossible à rattraper correctement, et après quelques tentatives j’ai dû défaire et refaire plusieurs rangs pour éviter une erreur assez visible… Mais je suis ravie de l’avoir fait, j’aurais moins aimé le châle si j’avais su qu’il y avait un trou plus gros quelque part, il m’aurait sauté aux yeux tout le temps.

Je vous disais avoir choisi ce châle car l’auteur expliquait comment procéder si on avait moins ou plus de fil que prévu ; j’étais finalement dans le second cas, puisque j’ai pu rajouter une douzaine de rangs au châle. Au final, il ne me reste que 3 mètres de fil, si bien que mon dégradé est intact !

châle dentelle Wildheart en fil filé au rouet châle dentelle Wildheart en fil filé au rouet châle dentelle Wildheart en fil filé au rouet

L’Amour à la plage

L'amour à la plage châle des Tricoteurs volants

Pour ceux qui ne vivent pas en région parisienne, je vous l’apprends peut-être : en ce moment, il fait chaud, vraiment chaud, vraiment trop chaud.

Je vous le dis, au lieu de traîner derrière mes volets fermés, j’irais bien à la plage… Ah oui tiens, la plage !

“L’Amour à la plage”, c’est pas seulement la mignonne petite chanson d’été signée Niagara qu’on a adorée il y a longtemps – pour ceux qui sont assez âgés – c’est aussi un adorable modèle de châle d’été signé Les Tricoteurs volants.

J’ai réalisé le mien avec un délicieux fil lin et coton teint à la main “Pelagia” de Borgo de’ Pazzi qu’on sent à peine, et des perles en verre vert qui me rappellent les bouées qu’on accrochait aux filets pour les aider à flotter… il y a encore plus longtemps que mon époque Niagara !

Un modèle qui m’a beaucoup plu, pas trop difficile mais pas trop simple, idéal pour s’initier aux rangs raccourcis, avec une bordure perpendiculaire comme j’aime (et oui, je sais, c’est mon petit côté maso).

Aujourd’hui, pas question de porter un châle, il fait trop chaud. Mais à la première occasion… peut-être le prochain pub spinning… aoû, tcha-tcha-tcha ! 😉

Color Craving

color craving stephen west alpaga plassard

Et voilà, je ne suis plus “vierge” du tricot façon Stephen West : j’ai tricoté son “Color Craving”, avec un alpaga très agréable et sensuel acheté chez Les Tricoteurs volants (mention spéciale pour la super palette de couleurs disponibles !).

Alors déjà, c’est un vrai plaisir de tricot. On sait à peine où on va, on découvre des trucs, on ne voit le résultat qu’une fois le rabattage terminé – et j’avoue que je ne me suis pas forcément facilité la vie en choisissant l’i-cord binding… mais je ne l’avais pas encore testé et je pressentais que le rendu serait plus “viril” que les picots. Car, savez-vous, je faisais là le premier châle de mon Homme ! Il a passé plusieurs modèles en revue et flashé sur celui-là, après avoir décrété l’“Exploration Station” trop féminin (m’en fiche, je le ferai pour moi). J’ai passé beaucoup de temps sur ce dernier rang (sept heures, pour tout vous dire : je ne suis vraiment pas une tricoteuse rapide) mais je ne le regrette pas une seconde, le rendu est super.

En tout cas, depuis qu’il est terminé, mon Prince l’a au cou tous les jours, il me consulte même le matin sur le polo ou le pull qui s’harmonisera le mieux avec ! Et il est entré dans mon atelier hier matin en lançant : “Je l’adore ton écharpe*, quand est-ce que tu m’en fais une autre ?”

Hem, sur quel ton dois-je lui préciser – sachant que nous fêtons nos presque vingt ans de vie commune aujourd’hui et que les cadeaux sont à l’honneur – que je ne tricote jamais deux fois le même modèle ? Mon Dieu, il y a tant de centaines de patrons séduisants et si peu de temps pour les réaliser (surtout quand on est aussi peu rapide que moi !) ! Bref, cher Stephen, créez-moi vite un châle presque pareil et tout aussi ludique à tricoter, j’ai là un garçon piaffant sous son alpaga qui ne va pas tarder à me lancer son piaillement préféré : “J’ai rien à me mettre !” 😀

* C’est clair, il n’est pas prêt à admettre qu’il porte un châle 😉

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Celtic Myths Shawl

châle celtic myths en fil filé à la main

C’est Claire des Bruyères, la responsable ! Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir… elle, elle sème les tentations sans le vouloir 😉 Quand elle a parlé du Celtic Myths Shawl sur Facebook, je suis tombée instantanément amoureuse. Et puis, il y avait longtemps que je n’avais pas fait de torsades, pourtant j’adore ça.

Filer le fil a occupé presque tout mon été – pendant le Tour de Fleece dont, il est vrai, je ne vous ai pas parlé cette année… pourtant, je l’ai fait ! – et j’ai mis deux mois à le tricoter. Il faut dire que je l’ai fait bien plus grand que le patron ne le proposait, j’avais envie de pouvoir m’y envelopper confortablement en cas de coup de froid.

En effet, j’ai outrepassé mes habitudes avec ce châle épais, très cocooning. Moi qui travaille d’habitude des modèles en dentelle très ajourés, c’était une volte-face radicale ! Mais j’ai beaucoup aimé le tricoter et j’adore le porter. Le climat a fraîchi juste à temps pour me le permettre ! Et, à l’heure où je tape ces lignes, il est sur mes épaules 🙂