Un compteur de passages pour ma cardeuse

pyramide origami

J’aime les fils chinés, et c’est un plaisir d’inventer de nouveaux coloris en mariant intimement des fibres de couleur unie. En général, pour que le coloris soit presque homogène avec juste ce qu’il faut d’effet chiné, je passe mon mélange à la cardeuse trois fois. Oui mais, comme vous le savez peut-être si vous me fréquentez, je suis une vraie tête de linotte et j’ai tendance à faire dix choses en même temps… Il m’arrive donc souvent de me demander si j’en suis à mon deuxième ou troisième passage.

Du coup, je me suis confectionné un petit pense-bête !

D’abord, il faut réaliser une pyramide en origami. Pour ma part, j’ai utilisé un quart de feuille A4, mais on peut faire plus petit.

Ensuite, j’ai tracé les chiffres au crayon et j’ai déplié la pyramide pour pouvoir les colorier plus confortablement au feutre, puis je l’ai repliée.

Enfin, j’ai glissé un aimant dans la pyramide et j’ai fixé la fermeture avec un bout de ruban adhésif pour que l’aimant ne s’enfuie pas au fur et à mesure que je tourne ma pyramide.

Tout ça ne m’a pris que quelques minutes, et voilà ! Maintenant je sais toujours à quel passage j’en suis 😉

pyramide origami

Moins de papier dans ma poubelle

sacs réutilisables

Il s’agit de ma poubelle de recyclage, mais quand même. Je jette trop d’emballages en papier. Et, d’un autre côté, je n’arrive pas à jeter le moindre bout de tissu, donc je me noie dans les chutes diverses ou les vêtements usagés. Les torchons troués, par exemple, ou comportant trop de “taches propres”… Du coup, j’ai sorti ciseaux et machine et j’ai confectionné des sacs réutilisables pour le marché. Dans ma ligne de mire ce mois-ci : le pain, les fruits et les légumes. Si vous avez envie d’en faire autant, c’est par ici !

Mesurer les sacs en papier d’origine pour réaliser les mêmes en tissu, ce n’est pas bien sorcier ; il fallait quand même que je m’amuse un peu… alors j’ai sorti mes crayons et ma gomme, puis ma découpeuse Silhouette pour réaliser des décos en flex thermocollant. Si vous avez le même type de machine, n’hésitez pas à télécharger les fichiers ad hoc ; si vous n’avez pas de flex sous la main, vous pouvez découper des pochoirs dans du papier un peu épais et réaliser les motifs avec de la peinture textile et une brosse à pochoir ou un petit bout d’éponge.

Astuces
  • Si vous choisissez le flex, n’oubliez pas d’inverser le motif avant de le découper et d’écheniller (photo ci-dessous).
  • Si en revanche vous préférez l’option pochoir, offrez-vous une bombe de colle repositionnable pour en pulvériser le dos, vous verrez, ça sert à plein de choses en couture comme en bricolages divers.
  • Et enfin, si vous n’avez pas de découpeuse, rien ne vous empêche de télécharger les fichiers PDF et de transférer le motif sur le tissu avant de le peindre au pinceau.

sacs réutilisables

Pour mon sac à pain, j’ai recyclé un vieux torchon ; les dimensions finales sont de 36 × 17 cm et il accueille deux ou trois baguettes. Mon boulanger a très vite pris le pli et je ne suis pas la seule cliente à ne plus utiliser les petits sachets en papiers “obligatoires”. Aucun problème du type qu’a connu l’auteur de “Mon potager carré” !

Si le dessin vous plaît, téléchargez le fichier pour découpeuse Silhouette ici ou bien le fichier PDF ici.

sacs réutilisables

Pour les sacs de fruits et légumes, je me suis calquée sur les dimensions des sacs en papier fournis par mon maraîcher (que j’avais de toute manière pris l’habitude de lui rapporter, ainsi que plusieurs autres de ses clients), soit environ 26 × 22 cm, mais ça me paraît un peu petit (par exemple, pour mettre plus de 5 pêches). N’hésitez pas à faire plus grand si la question du poids ne vous embête pas. Car, oui, le sac est pesé avec les fruits (ou légumes) et la balance est tarée pour un sac en papier de 5 g ! Si vos sacs font 10 à 15 g (j’ai quand même utilisé du voile de coton, plus léger), vous vous retrouvez à payer autant de fruits en plus… mais franchement, compte tenu du budget que leur consommation représente déjà pour une famille de 4, c’est une goutte d’eau dans la mer.

Question couleurs, on peut jouer les contrastes pétants ou le ton sur ton très chic…

Si le dessin vous plaît, téléchargez le fichier pour découpeuse Silhouette ici ou bien le fichier PDF ici.

sacs réutilisables sacs réutilisables sacs réutilisables

J’ai aussi fait des sacs pour mes patates, car – chaque famille a ses petites particularités – nous mettons les patates pour frites à part. Là, je ne me soucie pas du poids car mon vendeur de patates les pèse dans un seau et les verse dans nos cabas (ou nos sacs réutilisables…) donc j’ai fait une version plus volumineuse, avec une coulisse, en recyclant d’autres vieux torchons.

Qu’est-ce qui lui prend de faire une razzia dans ses torchons comme ça ? vous demandez-vous… Chhhht ! J’ai un autre projet en vue, bien sûr ! Hop hop, trois torchons de moins dans mon placard, à remplacer par des torchons tissés main… Quand j’aurai le temps 😉

Réalisation extrêmement facile : j’ai coupé à ras les ourlets des côtés long des torchons, pliés ces derniers en deux et piqué les côtés, rabattu l’ourlet pour faire la coulisse et j’ai utilisé un des ourlets découpés pour le lien à passer dans la coulisse en question. Rien ne se perd.

Si les dessins vous plaisent, téléchargez les fichiers pour découpeuse Silhouette ici et ici ou bien les fichiers PDF ici et ici.

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Qui s’y frotte s’y pique !

pique-aiguilles

Après deux mois de repos bien mérités, me voici de retour au rayon bricolage… Cet été, j’ai fait pas mal de couture, et je ne manque pas de chutes de lin pour toutes sortes de petites bidouilles ludiques et vite faites.

Si vous me lisez depuis longtemps, vous aurez peut-être reconnu sur cette photo l’adorable petit bol à thé que Chantal m’a offert en 2015. Il s’agissait de me fournir un peu d’inspiration pour ma toute première collection, intitulée “Ma tasse de thé”, et ça n’a pas raté. Il y a pile trois ans, je publiais donc la photo de l’écheveau que ce petit bol m’avait inspiré. Canicules d’août obligent, je l’avais alors rempli non de thé, mais de granité au citron vert, miam !

Le petit bol a ensuite bien sûr contenu du thé, mais parmi les nombreux verres, bols et tasses à thé qui ornent mes étagères, la concurrence était rude. Sans compter que – je n’aurais jamais pensé écrire cela un jour, à croire que je vieillis… – il y a des limites au nombre de thés qu’une fille peut ingurgiter quotidiennement.

Bref, le petit bol ne me servait pas souvent ; pourtant j’en aime beaucoup et le dessin, et les couleurs. J’ai eu envie de lui proposer une autre fonction, qui lui permettrait de trôner à longueur d’année sur mon bureau. Et je me suis dit que ce bricolage pourrait vous donner des idées pour tirer vous aussi de l’oubli, qui sait, une tasse ébréchée mais bien-aimée en attente d’une seconde jeunesse.

Pour transformer mon bol en pique-aiguilles, il me suffisait d’une chute de lin, d’un brin de fil à coudre trèèès solide et d’une poignée de laine décidément trop rêche pour être filée.

pique-aiguilles

Pour déterminer le rayon de votre rond de tissu, comptez la hauteur du bol ou de la tasse + la moitié du diamètre. Cela sera peut-être un peu trop grand, mais j’aime procéder par essais-erreurs : j’ai fait un premier test qui était un peu trop grand, puis j’ai recoupé une bande de 2 cm tout autour du rond et le second test fut concluant.

Attention, vous allez devoir serrer fort pour rassembler tout le tissu et transformer votre rond en petite bourse, alors je vous conseille de choisir un fil très résistant et de l’utiliser en double. Cousez à grands points droits à environ 1 cm du bord et tirez sur le fil progressivement pour former vos fronces de manière régulière.

pique-aiguilles pique-aiguilles pique-aiguilles

Bourrez le tissu de vieilles fibres, de kapok ou de rembourrage polyester et serrez votre fil au maximum avant de nouer. Enfoncez ce coussinet dans la tasse ou le verre – vous n’avez plus qu’à y piquer vos aiguilles ! Si vous le souhaitez, vous pouvez fixer le coussin dans la tasse avec quelques points de colle. Pour ma part, la taille et le degré de rembourrage étaient impeccables et il est bien coincé, donc je n’ai pas eu à le faire : ainsi, je peux toujours boire du thé dans mon petit bol si j’en ai envie.

Mon “octaédrier” de l’avent 2018

boîte origami calendrier de l'avent

OK, je dois être la seule personne à vous parler de calendrier de l’avent en janvier. Vous vous dites aussitôt : “Comme d’habitude – et comme le lapin d’Alice au pays des merveilles – elle est en retard !” Mais non, pour une fois, je suis très en avance.

J’adore commencer l’année avec un joli projet, et je me suis dit que j’allais partager celui-ci avec vous. Je pensais même vous proposer de vous joindre à moi.

Beaucoup de professionnels commercialisent, dès octobre ou novembre, des calendriers de l’avent sur absolument tous les thèmes, le plus répandu étant le chocolat. Dans ma famille, ce n’était pas une habitude, mais j’avoue que l’idée d’une petite surprise quotidienne n’est désagréable à personne. C’est pourquoi j’ai confectionné, il y a quelque temps, un calendrier de l’avent brodé à l’intention de mes enfants, que je garnis de chocolats tous les 1er décembre depuis des années (le calendrier, pas les enfants, quoique ceci entraîne cela).

Des calendriers de l’avent dédiés au filage ont commencé à apparaître ici et là sur la Toile, ce qui m’a donné une idée créative : me confectionner mon propre calendrier de l’avent à filer (sur le principe qui m’est cher, “On n’est jamais si bien servi que par soi-même”). Oui, mais où serait la surprise si je choisissais les fibres moi-même ? Fastoche, j’ai la réponse : compte tenu de ma très mauvaise mémoire, il suffit de préparer le calendrier en question longtemps à l’avance… et la surprise sera là. Début janvier, ça fait assez longtemps, qu’en pensez-vous ?

Vous le saviez, j’aime parier sur le long terme 😉

Si vous avez une mémoire d’aigle, passez votre chemin, mais si, comme moi, vous avez la tête si pleine de projets que vous passeriez votre temps à les oublier si vous n’en gardiez une trace écrite, peut-être aimerez-vous participer à l’aventure.

Voici ce que je vous propose : occupons la première partie de l’année à garnir notre calendrier, puis oublions-le (mais pas trop) dans un placard et redécouvrons-le le 1er décembre, prêt à nous enchanter en nous proposant de démarrer un nouveau projet de filage !

Quel projet ? Ce sera à vous de voir… dans un an. Bien des options s’offrent à vous :

– filer chaque petite poignée de fibres dans la journée, sur un fuseau, et obtenir 24 pelotons pour tricoter un châle rayé, tisser un ouvrage bariolé ou crocheter un morceau de freeform, etc. ;

– attendre le dernier jour et carder une énorme nappe fantaisie, ou un beau paquet de rolags ;

– filer chaque lot de fibres l’un après l’autre pour obtenir un gros écheveau autorayant ;

– je vous laisse imaginer d’autres solutions !

Cette semaine, première semaine de l’année (mais vous pouvez commencer plus tard si vous le souhaitez), est la plus chargée, car je prépare mes contenants. Ensuite, chaque semaine, je les garnirai d’une poignée de fibres de mon choix. Si j’arrive à tenir le rythme, je devrais avoir fini lors de la semaine 25, soit aux alentours du solstice d’été. Mais bien sûr, prendre un peu de retard n’a aucune importance. À ce moment-là, je pourrai fourrer tous mes paquets-surprises dans une boîte ou un carton et les percher en haut d’une étagère, puis les oublier jusqu’au premier décembre. Alors, qui est partant pour “épargner” des fibres jusqu’à l’hiver prochain, tel un écureuil des noisettes ?

Revenons à nos contenants : comme je sacrifie religieusement chaque année au rituel des cartes de vœux, le mois de janvier, pour moi, est souvent placé sous le signe du papier. Je me propose donc de réaliser 24 petites boîtes en joli papier. Je me suis inspirée d’un tuto du site Little Idea, et j’ai dessiné un gabarit pour réaliser une boîte capable de contenir une poignée de fibres à filer, que vous pouvez télécharger sur ma page de patrons gratuits si vous avez envie de suivre mon exemple (mais vous pouvez aussi utiliser des sachets, enveloppes, ou ce que vous voulez). Les instructions pour l’impression et le pliage sont fournies avec. La boîte est en forme d’octaèdre, d’où le nom de mon “octaédrier”.

En ce qui concerne le papier, j’ai décidé d’utiliser un assortiment Artemio (le choix ne manque pas !) et de coller sur mes boîtes, pour les numéroter, de gros chiffres découpés avec ma découpeuse Silhouette Portrait (une bonne copine 😉 dans du papier autocollant, à l’aide de polices de caractères variées (si vous avez aussi une découpeuse Silhouette, vous pouvez télécharger le fichier ici). Que pensez-vous du résultat ?

boîte origami calendrier de l'avent boîte origami calendrier de l'avent boîte origami calendrier de l'avent

Si vous souhaitez voir ce que je mettrai chaque semaine dans mes boîtes en papier, vous pouvez visiter mon compte Instagram, car je ne vais pas faire un post par semaine sur ce blog et embêter tout le monde. Je compte toutefois publier un article récapitulatif en juin, et reparler du sujet… et bien, en décembre 2018, naturellement ! Rendez-vous est pris !

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La collection “Précieuses” 2017

Ce sont les stars du marché, tout le monde s’extasie sur leurs magnifiques dégradés de couleurs, et c’est bien la faute de Midian, qui est responsable des nappes cardées “Précieuses” à l’origine de cette volée d’écharpes ! Je vous présente donc – par ordre alphabétique pour ne pas faire de jalouses… – Calcédoine, Diamant, Fluorite, Malachite et Saphir !

Chaque nappe est filée très fin et retordu en navajo, ce qui me permet d’obtenir deux écheveaux arborant sensiblement le même dégradé, dont l’un est tissé en chaîne et l’autre en trame. Tout simple, n’est-ce pas ?

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Organiseur de tissage

corbeille pour matériel de tissage

Il y a deux choses à savoir sur moi : je déteste jeter, et j’aime bien avoir tout mon matériel sous la main quand je bricole.

Lorsque ma fille a mis de côté sa corbeille à papier en métal mauve (eh oui ! elle est sortie, définitivement je crois, de sa période rose & mauve !), je n’ai pas eu le cœur de la jeter. Après tout, elle était encore en excellent état… Elle est donc restée à traîner sur un de mes bureaux-établis plus d’un an avant que je me décide à en faire quelque chose. Et je me suis décidée : des chutes de lin, de tissu imprimé et de cuir, deux attaches parisiennes et hop !

À présent, avant de me mettre à tisser, j’ai tout sous la main : passette, ciseaux, grosses aiguilles, navette, règle pour enrouler le fil et choisir mon peigne, et trois petites poches pour les canettes numérotées que j’utilise lorsque je tisse une trame en dégradé. Au milieu, je place la pelote du fil de chaîne, histoire qu’elle n’aille pas valdinguer autour des pieds de table pendant l’ourdissage…

C’est décidé, j’adore cette corbeille reconvertie en “seau à tissage” !

Remerciements tout particuliers à mon Homme qui a gentiment percé, de toute la force de ses petits muscles, des trous dans le métal pour que je puisse passer mes attaches parisiennes à travers 🙂

corbeille pour matériel de tissage corbeille pour matériel de tissage

Laine sculptée

tissage en 3D

Il y a un an ou deux, Chantal m’avait mise au défi de trouver une manière d’utiliser, ou de montrer, un fil fantaisie sans nécessairement le transformer en article textile par le biais du tissage, du tricot ou du crochet. C’est vrai, certains de nos fils les plus fous ne sont pas vraiment faits pour être utilisés ainsi : déjà parce qu’ils boulocheraient ou gratteraient selon les éléments de texture qu’on y a introduits, mais aussi parce qu’ils sont tout simplement trop beaux à regarder pour qu’on ait envie d’en faire autre chose.

Oui mais, me dit Chantal, il faudrait trouver une manière de les montrer plus spectaculaire que de simplement poser un écheveau ou une pelote sur une étagère, ou dans un grand vase, un pot de confiture, un plat de présentation, etc. Oui, oui, j’acquiesçais mais je ne voyais pas trop.

Mouais, bien sûr, il y avait les tissage décoratifs muraux, j’en avais fait… et c’était très amusant ! Mais c’était bien plat, tout ça.

Puis finalement l’idée m’est venue : pour admirer nos fils fantaisie dans toute leur beauté, pourquoi ne pas les sculpter ? Les modeler en 3D ?

J’ai commencé à y réfléchir en pensant au thème de l’exposition MiniArtTextil de l’année qui était, fort à propos, “Tisser les rêves”. Avec la naissance du métier à tisser circulaire de Majacraft, j’avais pu admirer des tissages différents qui commençaient à prendre du volume. D’abord, on a fait des corbeilles et des nids en jouant tout simplement sur le tassage de la trame, puis j’ai vu des gens se livrer à quelques bricolages pour vraiment tisser en 3D, et cela m’a alléchée.

Pour commencer, je voulais un fil fantaisie à “âme” de fer. Tous mes nids étaient un peu trop mous à mon goût et ce que je voulais tisser, c’était une sorte de cage cylindrique. Je me suis donc attaquée à faire deux écheveaux assortis, l’un tout simple, l’autre “corespinné” autour d’un fil de fer de bonne taille. Technique pas toujours simple à mettre en œuvre, mais j’ai réglé mes problèmes avec cette vidéo (même s’il m’a fallu toute ma patience, elle est un peu bavarde).

Pour ce qui est des fils, j’étais tellement impatiente de me mettre au tissage que j’ai oublié de les photographier. En effet, je venais de bricoler avec succès (à mon grand étonnement…) un métier jetable en carton qui faisait exactement la taille de ma future sculpture.

Il ne me restait plus qu’à tisser dessus une première grille avec le fil à “âme” de fer, après quoi j’ai ôté la structure en carton en la détruisant pour ne pas abîmer le tissage, puis j’ai entrecroisé dans cette grille le fil souple du second écheveau. Le résultat est un objet léger, doux et plutôt solide. Il est tout simplement décoratif, mais je peux aussi mettre un vase à l’intérieur, ou bien une source de lumière. Je crois que j’ai relevé le défi de Chantal, qu’en pensez-vous ?

tissage en 3D tissage en 3D tissage en 3D tissage en 3D

Collier ou écharpe ?

écharpe d'été en coton

C’est un peu les deux : une écharpe d’été. Pour celles – et ceux – qui aiment avoir toujours quelque chose autour du cou, mais qui n’ont pas envie d’avoir trop chaud… puisque c’est le fil 100 % coton que j’ai filé pour le thème du mois de juillet du forum Tricotin. Il est vraiment très doux, mais aussi pas mal texturé, et pour bien voir son aspect perlé j’ai créé un modèle tout aéré et biaisé qui tire-bouchonne naturellement. Deux grosses perles en métal, des pampilles réalisées avec des restes de fil, et hop ! il n’y a plus qu’à inventer mille et une manières de le nouer.

écharpe d'été en coton écharpe d'été en coton

Tissage et fourche !

écharpe tissé main

Non, ce n’est pas une nouvelle discipline agricole et je ne vais pas vous proposer de rouler dans les meules de foin avec moi (il fait bien trop froid, d’abord). J’ai simplement voulu essayer de marier les carrés tissés avec lesquels je me suis tant amusée ces derniers temps à une bande de crochet dentelle dit “à la fourche”. En effet, une écharpe de deux carrés de large, c’est un peu mince, mais trois carrés c’est un peu trop… J’ai donc trouvé cette astuce pour jouer sur la largeur de mes écharpes. Avec toutes les alternatives que peut proposer le crochet à la fourche, autant vous dire que ceci n’est qu’un début. Ce n’est aussi qu’un prototype, car j’ai essayé un nouveau moyen d’assembler les carrés dont je voulais tester la solidité. J’ai mis la famille à contribution pour que cette écharpe soit portée quasiment tous les jours et elle résiste fort bien !

La collection de snoods de l’hiver 2014

C’est ma fille qui m’a fourni, grosso modo, le cahier des charges de cette collection, en m’expliquant que le snood, c’est à la mode (parce que ça glisse pas et qu’on peut le porter de plusieurs manières selon qu’on a vraiment froid ou pas trop) et confortable. Elle m’a proposé des dimensions et une forme (une sorte d’écharpe tubulaire, en somme), et moi j’ai choisi le crochet à la fourche pour un max de moelleux et de texture. Pour les coloris, j’ai eu envie de m’inspirer des grands films du siècle dernier. Ceux qu’elle n’a pas vus, en somme 😉 mais je ne promets pas qu’elle sera tentée de le faire pour autant…

Voici en tout cas les quatre premiers modèles de la collection !

Jeremiah Johnson

Réalisé par Sydney Pollack en 1972

Avec Robert Redford, Will Geer et Delle Borton

snood en fil artisanal snood en fil artisanal

La Forêt d’émeraude

Réalisé par John Boorman en 1982

Avec Charley Boorman, Powers Boothe et Meg Foster

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Love Story

Réalisé par Arthur Hiller en 1970

Avec Ali McGraw, Ryan O’Neal et Tommy Lee Jones

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Autant en emporte le vent

Réalisé par Victor Fleming en 1939

Avec Clark Gable, Vivien Leigh et Olivia de Haviland

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