Jeu de cubes

cubes

Quoi de plus simple, pour Noël (oui oui, je sais, je suis en retard : vous n’allez quand même pas me le répéter à chaque fois ???), pour un enfant à l’âge des premières manipulations, qu’un simple jeu de cubes ? Ce n’est même pas difficile à confectionner soi-même : suivez le guide… Il y a forcément dans votre famille, parmi vos amis, un “petit bout” à qui faire plaisir !

Je le rappelle car on peut avoir des surprises (n’est-ce pas, mon chéri 😉 : un cube, c’est un morceau de bois (ou d’autre chose, mais vous m’avouerez que le bois, c’est quand même beau et agréable à manipuler) présentant six faces carrées.

J’ai trouvé un moyen simple de me procurer des cubes en bois : acheter un tasseau de section carrée (je trouve que ceux en pin de 44 mm de côté sont parfaits pour cet usage) en magasin de bricolage, puis le débiter en “tranches” dont la largeur sera équivalente à la longueur des côtés (exemple, pour un tasseau de 44 mm de section : des tranches de 44 mm de long permettant d’obtenir des cubes de 4,4 cm de côté). Pour ce faire, une scie à onglets est l’outil idéal, puisqu’elle permet une coupe précise à 90°.

Ensuite, c’est un plaisir d’orner les cubes des dessins de son choix. Pour ma part, j’ai utilisé les Pébéo Déco, une peinture acrylique très couvrante dont j’ai parlé il y a peu au sujet de mes aiguilles peintes, et je me suis contentée de peindre uniformément certaines faces, puis d’en orner d’autres de lettres et de chiffres (l’inexorable obsession française de la “rentabilité” éducative ! aaargh !). J’ai également simulé plusieurs “dés à jouer”. Mais qui vous empêche de dessiner absolument tout ce qui vous passe par la tête ? Ensuite, une ou deux couches de vernis (acrylique aussi), et le travail est fini !

Pour ranger ce jeu de cubes, quoi de mieux qu’un sac personnalisé ? Il est lui-même en forme de cube (quand il est fermé avec son lien en cuir, il fait plutôt pyramide, je vous le concède), taillé dans le lainage anthracite que j’affectionne. Pour faire plus original, les coutures sont “à l’envers” (les bords vers l’extérieur) et au lieu de faire une piqûre simple, j’ai choisi, pour étrenner ma nouvelle machine à coudre (j’en rêvais, j’ai enfin pu me l’offrir), mademoiselle Ninon, une broderie au nom de la petite destinataire du cadeau…

T-shirt au chat noir

peinture

Il était une fois un petit T-shirt de bébé beige tout simple… un peu ennuyeux… qui me narguait du haut de toute sa beigitude… Fallait pas

Étape 1 : le tie and dye. C’est tout simple et ça m’amuse encore comme une petite folle : je réunis le vêtement à teindre en boule en le froissant “artistement” (= n’importe comment) et je le ficelle dans tous les sens avec de la ficelle à rôti, comme une petite paupiette. Ensuite, plouf ! dans la teinture (rouge en l’occurrence). Ensuite, il suffit de suivre les instructions. Une petite précision : j’évite de teindre en machine, non que je craigne pour ma machine, mais parce que je trouve que ce procédé teint trop bien pour le tie and dye. La fois où je m’y suis risquée, la teinture avait si bien pénétré qu’on ne voyait presque plus les motifs. Mais comme la teinture m’amuse beaucoup et que je teins par ailleurs souvent de la mèche de laine, j’ai sacrifié ma cocotte-minute à cet usage et je peux mieux contrôler chaque étape.

Étape 2 : la peinture. Ce p’tit chat un peu déglingué m’a séduite il y a quelques mois, alors que nous étions en vadrouille je ne sais plus où, peut-être en Dordogne. Il décorait une affiche de spectacle passablement usée, dans un café, si ma mémoire est bonne. Hop, j’ai dégainé l’appareil photo et je me le suis approprié (oui, je sais, au mépris de toutes les règles sur le copyright). Depuis je l’utilise à toutes les sauces…

Là, j’ai essayé la peinture pour soie, qui m’avait déjà donné de beaux résultats sur du jersey (voir ma chemise de nuit en jersey). Depuis, je me suis toutefois aperçue que si cette peinture se pose très bien au pinceau, sans filer, sur du jersey neuf, sans doute en raison d’un quelconque apprêt, c’est une autre paire de manches une fois que le jersey est passé par la case tie and dye. Là, au contraire, ça file bien. J’ai essayé de délimiter le contour du chat avec de la gutta, mais cela n’a pas vraiment fonctionné : la peinture file tout de même. Pourtant, je l’aime bien, ce p’tit chat “bavé”, ça lui donne un petit côté destroy, chébran – quel est le mot à la mode déjà ? Pardonnez-moi, je date…

peinture

Deux débardeurs en soie peinte à la main

débardeur

Voilà un gros chantier que j’hésitais depuis un moment à lancer : deux débardeurs, pour ma pitchoune et moi, en soie peinte à la main… où je ferais tout moi-même. Je me suis décidée, et avec beaucoup de patience, j’y suis arrivée !

J’ai choisi des patrons simples, cela valait mieux pour un premier essai de vêtement peint sur soie : des débardeurs faits de deux pièces de tissu, un dos et un devant. Après avoir taillé le patron sur papier et coupé des rectangles de soie de taille adaptée à mon patron, j’ai tracé les contours de chaque pièce sur la soie au crayon.

Après cela, le plus amusant fut de choisir le motif que j’allais peindre. Pour le petit débardeur, j’ai puisé dans Motifs de transfert pour enfants et j’ai imprimé avec mon ordinateur une sorte de gabarit que je n’ai eu qu’à décalquer. Je n’ai pas tout décalqué au crayon, il en aurait eu pour des heures ! Je me suis contentée de marquer au crayon quelques repères par-ci par-là au cas où le papier bougerait sous la soie (et il l’a souvent fait).

Pour le grand débardeur, je voulais des motifs polynésiens, mais je n’avais rien en stock dans mes divers livres et cahiers. J’ai longuement surfé sur le Net et j’ai fini par tomber sur un vendeur de paréos qui montrait quelques tissus. J’ai dupliqué l’image et l’ai assemblée du mieux que j’ai pu avec un logiciel de retouche, puis je l’ai imprimé en grand et scotchée directement sur l’envers de ma soie avant de décalquer les motifs à la gutta transparente.

C’est une fois lancée dans ce genre de travail qu’on s’aperçoit qu’il va y en avoir pour des heures et qu’il faudra mobiliser toute notre patience pour en venir à bout ! Mais finalement, avec un polar en fond sonore, le temps passe tout doucement et on finit par y arriver.

Une fois les motifs décalqués à la gutta et bien séchés, je suis passée à l’étape peinture. Cela a toujours été ma préférée, j’adore voir la peinture liquide filer sur la soie jusqu’au trait de gutta. Attention, pour que cela marche bien, il faut convenablement laver la soie avant usage, sans quoi l’apprêt l’empêche de se diffuser librement.

Lorsque la peinture a été sèche, je n’ai plus eu qu’à la fixer au fer sur l’envers avant de laver mes pièces à nouveau, ce qui a eu pour effet d’éliminer les traits de crayon et la gutta incolore, rendant à la soie toute sa souplesse.

Cela fait, l’étape montage a peut-être été la plus rapide : quelques coutures, quelques ourlets, une parementure de biais autour du cou, permettant de piquer une coulisse qui accueille un élastique pour ma princesse, un joli ruban de satin pour moi… et le tour est joué ! Il n’y a plus qu’à attendre l’été pour les porter.

J’ai réussi mon pari d’un vêtement entièrement peint à la main, je suis ravie et fière de moi d’avoir mené ce projet à bien jusqu’au bout. Je n’hésiterai pas à recommencer quand une nouvelle idée viendra me titiller. Peut-être pour un kimono ?

Boîtes en bois peintes

boîte

Lorsque je me suis offert ce cahier de motifs de transferts pour enfants (vous le retrouverez dans ma bibliothèque), j’aimais vraiment le graphisme des différents dessins mais je ne savais pas trop quoi en faire…

C’est en fouinant dans mon Graphigro (celui de la rue Vaugirard à Paris) que j’ai trouvé l’idée, avec ces boîtes toutes légères en écorce et cette mallette à peindre. Je venais de craquer pour des pots de Pébéo Déco : cette peinture acrylique est vraiment géniale et je l’avais à peine découverte. Ce fut l’occasion de tester ses couleurs dites “antiques”, je me suis régalée.

Après avoir scanné les motifs, je les ai imprimés à la bonne taille sur un papier calque. J’ai tracé le motif au crayon sur une face et, retournant le papier et repassant sur les lignes avec un capuchon de stylo arrondi, j’ai reporté le motif sur le bois comme une décalcomanie. Une fois les contours redessinés avec soin au crayon, je n’ai plus eu qu’à m’amuser à mélanger les couleurs et peindre tranquillement. Après ça, une couche de vernis et hop ! j’avais une série de boîtes pour ranger mon maquillage et mes produits de beautés. Cela me permet de les laisser sur une étagère, à portée de main, sans “offenser” la vue…

boîte

Diffuseur pour huiles essentielles

diffuseur de parfum en porcelaine peinte

Moi, quand je travaille, c’est mon plaisir d’accorder le parfum de la pièce à mon humeur. J’ai trouvé toutes sortes d’huiles essentielles et de mélanges odorants dans des magasins comme Résonances.

Depuis que j’ai découvert la peinture sur porcelaine que l’on cuit soi-même au four, je me régale. Il est facile de trouver des objets de porcelaine blanche à peindre. Par exemple, il y a à Paris, 45, avenue du Général-Leclerc, un magasin qui offre un choix impressionnant. Mais c’est dans une boutique Résonances que j’ai trouvé ce diffuseur à huile essentielle de forme originale.

Je dois avouer que j’aime bien les produits de la marque Pébéo : le rapport facilité d’utilisation/qualité du résultat me semble très bien convenir à mon côté touche-à-tout… La peinture Porcelaine 150 est assez facile à poser, il y a un grand choix de couleurs éclatantes et elle se fixe bien dans un four ménager. En revanche, je dois avouer qu’elle peut se montrer relativement fragile devant un usage un peu brutal (j’ai peint un moule à tarte dont le décor s’est rapidement rayé sous l’assaut du couteau, j’en ai tiré une leçon).

Bon, une fois le diffuseur acheté, je dois avouer que j’ai un peu manqué d’inspiration pour choisir un motif. J’ai fini par me contenter de peindre en or des fleurettes qui lui donnent un vague style Art déco, mais je ne suis pas follement enthousiasmée par le résultat. Toutefois, le motif ressort particulièrement quand la bougie à l’intérieur du diffuseur est allumée, lui donnant une certaine transparence. Je me demande si cela ne vaudrait pas le coup d’en faire un autre en utilisant un tube de cerne blanc ou nacré. Le dessin serait quasiment invisible au naturel et ressortirait une fois la bougie allumée. Si je trouve un autre diffuseur qui me plaît, je tenterai le coup !