Mon “octaédrier” de l’avent 2018

boîte origami calendrier de l'avent

OK, je dois être la seule personne à vous parler de calendrier de l’avent en janvier. Vous vous dites aussitôt : “Comme d’habitude – et comme le lapin d’Alice au pays des merveilles – elle est en retard !” Mais non, pour une fois, je suis très en avance.

J’adore commencer l’année avec un joli projet, et je me suis dit que j’allais partager celui-ci avec vous. Je pensais même vous proposer de vous joindre à moi.

Beaucoup de professionnels commercialisent, dès octobre ou novembre, des calendriers de l’avent sur absolument tous les thèmes, le plus répandu étant le chocolat. Dans ma famille, ce n’était pas une habitude, mais j’avoue que l’idée d’une petite surprise quotidienne n’est désagréable à personne. C’est pourquoi j’ai confectionné, il y a quelque temps, un calendrier de l’avent brodé à l’intention de mes enfants, que je garnis de chocolats tous les 1er décembre depuis des années (le calendrier, pas les enfants, quoique ceci entraîne cela).

Des calendriers de l’avent dédiés au filage ont commencé à apparaître ici et là sur la Toile, ce qui m’a donné une idée créative : me confectionner mon propre calendrier de l’avent à filer (sur le principe qui m’est cher, “On n’est jamais si bien servi que par soi-même”). Oui, mais où serait la surprise si je choisissais les fibres moi-même ? Fastoche, j’ai la réponse : compte tenu de ma très mauvaise mémoire, il suffit de préparer le calendrier en question longtemps à l’avance… et la surprise sera là. Début janvier, ça fait assez longtemps, qu’en pensez-vous ?

Vous le saviez, j’aime parier sur le long terme 😉

Si vous avez une mémoire d’aigle, passez votre chemin, mais si, comme moi, vous avez la tête si pleine de projets que vous passeriez votre temps à les oublier si vous n’en gardiez une trace écrite, peut-être aimerez-vous participer à l’aventure.

Voici ce que je vous propose : occupons la première partie de l’année à garnir notre calendrier, puis oublions-le (mais pas trop) dans un placard et redécouvrons-le le 1er décembre, prêt à nous enchanter en nous proposant de démarrer un nouveau projet de filage !

Quel projet ? Ce sera à vous de voir… dans un an. Bien des options s’offrent à vous :

– filer chaque petite poignée de fibres dans la journée, sur un fuseau, et obtenir 24 pelotons pour tricoter un châle rayé, tisser un ouvrage bariolé ou crocheter un morceau de freeform, etc. ;

– attendre le dernier jour et carder une énorme nappe fantaisie, ou un beau paquet de rolags ;

– filer chaque lot de fibres l’un après l’autre pour obtenir un gros écheveau autorayant ;

– je vous laisse imaginer d’autres solutions !

Cette semaine, première semaine de l’année (mais vous pouvez commencer plus tard si vous le souhaitez), est la plus chargée, car je prépare mes contenants. Ensuite, chaque semaine, je les garnirai d’une poignée de fibres de mon choix. Si j’arrive à tenir le rythme, je devrais avoir fini lors de la semaine 25, soit aux alentours du solstice d’été. Mais bien sûr, prendre un peu de retard n’a aucune importance. À ce moment-là, je pourrai fourrer tous mes paquets-surprises dans une boîte ou un carton et les percher en haut d’une étagère, puis les oublier jusqu’au premier décembre. Alors, qui est partant pour “épargner” des fibres jusqu’à l’hiver prochain, tel un écureuil des noisettes ?

Revenons à nos contenants : comme je sacrifie religieusement chaque année au rituel des cartes de vœux, le mois de janvier, pour moi, est souvent placé sous le signe du papier. Je me propose donc de réaliser 24 petites boîtes en joli papier. Je me suis inspirée d’un tuto du site Little Idea, et j’ai dessiné un gabarit pour réaliser une boîte capable de contenir une poignée de fibres à filer, que vous pouvez télécharger sur ma page de patrons gratuits si vous avez envie de suivre mon exemple (mais vous pouvez aussi utiliser des sachets, enveloppes, ou ce que vous voulez). Les instructions pour l’impression et le pliage sont fournies avec. La boîte est en forme d’octaèdre, d’où le nom de mon “octaédrier”.

En ce qui concerne le papier, j’ai décidé d’utiliser un assortiment Artemio (le choix ne manque pas !) et de coller sur mes boîtes, pour les numéroter, de gros chiffres découpés avec ma découpeuse Silhouette Portrait (une bonne copine 😉 dans du papier autocollant, à l’aide de polices de caractères variées (si vous avez aussi une découpeuse Silhouette, vous pouvez télécharger le fichier ici). Que pensez-vous du résultat ?

boîte origami calendrier de l'avent boîte origami calendrier de l'avent boîte origami calendrier de l'avent

Si vous souhaitez voir ce que je mettrai chaque semaine dans mes boîtes en papier, vous pouvez visiter mon compte Instagram, car je ne vais pas faire un post par semaine sur ce blog et embêter tout le monde. Je compte toutefois publier un article récapitulatif en juin, et reparler du sujet… et bien, en décembre 2018, naturellement ! Rendez-vous est pris !

boîte origami calendrier de l'avent

Mon tablier de marché à moi

pochette ceinture pour faire les marchés

Voilà des années que je me promettais de me coudre un tablier de marché “sur mesure”. Mais vous connaissez ma propension à remettre les choses à plus tard… Cette année, je me suis enfin lancée. Il y avait deux déclencheurs : d’abord, un rapide calcul m’a fait comprendre, mercredi, que je n’aurais pas le temps de tisser une dernière petite écharpe fantaisie. Et ensuite, j’avais enfin un terminal pour accepter les paiements par carte et il allait commencer à être compliqué de centraliser le terminal, les sous, la monnaie, les chèques, un stylo pour les gens qui souhaitent justement rédiger un chèque, etc. de manière assez organisée pour pouvoir “passer la main” rapidement à une personne prête à me remplacer sur le stand pour me permettre de déjeuner, par exemple. Bref, je me suis mise à ma machine à coudre et voici le résultat.

Bien sûr, au départ, j’ai commencé à tripoter des tissus imprimés aux couleurs vives en songeant à la meilleure manière de les assortir façon patchwork… et puis je me suis dit que je ne serais pas la seule à porter ce tablier, et qu’un peu de sobriété ne nuirait pas forcément (je pense à toi, cher petit mari de Marie). Je me suis donc cantonnée à une chute de lainage à costume gris orné de fines rayures, en me réservant le droit de jouer (un peu) sur leur orientation. Vous voyez donc, de gauche à droite et de haut en bas, une poche invisible zippée pour les chèques (où je range aussi ma carte d’artisan en cas de contrôle), une pochette détachée également zippée pour la monnaie, un passant pour accrocher un stylo, une poche plate pour l’incontournable smartphone, une poche à soufflet pour le terminal de paiement et quelques badges à message tout droit sortis de la Pure Fucking Boutik de Will Argunas (“Artist Does Not Work For Free”, “Dans ARTWORK il y a WORK” et… “Élue maman la plus trash” ;-).

Si vous avez envie de faire votre propre tablier, voici comment j’ai procédé : d’abord, j’ai réfléchi à mes besoins et j’ai commencé par confectionner toutes les poches qu’il me fallait, sauf la poche invisible. Ensuite, je les ai disposées sur un morceau de papier journal pour juger de l’écartement et de l’alignement qui convenaient le mieux, puis j’ai marqué des points de repère pour délimiter la forme qu’aurait le tablier. Je n’aime pas tellement la symétrie, donc je lui ai donné une forme en pointe de trapèze, mais vous êtes libre de le faire rectangulaire ou ovale, etc. J’ai découpé cette forme pour servir de gabarit, puis j’ai coupé deux morceaux de tissu pour le tablier et sa doublure, et deux bandes de 80 cm de long que j’ai repliées en deux pour faire les attaches qui se nouent dans le dos. Après avoir réalisé la poche invisible et fixé les autres poches à leur place, il ne me restait plus qu’à assembler le tablier et sa doublure endroit contre endroit en prenant les attaches dans la couture et en laissant une dizaine de centimètres pour retourner l’ouvrage confortablement avant de bien marquer la bordure avec une dernière piqûre. Et voilà, vous n’avez plus qu’à vous lancer aussi !

Organiseur de tissage

corbeille pour matériel de tissage

Il y a deux choses à savoir sur moi : je déteste jeter, et j’aime bien avoir tout mon matériel sous la main quand je bricole.

Lorsque ma fille a mis de côté sa corbeille à papier en métal mauve (eh oui ! elle est sortie, définitivement je crois, de sa période rose & mauve !), je n’ai pas eu le cœur de la jeter. Après tout, elle était encore en excellent état… Elle est donc restée à traîner sur un de mes bureaux-établis plus d’un an avant que je me décide à en faire quelque chose. Et je me suis décidée : des chutes de lin, de tissu imprimé et de cuir, deux attaches parisiennes et hop !

À présent, avant de me mettre à tisser, j’ai tout sous la main : passette, ciseaux, grosses aiguilles, navette, règle pour enrouler le fil et choisir mon peigne, et trois petites poches pour les canettes numérotées que j’utilise lorsque je tisse une trame en dégradé. Au milieu, je place la pelote du fil de chaîne, histoire qu’elle n’aille pas valdinguer autour des pieds de table pendant l’ourdissage…

C’est décidé, j’adore cette corbeille reconvertie en “seau à tissage” !

Remerciements tout particuliers à mon Homme qui a gentiment percé, de toute la force de ses petits muscles, des trous dans le métal pour que je puisse passer mes attaches parisiennes à travers 🙂

corbeille pour matériel de tissage corbeille pour matériel de tissage

Un peu de rangement…

tiroirs

Dans mon petit bureau-atelier, comme tous les bricoleurs et toutes les bricoleuses, j’en accumule, du matériel… Quand en plus on travaille la laine et qu’on thésaurise les tissus, il faut beaucoup de place ! J’ai réussi à occuper tout l’espace situé sous cette bergère avec six tiroirs plus qu’artisanaux. Ce sont de simples cartons : j’ai dû surfer longtemps pour trouver la longueur et la largeur idéales, permettant d’occuper tout l’espace sans en perdre un centimètre ; il m’a suffi de les couper avec un bon cutter pour les ramener à la hauteur désirée.

Des morceaux de cordelière d’une quarantaine de centimètres, passés à travers la paroi et noués au bout, ont donné en quelques minutes des poignées très convenables. De vieilles serviettes de table collées dessous avec de l’adhésif double face leur permettent de glisser facilement et silencieusement sans rayer le plancher.

Et, cerise sur le gâteau, il me restait un tout petit bout du papier peint fleuri qui orne les murs : cela m’a permis de décorer les trois “tiroirs” du devant pour un look très coordonné ! Un peu kitch mais bien pratique, croyez-moi. Vous me connaissez… Ils sont déjà bourrés à craquer.

tiroirs