Ô Valentin, mon Valentin…

sac patchwork en flanelle

Tiens, j’avais oublié de vous le montrer, celui-là !

Vous en trouvez facilement, vous, des idées de cadeau pour la Saint-Valentin ?

Je vais vous dire une chose… J’ai lu partout que l’amour, ça dure trois ans, dans le meilleur des cas (j’ai lu pire : ça dure neuf mois… dix jours… etc.). C’est faux ! Je suis peut-être une tortue préhistorique mais, selon ma vieille expérience, l’amour dure au moins vingt ans (je vous tiendrai au courant des développements ultérieurs :-).

En revanche, ce qui a du mal à se maintenir sur la durée, c’est les idées de cadeau ! Il n’y a pas que la Saint-Valentin : l’anniversaire, l’anniversaire de mariage, la fête (zut, ça fait bien deux mois que je lui dois un kilo de chocolat), Noël, etc. Et tant qu’à rester dans les lieux communs, pour un homme, c’est encore plus difficile. Je ne sais pas pour vous mais j’ai tout essayé et, à force, je finis par tourner en rond. Donc, non, ce n’est pas la première fois que je lui couds un sac.

Alors, vous allez me croire ou pas, mais cette année, j’avais des envies de tweed et de lainage, pire : j’avais envie d’inventer une sorte de sacoche en patchwork (dans la mesure de mes modestes moyens vu que je suis nulle en patchwork). Mais je n’avais pas envie de courir après les tissus – en plus, en matière de patchwork, il y a plein de gens super plus doués que moi qui proposent toutes sortes d’assemblages de tissus assortis, c’est merveilleux ! Oui, mais pas souvent en tissu moelleux, c’est plutôt des (adorables) cotonnades imprimées…

Donc, quand je me suis pointée à L’Aiguille en fête cette année, je vous promets (une fois de plus) que je n’avais pas l’intention de casser ma tirelire à des broutilles : je cherchais ce fameux assemblage de flanelles très masculins pour coudre un sac à mon homme. Fastoche ? Hum.

OK, en vrai, j’étais sûre de ne pas le trouver et de rentrer bredouille.

Erreur ! Je suis tombée dessus très vite, au détour d’une allée, sur un stand italien dont j’ai oublié le nom (honte), tellement j’étais contente de ma découverte miraculeuse. En plus, ils ne proposaient qu’un seul type de lot et 100% dans mes couleurs (euh… dans les couleurs de mon homme… enfin, ce n’est pas non plus comme s’il avait voix au chapitre) ! Génial !

(Allons, je vous fais grâce de la suite du salon et, parce que je vous respecte, je ne vais pas essayer de vous faire croire que je ne me suis pas offert des kits de couture et je ne sais combien d’écheveaux de fil à chaussettes même pas dans mes couleurs, mais qui me faisaient trop envie.)

Enfin voici le résultat, une besace “doudou” molletonnée de partout avec plein de poches. Il ne la quitte plus, parce qu’elle est moelleuse et tellement grande qu’il transporte n’importe quoi dedans. Arrgh ! Elle ne va pas durer longtemps ! Bon, tant mieux, ça me donnera une idée pour le prochain cadeau… 😉

sac patchwork en flanelle sac patchwork en flanelle

Cadeaux pour toute la famille

Mes amis et mes proches m’entendent souvent pester contre le monstrueux stock de tissus, laine, boutons, perles, fils, apprêts, fermetures, thermocollants et autres matériaux que j’accumule avec boulimie depuis des années et que je ne sais plus où ranger. D’ailleurs je les range si mal qu’il ne m’est pas toujours possible de mettre la main sur ce dont j’ai besoin au moment adéquat ! Je crois que beaucoup de créateurs se retrouveront dans cette description… En tout cas, ce mois-ci je vide tous mes placards, tiroirs et surtout étagères pour procéder à un grand classement qui, je pense, va me ternir occupée un certain temps. À son issue, je vais d’ailleurs sûrement avoir deux ou trois trucs à donner, tenez-vous aux aguets ! 😉

Mais parfois, cette oppressante masse de brimborions due à ma manie de ne jamais rien jeter a du bon. Par exemple, quand j’ai eu envie de coudre pour gâter un couple d’amis et leurs deux petites filles, de passage en France, je n’ai eu qu’à puiser dans mes réserves de coupons et micro-chutes de tissu, de boutons, de fils à broder, et voici le résultat.

Pour les fillettes, un chapeau orné d’une fleur kanzashi et un doudou inspiré du modèle de Malo l’Agneau que j’ai réalisé il y a deux ans avec un kit de La Sardine.

chapeau cousu main fleur kanzashi

Pour les parents, un porte-monnaie suivant un modèle Créatissus et un étui à lunettes de mon cru, sur la base d’un tissu inspiré du plan des rues de Paris. Un petit souvenir de leur balade en France !

porte-monnaie cousu mainétui à lunettes cousu main

Tout ça emballé dans des sacs en papier journal, fermés par un brin de raphia de fleuriste… la récup, toujours la récup ! Enfin non, le raphia est quand même neuf 😉 Ma chère fleuriste a accepté de m’en commander tout une botte chez son fournisseur, c’est très pratique.

sacs en papier journal

On n’a jamais trop de sacs à ouvrage !

couture sac dentelle

Traditionnellement, ce n’est qu’après Noël que je peux montrer les cadeaux faits de mes blanches mains, mais la destinataire ne surfe pas beaucoup sur le Web… 😉

Voici un nouveau sac à ouvrage pour ma petite maman, qui a presque autant d’encours que moi. Réalisé en lainage à costume (une de mes matières favorites), il est bien sûr doublé, doté d’une fermeture magnétique (c’est plus pratique) et décoré de bouts de dentelles anciennes (j’en ai un stock quasi inépuisable dans lequel je puise toujours avec délices) ainsi que d’une fleur en tissu à la japonaise dite kanzashi (une première, mais je réitérerai, ce modèle en tout cas est facile à faire et j’aime bien le rendu). Décidément, j’adore faire des sacs…

couture sac dentelle

Une pochette pour ranger les embouts interchangeables KnitPro

pochette embouts knitpro

Ce n’est pas la première que je réalise, mais celle-ci a été faite sur commande pour la fée de la dentelle, Midian. C’est la plus aboutie que j’aie fabriquée, réalisée en tissage fantaisie de filé main, dentelle et ruban de soie teint, avec deux compartiments fermés par une fermeture Éclair pour ranger tous les accessoires.

Bien sûr, j’ai commencé par filer le fil, puis le tisser, et ensuite j’ai cousu la pochette et réuni tous les éléments… Cela prend du temps mais le résultat en vaut la chandelle !

Je précise aux amateurs et amatrices d’embouts KnitPro que cette pochette peut accueillir trois types d’embout (par exemple : métal, bois et plastique, ou carbone) pour toutes les tailles. Dans le compartiment fermé (je n’en fais habituellement qu’un), on peut ranger les câbles et autres accessoires. Je peux réaliser pour vous une pochette sur commande. Le prix d’une telle pochette, compte tenu du temps de travail (teinture ou cardage, filage, tissage, couture, finitions diverses), est de 150 €.

Sac à vélo

sac pour panier vélo Mon Cycliste préféré me demande moins de sur-mesure, ces derniers temps, alors c’est pour moi que j’ai travaillé ! Le printemps est là et l’hiver fut très doux, mes chevilles ont retrouvé un fonctionnement à peu près normal, c’est un plaisir de retrouver le bonheur de pédaler, le nez au vent… Mais, contrairement aux amateurs de fixies qui visent une pratique dépouillée et vont toujours au plus léger, moi, je ne sais pas me balader sans emporter douze millions de trucs, donc j’ai un gros sac en cuir, en forme de cabas, qui doit se gondoler en tous sens pour entrer dans le magnifique panier de vélo anglais offert par mon cher Cycliste. Ce qui finira par l’abîmer, je le crains (le sac, pas le panier).

Ainsi, un jour que je pédalais, le nez au vent et l’esprit encore plus vagabond, j’ai réfléchi à un sac qui s’adapterait parfaitement au panier de mon vélo, en taille et en forme, et dans lequel je n’aurais pas à fouiller interminablement pour trouver ce qu’il me faut (un feu rouge, ça ne dure pas si longtemps que ça). Donc, avec des compartiments étudiés pour tout ce que j’emporte. Il fallait une pochette fermée pour glisser mon bouquin et mon tricot (si si ! j’emporte ça aussi, à vélo !), une autre pour le mini-sac qui contient tous mes “au cas où” (ceci comporte entre autres des pansements, de l’arnica, des crayons de couleur… bé oui, maman un jour, maman toujours), une ouverte pour mon téléphone et une autre pour une bouteille d’eau ou un thermos de thé, une fermée pour l’appareil photo, etc. Je vous entends d’ici : c’est un vélo ou un wagon, son truc ?

Eh bien une fois cela passé sur le papier et calculé, il a quand même fallu sortir ciseaux et aiguilles, deux beaux lainages assortis (si j’avais dû le faire en cuir, il aurait pesé dix fois plus lourd et vu mon expédience en couture du cuir, je n’aurais plus de doigts pour filer à l’heure où je tape ces lignes)… Et faire preuve de patience, car il m’a bien fallu deux semaines pour arriver au bout du projet.

J’ai étudié tous les livres parlant de couture de sacs (et j’en ai…) de ma bibliothèque et j’ai découvert qu’on ne parlait jamais de compartiments multiples ! Zut de zut ! Il a fallu improviser et je n’ai pas trouvé mieux que de réaliser une doublure par compartiment à fixer dans une sorte de “seau” dont la base aurait la forme rectangulaire, arrondie aux coins (pourquoi faire simple), du bas de mon panier. Ci-dessous, des photos de l’avancée du projet : les doublures en place dans le “seau” (bâties avec des épingles, aïe ! aïe ! mais impossible d’utiliser du fil vu le nombre de fois où je les ai déplacées) puis, une fois que chaque doublure fermée a reçu son système de fermeture (tous différents, sinon c’est vraiment pas drôle), les doublures fixées ensemble dans le bon ordre… Ça ne ressemble à rien, si ?

sac pour panier vélo sac pour panier vélo

Après un premier essai d’assemblage, j’ai trouvé à mon sac un côté avachi qui ne me plaisait pas du tout, alors que j’envisageais plutôt un genre de vanity-case un peu décalé. J’ai donc rigidifié le tour (et plus seulement le fond) avec du Jeffytex, un produit que je viens de découvrir et qui me plaît bien : c’est un molleton rigide, un peu comme du carton, qui supporte le lavage, se coud très facilement et ne pèse pas si lourd que ça, au final. Puis j’ai pu faire les dernières coutures à la main et poser les diverses fermetures (avec quand même une petite pièce en cuir pour recouvrir la partie apparente de la fermeture magnétique). Ouf, fini ! Les doigts en sang mais finalement pas mécontente du résultat. Mon Cycliste adoré m’a même acheté une petite housse imperméable pour le protéger en cas d’averse… Allez, hop, en balade !

Dédicace spéciale pour Christine : quand il est complètement vide, ce sac pèse déjà 646 g 😉

sac pour panier vélo sac pour panier vélo

Marché de Noël, J-6 : des p’tits sacs

Un brin de folie soufflera sur mon stand : quatre petits sacs pleins de peps, très girly, pas vraiment hivernaux, pour se faire plaisir toute l’année… Ils sont crochetés en  fil fantaisie et doublés, avec une poche intérieure pour les objets de petite taille. Tout moelleux, ils protégeront efficacement le précieux smartphone des chocs !

sacs créateur

Une fournée de nouveaux sacs dans la boutique !

sacs en feutre

Me voilà remise des émotions de mon marché de Noël… mais pas au repos pour autant, car il s’agit maintenant de photographier les invendus (si si, il y en a quelques-uns 😉 pour les proposer dans la boutique : l’hiver ne fait que commencer, et nous n’avons pas fini de nous calfeutrer dans la laine !

Aujourd’hui, j’ai commencé par étoffer le rayon sacs et pochettes. La collection “Petits boutons et vieilles dentelles” est à l’honneur. Toutes les petites pochettes et autres étuis à lunettes ont trouvé acquéreur, mais il reste quelques sacs à main. À côté, vous verrez quelques pochettes ou porte-monnaie en laine cardée décorés de motifs à l’aiguille, pour changer. Leur atout : des couleurs éclatantes et une adorable fermeture rétro.

Demain, à la demande des clientes de la boutique, je m’attaque aux colliers. La plupart ont été vendus très vite, mais je m’étais levée tôt dimanche matin pour en refaire ! Il en reste donc quelques-uns.

pochettes en feutre

Quatre mousquetaires en goguette…

Pfouh, je ne sens plus mes bras !! Mais je ne pouvais pas m’arrêter de feutrer ces derniers jours, sous le coup d’une poignante frénésie de petits sacs. Oui oui, je travaille toujours sur le stock de mon marché de Noël… Voici donc quatre petits sacs de plus, que vous pourrez retrouver dans la boutique au cours des prochains jours. J’ai redécouvert avec gourmandise le plaisir des embellissements à l’aiguille, qui ne finissent jamais. Mais je me suis aussi amusée à incruster des morceaux de dentelle dans la laine de trois d’entre eux, j’ai cousu des petits boutons… façon “j’ai dévalisé les tiroirs de ma mercière”… mais en fait de mercière, j’ai surtout puisé dans les stocks familiaux de “petits trucs ne pouvant servir à rien” (boutons dépareillés, bouts de dentelles et de rubans tellement petits qu’il n’y en a pas assez pour un ouvrage classique). Or, figurez-vous – je ne sais pas comment était mon arrière-grand-mère que je n’ai pas eu la chance de connaître – que nous sommes des “non-jeteuses” depuis trois générations déjà ! Il y a donc de quoi faire en matière d’embellissements pour mes petits sacs, mais aussi pour de futurs accessoires. Pour ces modèles-ci, j’ai pioché dans les stocks de feu ma chère Mamie, qui, de là-haut, soupire de plaisir en se disant qu’elle a bien fait de ne pas les mettre à la poubelle, tous ces petits riens qui, parfois, font tout.

sacs en feutre