Journey to the Golden Fleece : le bouclier de la sagesse

journey to the golden fleece

Eh oui, le voyage est terminé, voici le huitième et dernier module accompli. Un tissage circulaire réalisé avec tous les écheveaux filés pendant le stage de développement de la créativité fibresque “À la recherche de la Toison d’Or” imaginé par Woolwench et SpinArtiste, les deux fondatrices du site FiberyGoodness.

Je ne regrette pas un instant de m’être embarquée dans cette aventure en moi-même qui a duré presque un an. J’ai appris beaucoup de choses, découvert des ressources insoupçonnées, des sources tout court, suis-je tentée d’écrire. De multiples envies créatives se sont épanouies en moi, la première manifestation en étant ma collection “Ma tasse de thé”. Mais cela nourrit aussi ma participation au thème du mois de la section “Filage” du site Tricotin que j’ai le plaisir d’animer depuis janvier 2014, dont vous pouvez voir le résultat, en ce qui me concerne, ici pour 2014 et ici pour 2015.

Et, bien sûr, c’est loin d’être fini ! Un grand merci à Suzy et Arlene pour toutes ces découvertes.

Journey to the Golden Fleece : j’équilibre mes deux vies

Journey to the Golden Fleece

Pour ce dernier écheveau d’un périple qui, hélas, tire à sa fin, il s’agissait de réconcilier deux puissants aspects de l’existence de tous les voyageurs de la Toison d’or : la vie de tous les jours, avec ses inévitables contraintes, symbolisée par un brin tout simple et le plus régulier possible, et la vie créative, plus folle, voire carrément débridée, issue d’une nappe très fantaisie !

Il me reste maintenant à m’attaquer au tissage circulaire. Je suis très perplexe devant la profusion des écheveaux à intégrer à cette œuvre, leur calibre, leurs différences…

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Journey to the Golden Fleece : mon atout

filage fantaisie

Pour ce cinquième module du Voyage vers la Toison d’Or, nous devions à la fois plonger dans nos stocks pour en extraire quelque chose qui nous tenait à cœur – et cette magnifique nappe qui m’a été offerte par Esperluette, aka Made by Pixies, en est un bon exemple – et travailler sur de petits métrages pour faire la démonstration d’un (ou plusieurs) de nos talents. Pas difficile de deviner, à force de me lire, qu’une des choses qui me plaît le plus dans le filage, c’est de jouer sur le(s) retors… Voici donc quatre exemples de retors à partir de cette belle nappe. À vous de retrouver le retors avec un fil fin, le retors navajo, le câblé et le bouclé 😉

filage fantaisie filage fantaisie

Le stage de feutrage de Pam de Groot : deuxième teaser…

feutre 3D

Qu’est-ce qui ressemble plus à un “twistie” qu’un autre “twistie” ?

Qu’est-ce qui ressemble moins à un “twistie” qu’un autre “twistie” ?

… Qu’est-ce qu’un “twistie” ?

Autant de questions auxquelles je n’ai pas pu répondre, même après trois jours de stage [https://www.facebook.com/stagespamdegrootparis] avec Pam de Groot [http://pamdegroot.com/] !!

Ce que j’ai appris, c’est “comment faire un twistie”. Mais c’était tellement amusant que cela me suffit.

Pour autant, difficile de prouver qu’un “twistie” ne sert à rien. La preuve, nous avons vite été nombreuses à phosphorer sur les objets que nous pourrions tirer de cette technique un peu alien sur les bords (motus sur le moment où nous nous sommes toutes entassées dans un petit réduit obscur afin de tester le “twistie” illuminé de l’intérieur, merci Zoé !). Pour ma part, je rêve à des bracelets ou carrément des manchettes d’une grande extravagance 😉

feutre 3D feutre 3D

Journey to the Golden Fleece : je rencontre la Déesse

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Les modules du Journey to the Golden Fleece n’arrivent que toutes les six semaines, mais parfois il faut plus de temps pour relever le défi que représente chaque épreuve à passer.

Pour mon quatrième “module”, je me suis plongée dans le luxe sans hésitation – la Déesse ne le méritait-elle pas ? Donc, forcément, un fil 100 % soie. Maulbère, qui plus est. Parce que c’était la fibre la plus précieuse que j’avais sous la main à cette époque, et aussi parce que filer de la soie maulbère sans la “couper”, ce n’est pas vraiment une sinécure, et c’est ce que le “voyage” implique aussi : repousser ses limites. Histoire d’aller encore plus loin dans le luxe, j’ai tiré de mon stock de trésors une poignée de perles baroques dont les nuances se mariaient parfaitement, comme par un fait exprès, avec la soie que j’avais teinte moi-même en utilisant des pigments Landscapes (de mémoires, trois teintures superposées pour obtenir l’exacte nuance de gris que je souhaitais).

J’ai gardé sur le coin d’une table ces fibres brillantes et ces superbes perles pendant quelques semaines en réfléchissant à la façon dont j’allais les filer, je vous l’avoue. J’hésitais… J’étais très contente de ma teinture et je ne voulais pas gâcher mes fibres… Et puis j’ai craqué pour les magnifiques fiches de “recettes” conçues par Woolwench et Spin Artiste, les Yarn Architecture Recipe Cards, et quand je les ai reçues, comment ne pas être séduite par le fil baptisé “Tahitian Pearls” ? Quelle  coïncidence ! C’est donc la structure que j’ai choisie. Ce n’est pas pour m’envoyer des fleurs, mais j’adore le résultat. Je trouve que le lustre de la soie et le satiné des perles se marient à merveille.

Le stage de feutrage de Pam de Groot : premier teaser…

spirale en feutre

Je ne me pose jamais vraiment la question de savoir si j’ai envie d’apprendre quelque chose de nouveau avec Pam. Travailler avec elle est toujours un peu magique. Mais quand j’ai commencé à voir sur Internet les images de ses somptueux feutres en 3D, moi qui jusque-là n’étais capable que de quelques sacs et chapeaux – certes en volume mais finalement travaillés “à plat” – je me suis gratté la tête dans tous les sens. Mais comment faisait-elle cette fichue spirale ?

Croyez-moi ou non, pour le savoir, j’ai dû remuer un peu la terre entière. Comme je n’avais pas les moyens d’aller jusqu’en Australie, eh bien ! il fallait faire venir Pam ici. J’avais déjà organisé un stage il y a deux ans, il suffisait “tout simplement” de recommencer.

C’est ainsi qu’il y a quelques jours, nous nous sommes retrouvées à une dizaine sous le regard bienveillant – mais aiguisé – d’une Pam qui avait dans ses bagages, telle Mary Poppins, des façons très nouvelles de bidouiller avec du feutre. Je vous montrerai par petits bouts les merveilles que nous avons réalisées sous sa férule, car il n’est pas simple de gérer d’un coup les centaines de photos que j’ai pu prendre, sans compter que quelques-unes de mes “œuvres” ne sont pas totalement achevées… Commençons par ce coquillage, qui m’a pris presque une journée de doute et d’interrogations. Je n’étais pas la seule dans ce cas : à mesure que nous suivions les indications de Pam, les interjections de découragement fusaient… “Aïe ! je sens que ça se déchire !” ou bien “Alors ça, c’est sûr, j’aurai plein de trous” et autres “On n’y arrivera jamais…” Et pourtant si, au final, on y est bel et bien arrivées, à notre grande stupeur.

Je vous présente donc mon interprétation de la spirale en forme de coquillage.

Les autres stagiaires en ont réalisé de très beaux, voyez plutôt !

spirale en feutre spirale en feutre spirale en feutre

Journey to the Golden Fleece : j’entre dans ma forêt

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Je continue bravement mon petit bonhomme de chemin sur le sentier du Golden Fleece… Pour ce troisième module, c’est dans une forêt un peu magique que j’ai fait ma quête de vision. Dans cette forêt, une araignée a minutieusement orné les arbres de grands tissages circulaires tout en soie…

Cet écheveau, réalisé à partir d’une nappe cardée en mérinos et bourrette de soie, est orné de feuilles en feutre (réalisées à partir de la même nappe), de mawatas et de petites branches.

Journey to the Golden Fleece : j’affronte des défis

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Je vous ai montré le premier écheveau conçu pour le Journey to the Golden Fleece à la fin du mois de mars, voici le deuxième. Je venais juste de découvrir l’ebook de WoolWench sur les mélanges de couleurs par cardage et peignage et j’ai exhumé de mon stock de matériel une paire de peignes avec lesquels j’avais jusque-là peu de rapports, hormis pour m’y piquer les doigts de temps à autre en cherchant autre chose… et je peux vous dire que ça pique !!!

J’ai picoré dans mon stock de mèches de mérinos les couleurs du thème que j’avais décidé d’illustrer… moi-même, physiquement. Et je les ai mélangées par petites touches jusqu’à obtenir cette brassée de nuages vaporeux. Défi ultime, je les ai filés en corespinning, moi qui utilise habituellement très peu cette technique que je ne maîtrise pas forcément, surtout pour filer du fil assez gros. J’ai été assez agréablement surprise par le résultat.

Et en récompense, comme la dernière fois, le coloriage m’attendait… petit plaisir de retour en enfance… sauf qu’à l’époque je n’avais pas de crayons aquarellables 😉

Journey to the Golden Fleece : je pars en voyage !

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Nous sommes quelques centaines de fileuses (il y a peut-être aussi des fileurs, je n’ai pas fait la connaissance de tous les participants, mais avouons que pour l’instant l’activité est en majorité féminine) dans le monde entier à avoir adhéré à ce curieux “stage” de filage qui se déroule en huit étapes, sur une durée d’un an à peu près. Je n’entrerai pas dans les détails mais vous pouvez en découvrir le principal sur le site FiberyGoodness. Ce stage est conçu et étroitement parrainé par deux grandes artistes : WoolWench et SpinArtiste.

Voici le fil réalisé au cours de ma première étape du voyage. Là non plus, je ne peux pas m’étendre sur la totalité de mon cheminement, mais je peux vous dire que j’ai tenté de traduire en couleurs et en textures ce que je faisais avant de découvrir le monde de la fibre : le filage, la teinture, le tissage, le tricot dentelle… Je lisais beaucoup et je corrigeais des textes dans un magazine. Je n’ai pas vraiment changé d’orientation professionnelle mais disons que je pratique différemment mon métier, et que je dispose maintenant d’un (petit) espace me permettant de faire la folle au milieu d’un joyeux bordel désordre.

J’ai cardé du coton pour rendre la texture du papier (même si rares sont aujourd’hui les papiers à être fabriqués à bases de fibres de coton), de la soie rouge et noire pour l’encre, de la laine, et de minces bandes de papier journal. Ma Finest a un peu regimbé pour ces dernières mais avec de la patience et de la douceur, j’y suis arrivée ! Le premier brin est filé avec un “autowrap” en coton blanc et retordu avec un fil de lurex noir.

J’ai bien mis les six semaines allouées pour compléter cette étape, qui m’a demandé pas mal de réflexion et la reprise d’un journal. Une fois l’écheveau terminé et bloqué (attention, un écheveau contenant des morceaux de papier ne doit pas séjourner trop longtemps dans l’eau…), je me suis offert le plaisir de redécouvrir les joies du coloriage (eh oui, un cahier de coloriages – un pour chaque module – est offert au début du voyage !), en récompense. J’avais laissé de côté pinceaux, crayons et feutres depuis longtemps et j’avais oublié à quel point colorier peut être relaxant. J’y ai passé des heures ! 🙂

J’ai hâte de commencer la deuxième étape, moi…

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