La veste “Valensole”

veste tissée main

Inspiration “champs de lavande” pour cette veste mêlant fils filés à la main, bandes de tissu, morceaux de dentelle et rubans de soie teints à la main, avec un peu de Lurex argenté brillant… Ce nouveau chauffe-épaules n’a pas manqué de susciter l’envie sur mon stand de Noël ! J’aime toujours autant le tissage saori, même si je m’aperçois qu’il peut prendre un temps infini, car je m’interroge, au passage de chaque duite, sur ce dont sera faite la prochaine…

veste tissée main veste tissée main veste tissée main

Que faire avec un métier à ceinture ?

tissage métier ceinture

Les inkle looms ou métiers à ceinture servent essentiellement à faire du tissage en bandes. Beaucoup de gens utilisent la technique du tissage aux cartes pour réaliser de belles ceintures, des sangles, des galons… Mais d’aucuns trouvent cela un peu limité, de tisser des bandes (même s’il est possible de les assembler pour réaliser des ouvrages plus grands). Alors, que faire avec un inkle loom ?

Je vous propose un début de réponse : tisser… une cravate décontractée ! Eh oui, avec une bande d’environ 1,50 m, on peut s’orner le cou d’une nouvelle manière 🙂

tissage métier ceinture tissage métier ceinture tissage métier ceinture

Marché de Noël, J-2 : une nouvelle veste tissée

veste tissée saori

Oups, j’ai loupé J-3 ! Il faut dire que j’étais vraiment très occupée à tisser. Je ne suis pas près de me lasser de ce modèle… Là, j’ai donné la part belle au filé main en matières précieuses : laine, soie, angora, alpaga ; le reste est du fil 100 % mérinos teint à la main, sans oublier des morceaux de dentelle et des rubans de soie là encore teints à la main. Elle est moelleuse et toute douce !

veste tissée saori veste tissée saori

Un chauffe-épaules sans prétention

vêtement tissé

Juste deux manches à enfiler quand la fraîcheur tombe ! Et un modèle très simple à tisser, puisque ce n’est qu’un rectangle plié en deux… J’ai ajouté deux bandes de coton imprimé pour faire les manches. J’ai eu la chance de trouver un tissu qui se mariait bien avec toutes les couleurs que j’avais mises dans mon tissage, un vieux caraco qui ne m’allait plus… Quand je vous dis que je ne jette jamais rien !

vêtement tissé tissage

La saga d’un vêtement tissé, épisode 3 : tissage et couture

vêtement tissé

J’ai enfin terminé la dernière étape de ce pull tissé, à col bateau et manches chauve-souris, tiré d’un livre de tissage saori ! Je suis très heureuse du tissu obtenu ; sa composition 80% mérinos 20% laine assure la douceur et bien que le fil soit retordu assez fermement pour réduire les risques d’usure et de boulochage, il reste très agréable sous la main, avec un beau tombé. On m’a reproché que ma dernière veste était “trop bleue”… 😉 Les copines sont presque toutes fanas de mélanges vert-violet baptisés “artichaut”, voilà de quoi leur caresser la rétine ! Encore une fois, beaucoup de plaisir au long de toutes les étapes de cette aventure, qui totalise une cinquantaine d’heures de travail.

vêtement tissé tissagevêtement tissé

Une veste entièrement tissée main

tissage saori

Voilà un bon moment que je lorgne sur le tissage saori avec envie… Je me suis enfin lancée avec cette veste très très fantaisie. Un pur délice à réaliser : on a le droit de tout faire !! Du coup c’est assez long, car on réfléchit pas mal avant chaque duite 😉 Mais cela en vaut la chandelle, non ? J’adore ce modèle, dont la forme enveloppante et ample permet d’habiller toutes les tailles et morphologies.

La saga d’un vêtement tissé, épisode 2 : filage

filage

Voilà qui est fait, grâce entre autres au temps de filage que j’ai pu m’accorder à l’occasion du Tour de Fleece, toutes les fibres cardées lors de l’épisode 1 que je vous dévoilais en mai sont filées ! Je me suis même offert le luxe de leur adjoindre un petit écheveau de fil assorti, légèrement plus gros, retordu avec un fil métallisé vert très discret (un peu trop, en fait…). Il est destiné à apporter une touche de fantaisie dans le tissage.

La saga d’un vêtement tissé, épisode 1 : cardage

cardage

J’ai le projet de tisser un vêtement tout entier (chaîne et trame) ; pour cela il va me falloir beaucoup de fil… J’ai commencé par carder 600 g de mon mélange favori (80% mérinos extrafin de chez DHG, 20% soie) en huit nappes presque pareilles mais tout de même différentes 😉

Je viens de me mettre devant mon rouet, je crois qu’il va vous falloir patienter pour voir ce gros tas filé et retordu – je dirais entre 20 et 30 heures – puisque je vise un minimum de 300 m pour chaque écheveau de 150 g. Qui aurait cru que je passerais autant de temps à faire des maths ? C’est l’effet “tissage”, ça !

Noces de soie

gilet tissé en soie

Douze ans de mariage, ce sont les noces de soie : pour qui aime travailler les belles fibres, c’est un vrai défi qui mérite du temps et de l’application ! Pour faire ce beau gilet à mon cher et tendre, j’ai commencé de presque rien : des mawatas, ou “mouchoirs de soie”. Je vous en ai déjà parlé, j’aime beaucoup l’effet texturé du fil obtenu avec les mawatas, une fois retordu en navajo, c’est-à-dire à trois brins, sur lui-même. Et en plus, il est extrêmement solide. Du coup, il était naturel de penser à le tisser…

J’ai commencé par teindre les mawatas. J’ai la chance de partager la vie d’un homme qui accepte de porter toutes sortes de couleurs sans rechigner, donc j’ai choisi ma teinture Landscapes préférée, le vert Lichen. Après, j’ai étiré tous ces mawatas après les avoir soigneusement détachés les uns des autres, et j’ai enroulé cette mèche aérienne en une gigantesque boule. Cela m’a déjà pris deux longues soirées…

Est ensuite venu le moment du filage. Sachant qu’une fois retordu, j’avais quasiment 1,5 km de fil, le calcul est simple : au départ, j’ai filé 4,5 km ! Pour cela, j’étais ravie d’avoir le concours de mon petit eSpinner Ashford – à présent qu’il est muni d’un épinglier automatique WooLee Winder (oui, j’ai fait des économies et ensuite des folies ! il faudra un jour que j’ouvre une nouvelle catégorie pour vous montrer tout mon matériel, il y a de quoi papoter pendant de longues soirées d’hiver…), c’est le roi des filages au long cours. J’ai apprécié ce confort, puisque le filage et le retors m’ont occupée presque un mois.

C’est avec bonheur que j’ai vu arriver le moment du tissage, car j’adore ça ! Même avec mon très modeste Knitters Loom, un adorable petit métier à tisser pliant, je me régale, et voyez, 50 cm de largeur peuvent parfois suffire pour créer des vêtements ! En l’occurrence j’ai commencé par tracer et couper mon patron (Simplicity n7297). Par chance, le dos est en deux morceaux, ce qui signifie que finalement je n’avais qu’une bande de 35 cm de large à tisser… oui, mais sur presque 3 mètres. Parallèlement, j’ai mesuré le bon métrage d’un épais twill de soie que j’ai teint avec la même teinture pour faire la doublure.

Le début du tissage a généré une certaine appréhension car je me demandais ce qu’allait donner mon fil. Au début, je n’ai pas trop aimé l’effet de rayures que générait le dégradé de la couleur, et je l’ai cassé en alternant plusieurs écheveaux. Ensuite, la grande question était : aurai-je assez de fil pour aller au bout de ma chaîne ? Mes savants calculs me promettaient que oui, mais les calculs… vu ma propension aux étourderies, je leur fais rarement confiance. Finalement, j’ai eu de la chance : une fois tombé du métier, lavé et repassé, le tissu faisait même une vingtaine de centimètres de trop. J’avais quand même prévu une issue de secours : si je n’avais pas assez de tissu, j’utiliserais la même soie industrielle que celle choisie pour la doublure pour faire le dos.

Le moment de la couture du gilet en elle-même a été l’étape la plus rapide. J’ai commencé par décalquer le patron sur de l’intissé très fin que j’ai fixé au fer sur mon tissu, puis j’ai découpé chaque pièce et fait un zigzag à la machine. Avec ça, aucun risque d’effilochage ! Puis j’ai monté le gilet, ce qui m’a donné l’occasion d’approfondir mes connaissances dans le domaine des vêtements doublés. Très intéressant, et surtout le résultat est vraiment agréable. Oui oui, je commence à prendre goût aux finitions soignées ! C’est un peu tard, mais cela prouve qu’il ne faut pas désespérer : même les vieilles guenons apprennent de nouvelles grimaces 😉

Le petit plus, ç’a été d’apporter mon gilet dans ma caverne d’Ali Baba à boutons préférée, chez Dam’Boutons au marché Saint-Pierre. Impossible de ne pas y trouver votre bonheur tant il y a de choix. J’ai craqué pour ces boutons tout simples façon bronze, et le marchand m’a même trouvé une belle boucle assortie pour accrocher la martingale derrière. Une fois les boutons cousus, les boutonnières brodées, le travail était fini, je n’ai plus eu qu’à faire un paquet cadeau…

Et savez-vous quel cadeau j’ai reçu, moi, à l’occasion de mes noces de soie ? Je vous le donne en mille : une énorme provision de mawatas !!!