Souffler le verre : un rêve de gosse

stage de soufflage de verre paris

Avez-vous déjà assisté à une démonstration de soufflage de verre ?

Il n’y a rien de plus magique.

Le souffleur est toujours en mouvement tandis qu’il “joue” avec une boule de verre en fusion sortant d’un four chauffé à plus de 1 000 °C. Mais ses mouvements sont précis, gracieux, et semblent paisibles : il sait ce qu’il fait. Pourtant, il faut aller vite, enchaîner les étapes de la fabrication de l’objet qu’il a en tête avant que la matière refroidisse et devienne dure et cassante. Le verre flamboie comme de l’or, fascinant et dangereux. Dirigé par des mains de maître (verrier), il se façonne, se gonfle, s’épanouit, et voilà un verre, un vase, une coupe…

Renseignez-vous, de nombreux ateliers en France permettent d’assister à des démonstrations, et c’est toujours magique. Allez-y, emmenez vos enfants si vous en avez, vous ne le regretterez pas.

Depuis le début du confinement, mon atelier a dû redevenir un bureau pour quelques mois, et je n’avais plus vraiment accès à mes métiers à tisser ni à mes rouets – ce qui ne m’a pas empêchée de jouer du fuseau, heureusement pour ma santé mentale… et celle des gens qui m’entourent 😉

Mais puisque je ne pouvais pas créer chez moi, je suis allée, dès que les portes se sont entrouvertes, créer chez les autres ! Pourquoi pas ? Par exemple, je vous ai raconté il y a environ un mois mes exploits en couture du cuir avec Sofia.

Connaissant ma passion pour ce spectacle, mon prince m’a offert le stage ultime, celui dont je rêvais sans oser me lancer : souffler le verre. Comment m’imaginer arrivant dans un atelier de verrier, avec toute mon incompétence dans ce domaine, et pouvoir, en quelques heures, faire connaissance avec ce rite magique ? Un verrier parisien consacre pourtant tous ses week-ends à partager son art, à transmettre les gestes de son quotidien pas comme les autres : Thomas. Après quelques heures dans son atelier, j’ai eu l’impression qu’il aimait encore mieux enseigner que créer, et il a un vrai talent pour ça : c’est un pédagogue né. Certes, je ne suis pas sortie de là avec la capacité de souffler le verre par moi-même, mais j’avais vécu l’aventure et produit quelques pièces de guingois que j’adore, avec tous leurs petits défauts, et dans lesquelles je bois désormais tous les jours. Totalement emballée.

J’ai vraiment apprécié la fougue avec laquelle Thomas explique les étapes du travail du verre, la gentillesse avec laquelle il accompagne chacun de nos gestes, son humour… et sa prudence : pour s’être brûlé souvent, il a l’œil à tout, malgré la concentration que demande le travail du verre, et il a su m’empêcher d’un geste de poser machinalement la main sur une tige de métal brûlante ! (Après ça, je vous garantis que j’ai fait gaffe : heureusement que l’on peut enfiler une manchette de protection et qu’un collègue est là avec une palette de bois pour vous protéger – encore mille mercis, Patricia, et pour les photos aussi ! – car je vous jure que ce verre CHAUFFE !)

L’atmosphère dans notre petit groupe était excellente, il faut dire qu’on était tous comme des gamins émerveillés…

Voilà donc mes exploits : tourner la canne, souffler doucement, utiliser les fers à trancher, ouvrir délicatement (hum, j’ai eu l’impression d’être une vraie brute, heureusement que j’ai bénéficié de l’aide de Thomas !) le “buvant” du verre, etc. Je vous fais grâce de toutes les étapes, je pourrais en parler pendant des heures. J’ai bien soûlé ma tribu en rentrant à la maison ! Comment ont-ils résisté à l’envie de me casser les fameux verres sur la tête, mystère ! 😀

stage de soufflage de verre paris
stage de soufflage de verre paris
stage de soufflage de verre paris
stage de soufflage de verre paris
stage de soufflage de verre paris

Mon premier gobelet est tout de guingois. Je m’en amuse : il est si penché que, lorsqu’il est plein, on dirait que c’est l’eau qui est inclinée ! J’adore !

stage de soufflage de verre paris
stage de soufflage de verre paris

Après le gobelet “d’entraînement”, nous avons tenté une pièce plus grosse, un petit carafon à large goulot parfait pour réaliser des eaux parfumées bien fraîches (en photo, au tout début de ce post, la recette préférée de ma fille : un mélange très efficace de concombre et de menthe – attention à retirer la brochette après quelques heures, sinon la peau du concombre donne trop d’amertume au breuvage). Puis, petit pique-nique, moment de repos au frais – loin des fours, que dis-je ? des fournaises ! – et nous voilà repartis pour de nouvelles aventures… J’ai essayé un verre à bière. La courbe en est un peu irrégulière, mais il contient la juste dose d’IPA 😉

stage de soufflage de verre paris

Je ne suis pas repartie avec mes créations, qui devaient refroidir tout en douceur dans un four ad hoc. Pourtant je “brûlais” de les voir, car j’avais à peine eu le temps de jeter un coup d’œil à chaque pièce avant que Thomas aille les déposer au chaud. Mais quand je suis allée les récupérer, bien emballées dans un carton orné d’une jolie étiquette, c’était comme un cadeau de Noël. En plus, Thomas avait glissé une enveloppe pleine de surprises à l’intérieur : badges, autocollants, cartes, et deux super photos de notre groupe prises à l’issue du stage. J’ai bien reconnu sa gentillesse et sa prévenance ! Il s’est décarcassé pour que nous remportions de ce moment un souvenir inoubliable.

Je vous préviens tout de même, si vous souhaitez tenter l’aventure, lancez-vous sans tarder et armez-vous de patience, car la liste d’attente est longue, comme on peut l’imaginer…

Un sac “seau” en cuir…

sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo

… non, pas un “saxo” ! La musique, ce n’est pas pour tout de suite, en ce qui me concerne ! Vous aviez remarqué que les journées n’ont que vingt-quatre heures ? Eh oui, c’est bien cruel pour les touche-à-tout dans mon genre…

Mais ce n’est pas de musique que je voulais vous parler aujourd’hui.

Quand j’ai poussé la porte de ce bel atelier-boutique en rez-de-chaussée, inondé de lumière avec ses grandes vitrines, l’odeur du cuir m’a enveloppée comme une caresse. Un premier plaisir sensuel qui entrait en résonance avec mon amour des belles matières : je me sentais presque chez moi. (En fait je m’y installerais avec plaisir, il est si vaste que je pourrais y nicher quantité de rouets et de métiers à tisser !)

C’est grâce à la plate-forme Wecandoo que j’ai fait la connaissance de Sofia, fondatrice de l’atelier ShaZak. Jusqu’à présent, j’avais recouru à cette plate-forme proposant des stages d’artisanat pour offrir des cadeaux (plus originaux qu’une écharpe…), mais compte tenu de l’atmosphère morose des derniers mois, j’ai eu envie de me faire un très beau cadeau d’anniversaire : travailler le cuir pour faire un joli sac, simple et très pratique (dont la forme, cerise sur le gâteau, est parfaite pour emmener un fuseau en balade… avec plein de fibres à filer, bien sûr).

L’atelier commence par un plaisir façon shopping : choisir les matières. Le cuir, bien sûr, et Sofia travaille du très beau cuir, épais, souple et doux, on pourrait le papouiller pendant des heures. Mais aussi la sangle en coton qui sert d’anse (je rappelle à tous qu’on ne dit pas “de anse” ni “la anse”, je sais qu’à la télé c’est la nouvelle mode de renoncer aux élisions mais, par pitié, n’acceptons de la télé que ce qu’elle a de meilleur et faisons l’impasse sur le pire ! c’était la minute de la correctrice…), la couleur du fil et celle des rivets.

J’adore les couleurs et les contrastes, mais cette fois je suis restée dans une harmonie “chocolatée” pour faire un sac qui allait s’harmoniser avec toutes mes tenues. D’ailleurs, je ne m’interdis pas de m’offrir un autre stage un de ces jours, et de me montrer plus audacieuse 😉

Ensuite, venait l’étape du traçage et de la découpe des pièces à l’aide de gabarits. J’ai découvert les joies du stylo à mine d’argent et j’adore.

sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo

C’est après que les choses se sont compliquées… aïe aïe aïe, domestiquer la machine à coudre professionnelle (une superbe Pfaff très imposante, auprès de laquelle ma chère Ninon adorée ressemble à un petit papillon) ne fut pas une mince affaire ! Je crois qu’aucune de mes coutures n’est droite, qu’aucune de mes marges n’est précise… Fatalitas ! comme disait Chéri-Bibi. Mais je ne ferai pas de photo macro pour mettre en valeur mes petits ratages, merci bien. Mon sac est adorable et il est comme il est 😀

sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo

Et puis, qui peut rêver de maîtriser un outil au premier usage ? J’adresse un clin d’œil à toutes et tous mes stagiaires de filage : cette machine vous a largement vengés de la cruauté avec laquelle je vous oblige à pédaler “à vide” pour arriver à faire tourner la roue dans le bon sens et à la bonne vitesse.

La dernière petite touche, après la fixation de l’anse par trois rivets de chaque côté, c’était de coudre et d’imprimer la petite étiquette avec la chouette chevêche emblématique de l’atelier. Hum, malgré plusieurs essais, je ne suis pas la pro du matoir. Quoi qu’il advienne, le coin en haut à gauche est mieux défini que le coin opposé (ne parlons pas, là encore, de la couture… cette Pfaff m’a réappris l’humilité).

sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo
sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo

Je dois mille mercis à Sofia pour son accueil chaleureux, pour toutes ces infos sur l’essence et le travail du cuir, et pour les belles rigolades ! 😀 J’ai passé un super moment.

N’hésitez pas à aller admirer les créations de Sofia, sellier diplômée des Compagnons du Devoir, sur Instagram et Facebook !

sac en cuir cousu main atelier shazak wecandoo

Un panier faussement rustique… et très très chic !

panier rustique vannerie artisanale saulaie

D’après mon cher Larousse, l’adjectif “rustique” désigne quelque chose “qui appartient ou se rapporte à la campagne, aux gens ou aux choses du milieu rural”, ou “qui a les caractères simples et naturels de la campagne”, ou encore carrément “qui est fruste, sans façons, sans raffinements”. Sans raffinement, mon joli panier ? Peuh !

Pourtant, quand ce modèle de panier a été créé, sous le Second Empire, il était réservé aux riches bourgeoises qui l’utilisaient comme sac à main (ce que j’ai moi-même bien l’intention de faire !). Normal : le rotin employé est très fin et sa “galerie” élégante (c’est ainsi qu’on appelle le motif qui l’entoure) ressemble à une broderie délicate et chic. C’est plus tard et progressivement que ce panier s’est invité dans les campagnes, d’abord comme cadeau raffiné, puis en changeant de gabarit pour transporter des victuailles ou de petits animaux.

Oublions donc le terme “rustique”… Ce type de panier n’est pas seulement ravissant, il est aussi long et compliqué à faire. Croyez-moi sur parole ! J’en ai découvert tous les méandres à Saulée (encore une fois… mais j’adore les stages de Pascale, pourquoi lui ferais-je des infidélités ?). Nous étions quatre vannières très concentrées (merci à Agnès, Corinne et Pat : l’ambiance était formidable, les filles, j’ai passé de si bons moments en votre compagnie ! on a beaucoup ri et ces pique-niques pantagruéliques on chatouillé ma légendaire gourmandise…) et il nous a fallu pas moins de quatre jours pour venir à bout de ses subtilités.

Alors, déjà, moi, je n’avais jamais travaillé le rotin. Lors de mon premier stage chez Pascale, j’ai réalisé une corbeille et un panier rond, tous les deux en osier. Cela m’a donné envie de revenir pour me confectionner une immense panière à linge également en osier, que j’aime tendrement. Et c’est à cette occasion que j’ai repéré le fameux panier rustique dans son atelier. J’en suis immédiatement tombée amoureuse. Certes, il n’avait pas la force brute et naturelle de l’osier, mais sa sophistication était un vrai défi, et elle nécessitait la régularité du rotin. J’ai donc fait une infidélité à l’osier…

panier rustique vannerie artisanale saulaie

Autre spécificité, ce panier est tressé autour d’un moule, chose que je n’avais jamais faite non plus. C’est un peu plus difficile car du coup, l’ouvrage que l’on tient en équilibre sur les genoux est plus lourd et moins facile à manipuler. Mais cela permet une régularité de forme dont j’avais été incapable jusqu’à présent.

panier rustique vannerie artisanale saulaie

Ensuite, il y a le piège du couvercle, qui doit s’emboîter parfaitement sur le haut du panier, et même avec un moule, ce n’est pas de la petite bière. Enfin, il y a de nombreux détails à ajouter : pied tressé, charnières, anses, fermeture… Tout cela m’a permis de découvrir plein de petites techniques passionnantes. Je suis toujours aussi séduite par la vannerie, et j’adore mon nouveau panier. J’ai bien l’intention de jouer les belles du Second Empire et de le trimballer partout avec moi. Je peux y glisser facilement tout ce qui m’est nécessaire quand je me déplace, avec en plus un petit ouvrage de tricot ou… un fuseau et une poignée de rolags, bien sûr 😉

panier rustique vannerie artisanale saulaie

Voici nos diverses réalisations, avec notre instructrice de choc, Pascale !

panier rustique vannerie artisanale saulaie
panier rustique vannerie artisanale saulaie
panier rustique vannerie artisanale saulaie
panier rustique vannerie artisanale saulaie

Encore de la vannerie !

vannerie artisanale osier brut

L’année dernière, je me suis régalée chez Pascale Germain, à Saulée, pour mon premier stage de vannerie. Cet art m’a plu énormément et j’ai toujours su que j’en referais. Mais faire tremper et manipuler l’osier dans mon petit appartement était difficile à envisager… alors quand ma vilaine panière à linge industrielle a rendu l’âme, comme bien d’autres avant elle, j’ai dit à mon tendre époux : “Il nous en faut une qui tienne un peu plus longtemps, qui ait été confectionnée dans les règles de l’art… Je retourne chez Pascale !” Et, hop, un petit week-end en amoureux dans la région d’Épernon.

Ci-dessous, admirez la vieille panière. Je l’ai emportée avec moi pour en copier à peu près les dimensions (en fait non, ma nouvelle panière est plus grande) et je l’ai laissée à l’atelier, où elle entame une seconde vie : Pascale y stocke ses restes de brins d’osier.

vannerie artisanale osier brut

J’avais très envie de travailler à nouveau l’osier brut. Le panier rond réalisé en octobre dernier me suit partout et j’adore son contact, son odeur et sa couleur. Mais là, Pascale et moi avons vu beaucoup plus grand, et il m’a fallu presque deux jours pour venir à bout de ce mastodonte !

vannerie artisanale osier brut
vannerie artisanale osier brut
vannerie artisanale osier brut
vannerie artisanale osier brut
vannerie artisanale osier brut
vannerie artisanale osier brut

Une fois le panier terminé, Pascale m’a montré comment ajouter un fond en couronne pour qu’il soit bien stable. J’ai aussi choisi de réaliser des poignées intégrées qui ne sont pas près de lâcher comme l’ont fait celles de toutes mes panières à linge, lesquelles avaient toutes des poignées rapportées.

vannerie artisanale osier brut
vannerie artisanale osier brut

L’osier se travaille bien imbibé d’eau pour conserver sa souplesse (ce qui n’allait pas de soi en cette période de canicule, les deux autres stagiaires et moi passions notre temps à pulvériser de l’eau sur nos œuvres en gestation !), et la panière terminée m’a paru très lourde, mais une fois sèche, elle est très légère et facile à manipuler. Faire une lessive est devenu un plaisir que l’on se dispute !

vannerie artisanale osier brut
vannerie artisanale osier brut

Je vous reparlerai bientôt de vannerie, car j’ai déjà choisi mon prochain stage. Ce sera un panier totalement différent. Chut ! C’est un secret. Mais j’ai terriblement hâte d’y être…

Fêtons la Laine ensemble !

Je ne pouvais pas faire l’impasse sur une manifestation aussi proche de moi, à la fois sur le plan géographique et sur le plan créatif, que la Fête de la Laine organisée ce week-end à Malakoff, en proche banlieue parisienne.
Des exposants talentueux, des ateliers passionnants, un défilé de mode, des petits jeux-concours avec des lots laineux à gagner (comme le ballon que je vous ai montré hier)… Ne résistez pas : si vous êtes dans le coin ce week-end, venez y faire un tour.

Cliquez ici pour connaître :

fête de la laine malakoff 2019

Et pourquoi pas la vannerie ?

tressage panier vannerie

Cela faisait longtemps que j’avais envie d’essayer, mais j’ai mis un peu de temps à trouver la bonne personne pour m’aider. Et finalement, il y a quelques semaines, j’ai pu aller passer deux jours avec mon fiston à Saulée, sous l’égide de Pascale Germain, qui m’a enseigné quelques rudiments de vannerie. Je dis “quelques rudiments” non pour déprécier tout ce que j’ai appris pendant ce week-end d’automne, mais parce que la vannerie est un monde immense que l’on ne peut qu’effleurer en si peu de temps.

Pascale fait des paniers magnifiques, inventifs et très minutieusement réalisés ; elle travaille aussi d’autres formes et s’intéresse beaucoup à l’aspect historique et géographique de l’art de tisser et tresser les brins d’osier. N’hésitez pas à aller admirer ses merveilles sur un des nombreux salons et marchés d’artisans où elle expose. Personnellement, je raffole des paniers dans lesquels elle intègre des bois de cerf, ce sont des pièces superbes.

J’ai donc commencé par réaliser une corbeille qui n’est déjà pas “toute simple” puisqu’elle a un pied rapporté, des jours simulant des anses et une fine ligne verte, avec la touche personnelle signature de Pascale, une petite tresse décorative. Cela a pris quasiment la journée. L’atelier tout neuf de Pascale est vraiment agréable, lumineux, avec vue sur un très beau jardin. Je ne cessais de lorgner cette grande pièce en me disant qu’elle accueillerait très bien deux ou trois métiers à tisser et de grandes étagères débordant de laine 😀

tressage corbeille vannerie tressage corbeille vannerie tressage corbeille vannerie tressage corbeille vannerie

Le lendemain, je me suis attaquée à un panier rond plus volumineux, en osier brut (non écorcé, contrairement à celui utilisé pour la corbeille). Nous avons varié les modes de tressage, j’ai adoré. J’aurais pu rester là toute la semaine si je n’avais pas fini par me sentir des courbatures aux poignets ! Je suis très fière de mon panier que je traîne partout avec moi, généralement plein de laine… Bref, je ne suis pas sûre de pratiquer cet art chez moi car le trempage des brins d’osier n’est pas facile à imaginer en appartement, mais Pascale m’a fait quelques suggestions intéressantes. Et puis, je ne vais certainement pas me souvenir de tous les gestes toute seule. Mais j’ai beaucoup aimé ce stage et je crois que le mieux, c’est encore d’y retourner pour pratiquer à nouveau…

tressage panier vannerie tressage panier vannerie tressage panier vannerie

Ce n’est pas mon fiston qui s’opposera au projet, regardez le joli panier en rotin qu’il a réalisé en suivant patiemment les directives de Pascale !

tressage panier vannerie

Je pense déjà à Noël, pas vous ?

village des terroirs de vanves 2018

Comme chaque année, au nom de L’Archipel des Créateurs, je participe à l’organisation de l’exposition de créateurs qui se tient au sein du Village des Terroirs de Vanves. Pour fêter Noël, tous les Vanvéens et bon nombre de Parisiens et de résidents de la région parisienne viennent acheter les bons produits qu’ils utiliseront pour préparer leurs repas de fête, ainsi que les cadeaux qu’ils offriront à ceux qu’ils aiment. Cette année, ce sera du 14 au 16 décembre, sur la place de la République. Si vous êtes créateur et avez envie d’exposer, vous pouvez consulter le dossier d’inscription ici : Dossier Village des terroirs 2018.

Au programme : de la féerie, des spectacles, des concerts, de bonnes choses à manger et de superbes créations !

village des terroirs de vanves 2018

Ali Baba au rhum

baba au rhum

Ces derniers temps, j’ai eu envie de baba au rhum, et c’était le moment idéal : les enfants étant en vacances de leur côté, je n’avais pas à culpabiliser de préparer un dessert qu’ils ne pourraient pas goûter.

J’ai donc écrit sur ma to-do list : “baba”.

Rares sont les lignes de cette liste que je barre dans la journée, donc celle-ci y est restée quelques jours, et chaque jour, je vérifiais ma liste et tombais sur le mot “baba”.

Et là, ce qui est arrivé… c’est que la chanson d’Ali Baba et les Quarante Voleurs – un film de 1954 avec Fernandel, réalisé par Jacques Becker, pour lequel, petite, j’avais une grosse tendresse car il avait été tourné dans mon pays de naissance, avec des costumes et accessoires de tous les jours que je voyais encore beaucoup dans la rue – cette chanson, dis-je, a commencé à me tourner dans la tête.

Mais ce n’était pas le gentil “À la volette” que tous les amateurs de Kaamelott connaissent (elle “reste”) ! Non ! Je me lève le matin, je me sers une tasse de thé et…

“Ali, Ali, Ali Baba, de laaaaaaaaaaaaaaa mosquée à la kasbah…”

Je chasse la ritournelle de mon esprit, j’essaie de travailler, j’ouvre un fichier un peu épineux mais…

“… quand on m’aperçoit, ce n’est qu’un cri : Bonjour Baba ! Adieu, Ali…”

Arrrgh ! et tout au long de la journée c’est la même chose, pendant trois jours ! Vous pouvez imaginer ça ?

“… et quand par hasard ça ne va pas, je me dis : mektoub, inch’allah ! Aaaaaaaaaah, Aliiiiiiiiiii Babaaaaaaaaaaaa !”

Je vous le promets, c’est une torture. Mais enfin, hier, j’ai ouvert mon livre de pâtisserie préféré, Secrets gourmands (évidemment signé Pierre Hermé) pour me plonger dans la recette, casser des œufs, mélanger de la farine, pendant que mon cerveau repassait en boucle “Aaaaaaaaali Ali Ali Ali Ba-ba”. J’ai patiemment laissé rassir les babas une journée – pas deux, je n’aurais pas tenu le coup – et aujourd’hui, je me suis occupée du sirop au rhum brun.

Je ne suis jamais déçue par les recettes de monsieur Hermé, c’est donc un délice. Offrez-vous ce livre si vous en avez l’occasion, il vous dit tout des classiques de la pâtisserie française. Rien que pour la recette des sablés, je ne m’en séparerais pour rien au monde.

Et maintenant, pour les plus aventureux d’entre vous… car, faites attention, hein : elle “reste”.

Bonne année à toutes et à tous !

voeux 2016

Je ne suis pas du genre à polémiquer ni me lamenter, donc n’attendez rien d’original aujourd’hui sous ma “plume” : je viens, comme beaucoup, vous offrir mes vœux en ce début d’année que nous sommes nombreux à charger d’espoir. Je vous souhaite avant tout une santé de fer et un moral d’acier. Je vous souhaite de profiter de la vie à chaque seconde, d’aimer et d’être aimé. Je vous souhaiter de beaux moments de création, des découvertes excitantes, des expériences exaltantes. Bref, une belle tranche de bonheur.

Merci à toutes et à tous de me suivre aussi fidèlement, depuis aussi longtemps. Eh oui, c’est cette année que nous allons fêter les dix ans de ce blog… Avec des cadeaux au rendez-vous, bien sûr, comme pour tout anniversaire digne de ce nom 🙂

Jeu des 8 erreurs : la solution !

Vous avez été très nombreux à jouer au petit jeu que je vous ai proposé hier. Je suis sûre que vous avez trouvé toutes les différences entre mes deux photos, mais je vous en avais promis la liste, la voici !

 

  1. Le mannequin sur lequel je teste mes patrons en miniature a changé de position.
  2. La marotte à chapeaux a tourné la tête pour bavarder avec le mannequin.
  3. Je me suis décidée à ranger les rubans qui traînaient.
  4. Shaun le mouton ne tient toujours pas en place. Mais quel asticot !
  5. J’ai pris un des deux écheveaux teints à la main pour le passer en pelote. Il est à côté de la cardeuse, on en voit juste un petit bout.
  6. Le compte-tours de mon écheveaudoir a changé de côté.
  7. J’ai eu le temps de filer quelques mèches, il y en a moins.
  8. J’ai bu mon thé, bien sûr !