
Je vous ai parlé de crazy patchwork il y a un peu plus d’un an. Je m’en étais alors servie pour apporter une touche d’élégance nipponne à mon rituel du thé matinal. Mais ce que j’ai constaté quand on pratique ce genre de technique, c’est qu’on s’imagine finir ses chutes de jolis tissus japonais alors qu’en réalité, le stock ne baisse pas du tout – mais alors pas du tout ! En effet, pour le crazy patchwork, on a tendance à rogner les bouts pas droits des morceaux de tissu, et au final, on a l’impression qu’il en reste toujours autant.
J’ai repris la technique l’été dernier (étonnant que je ne vous aie toujours pas montré le résultat, reportez-vous à mon dernier article si vous voulez savoir pourquoi) à l’occasion d’un défi de couture lancé par Véro Pinson, la créatrice des patrons Sacôtin. Je n’ai pas moi-même participé au défi puisque je n’utilisais que des restes de tissus de mon généreux stock, mais c’était l’occasion de faire connaissance avec le modèle Samba qui a l’intérêt de posséder une poche intérieure “cachée” : parfait pour un sac de plage qu’on quitte souvent des yeux ! Pleine d’envies de vacances, je lui ai adjoint une petite trousse de toilette Fringante, que j’avais déjà réalisée pour ma fille et que j’avais adoré faire.
Commençons par le plus long : étant amatrice de tissage et l’heureuse propriétaire d’un inkle loom Ashford, je ne vais quand même pas acheter de bêtes sangles pour faire des anses de sac ! Mieux vaut craquer pour trois écheveaux de chanvre Pernelle chez Les Tricoteurs volants… J’ai découvert avec plaisir la marque française de fils végétaux Natisséa que j’aime beaucoup tricoter et tisser. Les fils ne sont pas très tordus, ce qui peut me poser des difficultés en tricot, mais les couleurs sont superbes. J’ai choisi le blanc et le bleu pour aller avec mes tissus japonais, et j’ai ajouté le jaune pour contraster parce que j’avais des envies de soleil (et que je ne pouvais vraiment pas résister à ce magnifique jaune).

Si je ne me trompe pas, c’était là ma première tentative de tissage pick-up dont je vous parlais dans mon dernier article. J’y ai pris un plaisir infini. C’est vrai que c’est très long, mais c’est si gratifiant que l’on ne voit pas le temps passer : le résultat en vaut vraiment le coup. Comme je vous le disais le mois dernier, le plus difficile est généralement de choisir la face du tissage que l’on va utiliser, mais peu importe pour des anses de sac !


Une fois ma sangle tissée, je me suis amusée avec le crazy patchwork de la trousse. La réalisation de cette dernière m’a demandé un peu d’adaptation quand je me suis aperçu que j’avais coupé mes pièces légèrement trop vite… Eh oui, la seule fois où j’ai oublié de mesurer le “carré témoin” du patron que je venais d’imprimer, il fallait que ce soit la fois où mon imprimante a décidé d’imprimer le document 10 % plus petit ! Grrrrr ! Mais bon, avec un peu de concentration et un coup de ciseau dans les fermetures à glissière, on y parvient et on obtient juste une trousse un poil plus petite. Dont la taille me convient très bien puisque je n’y mets que le strict nécessaire.



Pour le sac, j’ai alterné de grandes bandes de tissu assez régulières évoquant le ciel et la mer, avec quelques points de sashiko jaune comme des rayons de soleil. Et pour l’intérieur où je mets ma serviette humide et la base qui repose sur le sol, j’ai choisi un lin enduit beige évoquant le sable. Ces deux créations m’ont accompagnée au bord des vagues l’été dernier et m’y accompagneront à nouveau très bientôt, j’espère !
















































