
On parle beaucoup des réseaux sociaux en bien et en mal. En bien, c’est naturel, on y découvre tant de choses ! Quand on a un esprit créateur, c’est une caverne d’Ali Baba. En mal, c’est naturel aussi : même si on ne le ressent pas forcément de manière personnelle, il faut bien accepter les témoignages de sociologues et de neurologues nous disant presque quotidiennement combien il est difficile de vivre dans un monde où l’on ne peut (presque pas) éviter de se comparer à des personnes qui nous prouvent, elles aussi quotidiennement, à quel point elles s’en sortent mieux que nous dans toutes les situations de l’existence (qu’elles choisissent de nous montrer…). Et ce, même si nous savons pertinemment qu’il y a beaucoup de mise en scène dans toute cette perfection, peut-être même un peu de triche. Voire beaucoup, parfois.
S’il était besoin de vous prouver que je ne suis pas ce genre de personne et que je ne cherche pas à vous donner une illusion de perfection pour vous impressionner ou pour lustrer mon ego dans le sens du poil, cette publication pourrait s’en charger facilement !
Avez-vous déjà vu plus biscornu que cette tentative de vannerie ??
On est quand même loin du “panier rustique” (pas rustique du tout) dont je suis si fière ! Oui mais, pour le réussir, Pascale m’avait tenu la main tout du long, ou presque. Croyez-moi, rien ne vaut l’aide d’un pro quand on veut accomplir quelque chose au mieux 😉
Vous vous souvenez de mon “rhabillage de fruits” d’il y a deux ans ? Il s’agissait de redonner une nouvelle jeunesse au panier qui protège mes fruits des moucherons (j’adore les fruits, c’est un des luxes de mon existence, et je n’aime l’été que parce que j’aime les fruits). Bon, eh bien cette nouvelle jeunesse n’a duré que deux ans car ce sont les articulations de la “capote” qui ont fini par lâcher. Ce ne sont pas des produits spécialement durables, ces paniers. Mais la vannerie est finalement aussi quelque chose de relativement fragile dans le temps.
Bref, je me suis sentie capable de le remplacer sans acheter un autre produit venu de loin. J’avoue que j’ai quand même cherché une alternative plus solide tout en restant jolie et originale, en matériaux naturels… pas trouvé. Le monde est immense, on nous propose des biens manufacturés par milliards, mais dès qu’on commence à chercher quelque chose de précis, on revoit toujours et toujours la même chose, vous avez remarqué ?
J’avais acheté dans un magasin d’artisans un joli plat en bois gravé, et je me suis dit que je pouvais partir de là. J’avais des rouleaux de rotin dans une boîte, car après mes réalisations avec Pascale, j’avais acheté un peu de matériel de vannerie, quelques livres, du rotin parce que travailler l’osier en appartement, comment vous dire… et donc, j’ai commencé à réfléchir à m’en servir pour réaliser une sorte de “cage”, une structure en forme de cloche que je recouvrirais de tissu fin pour que mes fruits respirent sans que ces satanés insectes puissent passer.
J’avais envie depuis un moment d’essayer la vannerie spiralée, en plus j’avais trouvé un stage en vidéo pas trop mal ! Bref, j’ai laissé traîner le projet longuement, c’est mon très gros défaut, et puis un jour je me suis lancée.
Tresser cette spirale m’a pris un temps infini – en tout cas c’est l’impression que ça m’a donné – et j’ai travaillé “au pif” tout du long. C’est probablement la raison pour laquelle elle est si biscornue ! Mais je suis quand même contente d’avoir obtenu quelque chose qui tienne à peu près debout sans devoir m’y reprendre à dix fois.
Note à moi-même : pas de vannerie en temps de canicule ! Même si on les asperge constamment d’eau, les brins de rotin sèchent vraiment trop vite et cassent bien trop souvent pour ce que ma patience est capable de supporter.








Marie, tu es une source inépuisable d’inspiration. Cette cloche a beaucoup de charme !