Kilt, laine et métal

kilt concert heavy metal guêtres filé main artisanal

Je ne crois pas qu’il ait une goutte de sang écossais dans les veines, mais mon fiston porte le kilt.

Au début, c’était essentiellement pour suivre son papa en concert, où les métalleux enfilent volontiers la jupe et, s’ils ne le font pas, se montrent extrêmement tolérants en matière de look. J’ajoute qu’ils sont aussi très protecteurs envers les bouts de chou, si bien que je n’ai aucune inquiétude (ou presque, une maman n’est jamais 100% zen) à laisser filer ma petite ablette jusqu’à la barrière de sécurité dans un concert d’Airbourne ou de Queensrÿche, sachant qu’il sera pris en charge par de charmantes dames elles-mêmes secondées par des gros costauds, et qu’il a même toutes les chances du monde de rafler des médiators et des baguettes de batterie… voire de monter sur scène…

Bref, le kilt est de mise pour les concerts, mais pas seulement. Par exemple, quand nous allons au pub spinning déguster un super fish & ships, le kilt est de rigueur. Et puis finalement, il s’est décidé à le porter au collège où le physio (hem, le portier) a fortement haussé les sourcils mais n’a pas trouvé dans son cher règlement l’alinéa interdisant à un garçon d’aller étudier en jupe.

Sauf qu’il y a des saisons où porter la jupe, même si on n’a pas de sang de highlander et qu’on met un caleçon, ça fait froid aux papattes.

J’avais depuis longtemps promis une paire de guêtres bien chaudes et assorties à son tartan violet, bleu foncé, noir et blanc signé Heritage of Scotland (ma chère). Avec le confinement, impossible d’arguer que je n’avais pas le temps, il fallait s’atteler au projet.

J’ai commencé par faire un écheveau dans ces tons-là avec un mélange cardé de mérinos et soie colorés que j’avais en stock, mais je devais moi-même avouer qu’on n’y était pas tout à fait et Fiston a beau être très poli, il a la sale habitude d’être honnête. Bref, je devais revoir ma copie et me montrer un peu plus exigeante.

Du coup, je suis passée en mode teinture et, au bout de quelques étapes de surteinture (en matière de couleur, il faut toujours s’approcher à très petits pas de son objectif…), j’ai mis la main exactement sur le violet et le bleu qu’il me fallait. Il ne restait plus qu’à ajouter du noir et de la soie maulbère blanche (re-ma chère), à sortir la planche à rolags, et pouf !

Au moment de faire les rolags, toutefois, un instant de réflexion. Je voulais retrouver le motif du tartan, mais je ne voulais pas de rayures franches non plus. Du coup, j’ai fait la moitié des rolags (pour le premier brin) en alternant franchement les coloris, et l’autre (pour le second) en les mélangeant de manière plus fondue. Je comptais sur un fil qui allait changer de couleur selon les rayures du tartan, mais pas de manière trop tranchée.

kilt concert heavy metal guêtres filé main artisanal
kilt concert heavy metal guêtres filé main artisanal
kilt concert heavy metal guêtres filé main artisanal

L’écheveau était doux et moelleux, mais difficile de dire en le voyant si j’allais obtenir le tricot que j’avais en vue… et en matière de filage, rien n’est sûr avant la toute fin de l’ouvrage. Je me suis donc précipitée sur mes aiguilles pour réaliser les guêtres. Patron facile à imaginer : ce ne sont que deux tubes de tricot circulaire en côtes 2/2.

Je suis satisfaite du résultat, et Fiston est ravi, il paraît qu’elles sont très, très confortables.

kilt concert heavy metal guêtres filé main artisanal
kilt concert heavy metal guêtres filé main artisanal

Mais je n’avais pas terminé ma tâche : pour ses rangers en cuir de concert (indispensable si vous ne voulez pas vous faire écrabouiller les arpions pendant un “wall of death”), qu’il a dénichés l’été dernier sur une brocante… sans lacets, il fallait quelques mètres d’un beau cordon. Justement, je viens de me mettre au kumihimo ! Il me restait un peu de fibres violettes, j’ai donc filé vite fait quelques mètres de violet et autant de noir, et j’ai réalisé cette “tresse creuse” à huit brins. Les bouts en plastique ? Quelques centimètres de gaine d’électricien thermorétractable et un coup de chaud, hop !

Il me reste un peu de fil : pour des guêtres assez longues, qu’on peut retrousser, 135 g de fil ont suffi et j’en avais fait 200 par précaution. Je réfléchis à faire de gros pompons en laine pour customiser son casque de concert (indispensable pour protéger ses jeunes tympans), mais je ne sais pas trop si je pourrai aller jusque-là… 😀

kilt concert heavy metal guêtres filé main artisanal

Baby Surprise Jacket

BSJ baby surprise jacket filage fractal rouet

Cela faisait longtemps que j’avais envie de tricoter le Baby Surprise Jacket d’Elizabeth Zimmermann ! J’étais sûre que c’était un modèle parfaitement adapté à la singularité des fils filés à la main… Je n’attendais plus que l’occasion, qui m’a été fournie par une petite June récemment débarquée sur Terre.

J’ai aussitôt teint 100 g de mérinos superwash (oui ! je le sais que ce n’est pas la fibre idéale ! mais les jeunes mamans non fileuses ont le droit de préférer les vêtements qui se lavent plus facilement… Enrico, ne me fais pas les gros yeux, je t’en prie) avec des couleurs un peu acidulées, et j’ai filé cette mèche en “fractal”, un peu plus fin que les écheveaux que je réalise d’habitude selon cette méthode.

BSJ baby surprise jacket filage fractal rouet
BSJ baby surprise jacket filage fractal rouet
BSJ baby surprise jacket filage fractal rouet

J’ai pris un énorme plaisir à tricoter cette petite brassière toute d’une pièce. Le modèle est facile et amusant, le style d’Elizabeth Zimmermann et savoureux et, comme je m’en doutais, celui que l’on appelle familièrement le BSJ met très bien en valeur les changements de teinte des fils réalisés à partir de mèches teintes. Oui, je me suis régalée ! J’espère qu’il plaira tout autant à la petite June et à ses parents.

BSJ baby surprise jacket filage fractal rouet

“5 days, 5 shawls”, on remet ça…

châle tricot filé main échantillon

J’avais oublié de vous en parler, de ceux-là ! Vous vous souvenez peut-être du challenge “5 days, 5 shawls” auquel j’ai participé en janvier dernier ; vous y avez peut-être d’ailleurs participé vous-même.

Eh bien, la designeuse Ahora Knits en a proposé une nouvelle tournée. Je m’étais bien amusée à tricoter tous ces petits échantillons qui m’ont permis de mieux comprendre les diverses formes de châles et je suis tombée amoureuse du châle asymétrique ainsi que de sa variante en pointe de flèche… Ce genre de petit challenge est très ludique car il demande peu de temps chaque jour. Et encore, moi, je m’amuse en plus à filer le fil ! Une nouvelle fois, j’ai cardé du mérinos coloré pour établir un petit dégradé, et j’ai obtenu cinq mini-pelotes à croquer.

châle tricot filé main échantillon
châle tricot filé main échantillon

Ensuite je n’ai plus eu qu’à tricoter chaque jour la forme proposée… pas de chance, il n’y avait qu’un nouveau modèle, j’avais déjà fait les quatre autres lors de la précédente édition du challenge. Pas grave, j’en ai profité pour tester mes propres variantes.

Pour le premier, le châle triangulaire, j’ai décidé d’insérer une torsade entre les mailles d’augmentation.

châle tricot filé main échantillon

Pour le deuxième, le châle triangulaire en “aile”, je me suis contentée de modifier la façon de faire les augmentations, mais cela n’est pas très visible.

châle tricot filé main échantillon

Pour le troisième, le châle asymétrique, une de mes formes préférées, j’avais déjà tenté comme variante la forme en flèche l’année dernière, donc je me suis juste exercée à faire les augmentations/diminutions dans l’autre sens. Sur un modèle aussi simple par ailleurs, cela n’a pas d’intérêt évident.

châle tricot filé main échantillon

Pour le quatrième, le châle trois quarts, qui ne comptera décidément jamais parmi mes favoris, j’ai aussi changé le look des augmentations…

châle tricot filé main échantillon

Pour le cinquième, surprise ! Une nouvelle forme à tester ! Et je l’ai beaucoup aimée : le châle semi-circulaire. Celui-ci me plaît beaucoup. Mon goût me portera toujours davantage vers les formes asymétriques, mais celui-ci me va aussi. Il faut dire que j’aime les châles allongés car je les porte généralement plus ou moins comme des écharpes.

châle tricot filé main échantillon

Tout ça m’a donné envie de m’inventer un modèle ! Mais je me connais, je n’aurai jamais le temps…

Bokaclava, la démoniaque cagoule…

bokaclava tricot ravelry cagoule

Je ne sais pas comment j’ai pu faire, avec mes gènes, un enfant aussi frileux, spécialement des oreilles. Mais, d’une certaine manière, c’est un avantage, je vais pouvoir le couvrir de laine toute sa vie ! 🙂

Bien que frileux, il n’est quasiment jamais malade, c’est peut-être parce qu’il se couvre bien et se gave de miel comme un ourson toxicomane. Pourtant, quand une virulente épidémie de grippe a touché la moitié de sa classe, plus la maîtresse, il a ramené le virus à la maison et nous l’avons tous hébergé chacun à notre tour… J’espérais passer au travers mais, non, je l’ai finalement attrapé.

La meilleure façon de lutter contre cet hôte indésirable est de se couvrir de laine (veste, grosses chaussettes, châle… vive le tricot !), de se préparer une généreuse théière de thé et d’attendre que ça se passe en réorganisant sa to-do list pour repousser aux calendes grecques tout ce qui demande un peu trop d’énergie. Parfois, même tenir un fuseau à bout de bras peut sembler épuisant ! Mais, rester allongée à regarder le plafond, c’est au-dessus de mes possibilités. Il me fallait donc un tout petit projet, pas trop lourd, pour m’occuper trois jours en attendant que mon organisme terrasse l’Influenza.

Je me suis souvenue de ce modèle farfelu aperçu sur Ravelry, le Bokaclava, inspiré du démon-gargouille Bok, personnage de la série culte Doctor Who. Il était si rouge qu’il ne pouvait que plaire à mon petit prince, puisque c’est sa couleur préférée. Je lui ai proposé l’idée, il a accepté, à condition de faire l’impasse sur la grosse langue – ça c’était too much pour lui. Je me suis donc attelée au projet, petit, rapide et amusant à faire, et j’ai réalisé mon propre Bokaclava, sans la langue et avec un col roulé un peu plus long, histoire de bien protéger mon frileux pour sa prochaine bataille de boules de neige…

bokaclava tricot ravelry cagoule
bokaclava tricot ravelry cagoule

“5 days, 5 shawls” : cinquième et dernier jour

5 days 5 shawls handspun

Pour la dernière étape du défi des 5 châles en 5 jours, nous avons étudié un châle carré.

Je serais tentée de dire : beurk, car au départ je n’aime déjà pas trop les châles carrés (trop compliqués à porter pour mon goût, ou alors il en faudrait un très, très fin à porter comme un foulard… et j’avoue que je ne mets jamais de foulards), et en plus il s’agissait de le tricoter avec 5 aiguilles doubles pointes, en mettant 2 mailles sur chaque aiguille “porteuse”.

Eh bien j’ai dû m’y reprendre à Dieu sait combien de fois ! Je ne suis déjà pas équipée d’assez de mains pour tricoter en rond avec autant d’aiguilles, si en plus elles pivotent dans tous les sens parce qu’il y a trop peu de mailles dessus pour qu’elles tiennent un minimum… Soupir… Mais, voyez, je suis encore vivante, et le carré est là, bien que pas très rigoureux. À celles et ceux qui souhaiteraient s’y essayer malgré mes remarques négatives, je tiens tout de même à préciser que plus on a de mailles – au fil des augmentations – plus l’ensemble est facile à manipuler, cela vaut donc le coup d’insister.

5 days 5 shawls handspun

“5 days, 5 shawls” : quatrième jour

5 days 5 shawls handspun

Lors de la quatrième étape du défi des 5 châles en 5 jours, nous avons étudié un châle trois-quarts, constitué de trois triangles. Cette fois, je vous le dis officiellement, ce n’est pas ma forme préférée ! Elle n’est pas compliquée à réaliser mais je la trouve vieillotte, trop enveloppante… Bien sûr, chacun a ses goûts, et je ne suis pas une personne frileuse, ce qui explique peut-être mon désintérêt.

En revanche je suis de plus en plus ravie de mon fil light fingering, il est agréable à tricoter et se bloque super bien. Mais surtout, j’adore ce coloris chiné-là (75 % de rouille et 25 % de vert acide).

5 days 5 shawls handspun

“5 days, 5 shawls” : troisième jour

5 days 5 shawls handspun

Lors de la troisième étape du défi des 5 châles en 5 jours, nous avons étudié un châle en triangle asymétrique. Ça tombe plutôt bien, je ne suis pas une fan de la symétrie ! De plus, les effets de rayures fonctionnent très bien avec cette forme-là. Comme le châle en croissant que je vous ai montré hier, il se porte très bien en écharpe, et c’est une forme qui convient parfaitement aux châles masculins (croyez-en mon homme).

Ensuite, j’ai fait une des variantes proposées, le châle en forme de flèche avec une ligne très visible de diminutions au milieu. Ce fut l’occasion d’apprendre à réaliser les doubles diminutions centrales sur l’envers (je suppose que j’aurais pu les faire sur l’endroit mais j’ai sagement suivi les explications). Ces petits exercices sont idéaux pour apprendre à maîtriser une nouvelle forme d’augmentation ou diminution car on les fait souvent (les rangs sont courts) et à des endroits simples.

Sur ces deux patrons, les bordures et lisières sont vraiment très souples, cela permet de donner très facilement une forme gracieuse au châle lors du blocage 🙂

5 days 5 shawls handspun
5 days 5 shawls handspun

“5 days, 5 shawls” : deuxième jour

5 days 5 shawls handspun

Lors de la deuxième étape du défi des 5 châles en 5 jours, nous avons étudié le châle en forme de croissant. Pour le moment, c’est clairement mon type de châle préféré – j’en ai beaucoup tricoté ! – car il permet de bien s’envelopper pour les plus épais (par exemple le Celtic Myths) et se porte très bien en écharpe pour les plus fins (comme l’Abrazo, l’Out of Darkness ou l’Amour à la plage).

5 days 5 shawls handspun

“5 days, 5 shawls” : premier jour

5 days 5 shawls handspun

Je vous ai parlé hier du défi des 5 châles en 5 jours que j’avais envie de suivre pour me délasser l’esprit et les doigts. J’avais filé 5 mini-écheveaux en dégradé et j’avais terriblement hâte de les tricoter. Je les avais faits plus longs que nécessaire avec l’idée d’utiliser les restes pour un tout autre projet. Amusant : l’auteur du “défi” conseille aux participants de se servir de leurs restes de fil et moi, avec mon esprit de contradiction, j’ai préparé des fils exprès en me promettant d’utiliser les restes pour autre chose ! 😀

Hier à midi, j’ai reçu le premier “patron”, qui proposait sans surprise d’explorer la forme la plus classique du châle : un simple triangle, obtenu grâce à des augmentations sur les côtés, ainsi que de part et d’autre de la maille centrale.

Le principe était de se contenter de tricoter une demi-heure en réalisant les augmentations de façon régulière, puis de rabattre toutes les mailles. Comme je ne suis pas une tricoteuse rapide et que j’adore papouiller mes filés main, je me suis offert une heure entière.

L’auteur suggérait aussi quelques variantes, pour les personnes si habituées à la forme triangulaire qu’elles risquaient de s’ennuyer à mourir avec ce premier exercice, et puisqu’il me restait pas mal de fil, j’ai choisi de faire aussi la forme “ailée” car j’en raffole…

Y sont pas crôgnons, mes mini-châles, une fois dûment bloqués ?

5 days 5 shawls handspun
5 days 5 shawls handspun

Chaussettes en filé main

chaussettes tricotées en filé main

Au mois de mars, j’ai proposé une petite “épreuve” technique aux fileuses et fileurs du forum Tricotin.

Une amoureuse des retors comme moi ne pouvait pas passer à côté du fameux fil “câblé”… Dans ma Bible du filage, The Spinner’s Book of Yarn Design, il possède son propre chapitre. Certes, le filage d’un écheveau câblé demande du temps, puisqu’il faut pas moins de quatre brins minimum, au départ. Mais il a un relief très particulier et s’avère plus solide que les autres, c’est pourquoi les fils à chaussettes sont souvent câblés.

Le câblé “basique” implique une procédure assez simple. On commence par filer 4 brins identiques, tous dans la même direction, avec la même quantité de torsion. Sarah Anderson suggère de commencer par filer en S (c’est-à-dire dans le sens antihoraire), mais elle explique que c’est une découverte personnelle, car elle a tendance à ajouter de la torsion au fil dans ce sens-là lorsqu’elle tricote, et pense que c’est le cas de pas mal de tricoteurs. Elle essaie donc de toujours faire son dernier retors en S.

Une fois ces 4 brins obtenus, on peut les retordre ensemble deux à deux, en Z. Enfin, on retordra à nouveau les deux fils obtenus, en S (ou dans l’ordre opposé si on préfère).

Si l’on n’a pas assez de bobines pour effectuer toutes ces opérations, il y a des alternatives ; par exemple, on peut commencer par filer deux brins et les retordre, puis filer deux autres brins et les retordre aussi. Là, trois bobines suffisent. Mais on peut également choisir de filer deux brins, de les mettre en pelote se déroulant de l’intérieur comme de l’extérieur et de les retordre sur eux-mêmes en assemblant le début et la fin (c’est ce que fait Sarah Anderson). Ou de n’en filer qu’un seul et de le retordre sur lui-même deux fois de suite. Enfin, il y a aussi la question de la couleur et de l’effet qu’on cherche à obtenir… bref, il y a quelques décisions à prendre avant de se lancer !

Et, cela, c’est pour le câblé “classique”, par exemple pour faire un fil à chaussettes. Mais rien n’empêche d’utiliser la technique du câblé pour obtenir une texture particulière, en jouant sur la différence de diamètre des divers brins qui le composent.

Pour ma part, pour réaliser cet exercice, j’ai décidé de rester classique et de tester tout simplement un fil à chaussettes… J’ai commencé par teindre une mèche de fibres à chaussettes (80% mérinos, 20% Nylon) que j’ai filée assez fin pour la retordre selon le principe, assez simple lui aussi, de la pelote que l’on dévide par les deux bouts, deux fois de suite. J’ai obtenu un fil assez sec, mais pas rêche, et très rond, agréable à tricoter.

Par ailleurs, j’ai aussi filé et retordu en câblé de la fibre blanche que j’ai teinte après coup avec l’effet tacheté à la mode. Voici les deux écheveaux l’un près de l’autre ; les couleurs du premier, teint avant filage, sont beaucoup plus fondues.

J’ai tricoté le premier écheveau pour obtenir des chaussettes denses et fermes, qui donnent une impression de solidité. On va voir comment elles évoluent ! Les plages de couleurs chinées rendent très bien. J’ai commencé par la pointe pour être sûre d’utiliser tout le fil, avec un talon en rangs raccourcis. Je vous montrerai la paire que j’aurai faite avec le second… eh bien, quand elle sera tricotée !