Ceinture tissée

ceinture tissée sur inkle loom

Dans un de mes magasins de tissu préférés, chez Jhin (quelle caverne d’Ali Baba ! que de tentations !), j’ai trouvé un superbe patron de yukata (peignoir d’été japonais), et j’en avais justement promis un à mon petit Prince. Il a choisi un beau tissu bleu à vagues pointillées, qui s’est avéré très agréable à travailler. Le patron était entièrement en japonais mais, avec un peu d’application, j’ai réussi à tout comprendre (je n’en suis pas peu fière). De toute manière, quand je l’ai acheté, la vendeuse m’a affirmé que si je ne comprenais pas quelque chose, je n’avais qu’à repasser la voir pour me le faire expliquer.

Une fois le vêtement fait, il lui fallait une ceinture, pas un vrai obi mais une ceinture plus étroite pour le fermer. Il faut dire que mon petit Prince avait pris l’habitude de le fermer avec sa ceinture d’aikido, d’un jaune qui me piquait carrément les yeux ! Ouille, ouille ! J’ai donc sorti mon inkle loom et quelques mètres de coton plus loin, tadam ! Une jolie ceinture… Le motif qu’il a choisi est très simple, et sort du livre The Weaver’s Inkle Pattern Directory d’Anne Dixon.

ceinture tissée sur inkle loom
ceinture tissée sur inkle loom
ceinture tissée sur inkle loom

Plutôt que de faire une finition à franges, j’ai utilisé les derniers centimètres de tissu qui me restaient pour réaliser une bordure cousue. Il suffit de sécuriser le tissage avec un ou deux zigzags à la machine et de l’enfermer dans une bande de tissu pliée en deux, et hop, le tour est joué ! (Je précise que cela va plus vite et que le résultat est plus joli si on fait les finitions à la main…)

ceinture tissée sur inkle loom

La veste “Valensole”

veste tissée main

Inspiration “champs de lavande” pour cette veste mêlant fils filés à la main, bandes de tissu, morceaux de dentelle et rubans de soie teints à la main, avec un peu de Lurex argenté brillant… Ce nouveau chauffe-épaules n’a pas manqué de susciter l’envie sur mon stand de Noël ! J’aime toujours autant le tissage saori, même si je m’aperçois qu’il peut prendre un temps infini, car je m’interroge, au passage de chaque duite, sur ce dont sera faite la prochaine…

veste tissée main veste tissée main veste tissée main

Que faire avec un métier à ceinture ?

tissage métier ceinture

Les inkle looms ou métiers à ceinture servent essentiellement à faire du tissage en bandes. Beaucoup de gens utilisent la technique du tissage aux cartes pour réaliser de belles ceintures, des sangles, des galons… Mais d’aucuns trouvent cela un peu limité, de tisser des bandes (même s’il est possible de les assembler pour réaliser des ouvrages plus grands). Alors, que faire avec un inkle loom ?

Je vous propose un début de réponse : tisser… une cravate décontractée ! Eh oui, avec une bande d’environ 1,50 m, on peut s’orner le cou d’une nouvelle manière 🙂

tissage métier ceinture tissage métier ceinture tissage métier ceinture

Marché de Noël, J-2 : une nouvelle veste tissée

veste tissée saori

Oups, j’ai loupé J-3 ! Il faut dire que j’étais vraiment très occupée à tisser. Je ne suis pas près de me lasser de ce modèle… Là, j’ai donné la part belle au filé main en matières précieuses : laine, soie, angora, alpaga ; le reste est du fil 100 % mérinos teint à la main, sans oublier des morceaux de dentelle et des rubans de soie là encore teints à la main. Elle est moelleuse et toute douce !

veste tissée saori veste tissée saori

Un chauffe-épaules sans prétention

vêtement tissé

Juste deux manches à enfiler quand la fraîcheur tombe ! Et un modèle très simple à tisser, puisque ce n’est qu’un rectangle plié en deux… J’ai ajouté deux bandes de coton imprimé pour faire les manches. J’ai eu la chance de trouver un tissu qui se mariait bien avec toutes les couleurs que j’avais mises dans mon tissage, un vieux caraco qui ne m’allait plus… Quand je vous dis que je ne jette jamais rien !

vêtement tissé tissage

La saga d’un vêtement tissé, épisode 3 : tissage et couture

vêtement tissé

J’ai enfin terminé la dernière étape de ce pull tissé, à col bateau et manches chauve-souris, tiré d’un livre de tissage saori ! Je suis très heureuse du tissu obtenu ; sa composition 80% mérinos 20% laine assure la douceur et bien que le fil soit retordu assez fermement pour réduire les risques d’usure et de boulochage, il reste très agréable sous la main, avec un beau tombé. On m’a reproché que ma dernière veste était “trop bleue”… 😉 Les copines sont presque toutes fanas de mélanges vert-violet baptisés “artichaut”, voilà de quoi leur caresser la rétine ! Encore une fois, beaucoup de plaisir au long de toutes les étapes de cette aventure, qui totalise une cinquantaine d’heures de travail.

vêtement tissé tissagevêtement tissé

Une veste entièrement tissée main

tissage saori

Voilà un bon moment que je lorgne sur le tissage saori avec envie… Je me suis enfin lancée avec cette veste très très fantaisie. Un pur délice à réaliser : on a le droit de tout faire !! Du coup c’est assez long, car on réfléchit pas mal avant chaque duite 😉 Mais cela en vaut la chandelle, non ? J’adore ce modèle, dont la forme enveloppante et ample permet d’habiller toutes les tailles et morphologies.

La saga d’un vêtement tissé, épisode 2 : filage

filage

Voilà qui est fait, grâce entre autres au temps de filage que j’ai pu m’accorder à l’occasion du Tour de Fleece, toutes les fibres cardées lors de l’épisode 1 que je vous dévoilais en mai sont filées ! Je me suis même offert le luxe de leur adjoindre un petit écheveau de fil assorti, légèrement plus gros, retordu avec un fil métallisé vert très discret (un peu trop, en fait…). Il est destiné à apporter une touche de fantaisie dans le tissage.

La saga d’un vêtement tissé, épisode 1 : cardage

cardage

J’ai le projet de tisser un vêtement tout entier (chaîne et trame) ; pour cela il va me falloir beaucoup de fil… J’ai commencé par carder 600 g de mon mélange favori (80% mérinos extrafin de chez DHG, 20% soie) en huit nappes presque pareilles mais tout de même différentes 😉

Je viens de me mettre devant mon rouet, je crois qu’il va vous falloir patienter pour voir ce gros tas filé et retordu – je dirais entre 20 et 30 heures – puisque je vise un minimum de 300 m pour chaque écheveau de 150 g. Qui aurait cru que je passerais autant de temps à faire des maths ? C’est l’effet “tissage”, ça !