Plastron en grosse laine pour cycliste frileux

écharpe

Encore lui ! Le mari cycliste a encore frappé ! Il continue à se plaindre du froid, ma parole, cette petite nature… et allègue de ses vingt kilomètres quotidiens en forêt pour menacer de jouer bientôt les dames aux camélias si je ne l’aide pas à protéger sa fragile gorge.

Il lui fallait donc quelque chose de chaud pour porter sous ses vêtements, qui protège le thorax et le cou. D’après ça description, ça ressemblait au rejeton bâtard d’un bavoir et d’une écharpe…

Tandis que le modèle s’ébauchait plus ou moins tout seul dans ma tête, j’ai commencé par plonger mon nez dans mes catalogues où j’ai trouvé cette grosse laine d’une belle couleur rouge vif légèrement chiné (je craque pour tout ce qui est chiné, pas vous ? et je regrette que cela existe peu en laines fines genre laines à layette… si quelqu’un ou quelqu’une connaît des marques qui en font, j’attends avec impatience vos bonnes adresses !). Elle se tricote avec des aiguilles numéro 6, alors je savais que cela monterait vite !

Bon, j’ai commencé par faire un rectangle (avec une petite bande de côtes torsadées au bas pour dire que j’y avais mis tout de même une touche de fantaisie, et puis pour éviter que ça roulotte). Qui s’est divisé en deux après avoir atteint la longueur nécessaire pour former deux écharpes à enrouler autour du cou pour fixer le plastron. Au bout des écharpes, encore un bout de côtes. J’ai envisagé de belles franges mais me suis dit qu’elles risquaient de se prendre dans la fermeture Éclair d’un éventuel blouson et que j’aurais des plaintes. Avec cette grosse laine, deux ou trois soirs devant la télé et il a eu son “plastron”.

Au bout de quelques jours, il s’est plaint que ledit plastron s’enroulait sur lui-même… J’ai donc relevé quelques mailles sur les côtés pour rajouter deux bandes de côtes. Depuis, je n’ai pas eu d’autre plainte, mais on ne sait jamais ! Le cycliste est râleur !

Gilet jacquard pour bébé

gilet

Mon cher époux s’est vu offrir un second neveu par sa radieuse sœur. Pour ma part, c’est une occasion de plus de tricoter de la layette, alors tant mieux !

Justement, nous étions allés rendre visite à de très chers amis à Bordeaux. C’est une ville que je ne connais pas, à une exception près : c’est là que se trouve la boutique Gil & Puce où je commande habituellement mes kits par téléphone. Une visite s’imposait ! Et cela valait le coup, car la boutique est adorable et propose aussi des laines et modèles pour femme que je ne connaissais pas.

Le modèle, c’est moi qui l’ai choisi, mais c’est mon amie bordelaise qui a décidé des couleurs. Elle s’en est plutôt bien tirée, non ?

Je ne suis pas spécialement douée pour le jacquard, et là, avec les rangées de point mousse en plus, j’ai souffert ! Malgré plusieurs rangs défaits et refaits, il y a des différences d’une pièce à l’autre du travail. On n’en est pas encore au stade “bourré d’erreurs” mais pas loin quand même… Bon, j’ai décidé que le résultat était tout de même très mignon. On verra ce qu’en dira ma belle-sœur !

Allons, plus qu’une petite veste à terminer pour ma pitchoune, une layette de naissance pour le bébé à venir de mon amie d’Irlande, et je vais pouvoir me remettre à la broderie… Je sais, je sais, j’en fais trop, des projets.

tricot

Veste irlandaise

vestes tricot irlandais

Pour tenir ma fille au chaud, l’hiver dernier, j’ai laissé de côté les modèles Phildar ou Bergère de France et je me suis lancée à l’aveuglette… ou presque.

C’est lors d’un voyage en Irlande, et à l’occasion de notre visite aux îles d’Aran, que mon petit mari m’a offert ce merveilleux cardigan irlandais rouge. Les lainages des îles d’Aran sont chers mais superbes ; il faut dire que j’avais bien mérité celui-ci, car avant de passer une journée de rêve à se balader à vélo sur ces îles sauvages, j’ai dû endurer une traversée très mouvementée qui n’a pas laissé mon estomac indifférent !

J’ai beaucoup porté ce cardigan que j’adore, et j’ai regretté de ne pas en avoir acheté un petit pour ma fille. Et si je le copiais ? Depuis quelque temps, j’avais appris à décrypter les torsades et je m’étais aperçue qu’il suffisait de regarder de près celles de mon beau cardigan des îles d’Aran pour en comprendre le mécanisme…

J’ai dessiné le diagramme des diverses torsades, calculé le nombre de mailles qu’il me fallait et j’ai travaillé sur un modèle rectangulaire. Je ne me voyais pas jouer avec les augmentations, pas pour une première ! Du reste, le cardigan que je copiais était lui-même construit sur un patron très géométrique. Je me suis lancée bravement et le résultat a été à la hauteur de mes espérances !

Êtes-vous déjà allé aux îles d’Aran ?

Si vous vous lancez un jour, priez le Ciel – très important là-bas – pour qu’une tempête ne fasse pas rage…

S’il vous épargne, vous aurez la surprise d’atterrir dans un microcosme étonnant.

Le petit bateau aborde à un quai de pierre grise, qui enserre une plage de sable blanc. La mer est transparente, avec des reflets turquoise. Comme vous mettez enfin pied à terre, votre œil attrape un aperçu étrange d’un autre hémisphère – sable fin, eau limpide, où sont les cocotiers ?

Mais vous longez le quai et quelques gaillards joviaux vous hèlent avec éclat, dans un accent à peine compréhensible, vous engageant à sauter à bord de leur minibus bringuebalant pour visiter avec les autres touristes les ruines de saint Ci et l’abbaye de saint Ça.

Nous, on a choisi le vélo, et je ne sais toujours pas si je dois le regretter.