Perruque à dreadlocks

dreadlocks

Cela faisait longtemps qu’il en rêvait ! Je ne sais pas pourquoi, mais ce grand dadais d’origine toulousaine est africain dans l’âme. Ses cheveux ne risquent pourtant guère de se prêter aux dreadlocks : je me suis donc décidée à la faire, cette perruque tant convoitée ! Il fallait qu’elle soit spécifiquement “cyclable” ? Pas de problème, il en faut plus que ça pour m’arrêter. Vous avez j’espère compris que mon cher amour n’est pas un hydrocéphale… Les locks sont sur son casque de vélo, d’où le volume !

Pour que la perruque soit “cyclable”, il fallait plus qu’une perruque : il fallait un casque de vélo emperruqué. Il ne me semblait pas insurmontable d’en habiller un d’une manière ou d’une autre – d’une sorte de bonnet sur lequel j’allais fixer les “mèches” de cheveux. Quant aux dreadlocks, depuis que je me suis lancée dans le filage, ce ne sont pas eux qui allaient me faire peur.

Pour la base de la perruque, j’ai tout simplement réquisitionné un casque, ôté la visière, examiné la forme de l’engin et commencé à monter un rond de filet au crochet, avec du fil noir. Pour bien s’adapter au casque, il fallait qu’il soit plutôt ovale ; j’ai fait quelques augmentations en conséquence. Une fois que j’ai obtenu un ovale de la taille du casque (que je gardais sous le coude pour poser mon bout de filet dessus de loin en loin, histoire de vérifier que la forme collait), je n’ai eu qu’à passer un morceau d’élastique noir dans le dernier rang. Une sorte de charlotte était formée, qui s’adaptait convenablement au casque. Il ne manquait plus qu’à y fixer les dreadlocks !

Pour les réaliser, j’ai acheté de la laine mèche déjà teinte. Il était plus logique qu’elle soit noire, mais j’ai craqué pour le coloris Jelly Bean de chez Ashford (le mot me rappelait certaines vacances linguistiques en Angleterre… lointain passé !), un bleu très très très foncé. Le filage s’est avéré fort simple : une fois la mèche séparée en deux, je la filais avec peu de torsion, sans l’étirer. Très rapide ! Surtout quand on procède 50 g par 50 g (je ne savais pas de combien j’aurais besoin exactement). Après l’avoir bloquée dans l’eau chaude, je l’ai coupée en morceaux de la longueur des dreadlocks que je voulais obtenir ; il ne restait plus qu’à les feutrer pour plus de solidité.

Comme toujours, j’ai docilement commencé de la façon classique : tremper les mèches dans l’eau tiède additionnée de savon de Marseille et les frotter consciencieusement entre les paumes. Le résultat : une soirée de frottage et, le lendemain, des courbatures dans les bras, mais de très belles mèches. Paresseuse, j’ai testé le lendemain une seconde méthode : mettre les mèches dans la machine à laver et les laisser se feutrer toutes seules, sans le concours de mes petits muscles… Résultat : aucune courbature, mais des mèches un peu trop feutrées qui se divisaient en deux aux extrémités (quand elles ne changeaient pas totalement de forme). Cela peut rester marrant pour une perruque multicolore genre Fraggle Rock (je suis en train d’avouer mon âge, hum), mais ce n’était pas assez réaliste pour des dreadlocks, plutôt arrondis au bout.

Fixer mes dreadlocks sur le filet servant de fond à la perruque n’a pas été bien compliqué : je me suis munie d’un crochet, d’une aiguille à feutrer de taille moyenne et d’un support en mousse à feutrer. Je n’avais qu’à passer une des extrémités  (la moins belle) autour d’une maille avec le crochet puis à la replier sur elle-même sur environ 1 cm et à la feutrer rapidement à l’aiguille pour que ça tienne bien (les mèches dédoublées se sont vu retouchées par la même occasion). Attention, je n’ai pas répété l’opération sur toutes les mailles de mon filet : cela aurait donné une belle épaisseur, mais mon petit mari ne voulait pas que sa coiffure pèse trop lourd… Donc je ne fixais une mèche que sur une maille sur trois ou quatre, un rang sur deux. Vers la fin du travail, j’ai posé le filet sur le casque afin de déterminer quels emplacements avaient besoin d’une mèche supplémentaire et d’éviter les trous.

Une fois ma perruque terminée, je n’ai plus eu qu’à la mettre en place et à reposer la visière, qui achevait de la fixer. Et voilà le travail ! J’aime bien rendre mon cycliste heureux, dans la mesure de mes petits moyens… Cela dit, je suppose que rien n’empêche de faire une vraie perruque en adaptant le filet à la taille d’un crâne (c’est-à-dire en tricotant un simple petit bonnet en filet) plutôt qu’à celle d’un casque.

casque vélo

Sacoche en laine

sacoche

Mon chéri et moi-même venons de fêter notre anniversaire de mariage… Or, sept ans, ce n’est pas seulement le moment de la réflexion, ce sont aussi les noces de laine ! Il a donc eu droit à une petite sacoche pratique à suspendre à l’épaule, pour les jours où il ne lui serait pas utile d’emporter un gros sac à dos. Incontournable, le motif du cycliste en laine feutrée, inspiré d’un dessin du talentueux Sempé dans son magnifique album Raoul Taburin. Si votre homme aime la petite reine, ce sera une idée de cadeau ! Mieux, renseignez-vous et profitez d’une des nombreuses séances de dédicace de Sempé, histoire de faire personnaliser votre présent d’un petit dessin autographe.

sacoche

Ne réveillez pas le chat qui dort…

layette

Et une petite brassière de naissance, une ! Pour aller avec cet ensemble rouge body + salopette acheté chez DPAM… La layette, ce n’est pas que du tricot, même si on trouve moins facilement des patrons – surtout en taille naissance. Si l’une de vous a une bonne adresse, je suis preneuse !

Il me restait de ce lainage anthracite que j’adore et que j’achète par kilos entiers (j’exagère à peine). Mais oui, les bébés aussi ont le droit de porter des tons foncés ! Surtout si on joue le contraste avec une couleur bien pétante, comme ce rouge par exemple.

J’ai exhumé de mes placards un livre qui date de ma première grossesse : Ouvrages pour Bébé. Des patrons très simples que l’on peut customiser à plaisir…

Ici, j’ai choisi un chat en laine feutrée appliqué à l’aiguille, agrémenté de quelques points de broderie pour les moustaches et les « Z Z Z ». Chut, il dort ! Ne le réveillez pas. Une bordure au point de feston apporte encore un peu de couleur. Génial, le point de feston, pour personnaliser un petit vêtement ! En plus, c’est rapide et facile à faire !

Deux petits nœuds de ruban rouge ferment la brassière dans le dos. Pour qui cet amour de premier vêtement ? Devinez !

Brassière ornementée

brassière

Ah ah, encore un bébé à paraître chez une de mes amies ! La bonne excuse pour reprendre les aiguilles. J’ADORE faire de la layette. C’est si petit, si rapide ! Et puis, je peux laisser libre cours à mes idées…

… enfin, pas tout à fait, car Renata est une future maman très moderne qui se hérisse d’avance devant ce qui accompagne la layette dite classique : petits nœuds, couleurs pastel, broderies bucoliques à la limite du niaiseux… Je suis assez d’accord avec elle, bien que je craque tout de même de temps en temps sur la broderie anglaise et les petits rubans. Mais bon, là, l’essentiel était de lui faire plaisir, donc pas de rose bonbon, de jaune poussin ni de lapinous.

C’est un modèle tiré d’une fiche Atlas (eh oui, j’ai fini par m’abonner, même si je me répète régulièrement que je devrais y mettre fin car sur chaque envoi de fiches, bon nombre ne me plaisent pas du tout… il y a tout de même ici et là quelques modèles adorables, heureusement) et tricoté avec de la laine Phildar. Ce qui m’a fait craquer ? Les manches raglan, car c’est ce que je préfère, et les côtes, qui donnent un aspect douillet.

Ah, je suis fière, c’est une création totalement personnelle ! Je voulais vérifier les dires de Ccil,  au cours du stage que j’ai suivi auprès d’elle, au sujet de la facilité de décorer des ouvrages tricotés avec de la laine feutrée. Je me suis en effet bien amusée à ajouter à ma brassière ces fleurs de laine ! Inextricablement mêlées aux fils du tricot, elles ne bougeront pas au lavage, j’en réponds ! Quelques points de broderie par là-dessus ont donné du fini à l’ensemble. Et, quelle chance, j’ai trouvé chez Absorba un pyjama et deux minuscules bodys assortis pour aller avec ! J’ai hâte de voir cela sur le bébé… mais il va me falloir attendre le mois de novembre… patience !

brassière

Chapeau décoré de laine feutrée

chapeau

En m’inspirant d’un sac décoré par Ccil dans Laine cardées, créations pour toute l’année, j’ai semé quelques fleurs de laine sur ce petit chapeau en lin acheté pour ma pitchoune. Elle a naturellement réclamé des cœurs, que j’ai ajoutés ensuite. Et en avant pour des vacances sans (trop de) soleil…

chapeau

Le nounours de Ccil

nounours

J’en fais rarement, des stages de ce genre, mais là, pour fêter la fin de l’année scolaire (qui n’est pas hélas le début des vacances pour moi, snif ! ce mois de juillet est si chargé en boulot que je n’ai presque rien pu faire !), j’ai eu très envie de sortir de mon train-train pour apprendre les techniques de base de l’aiguilletage avec autre chose qu’un livre, pour changer. Après un petit tour sur le Net, je me suis fixée sur les stages proposés par la boutique Pain d’épices, car ce magasin est déjà en lui-même une destination de rêve, croyez-moi ! Situé dans un adorable petit passage parisien, non loin d’autres boutiques consacrées aux jouets et aux miniatures (les amateurs de maisons de poupées, qui y vont chercher meubles et accessoires, les connaissent bien !), c’est une mine dans laquelle je m’aventure le moins possible, car ma Carte Bleue ne peut qu’en souffrir…

J’ai eu de la chance, car j’ai pu assister au dernier stage de l’année ; je ne l’ai d’ailleurs su que la veille car, étant la seule inscrite, il ne devait a priori pas avoir lieu, mais heureusement une dame s’est finalement décidée et je n’ai pas eu à me priver de ce plaisir.

Je suis arrivée à la boutique ravie de cet après-midi buissonnier (j’avais bien travaillé le matin pour rattraper !) et l’on m’a envoyée à l’étage où j’ai trouvé Ccil parmi les jouets Moulin Roty. Devant un mur entier couvert de rayonnages où des laines cardées aux couleurs splendides composaient un tableau chatoyant (oups, je deviens lyrique), elle avait installé une table sur laquelle toutes ses créations me faisaient de l’œil. Moi qui, justement, n’avais pas envie de faire une broche en forme de fleur et rêvais de 3D, j’ai immédiatement louché sur ses petits ours en peluche…

Et, quelle chance ! c’est justement ce que Ccil m’a conseillé de faire, arguant avec logique qu’il valait mieux choisir un ouvrage difficile pour tirer tout le bénéfice de ses conseils. La dame qui m’accompagnait, elle, a opté pour une petite fée.

En nous montrant les gestes de base, Ccil nous a expliqué que nous n’aurions certainement pas le temps de finir notre ouvrage le jour même, mais que nous l’entamerions simplement et que nous le terminerions chez nous. Le kit étant compris dans le prix du stage, nous allions remporter le matériel, la laine et les explications.

Eh bien, figurez-vous que lorsqu’on regarde Ccil travailler, tout devient simple ! Et que lorsqu’on voit ses multiples créations, tout devient possible ! J’ai découvert que j’allais pouvoir personnaliser à l’envi mes futurs ouvrages de tricot…

Une fois le stage terminé, j’ai pris mes affaires, acheté quelques livres que je vous présenterai en Bibliothèque dans les jours à venir, et je suis sagement rentrée à la maison sans faire aucun shopping, à part deux petits sachets d’aiguilles de rechange. Hé-ro-ï-que ! Et, après avoir dû patienter quelques jours pour cause de pas le temps, j’ai terminé ce nounours rose ! J’en suis vraiment très fière (une fois de plus…).