Une collection d’écharpes et d’étoles

Je vous présente les petites nouvelles de la boutique… Le temps devient incertain… L’automne pointe le bout de son nez… Voici quelques écharpes et étoles pour réchauffer les cous et les cœurs, dans des couleurs gaies bien éloignées du sempiternel gris des enseignes à la mode !

écharpes

Tableau tissé

tapisserie

Quand Flore m’a offert ce cadre à tapisserie/tissage Ashford, je me suis retrouvée comme une poule devant un couteau… Pas la moindre idée de la façon dont on devait s’en servir… En plus, j’avais déjà mon adorable Knitter’s Loom ?

J’ai laissé s’écouler quelques semaines (bon, OK, quelques mois) le temps de voir venir l’inspiration… Elle a commencé à pointer mais je ne savais toujours pas de quelle manière on était supposer tisser dans ce cadre sans peigne ! J’ai surfé un peu sur YouTube, en vain, rien de probant – ou plutôt, rien qui me plaise. Pourtant, ça commençait à urger, car la matière s’accumulait dans mon petit panier !

D’abord, j’avais teint de la mèche de laine que j’avais séparée en quatre avant de la filer pour produire quatre textures différentes : d’abord la mèche laissée telle quelle ; puis un fil simple brin, irrégulier ; un fil à deux brins en retors andin ; un fil à trois brins en retors navajo… J’avais aussi mis de côté des chutes de tissu turquoise. Et j’avais crocheté quelques motifs que j’avais peints ensuite.

Bref, abandonnant l’idée de trouver la méthode infaillible, je me suis armée d’une longue aiguille de tapissier et d’un petit crochet, et j’ai entortillé tous mes matériaux autour de la chaîne de soie teinte que j’avais tendue sur le cadre (opération très facile avec ce genre de matériel !). Je ne suis pas mécontente du résultat, même s’il manque un peu d’audace (par ici, les spectateurs trouvent que ça manque de contraste dans les couleurs). Il reste tranquillement sur son cadre accroché au mur, comme un tableau, en attendant la prochaine inspiration (hi hi, j’ai déjà commencé à réunir quelques petites choses…) ! Je n’ai plus qu’à dire un grand merci à Flore…

tapisserie

Coquettes “torchonnettes”

torchons tissés main

Tissées avec du coton bio et un peigne un peu serré (40 fils pour 10 cm), deux petites “torchonnettes” carrées pour égoutter et essuyer ma vaisselle… À mon grand étonnement – et mon grand plaisir ! – elles passent en machine sans problème avec les autres torchons et serviettes, essorage maximum, et même au séchoir sans sourciller. Elles en ressortent encore plus souples et moelleuses.

torchons tissés main torchons tissés main

L’étole du peintre

étole tissée

Petite fille, j’ai passé de merveilleux mercredis après-midi dans l’atelier d’Annick. Elle n’a pas réussi à m’apprendre à dessiner, mais c’est d’elle que je tiens mon goût des couleurs, et c’est elle qui m’a appris à manier la peinture pour soie avec laquelle je teins mes fibres aujourd’hui. Quand je l’ai retrouvée, un peu par hasard, j’ai voulu, en souvenir de ces moments bénéfiques, lui montrer ce que je savais faire aujourd’hui avec de la peinture… J’ai donc créé ce fil et tissé cette étole.

La mèche – du mérinos très fin et très doux – est peinte avec des peintures pour soie Dupont, dans des tons de bleu et de marron. En souvenir de notre passé commun à Casablanca, j’ai utilisé le coloris Maroc qui, parfois, se décompose en offrant de belles variations de couleur.

Le fil est irrégulier, avec pas mal de torsion, car je voulais faire quelques “zigouigouis”. Il est retordu avec lui-même et c’est au retors que les différents effets de relief sont obtenus.

Je n’ai pas encore assez confiance en moi pour utiliser mon fil en chaîne, donc j’ai peint du fil à teindre KnitPicks en même temps que ma mèche. Il est plus fin que mon fil et s’est fait discret dans le tissage.

Que pensez-vous du tissu obtenu ? Au début, il me semblait épais, vu la grosseur du fil, mais le résultat une fois bloqué est étonnamment souple, léger et doux.

En remerciement, à son tour, Annick m’a offert cette très belle aquarelle d’une petite fileuse marocaine, où je retrouve bien son style tout en transparence. Je l’ai fait encadrer par un autre artiste et j’ai le plaisir de la contempler lorsque je lève les yeux de mon rouet.

aquarelle annick ledoze

Une étole tissée

tissage

Le léger effet de rayures de cette étole est réalisé en utilisant, pour les fils de chaîne, une laine changeante Bergère de France “Opal Picture”. La pelote semble coûteuse, mais elle pèse 100 g. Mon étole était très longue, mais 75 g ont suffi pour la chaîne. La trame est un fil beige tout simple mais je pense qu’en employant aussi le fil Bergère pour la trame, j’aurais obtenu un bel effet de carreaux… Parmi les fiches de tissage Tricotin, vous pouvez voir plusieurs exemples d’utilisation de ce fil dans des tissages. Mais on trouve des fils changeants “jacquard automatique” chez plusieurs marques, notamment Adriafil.

tissagetissage

Veste kimono tissée

veste tissée

La cigale ayant tissé
tout l’été
Se trouva fort bien vêtue
Quand la bise fut venue…

Vu le succès de mes petits kimonos, j’ai essayé de mettre au point une version tissée en lin et soie… Malheureusement, elle n’était pas prête pour cet été ! Je n’ai plus qu’à la ranger et à attendre le retour des beaux jours !

Si ce modèle vous intéresse, vous trouverez le patron gratuit dans la page des fiches à télécharger.

Pull tissé-coupé

pull tissé

J’y pensais depuis longtemps, j’en avais très envie… Car quand on découvre le plaisir de tisser, on a vite envie de sortir des écharpes et des formes géométriques… Je me demandais donc si on pouvait couper (arrrgg !) dans la pièce tissée comme dans un tissu industriel pour coudre un vêtement. Comme je tisse généralement de grosses trames un peu lâches, je me doutais bien que le moindre coup de ciseaux me mènerait à un effilochage immédiat. Mais c’est là que j’ai pensé à la surjeteuse-raseuse. Et pourquoi ne pas l’utiliser pour couper la pièce tout en la surjetant ?

Je me suis donc lancée pour un “test” dont mon Petit Prince ferait le cobaye inconscient (“Dessine-moi un pull tissé-coupé…”). D’abord, j’ai tissé vite fait, en puisant dans mon stock de restes de laines, cette pièce rayée, sans me soucier le moins du monde des lisières puisque j’allais éliminer cette partie du tissu (elles sont moches, hein ?). Bon, les rayures ne sont pas très droites, ça, c’est parce que les fils de chaîne ne sont pas tous tendus de manière assez uniforme (je le note pour la prochaine fois).

pull tissé

Une fois le tissage terminé, j’ai ôté le tissu du métier (c’est amusant, c’était la première fois que je pensais à un de mes tissages en termes de “tissu” – bien qu’ils en soient toujours, d’après le dictionnaire – car c’était la première fois que j’allais le traiter comme un vrai tissu !) et j’ai noué les fils de chaîne rapidement avant de le laver pour le blocage. Puis je l’ai repassé (avec une pattemouille !) avant d’épingler dessus les pièces de mon patron. Là, déjà, j’avais dû recouper le patron en dessinant la totalité des pièces : il me fallait des pièces entières (et non pas la demi-pièce qu’on pose sur un pli du tissu…) et il me fallait autant de pièces que de parties à coudre (donc une pour chaque manche).

pull tissépull tissé

J’ai dû admettre que j’avais été un peu rate sur le tissage, pressée comme j’étais de tester mon idée, et donc je manquais de marge. Sans quoi, déjà, j’aurais placé les manches dans l’autre sens pour des rayures horizontales, et j’aurais davantage éloigné les pièces les unes des autres, ce qui était assez important, je m’en suis aperçue après coup.

Mon épinglage fait, j’ai respiré un bon coup, branché la surjeteuse et puis hop. Eh bien, ce n’était pas très facile, car cette surjeteuse n’est pas très pratique à utiliser pour les arrondis, mais c’était faisable. Bien sûr, quand les pièces étaient trop rapprochées, celle qui venait d’être surjetée tenait mais celle d’à côté commençait à s’effilocher : à retenir. Bien sûr, le pied-de-biche, en tirant sur le patron, l’a déchiré en maints endroits et rendu inutilisable pour une prochaine fois (pas gravissime). Mais en dehors de ces petites misères, ça marchait !

Je n’ai plus eu qu’à coudre très classiquement ce petit pull à encolure américaine, un modèle que j’adore et que j’ai souvent fait pour ma Princesse… C’est à présent le Petit Prince qui en bénéficie… C’est le patron Burda 9870 ; je crains qu’il ne soit hélas plus disponible, mais il se trouve peut-être encore sur le Net, qui recèle (aussi) des trésors.

Sac tissé

sac tissé

Échange de bons procédés, échange de sacs, les bons comptes font les bonnes amies, etc. Contre un très joli sac offert par Virginie, un sac tombé de mon métier (plaf). Depuis qu’il est arrivé chez moi, le Knitters Loom de 50 cm de large déniché chez Tricotin (c’est vrai qu’il ne prend pas beaucoup de place quand il est plié en deux et glissé dans son sac… mais voilà, il a relancé mon envie de tisser et il est toujours dehors ! 😉 ne chôme pas.

Pour ce sac cabas basé sur un simple rectangle, et doublé, je me suis inspirée d’un modèle de Tout un sac. J’ai utilisé un mélange de fils de laine du commerce pour la chaîne et un fil teint et filé main pour la trame. Vous le reconnaîtrez peut-être : c’est un de mes “ratages”

Si l’aventure vous tente, téléchargez la fiche !

sac tissé sac tissé

Couverture tissée

couverture

Voilà un bon moment que je travaille sur la couverture du bébé à venir… Cette fois, j’avais décidé de la réaliser entièrement moi-même, étape par étape. Un travail multidisciplinaire s’il en est !

Donc, j’ai commencé par teindre et filer la laine, que j’ai présentée il y a presque deux mois avec mes écheveaux “Atoll”.

Quand j’en ai eu assez de pelotes (et même deux fois trop, pour tout vous dire, car il m’en reste ; pas facile de déterminer à l’avance la quantité de laine qui sera nécessaire pour un ouvrage, surtout lorsqu’on débute ! il me reste largement de quoi faire un petit paletot pour cet hiver…), j’ai sorti le métier à tisser et j’ai calculé la longueur approximative de fil qu’il me faudrait pour monter la chaîne. J’ai fait un petit écheveau à la bonne taille à partir de fil de soie trouvé chez Artifilum, que j’ai teint dans les mêmes coloris que la mèche de laine “Atoll”. Aïe aïe aïe ! La soie retient mieux la peinture sur soie que la laine, et au résultat, le fil était beaucoup plus foncé ! J’étais fort mécontente de ne pas y avoir pensé. Pourtant, sur le tissage, le résultat n’était pas laid.

Après avoir tissé une pièce d’environ 60 centimètres (c’est la largeur de mon métier) sur 70, j’ai voulu ajouter une bordure d’une dizaine de centimètres de large. Hélas, j’ai eu beau parcourir mon livre préféré en la matière, Les Bordures au tricot et faire plusieurs essais, rien ne convenait vraiment à cette grosse laine… J’ai fini par prendre un crayon et inventer un motif de losanges en trou-trous très simple, et j’ai tricoté (rapidement, avec cette grosses laine et des aiguilles numéro 6, celles que je ne sors presque jamais !) quatre bandes que j’ai posées le long des bords à point arrière.

Avec un gros crochet acheté pour l’occasion, j’ai rajouté deux tours de crochet de mon cru tout autour de l’ouvrage pour un fini un peu plus propre, là aussi avec des trou-trous pour alléger un peu. Et voilà, c’est fini !

Écharpe turquoise

Encore une écharpe cadeau qui sort de mon métier à tisser… Probablement la dernière, ce n’est plus la saison… Cette fois, j’ai utilisé de la Katia Azteca turquoise, celle-là même dont j’étais tombée amoureuse en tricotant un certain petit pull… Je ne m’en lasse pas, elle est douce, gonflante et souple. Inutile de vous avouer, vous vous en doutez, que je la regarde sous tous les angles pour deviner comment filer ma propre Azteca dans les coloris de mon choix… Hé hé hé…