Des lys et des roses

écharpe tissée main

Quand les temps sont tristes, qu’il fait froid dehors et dans les cœurs, un vrai prince vous offre tout son amour, ses câlins, ses mots de réconfort, sa présence… et peut-être aussi des fleurs.

Ce bouquet aux nuances pleines de douceur m’a inspiré un fil que j’ai transformé en écharpe en moins de temps qu’il n’en faut aux fleurs pour se faner. Une belle pièce pour le début de ma collection “Luxe vrai”, un ensemble de tissages très simples, en fils 100% filés à la main, réalisés avec de belles matières… pour que mes fidèles clients puissent s’offrir, à Noël, une tranche de beauté, de confort et de qualité.

Je n’ai pas l’habitude de travailler des harmonies aussi pastel, mais en fait, cela a son charme, de temps en temps !

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Filer les liens d’amitié

filage amitié

Quand les temps sont tristes, durs, difficiles, désespérés, interminables, on se tourne vers ceux qu’on aime.

Pour nous, fileuses et fileurs, l’amitié se noue souvent sur la Toile, nous ne sommes pas si nombreux et ne vivons pas toujours les uns près des autres… Mais grâce à la “magie” du Web, chaque jour ou presque, il y a un petit mot, une petite photo, un échange. Pourtant, quoi de mieux que de se retrouver à deux, trois, dix ou quinze pour resserrer les liens de l’amitié ?

C’est ce qu’une poignée d’entre nous a pu faire cet été, en pleine chaleur, au bord d’une piscine qui fut la bienvenue. Depuis quelques jours, je chéris particulièrement ce souvenir radieux, alors j’ai laissé tous mes encours de côté pour attraper un certain sac de laine qui m’attendait sagement dans son petit panier.

À votre avis, que font une bande de fileuses qui se retrouvent après de longs mois, voire des années sans se voir ? Elles filent ? Bien sûr que non ! 😀 Elles papotent, piapiatent, bavardent, échangent, s’exclament, s’extasient, bitchent un peu et rigolent beaucoup. Elles partagent leurs mets préférés, leurs boissons favorites, et ne voient pas le temps passer.

Nous n’avons pourtant pas oublié, ce jour-là, de sacrifier à un rituel venu d’outre-Atlantique : le sandwich.

Non, on n’a pas mangé des jambon-beurre ! J’ai plutôt un souvenir ému de certaines grillades de sanglier (merci Sylvain), d’une délicieuse quiche dont le chat nous avait heureusement laissé la plus grosse part (merci Katja), de salades, de délices venus du pays des mirabelles, et que sais-je…

Mais chacune avait apporté une petite dose de fibres que nous avons partagées en autant de portions qu’il y avait de participantes, afin que chacune puisse repartir avec un sac plein d’un mélange gaiement coloré symbolisant notre mixité, nos goûts différents et complémentaires.

Quand je me retrouve avec ce genre de petit sac à merveilles, j’ai généralement le réflexe de passer un bon moment en compagnie de ma cardeuse, mais pas cette fois-ci. Le souvenir des discussions animées de cette journée, j’ai voulu le garder dans mon fil, le représenter au plus près. J’ai donc décidé de déchirer chaque mèche en une multitude de petits morceaux que j’ai filés les uns après les autres, alternant les couleurs au petit bonheur la chance, et j’ai obtenu une sorte de tranche napolitaine sur ma bobine. J’ai choisi d’en faire un retors navajo pour réaliser un écheveau que je pourrais baptiser “Conversation de fileuses”. Les couleurs se chevauchent sur quelques dizaines de centimètres, puis elles apparaissent unies avant de se mêler à la couleur suivante, parce que, lorsque des fileuses papotent, nos voix font une sorte de danse, se recouvrant puis s’alternant, l’une domine, l’autre s’arrête et repart…

Techniquement, cela demande une certaine attention, je dois surveiller l’arrivée de la nouvelle couleur pour anticiper l’endroit où je commence la boucle suivante, afin de faire chevaucher les couleurs sur la longueur prévue. Parfaitement le genre d’exercice qui permet de chasser les idées noires d’un cerveau…

Par discrétion, je ne cite pas les participantes à ce moment, et je les laisse en parler en commentaire si elles le souhaitent. Les filles, j’ai adoré ce moment, vous me manquez toutes. On recommence l’été prochain ?

Le vert de l’espoir

En souvenir de Lola, alias Josie Ozzbourne, joueuse #109 de l’équipe de derby roller de la “Boucherie de Paris”, victime le 13 novembre de la bêtise, de la cruauté et de la cupidité des hommes… une écharpe “grille” coloris “vert Boucherie”, pour que tous les terroristes, ceux qui les embrigadent et ceux qui les financent finissent derrière des barreaux, pour toujours. Plus de track, plus de quads, plus de jams, plus d’afters pour Lola, et un gros trou dans le cœur pour ses admirateurs, ses amis, sa famille.

Jeu des 8 erreurs : la solution !

Vous avez été très nombreux à jouer au petit jeu que je vous ai proposé hier. Je suis sûre que vous avez trouvé toutes les différences entre mes deux photos, mais je vous en avais promis la liste, la voici !

 

  1. Le mannequin sur lequel je teste mes patrons en miniature a changé de position.
  2. La marotte à chapeaux a tourné la tête pour bavarder avec le mannequin.
  3. Je me suis décidée à ranger les rubans qui traînaient.
  4. Shaun le mouton ne tient toujours pas en place. Mais quel asticot !
  5. J’ai pris un des deux écheveaux teints à la main pour le passer en pelote. Il est à côté de la cardeuse, on en voit juste un petit bout.
  6. Le compte-tours de mon écheveaudoir a changé de côté.
  7. J’ai eu le temps de filer quelques mèches, il y en a moins.
  8. J’ai bu mon thé, bien sûr !

Et si on rejouait au jeu des 7 erreurs ?

J’ai beaucoup travaillé sur le rouge ces derniers temps, et j’ai maintenant une belle collection d’écheveaux pas vraiment frères, plutôt cousins, qui ne vont pas mal du tout ensemble… Je prévois de les tisser dès que j’aurai terminé d’honorer les commandes en cours. Mais, avant de les transformer en pelotes, j’ai eu envie de leur tirer un portrait de famille façon cousinade.

La dernière fois que je vous ai donné un aperçu de mon atelier en vous proposant de jouer au jeu non pas des 7, mais des 8 erreurs, cela vous a beaucoup amusé(e)s. Ça vous dit de tenter le coup à nouveau ?

Trouverez-vous toutes les différences ? La solution, c’est pour demain ! 🙂

“Ma tasse de thé”

filage

L’automne est un peu bougon cette année. Les arbres ne sont pas avares de couleurs et nous régalent les yeux, mais le soleil, lui, joue les timides. Je préfère rester bien au chaud avec mes bouquins, mes rouets et un bon thé ! Faire la poussière sur les étagères du buffet, c’est un peu feuilleter l’histoire familiale. Ma grand-mère a acheté ce drôle de petit service à thé chinois à un marin, sur le port de Casablanca, alors qu’elle travaillait aux douanes au temps du Protectorat… Toute une histoire ! La porcelaine est si fine qu’on voit la lumière à travers les zones qui ne sont pas peintes, et chaque tasse est si légère qu’elle donne une grande impression de fragilité. J’en ai longtemps trouvé plutôt laide la décoration bizarre, mais j’ai fini par me prendre d’affection pour ce service. Il est donc naturel qu’il ait trouvé sa place dans ma collection inspirée des arts de la table

Rouge

filage artisanal fantaisie

En voilà une couleur qui ne manque pas de symboles ! J’ai eu beau jeu de la proposer aux fileurs et fileuses du forum Tricotin comme thème de filage pour ce mois d’octobre.

Rouge, c’est la couleur de la passion : selon le fleuriste, offrir des roses rouges, c’est exprimer un amour passionnel.

Normal, car rouge c’est le sang, symbole de la vie.

Rouge, c’est aussi l’engagement : en héraldique, il évoque le désir de servir sa patrie ; le drapeau rouge fédère les ouvriers et les révolutionnaires (on pense à la révolution d’octobre…) ; sur le drapeau français dessiné en 1794, c’est l’une des couleurs de Paris (avec le bleu), mais son usage remonte à l’oriflamme des Capet !

Le rouge marque également l’alerte, le danger, dans les signalisations internationales.

D’ailleurs il n’y a pas qu’un rouge, mais des multitudes de rouges… par exemple vermillon, corail, garance, coquelicot, vermeil, rubis, cramoisi, pourpre, framboise et j’en passe (beaucoup) !

Pour ma part, si j’ai proposé de travailler sur le rouge ce mois-ci, c’est que pour nous (les fileurs et fileuses, les artistes en teinture…), le rouge, c’est une couleur un peu plus difficile à maîtriser que les autres. Déjà, quand on est content d’obtenir un bel écheveau rouge, on a souvent des difficultés à le prendre en photo en restituant exactement son intensité. Mais surtout, en matière de teinture, on a parfois beaucoup de mal à atteindre le rouge que l’on désire.

En ce qui concerne ma propre participation au thème, je dois dire que le thème m’a plus inspirée que je ne l’imaginais en le proposant. J’ai commencé par envisager le rouge comme couleur de contraste, en le mariant avec des tons plus neutres.

Jeu des 8 erreurs : la solution !

Vous avez été très nombreux à jouer au petit jeu que je vous ai proposé hier. Je suis sûre que vous avez trouvé toutes les différences entre mes deux photos, mais je vous en avais promis la liste, la voici !

 

  1. Le flacon de teinture bordeaux n’était pas dans le bon sens. Oui, je sais, je suis maniaque.
  2. Mon mouton extraterrestre en avait assez d’avoir le soleil dans l’œil.
  3. J’ai eu besoin d’un cône de fil pour un retors.
  4. Shaun le mouton n’a pas réussi à tenir en place. Quel asticot, celui-là !
  5. J’ai eu une soudaine envie de filage et je n’ai pas reposé le fuseau dans le bon sens.
  6. Finalement, j’ai décidé de ne mettre qu’un seul marron sur ma mèche de BFL.
  7. J’ai rangé mon coton gris argent.
  8. J’ai bu mon thé, bien sûr !

Et si on jouait au jeu des 7 erreurs ?

J’ai passé les dernières semaines à ranger mon atelier, c’est un bonheur de me remettre enfin au travail. Aujourd’hui, séance de teinture… Mais je profite aussi de ce beau soleil pour faire une photo. Et même, deux photos… De l’une à l’autre, j’ai déplacé quelques petites choses. Je vous propose de jouer au jeu non pas des 7 mais des 8 erreurs (j’ai toujours tendance à en rajouter, appelez-moi “Madame Plus” !).

Les trouverez-vous toutes ? La solution, c’est pour demain ! 🙂

“Ma tasse de thé”

filage

Qu’ai-je bu tout au long du mois de septembre ? Du thé, bien sûr ! Et pas seulement pour trouver l’inspiration de ma collection inspirée des arts de la table… L’automne est arrivé très rapidement, j’ai à regret abandonné les glaces pour retrouver le réconfort d’une bonne tasse de thé. Cet écheveau 100% polwarth joue sur l’alternance de portions très fines et d’autres bien dodues pour mimer les courbes gracieuses de cette tasse en porcelaine “NewWave” que j’adore. Dedans, une vraie gourmandise : du thé japonais “genmaicha”, parfumé au riz grillé.