Gandoura d’été en broderie safie

broderie marocaine

Si jeunesse savait… eh bien ! si j’avais su, j’aurais appris la broderie marocaine quand j’avais la chance de vivre dans ce beau pays, parmi des femmes qui la pratiquaient quotidiennement. Mais à cette époque-là, je m’intéressais davantage à la plage, au rock, au surf et aux garçons 😉 (soupir).

Bref, une fois que j’ai mis le nez dans les bidouillages textiles – et j’ai commencé par la broderie – je me suis souvenue de ces ouvrages si spéciaux que j’avais toujours pu admirer et qui me manquaient tant. J’ai cru simple de suivre ma méthode d’apprentissage habituelle, étudier un livre… mais je n’ai pas trouvé. Un peu plus tard, je me suis dit que l’énorme réservoir de connaissances textiles qu’offrait Internet me permettrait de combler cette lacune, mais toujours pas. Enfin, au dernier salon Création & Savoir-Faire, je suis tombée par hasard sur cet ouvrage intitulé Broderie marocaine qui, bien qu’il ne soit peut-être pas aussi détaillé que j’aurais pu le rêver, m’a enfin donné quelques pistes pour débuter.

Tracer d’instinct le patron de cette gandoura d’été n’a pas été trop compliqué, mais j’avoue que réussir la broderie décorative a été difficile ! Car, voyez-vous, la particularité insolite de cette technique essentiellement dédiée au linge de maison (surtout dans la région de Fès, d’où le qualificatif de safie) est qu’elle est réversible. Or les explications du livre n’étaient pas tout à fait assez détaillées pour une novice telle que moi ! Là, je l’ai regretté, de ne pas avoir été guidée par une maîtresse brodeuse. Bref, je me suis retrouvée avec un bout de papier et un crayon à essayer d’interpréter le motif à ma manière pour qu’il soit “lisible” de la même manière sur l’endroit… J’y suis presque arrivée, à UN point près (!). Il fallait m’en satisfaire !

Une fois tous les ourlets brodés, j’ai ôté les fils de bâti ou de couture qui n’étaient plus nécessaires.

À ceux ou celles d’entre vous qui se poseraient la question de savoir quel est l’intérêt d’obtenir une broderie réversible sur l’ourlet d’un vêtement d’enfant, je répondrai… aucun, bien sûr. À part le désir irrépressible de découvrir une nouvelle technique. Et puis, si l’on considère que mon petit prince ne quitte quasiment plus cette chemise de nuit orientale et fait souvent “peau de lapin” au moment de s’habiller, eh bien… c’est peut-être une bonne excuse, non ?

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