Ali Baba au rhum

baba au rhum

Ces derniers temps, j’ai eu envie de baba au rhum, et c’était le moment idéal : les enfants étant en vacances de leur côté, je n’avais pas à culpabiliser de préparer un dessert qu’ils ne pourraient pas goûter.

J’ai donc écrit sur ma to-do list : “baba”.

Rares sont les lignes de cette liste que je barre dans la journée, donc celle-ci y est restée quelques jours, et chaque jour, je vérifiais ma liste et tombais sur le mot “baba”.

Et là, ce qui est arrivé… c’est que la chanson d’Ali Baba et les Quarante Voleurs – un film de 1954 avec Fernandel, réalisé par Jacques Becker, pour lequel, petite, j’avais une grosse tendresse car il avait été tourné dans mon pays de naissance, avec des costumes et accessoires de tous les jours que je voyais encore beaucoup dans la rue – cette chanson, dis-je, a commencé à me tourner dans la tête.

Mais ce n’était pas le gentil “À la volette” que tous les amateurs de Kaamelott connaissent (elle “reste”) ! Non ! Je me lève le matin, je me sers une tasse de thé et…

“Ali, Ali, Ali Baba, de laaaaaaaaaaaaaaa mosquée à la kasbah…”

Je chasse la ritournelle de mon esprit, j’essaie de travailler, j’ouvre un fichier un peu épineux mais…

“… quand on m’aperçoit, ce n’est qu’un cri : Bonjour Baba ! Adieu, Ali…”

Arrrgh ! et tout au long de la journée c’est la même chose, pendant trois jours ! Vous pouvez imaginer ça ?

“… et quand par hasard ça ne va pas, je me dis : mektoub, inch’allah ! Aaaaaaaaaah, Aliiiiiiiiiii Babaaaaaaaaaaaa !”

Je vous le promets, c’est une torture. Mais enfin, hier, j’ai ouvert mon livre de pâtisserie préféré, Secrets gourmands (évidemment signé Pierre Hermé) pour me plonger dans la recette, casser des œufs, mélanger de la farine, pendant que mon cerveau repassait en boucle “Aaaaaaaaali Ali Ali Ali Ba-ba”. J’ai patiemment laissé rassir les babas une journée – pas deux, je n’aurais pas tenu le coup – et aujourd’hui, je me suis occupée du sirop au rhum brun.

Je ne suis jamais déçue par les recettes de monsieur Hermé, c’est donc un délice. Offrez-vous ce livre si vous en avez l’occasion, il vous dit tout des classiques de la pâtisserie française. Rien que pour la recette des sablés, je ne m’en séparerais pour rien au monde.

Et maintenant, pour les plus aventureux d’entre vous… car, faites attention, hein : elle “reste”.

4 réflexions au sujet de « Ali Baba au rhum »

    1. Oh, la chantilly, c’est juste de la crème entière passée au siphon, donc techniquement ce n’est « que » de la crème fouettée 😉

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