Sac à vélo

sac pour panier vélo Mon Cycliste préféré me demande moins de sur-mesure, ces derniers temps, alors c’est pour moi que j’ai travaillé ! Le printemps est là et l’hiver fut très doux, mes chevilles ont retrouvé un fonctionnement à peu près normal, c’est un plaisir de retrouver le bonheur de pédaler, le nez au vent… Mais, contrairement aux amateurs de fixies qui visent une pratique dépouillée et vont toujours au plus léger, moi, je ne sais pas me balader sans emporter douze millions de trucs, donc j’ai un gros sac en cuir, en forme de cabas, qui doit se gondoler en tous sens pour entrer dans le magnifique panier de vélo anglais offert par mon cher Cycliste. Ce qui finira par l’abîmer, je le crains (le sac, pas le panier).

Ainsi, un jour que je pédalais, le nez au vent et l’esprit encore plus vagabond, j’ai réfléchi à un sac qui s’adapterait parfaitement au panier de mon vélo, en taille et en forme, et dans lequel je n’aurais pas à fouiller interminablement pour trouver ce qu’il me faut (un feu rouge, ça ne dure pas si longtemps que ça). Donc, avec des compartiments étudiés pour tout ce que j’emporte. Il fallait une pochette fermée pour glisser mon bouquin et mon tricot (si si ! j’emporte ça aussi, à vélo !), une autre pour le mini-sac qui contient tous mes “au cas où” (ceci comporte entre autres des pansements, de l’arnica, des crayons de couleur… bé oui, maman un jour, maman toujours), une ouverte pour mon téléphone et une autre pour une bouteille d’eau ou un thermos de thé, une fermée pour l’appareil photo, etc. Je vous entends d’ici : c’est un vélo ou un wagon, son truc ?

Eh bien une fois cela passé sur le papier et calculé, il a quand même fallu sortir ciseaux et aiguilles, deux beaux lainages assortis (si j’avais dû le faire en cuir, il aurait pesé dix fois plus lourd et vu mon expédience en couture du cuir, je n’aurais plus de doigts pour filer à l’heure où je tape ces lignes)… Et faire preuve de patience, car il m’a bien fallu deux semaines pour arriver au bout du projet.

J’ai étudié tous les livres parlant de couture de sacs (et j’en ai…) de ma bibliothèque et j’ai découvert qu’on ne parlait jamais de compartiments multiples ! Zut de zut ! Il a fallu improviser et je n’ai pas trouvé mieux que de réaliser une doublure par compartiment à fixer dans une sorte de “seau” dont la base aurait la forme rectangulaire, arrondie aux coins (pourquoi faire simple), du bas de mon panier. Ci-dessous, des photos de l’avancée du projet : les doublures en place dans le “seau” (bâties avec des épingles, aïe ! aïe ! mais impossible d’utiliser du fil vu le nombre de fois où je les ai déplacées) puis, une fois que chaque doublure fermée a reçu son système de fermeture (tous différents, sinon c’est vraiment pas drôle), les doublures fixées ensemble dans le bon ordre… Ça ne ressemble à rien, si ?

sac pour panier vélo sac pour panier vélo

Après un premier essai d’assemblage, j’ai trouvé à mon sac un côté avachi qui ne me plaisait pas du tout, alors que j’envisageais plutôt un genre de vanity-case un peu décalé. J’ai donc rigidifié le tour (et plus seulement le fond) avec du Jeffytex, un produit que je viens de découvrir et qui me plaît bien : c’est un molleton rigide, un peu comme du carton, qui supporte le lavage, se coud très facilement et ne pèse pas si lourd que ça, au final. Puis j’ai pu faire les dernières coutures à la main et poser les diverses fermetures (avec quand même une petite pièce en cuir pour recouvrir la partie apparente de la fermeture magnétique). Ouf, fini ! Les doigts en sang mais finalement pas mécontente du résultat. Mon Cycliste adoré m’a même acheté une petite housse imperméable pour le protéger en cas d’averse… Allez, hop, en balade !

Dédicace spéciale pour Christine : quand il est complètement vide, ce sac pèse déjà 646 g 😉

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L’écharpe à queues de cochon

écharpe tissée main

Un jour que mon fiston me regardait retordre un fil fait à base de rolags (il aime bien faire des rolags, je m’attends à avoir sous peu un petit assistant zélé) et me posait toutes sortes de questions sur le retors, je lui ai montré qu’on pouvait pincer quelques centimètres de fil pour laisser dépasser une sorte de petite queue de cochon en tire-bouchon. Ça l’a fait beaucoup rire ! comme on s’en doute, et il m’a demandé de faire tout l’écheveau comme ça. Après tout, why not ? Voilà pourquoi cette écharpe tissée est tout hérissée de petits tortillons qui chatouillent… 🙂

écharpe tissée main écharpe tissée main écharpe tissée main

Journey to the Golden Fleece : je pars en voyage !

journey to the golden fleece

Nous sommes quelques centaines de fileuses (il y a peut-être aussi des fileurs, je n’ai pas fait la connaissance de tous les participants, mais avouons que pour l’instant l’activité est en majorité féminine) dans le monde entier à avoir adhéré à ce curieux “stage” de filage qui se déroule en huit étapes, sur une durée d’un an à peu près. Je n’entrerai pas dans les détails mais vous pouvez en découvrir le principal sur le site FiberyGoodness. Ce stage est conçu et étroitement parrainé par deux grandes artistes : WoolWench et SpinArtiste.

Voici le fil réalisé au cours de ma première étape du voyage. Là non plus, je ne peux pas m’étendre sur la totalité de mon cheminement, mais je peux vous dire que j’ai tenté de traduire en couleurs et en textures ce que je faisais avant de découvrir le monde de la fibre : le filage, la teinture, le tissage, le tricot dentelle… Je lisais beaucoup et je corrigeais des textes dans un magazine. Je n’ai pas vraiment changé d’orientation professionnelle mais disons que je pratique différemment mon métier, et que je dispose maintenant d’un (petit) espace me permettant de faire la folle au milieu d’un joyeux bordel désordre.

J’ai cardé du coton pour rendre la texture du papier (même si rares sont aujourd’hui les papiers à être fabriqués à bases de fibres de coton), de la soie rouge et noire pour l’encre, de la laine, et de minces bandes de papier journal. Ma Finest a un peu regimbé pour ces dernières mais avec de la patience et de la douceur, j’y suis arrivée ! Le premier brin est filé avec un “autowrap” en coton blanc et retordu avec un fil de lurex noir.

J’ai bien mis les six semaines allouées pour compléter cette étape, qui m’a demandé pas mal de réflexion et la reprise d’un journal. Une fois l’écheveau terminé et bloqué (attention, un écheveau contenant des morceaux de papier ne doit pas séjourner trop longtemps dans l’eau…), je me suis offert le plaisir de redécouvrir les joies du coloriage (eh oui, un cahier de coloriages – un pour chaque module – est offert au début du voyage !), en récompense. J’avais laissé de côté pinceaux, crayons et feutres depuis longtemps et j’avais oublié à quel point colorier peut être relaxant. J’y ai passé des heures ! 🙂

J’ai hâte de commencer la deuxième étape, moi…

journey to the golden fleece journey to the golden fleece journey to the golden fleece

Où est passé Valentin ?

écharpe tissée main

Où est passé le reste de février, où est passé le début du mois de mars… le temps, je ne le vois pas passer, en ce moment ! Il est un peu tard pour vous montrer ce cadeau que j’ai tissé pour mon Valentin, mais le voici pourtant… Je n’ai cherché qu’à assortir mes fibres au manteau et au chapeau qu’il a portés le plus souvent cet hiver mais je m’aperçois que j’aurais pu baptiser cette écharpe “Apiculteur gourmand” (et j’en connais quelques-uns 😉 avec ses tons miel-chocolat. Le bébé yak offert il y a longtemps par Katy (je garde presque indéfiniment mes fibres les plus précieuses, jusqu’à ce qu’elles rencontrent le projet idéal) apporte un moelleux terrible, je lui pardonne de s’être enroulé autour de ma soie au point de la cacher presque systématiquement !

écharpe tissée main écharpe tissée main

Ma Précieuse…

écharpe dégradée tissée main

Il y a quelque temps, Midian a mis au point une savante technique de nappes dégradées qu’elle transforme en magnifiques fils dentelle. Elle a cependant eu la gentillesse de m’en offrir une à mes couleurs (ce doit être Malachite, si je ne me trompe pas), que j’ai utilisée de manière un peu différente… Au lieu de faire un écheveau à deux brins avec cette double nappe dégradée, j’en ai fait deux, à peu près identiques (pour les curieuses, l’un faisait 264 m pour 81 g et l’autre 263 m pour 83 g, comme quoi je sais être à peu près régulière quand je m’en donne la peine), retordus en navajo (trois brins). Puis je les ai tissés, l’un en chaîne et l’autre en trame, pour un effet de dégradé double. Qu’en pensez-vous ? Voilà quelque chose qui ne serait pas très simple à réaliser industriellement… 🙂 Bon, il faut quand même compter une bonne quarantaine d’heures de travail sur ce genre de “petit” ouvrage.

Couverture de naissance

couverture tissée

Pour un petit Basile récemment parachuté sur la planète Bleue, j’ai eu envie de reprendre une tradition chère au pays qui m’a vue naître : tisser une couverture de bébé en cadeau de naissance. De jolis yeux bleus étant au programme, je me suis laissée porter par cette couleur super banale pour un cadeau de garçon ; il faut dire qu’entendant régulièrement des remarques du style “joli mais trop bleu à mon goût” ou “dommage que ce soit si bleu”, j’ose à peine travailler cette couleur, n’est-ce pas les filles ? 😉

Bleu donc ce fut. J’ai filé et/ou surteint quelques écheveaux pour la circonstance, je me suis amusée avec du mohair, je n’ai pas oublié mes chers rubans de soie et roule ma poule ! Ou plutôt, bienvenue à toi, Basile 🙂

Le Cloud Illusions de Boo Knits

châle cloud illusions
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Le Cloud Illusions est un très beau modèle que l’on doit à une styliste talentueuse, Boo Knits. Je ne l’ai pas trouvé difficile à réaliser, et si le rang de rabattage à picots peut paraître un peu fastidieux, le résultat vaut l’effort de patience… Bon, de peur de manquer de fil (comme d’habitude…) j’ai fait la version la plus courte, que l’on peut à peine se passer autour du cou, mais je trouve cela plus facile à porter au quotidien qu’un vrai châle. Ce magnifique écheveau Malabrigo que m’a ramené Zouzou de San Francisco (excusez du peu !), en plus d’être dans mes couleurs, est d’une douceur exquise… Mais je me demande si ce modèle en particulier n’aurait pas mérité un fil uni. En plus, c’est un châle perlé : avouez que cela ne vous avait pas sauté aux yeux ? J’avoue que j’ai encore une fois été un peu tiède dans le choix de mes perles… dont le coloris ne ressort pas du tout. J’essaierai d’en tirer la leçon, mais c’est apparemment pour moi une leçon difficile à apprendre !

châle cloud illusions châle cloud illusions

Mariée d’hiver, mariée d’été

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Faute de neige, j’ai décidé de travailler le blanc en ce début d’année, avec ces deux écheveaux fantaisie. Le premier joue sur les fibres animales (alpaga, soie, mohair, angora), le second sur les végétales (coton, tencel, bambou, bananier, une pincée d’angelina). J’ai l’intention de les inclure dans deux projets de tissage : des vestes blanches pour réchauffer les épaules des mariées dans les églises un peu humides ! D’où leur nom… J’espère pouvoir bientôt vous montrer les vestes en question 😉

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