La saga d’une étole, épisode 4 : tissée et tombée du métier

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Le tissage, finalement, c’est le plus rapide, surtout avec ce genre de fil fantaisie un peu épais et poilu. J’aime particulièrement la façon dont les “zigouigouis” en forme de chenilles se calent entre les fils de chaîne. La texture fait très Chanel et les couleurs, harmonisées depuis le début, font une jolie palette… Pas mécontente !

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La saga d’une étole, épisode 3 : montage de la chaîne

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Je l’ai toujours dit, là où y a de la chaîne, y a pas de plaisir… Hum… Oui je sais, elle n’est pas bien fine. Mais d’abord c’est vrai, dans le tissage, monter la chaîne, c’est ce qui m’amuse le moins. Heureusement qu’avec le Knitters Loom, c’est très simple ! Et heureusement que je vais tisser du gros fil, donc j’utilise un peigne 30/10, c’est toujours ça de pris. Mais bon, ma petite astuce, si elle n’est pas bien spirituelle, me sert depuis le début de moyen mnémotechnique, sans quoi je ne suis pas fichue de me souvenir que le fil de chaîne est vertical et le fil de trame, horizontal. Enfin, sur mon métier. Et encore, j’entends d’ici hurler les puristes !

Allons, vivement que mon fil de trame soit sec pour que je puisse passer quelques duites dans la foule (là, tout le monde est content) et évaluer vaguement la longueur de mon ouvrage terminé…

La saga d’une étole, épisode 2 : filage

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Un bonheur à filer… le mérinos est du superwash, donc même après teinture, il reste très doux et glisse merveilleusement… entre les séquences de mérinos, j’intercale des poignées de mohair que je file sans pincer pour laisser des boucles émerger ici et là… quelques petites fantaisies au retors pour donner de la texture… ta-daaaaam ! Qu’en pensez-vous ?

Oui, je sais ce que se murmurent les plus chevronnées : y a pitêt pas la longueur (175 m) pour une étole. Hem. Hum. Bon, je tente quand même le coup, et qui vivra verra !

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Mon premier tissage aux cartes !

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Voilà un moment que je tournais autour… que je regardais les blogs, les posts des forums… j’ai même un livre à ce sujet… et on m’a offert un mini-inkle loom tout mignon… Bref, j’avais tout pour me lancer dans le tissage aux cartes. Oui mais, comme souvent avant d’essayer une nouvelle technique, je ne me sentais pas trop à la hauteur et je freinais des quatre fers.

À la rencontre du filage dont je vous parlais hier, cependant, l’occasion était vraiment trop belle : non seulement Perline était présente – et c’est vraiment une des spécialistes de la chose – mais Midian avait amené son propre inkle loom et ses cartes pour “prendre une leçon”. Là, vraiment, on me le servait sur un plateau, le tissage aux cartes ! Je me suis donc incrustée dans la “leçon” et comme souvent, voir le geste effectué, entendre les astuces et les mises en garde a dédramatisé les choses. En rentrant chez moi, je ne rêvais que de tissage aux cartes…

Lundi matin, j’ai donc volé un paquet de cartes à jouer dans la chambre de ma fille (c’est pas bien, mais je ne pouvais pas attendre son retour de l’école pour lui demander l’autorisation… en échange, je lui ai promis de lui apprendre à tisser des “bracelets brésiliens” hors du commun, et dix fois plus rapidement que ceux qu’elle confectionne actuellement pour ses camarades) que j’ai très joyeusement massacré.

Puis, j’ai monté la chaîne avec des fils de coton que j’avais sous la main (les couleurs ne sont pas très contrastées mais j’étais si sûre que rien de bon n’en sortirait…) et hop, j’ai commencé à tisser ! Bon, les premiers centimètres sont bourrés d’erreurs car je ne tournais pas toujours dans le bon sens, alors j’ai pris un post-it pour noter laborieusement les premières duites, et ensuite j’ai commencé à bien sentir, en regardant le motif, dans quel sens je devais tourner.

Et voilà le galon tombé du métier, ta-dam ! J’ai “twisté” les fils de chaîne avec un petit appareil d’Ashford qu’on vient également de m’offrir (je suis une vraie veinarde), oui, c’est dix fois plus pratique que mon Babyliss à tresses ! Et l’effet est plus réussi.

Merci donc à Perline pour ce nouveau virus… Je réfléchis déjà à mon prochain projet… Sans doute une ceinture !

tissage aux cartes tissage aux cartes

Une rencontre, un sandwich, deux échanges…

Ah, ça, le dernier week-end a été chargé ! Lors de la rencontre du filage, j’ai eu de quoi remplir mes sacs à fibres…

D’abord, nous ouvrions les colis de l’échange des vendanges organisé par Zouzou. J’ai reçu un bel écheveau de Céline, d’une grande douceur, très moelleux, accompagné de petits cadeaux. En dessous, une photo de ce que, moi, j’avais envoyé à Barbara, un écheveau “Volcan d’Islande” avec son sac en feutre assorti, qui peut éventuellement servir à transporter l’ouvrage en cours.

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Ensuite, comme c’est devenu la tradition lors de ces rencontres annuelles, il y avait le “sandwich” auquel je ne pouvais me priver de participer. Le principe : chacun(e) apporte 150 g de fibres (cette année, on a demandé des fibres douces, dans des tons de rouge, pourpre, mordoré…) et repart avec le même poids de fibres, mais mélangées : le sac reçu à la fin de la rencontre contient en effet un petit morceau de chaque fibre apportée. De quoi filer, en ce qui me concerne, un beau fil fantaisie, comme l’année dernière. Mention spéciale pour les “petites mains” qui ont séparé chaque don de fibres en autant de poignées qu’il y avait de participant(e)s avant de les répartir équitablement, ce n’est pas de la tarte à faire.

Et puis, à chaque rencontre, ont peut aussi participer à une loterie d’écheveaux. Chacun apporte un écheveau et repart avec un autre, mais contrairement à l’échange, les écheveaux sont tirés au sort à la dernière minute. Il m’est échu un fil magnifique, looong (assez pour un châle immense), doux, teint dans de très beaux tons d’indigo délavé, et c’est Flora qui a concocté cette merveille ! Merci Flora ! En dessous, une photo de mon propre écheveau, un fil fantaisie en alpaga, mérinos et soie réalisé sur le thème des bonbons menthe-réglisse (que j’adore). Il était livré dans son petit sac en feutre mérinos et bambou, et sur qui est-il tombé, je vous le donne en mille ? Sur ma copine Zouzou, hé hé…

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Mon corbillon n’était pas tout à fait plein, merci à toutes celles qui m’ont gâtée de petits cadeaux d’amitié, Zouzou (ah ! encore elle ! ;-), Cathy, Joelle, Midian, Flora et j’en oublie forcément… Merci aussi aux organisateurs de la rencontre, Sandrine et Richard, car ça non plus, ça n’est pas de la tarte à faire, et merci encore à tous ceux et celles qui ont montré leurs petits tours de main, notamment Esperluette qui nous a livré les secrets de ses splendides art batts, Joanne Strauch qui nous a montré comment détacher une nappe de la cardeuse en un long ruban prêt à filer à l’aide d’un diz, et Perline, qui a levé un coin du voile recouvrant le mystérieux et tentant tissage aux cartes.

 

La saga d’une étole, épisode 1 : teinture

teinture

Un bel événement se profile dans l’histoire du pub spinning parisien : la rencontre organisée en septembre, plus formalisée qu’à l’ordinaire mais toujours ouverte à tous en toute liberté, va fourmiller de démonstrations et d’échanges. Entre autres choses, j’ai le projet de travailler sur le tissage d’une étole en fil fantaisie…

En voici la première étape. Que faut-il pour tisser une étole ? Un fil de chaîne, et un fil de trame.

Pour le fil de chaîne ci-dessous, parce que je ne fais toujours pas confiance à la solidité de mes filés main (je tends ma chaîne à mort !!!), j’aime particulièrement le fil Knit Picks à teindre. J’ai donc mesuré ce qu’il me fallait, avec un peu de marge (pour une longue et belle étole, un écheveau suffit), et je l’ai teint dans la gamme de couleurs que j’avais choisie : du bleu, du vert, du violet, du marron… Oui, je sais, je vous ai souvent fait le coup ces derniers temps, mais qu’est-ce que j’y peux ? Ce sont en ce moment mes préférées.

Pour le fil de trame, j’ai teint dans les mêmes tons et dans la foulée de la mèche de laine mérinos et du mohair.

Que pensez-vous du résultat ? Moi qui aime le bleu (je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde), cela me met l’eau à la bouche.

Je vous préviens, ne fermez pas les yeux trop longtemps, je suis déjà en train de pédaler…

teinture

1,13 kg d’humilité

feutre

Je venais de découper quelques gabarits de feutrage en plastique bulle et j’étais en train de carder de la laine avec de la soie lorsqu’il est arrivé… 500 Felt Objects… Un recueil de photos d’objets en feutre venus du monde entier, où l’on peut admirer entre autres plusieurs pièces de ma chère Pam de Groot. Naturellement, j’ai tout laissé en plan pour commencer à le feuilleter. Quelles œuvres superbes ! Je n’en avais pas vu le quart que je me demandais déjà s’il ne valait mieux pas arrêter carrément le feutrage, car je n’arriverai jamais à la cheville de ces artistes. Mais curieusement, l’impression est passée, et une fois le livre reposé je n’avais plus qu’une envie, remplir ma carafe d’eau chaude et étrenner mon tout nouveau tulle (l’ancien a finalement rendu l’âme, complètement lacéré). C’est maladif, je vous dis…

Une collection d’écharpes et d’étoles

Je vous présente les petites nouvelles de la boutique… Le temps devient incertain… L’automne pointe le bout de son nez… Voici quelques écharpes et étoles pour réchauffer les cous et les cœurs, dans des couleurs gaies bien éloignées du sempiternel gris des enseignes à la mode !

écharpes

Les lutins débarquent !

bonnet le lutin

Noël approche, je lance une petite collection de chapeaux de lutin pour enfants dans la boutique… Voici le premier… Un lutin des mers ! En mérinos peint à la main dans des nuances bleu-vert avec quelques touches de brun qui mettront tous les teints en valeur, il ira à toutes les têtes de 6 mois à 10 ans et plus, voire à certains adultes : il suffit de retourner le bord pour le faire “rapetisser”. On peut le porter la pointe pendant derrière ou sur le côté, on peut aussi le rembourrer avec un peu de papier de soie roulé en boule pour qu’il se dresse tout droit lors d’un goûter déguisé.

feutre artisanal

Cathédrale de Chartres

fil fantaisie artisanal

Je ne vends pas beaucoup d’écheveaux à travers ma petite boutique sur ALM, et je ne dégage pas de marge du fait que les charges fiscales sont importantes et le nombre d’heures très élevé, mais le plaisir que je prends à ces rares transactions pourrait difficilement être évalué. Et ce qui me plaît le plus, c’est qu’un(e) client(e) me propose un challenge…

Ainsi Isabelle, après avoir tricoté mes fils, m’a proposé de m’intéresser aux couleurs des vitraux de la cathédrale de Chartres. Vaste question ! Déjà, j’ai commencé par aller les voir. Sur le Net car ce n’est plus la saison des voyages, mais cela m’a donné envie d’y aller pour de bon… Ensuite j’ai choisi mes couleurs et j’ai teint ma laine…

Mmmh, je n’étais pas très contente du résultat. Déjà il restait trop de blanc, alors qu’il n’y en a pas tellement dans les vitraux. Et puis, mes couleurs s’étaient beaucoup mélangées entre elles, ce qui donnait une gamme trop “multicolore” par rapport aux dits vitraux. Le tout me semblait aussi un peu clair : quand on regarde un vitrail, et qu’on l’apprécie le mieux, on est souvent dans une demi-pénombre. J’ai voulu y remédier en filant à part un fil de soie noire et en réalisant un retors à trois brins… Ce n’est pas encore tout à fait ça, mais je veux bien le baptiser “Chartres 1”, car il y a tout de même un peu de vitrail dans cet écheveau. Toutefois, Isabelle peut être assurée que je réfléchis déjà à “Chartres 2” et “Chartres 3”… Voilà une série qui ne s’achèvera que lorsque je serai complètement satisfaite ! Je ne sais pas si elle prendra fin un jour, du coup 😉

fil fantaisie artisanal