Un stage pour travailler la pâte d’argent

bijou en pâte d'argent

La semaine dernière, j’ai eu la grande chance de passer tout un dimanche avec Kenji, fondateur de Kenem Bijoux et, entre autres, formateur dans le travail de la pâte d’argent.

D’abord c’est quoi, la pâte d’argent ? Eh bien, moi, je trouve que c’est un peu de magie… C’est une pâte presque semblable à de la pâte Fimo ou à de la pâte à modeler, sauf qu’elle est constituée de particules métalliques unies par un liant. Il faut la cuire, tout comme la Fimo, mais à une température beaucoup plus élevée. Et le résultat est vraiment en métal… Il y a différentes pâtes, bronze, cuivre, or et j’en passe, mais j’ai toujours eu un faible pour l’argent et c’est donc cette matière que j’ai choisi de travailler pour ce stage d’initiation.

Voilà ce que j’en ai ramené : ces deux pendentifs en argent fin (un grand merci à Kenji pour les photos qu’il a prises pour moi, son matériel est bien meilleur que le mien). Le premier, fabriqué à l’aide d’une “plaque de texture”, m’a permis d’apprendre diverses techniques utiles, comme la pose d’une bélière et la confection d’un petit colombin pour la finition du bord du bijou. Il a été cuit au chalumeau, une technique sur laquelle je ne me serais jamais lancée seule et j’avais bien raison, car elle nécessite de bien connaître la “couleur de cuisson” idéale et rien ne vaut les conseils d’un maître. Le second a été l’occasion d’apprendre à fabriquer un moule en silicone : nous avons pris l’empreinte d’un joli coquillage que nous avons reproduit en argent. Celui-ci a été cuit au four, car il est un peu plus épais. Les deux pendentifs ont été oxydés dans une solution de soufre. Le premier a des reflets bleu-vert, le second gris très foncé.

Ai-je besoin de vous avouer, maintenant que vous me connaissez, que je suis rentrée chez moi en dansant à moitié, ravie et stupéfaite d’être parvenue à un tel résultat ? Je réfléchis intensément aux fils que je vais fabriquer pour les monter en collier, et mon cerveau en ébullition rêve d’ores et déjà aux pièces particulières que je vais pouvoir créer dans quelques mois – je n’aurai certainement pas le temps de m’équiper avant le marché de Noël qui est la grande échéance de cette fin d’année et je préfère le faire en début d’année prochaine, dans le calme – pour marier à mes fils fous.

Un grand merci à Kenji avec qui j’ai passé un moment à la fois amical et très stimulant. Nous avons beaucoup papoté, ce qui est assez inévitable quand deux passionnés se rencontrent, même s’ils ne partagent pas (encore) la même passion. Mais nous n’avons quand même pas chômé, car c’est un excellent pédagogue qui a su m’apprendre les bons gestes et a répondu à toutes mes questions ! Bref, j’ai fait une très belle rencontre et je souhaite la même à tous les passionnés de bijoux qui souhaitent aller un peu plus loin…

bijou en pâte d'argent

Trico’fil et trico’doigts

écharpe tricotée avec les doigts

Voilà un moment que Télé Tricotin tourne à fond et que, prise par toutes sortes de corvées de pré-rentrée, je n’avais pas eu le temps de voir les nouvelles “fibrémissions”… J’ai finalement pu m’y mettre et là, coup de cœur immédiat pour les cours, très bien faits, de “trico’doigts” ! Les fiches techniques de Tricotin.com sur le sujet m’avaient déjà alléchée mais les vidéos étaient si bien réalisées qu’il me fallait absolument essayer la technique. Quoi de mieux en effet, quand on aime la fibre et qu’on aime la manipuler manuellement le plus possible, que d’abandonner les aiguilles pour un temps et d’y aller directement avec les doigts ?

Du coup, j’ai commencé par filer un… “trico’fil” flammé en mérinos, que j’ai teint ensuite avec des teintures Landscapes. J’ai eu du mal à patienter jusqu’à ce que le fil soit sec pour le mettre en pelote et, vite, vite, agiter les doigts ! Et pour tout vous dire, je me suis régalée. Après quelques minutes, cela va très, très vite, et il ne m’a pas fallu longtemps pour “trico’doigter” cette écharpe longue, longue… en point mousse. En fait j’ai dû me pincer pour me décider à l’arrêter ! Il va falloir que je file rapidement un autre écheveau pour tester le jersey ! Le résultat est vraiment agréable, souple, aéré, doux !

écharpe tricotée avec les doigts écharpe tricotée avec les doigts

Étole “Loch Ness”

étole en feutre peinte

Pour participer au “défi celtique” proposé par ALM pour le mois d’août, j’ai réalisé cette étole en feutre de laine et soie peinte à la main. Elle représente le plus beau lac des Highlands, et bien sûr je n’ai pas oublié d’incruster un petit “Nessie” ! Je suis ravie du résultat, car c’était la première fois que j’essayais de teindre à la main les fibres après et non avant les avoir feutrées. Elles ont très bien pris la teinture, la soie apportant des nuances particulières.

Je suis certaine de ne pas remporter le défi, car les gagnants sont ceux qui recensent le plus de votes : ayant présenté ma création le dernier jour, je n’ai aucune chance ! Pas grave, je suis si contente de l’avoir réussie que je m’en satisfais pleinement. Sa beauté ne se révèle pas vraiment en photo, mais toutes les personnes qui ont pu la voir et la toucher “en vrai” m’en ont fait de grands compliments. Je suis sûre qu’elle sera une des vedettes de mon marché de Noël, si je réussis à y participer ! (Tant pis pour la modestie…)

étole en feutre peinte étole en feutre peinte

Dans la foulée, j’ai fait une autre étole du même genre, mais dans le thème “Tout feu, tout flamme”… avec quelques pincées de glitz pour faire scintiller encore plus la couleur. Elle figurera dans la boutique dès ce soir.

étole en feutre peinte

Trois nouveaux écheveaux

Après la frénésie de feutrage dont je vous ai gratifié(e)s ces derniers jours, vous avez forcément deviné que je n’avais pas tellement filé… Je n’ai quand même que deux mains et je me sers finalement peu de mes pieds (bon, je sais ce que vous allez dire, il reste tout de même les dents et le menton, je m’en sers aussi parfois ! un vrai petit singe !)… Mais voici tout de même trois écheveaux dont je suis assez contente.

Celui-là, en pure soie (mouchoirs de soie teints par mes soins), est vraiment un travail de longue haleine, il m’a quand même fallu quasi trois “pub spinning” et pas mal d’heures sup’ à la maison pour en venir à bout ! À un moment, je me suis même dit que je n’allais jamais le terminer ! Normal, il mesure environ 300 m, ce qui signifie que j’ai filé presque 1 km puisque c’est un retors navajo.

filage

Celui-là, j’en suis très fière car c’est un fil filé au fuseau et Dieu sait que je débute en la matière. C’est au cours d’un pub spinning particulièrement foufou que j’ai pu m’y mettre vraiment. Sachant que nous allions rencontrer plusieurs personnes calées dans ce domaine, j’avais emmené mon fuseau en me disant que ce serait bien le diable si je ne trouvais pas moyen de prendre une leçon de fuseau… Je ne pouvais pas me douter que le diable serait là avec ses mille tentations, et qu’au bout du compte, je n’allais pas du tout sortir le fuseau de mon sac ! Pourtant j’ai eu l’occasion d’admirer des fileurs et fileuses d’une grande grâce, et quelque chose a dû m’en rester… En rentrant à la maison, j’ai pris mon fuseau et mes fibres (plusieurs coloris de mélange mérinos et soie Ashford et j’ai filé… comme si je l’avais toujours fait ! C’était rentré par les yeux !

filage

Petit dernier, un fil deux brins de mérinos et… bambou, pour changer. Le bambou apporte deux choses qui me plaisent. D’abord, un tomber un peu plus lourd, une texture différente, j’aime bien, pour certains ouvrages. Ensuite, il a un peu le brillant de la soie, mais n’absorbe quasiment pas les teintures pour fibres protéiniques que j’utilise : résultat, il reste blanc, d’où un super effet marbré de la mèche une fois teinte. Je vais tester ça aussi en feutrage, je suis très curieuse de voir le résultat.

filage

Quatre mousquetaires en goguette…

Pfouh, je ne sens plus mes bras !! Mais je ne pouvais pas m’arrêter de feutrer ces derniers jours, sous le coup d’une poignante frénésie de petits sacs. Oui oui, je travaille toujours sur le stock de mon marché de Noël… Voici donc quatre petits sacs de plus, que vous pourrez retrouver dans la boutique au cours des prochains jours. J’ai redécouvert avec gourmandise le plaisir des embellissements à l’aiguille, qui ne finissent jamais. Mais je me suis aussi amusée à incruster des morceaux de dentelle dans la laine de trois d’entre eux, j’ai cousu des petits boutons… façon “j’ai dévalisé les tiroirs de ma mercière”… mais en fait de mercière, j’ai surtout puisé dans les stocks familiaux de “petits trucs ne pouvant servir à rien” (boutons dépareillés, bouts de dentelles et de rubans tellement petits qu’il n’y en a pas assez pour un ouvrage classique). Or, figurez-vous – je ne sais pas comment était mon arrière-grand-mère que je n’ai pas eu la chance de connaître – que nous sommes des “non-jeteuses” depuis trois générations déjà ! Il y a donc de quoi faire en matière d’embellissements pour mes petits sacs, mais aussi pour de futurs accessoires. Pour ces modèles-ci, j’ai pioché dans les stocks de feu ma chère Mamie, qui, de là-haut, soupire de plaisir en se disant qu’elle a bien fait de ne pas les mettre à la poubelle, tous ces petits riens qui, parfois, font tout.

sacs en feutre

Mini-sacs aux aiguilles géantes !

sac tricot

Les grosses aiguilles de Rachel John [http://www.megaknitz.com/], c’est vraiment un régal, j’adore le moelleux et la texture de leurs mailles surdimensionnées. Et je trouve le contraste particulièrement savoureux dès lors qu’il s’agit de confectionner de petites pièces comme ces mini-sacs super girly ! J’ai essayé un modèle de cabas, un peu plus grand, qui est amusant aussi. Mais vu l’élasticité et le poids du tricot, il m’a fallu tout doubler. C’est finalement le plus long à faire…

sac tricot sac tricot

Une pochette en fil fou

pochette en fil artisanal

Feu d’artifice de couleurs, de matières et de textures… C’est de saison…

L’inspiration qui a présidé à la naissance de cet écheveau vient, comme souvent, de ma participation au thème de l’écheveau du mois qu’Esperluette nous concocte machiavéliquement sur le forum Tricotin. Ce mois de mai 2011, il s’agissait de carburer sur le thème “Jifoutou” ! Ça ne s’invente pas ! Comme d’habitude, j’ai participé avec beaucoup de retard, et mon petit écheveau ne risquait pas de réaliser avec celui d’Esperluette qui est une vraie déesse de la nappe fantaisie. Mais une fois que je l’ai vu terminé et bloqué, je n’ai eu de cesse de frétiller du crochet : il fallait quand même bien que je me décide à tester à mon tour la petite bourse à la mode avec sa fermeture rétro… Voilà qui est fait !

Le sac de la fée des bois

sac en feutre

Je vous ai parlé de mes chapeaux hier, il me reste à vous montrer mes dernières créations en matière de sacs… Je planche dur ! Et les idées m’arrivent en foule, bien plus vite que je ne peux les réaliser, hélas. Je suis en tout cas particulièrement fière de ce modèle, tellement fière que j’ai longtemps hésité à le mettre en vente dans la boutique. Mais bon, des sacs, j’en ai déjà plus qu’il ne m’en faut – surtout si l’on considère qu’au final, j’emporte toujours le même, mon grand cabas en cuir adoré. Suis-je la seule à avoir ce travers ?

En tout cas, à la base de ce modèle, mon coup de cœur pour ce fermoir rétro avec ses petites anses toutes fines. Ensuite, l’envie d’essayer une laine que l’on m’a offerte (merci Regina !), quasi infilable mais passionnante avec son mélange de coloris aboutissant, une fois feutré, à un brun mordoré automnal qui me caresse l’œil. Elle feutre fort bien ! J’ai rajouté des ronds en préfeutre rouille (fait par mes soins, le préfeutre… c’est plus rapide à faire qu’à acheter ;-)), soulignés ensuite par de minces bandes de mérinos feutré à l’aiguille. Le feutre était un peu fin à mon goût alors je l’ai doublé avec un tissu feuille morte qui se marie bien avec la couleur de la laine.

sac en feutre sac en feutre

Une fournée de chapeaux !

Je vous avais promis hier de vous dévoiler ma production du mois de juillet… Les voici, mes jolis chapeaux ! Oui, je sais, je sais, ce n’est pas bien modeste de se lancer des fleurs comme ça, mais j’ai pris un plaisir énorme à les faire et je suis drôlement contente du résultat.

Ils sont d’ores et déjà en vente dans la boutique !

chapeau en feutre

Vacances studieuses…

chapeau en feutre

Je viens de me faire gronder de tous les côtés car le blog n’était plus “alimenté” ! Non, pas d’inquiétude, je ne l’ai pas abandonné ! Mais le mois de juin a été très axé sur le travail qu’il fallait boucler et rendre avant de partir, et je n’ai eu le temps ni de bloguer, ni de bricoler (ce fut dur, comme vous vous en doutez).

En revanche, je suis partie avec une valise pleine de fibres, ma tête à chapeaux préférée et plusieurs gabarits… J’avais prévu un chapeau par jour, je n’y suis pas tout à fait arrivée ! La piscine et les balades étaient bien tentantes…

Voici en tout cas le premier de la fournée, qui est un peu spécial, car c’est un cadeau pour une très chère amie. Pour satisfaire ses goûts, il devait donc forcément revêtir les tons de l’artichaut : vert et violet ! Je suis contente car il fait bien ressortir sa magnifique crinière.

J’ai un peu hésité à vous livrer le secret de son relief tarabiscoté et je me suis dit qu’il n’était pas dans mes habitudes de faire des cachotteries… Le secret, le voilà donc : une poignée de pinces à linge ! Et l’idée du gabarit en forme de champignon, je l’ai trouvée dans le merveilleux bouquin de feutrage Uniquely Felt.

Une fois le chapeau “artichaut” parti sur la tête de Zouzou, il m’en est resté dix qui seront bientôt dans la boutique. Vous en aurez un aperçu dès demain 😉

chapeau en feutre