Fleurs de printemps

broche fleur

Je ne sais pas si c’est le redoux qui m’inspire, les bourgeons sur le point d’éclore du magnolia du parc ou simplement le retour du soleil, mais j’ai eu envie de mettre des fleurs dans mes cheveux. Et, en m’inspirant de ces photos, j’en ai créé pour ma boutique. Sur une corolle de feutre s’épanouissent de délicats pétales en soie cousus et peints à la main. Les pistils sont en laine filée assez fin. Quelques perles transparentes viennent jouer les gouttes de rosée. Mais j’aurai beau m’escrimer avec mon pinceau et mes ciseaux, je n’atteindrai jamais la délicatesse et la fragilité que la Nature sait mettre dans ses créations…

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Une “vraie” chemise d’homme

couture chemise

Cela fait partie des ouvrages dans lesquels on n’ose pas se lancer quand on est couturière débutante, et puis un jour, on tente le coup. J’avais commencé avec un patron simple, puis j’avais fait une chemise de pirate un peu plus évoluée, là je me suis décidée à essayer la chemise d’homme façon tailleur.

La faute à ce livre : Les Chemises, de Ryuichiro Shimazaki. Il explique comment on coupe et assemble une chemise de manière professionnelle (avec des coutures rabattues, qu’il apprend à faire au fer à repasser, dix fois plus rapidement que le geste que ma mère m’avait enseigné…) et passe en revue toutes les différentes parties de la chemise (col, poignets, poches, boutonnage, etc.). Après cela, soit on réalise un des modèles proposés, soit on choisit ses éléments et on compose sa chemise comme un grand.

Par exemple, cette chemise en voile de coton bleu, c’est le modèle 18 mais sans les poches et avec le col du modèle 14 – c’est tout simple !

Admirez au passage les beaux boutons en noix de coco émaillée de La Mercerie parisienne (site de la boutique Entrée des fournisseurs) : ils sont tout légers et existent en une multitude de couleurs tout aussi adorables les unes que les autres !

Une fleur pour une bague

fleur tissu

Une fois n’est pas coutume, à Noël, je me suis offert un petit plaisir chez une des artistes qui participaient comme moi au marché de L’Archipel des créateurs de Vanves : cette jolie bague en cristaux Swarovski signée Lumière de Soy, tout à fait dans mes (nouvelles 😉 couleurs, et que Fabienne a eu la gentillesse de confectionner exactement à ma taille.

Voilà un petit moment que j’ai envie de faire des fleurs en tissu et laine (filée main, bien sûr !) à mettre dans les cheveux ; c’était l’occasion parfaite d’imaginer un “prototype”… Voici donc la fleur en soie teinte à la main et fil fantaisie assorti que m’ont inspirée les couleurs de ma bague.

Craquerai-je l’année prochaine sur un de ses magnifiques colliers ornés de vison ? Allez donc visiter le site de Fabienne Verry, vous découvrirez des bijoux élégants et vraiment très originaux !

fleur tissu

On n’a jamais trop de sacs à ouvrage !

couture sac dentelle

Traditionnellement, ce n’est qu’après Noël que je peux montrer les cadeaux faits de mes blanches mains, mais la destinataire ne surfe pas beaucoup sur le Web… 😉

Voici un nouveau sac à ouvrage pour ma petite maman, qui a presque autant d’encours que moi. Réalisé en lainage à costume (une de mes matières favorites), il est bien sûr doublé, doté d’une fermeture magnétique (c’est plus pratique) et décoré de bouts de dentelles anciennes (j’en ai un stock quasi inépuisable dans lequel je puise toujours avec délices) ainsi que d’une fleur en tissu à la japonaise dite kanzashi (une première, mais je réitérerai, ce modèle en tout cas est facile à faire et j’aime bien le rendu). Décidément, j’adore faire des sacs…

couture sac dentelle

Gandoura d’été en broderie safie

broderie marocaine

Si jeunesse savait… eh bien ! si j’avais su, j’aurais appris la broderie marocaine quand j’avais la chance de vivre dans ce beau pays, parmi des femmes qui la pratiquaient quotidiennement. Mais à cette époque-là, je m’intéressais davantage à la plage, au rock, au surf et aux garçons 😉 (soupir).

Bref, une fois que j’ai mis le nez dans les bidouillages textiles – et j’ai commencé par la broderie – je me suis souvenue de ces ouvrages si spéciaux que j’avais toujours pu admirer et qui me manquaient tant. J’ai cru simple de suivre ma méthode d’apprentissage habituelle, étudier un livre… mais je n’ai pas trouvé. Un peu plus tard, je me suis dit que l’énorme réservoir de connaissances textiles qu’offrait Internet me permettrait de combler cette lacune, mais toujours pas. Enfin, au dernier salon Création & Savoir-Faire, je suis tombée par hasard sur cet ouvrage intitulé Broderie marocaine qui, bien qu’il ne soit peut-être pas aussi détaillé que j’aurais pu le rêver, m’a enfin donné quelques pistes pour débuter.

Tracer d’instinct le patron de cette gandoura d’été n’a pas été trop compliqué, mais j’avoue que réussir la broderie décorative a été difficile ! Car, voyez-vous, la particularité insolite de cette technique essentiellement dédiée au linge de maison (surtout dans la région de Fès, d’où le qualificatif de safie) est qu’elle est réversible. Or les explications du livre n’étaient pas tout à fait assez détaillées pour une novice telle que moi ! Là, je l’ai regretté, de ne pas avoir été guidée par une maîtresse brodeuse. Bref, je me suis retrouvée avec un bout de papier et un crayon à essayer d’interpréter le motif à ma manière pour qu’il soit “lisible” de la même manière sur l’endroit… J’y suis presque arrivée, à UN point près (!). Il fallait m’en satisfaire !

Une fois tous les ourlets brodés, j’ai ôté les fils de bâti ou de couture qui n’étaient plus nécessaires.

À ceux ou celles d’entre vous qui se poseraient la question de savoir quel est l’intérêt d’obtenir une broderie réversible sur l’ourlet d’un vêtement d’enfant, je répondrai… aucun, bien sûr. À part le désir irrépressible de découvrir une nouvelle technique. Et puis, si l’on considère que mon petit prince ne quitte quasiment plus cette chemise de nuit orientale et fait souvent “peau de lapin” au moment de s’habiller, eh bien… c’est peut-être une bonne excuse, non ?

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Une pochette pour ranger les embouts interchangeables KnitPro

pochette embouts knitpro

Ce n’est pas la première que je réalise, mais celle-ci a été faite sur commande pour la fée de la dentelle, Midian. C’est la plus aboutie que j’aie fabriquée, réalisée en tissage fantaisie de filé main, dentelle et ruban de soie teint, avec deux compartiments fermés par une fermeture Éclair pour ranger tous les accessoires.

Bien sûr, j’ai commencé par filer le fil, puis le tisser, et ensuite j’ai cousu la pochette et réuni tous les éléments… Cela prend du temps mais le résultat en vaut la chandelle !

Je précise aux amateurs et amatrices d’embouts KnitPro que cette pochette peut accueillir trois types d’embout (par exemple : métal, bois et plastique, ou carbone) pour toutes les tailles. Dans le compartiment fermé (je n’en fais habituellement qu’un), on peut ranger les câbles et autres accessoires. Je peux réaliser pour vous une pochette sur commande. Le prix d’une telle pochette, compte tenu du temps de travail (teinture ou cardage, filage, tissage, couture, finitions diverses), est de 150 €.

Sac à vélo

sac pour panier vélo Mon Cycliste préféré me demande moins de sur-mesure, ces derniers temps, alors c’est pour moi que j’ai travaillé ! Le printemps est là et l’hiver fut très doux, mes chevilles ont retrouvé un fonctionnement à peu près normal, c’est un plaisir de retrouver le bonheur de pédaler, le nez au vent… Mais, contrairement aux amateurs de fixies qui visent une pratique dépouillée et vont toujours au plus léger, moi, je ne sais pas me balader sans emporter douze millions de trucs, donc j’ai un gros sac en cuir, en forme de cabas, qui doit se gondoler en tous sens pour entrer dans le magnifique panier de vélo anglais offert par mon cher Cycliste. Ce qui finira par l’abîmer, je le crains (le sac, pas le panier).

Ainsi, un jour que je pédalais, le nez au vent et l’esprit encore plus vagabond, j’ai réfléchi à un sac qui s’adapterait parfaitement au panier de mon vélo, en taille et en forme, et dans lequel je n’aurais pas à fouiller interminablement pour trouver ce qu’il me faut (un feu rouge, ça ne dure pas si longtemps que ça). Donc, avec des compartiments étudiés pour tout ce que j’emporte. Il fallait une pochette fermée pour glisser mon bouquin et mon tricot (si si ! j’emporte ça aussi, à vélo !), une autre pour le mini-sac qui contient tous mes “au cas où” (ceci comporte entre autres des pansements, de l’arnica, des crayons de couleur… bé oui, maman un jour, maman toujours), une ouverte pour mon téléphone et une autre pour une bouteille d’eau ou un thermos de thé, une fermée pour l’appareil photo, etc. Je vous entends d’ici : c’est un vélo ou un wagon, son truc ?

Eh bien une fois cela passé sur le papier et calculé, il a quand même fallu sortir ciseaux et aiguilles, deux beaux lainages assortis (si j’avais dû le faire en cuir, il aurait pesé dix fois plus lourd et vu mon expédience en couture du cuir, je n’aurais plus de doigts pour filer à l’heure où je tape ces lignes)… Et faire preuve de patience, car il m’a bien fallu deux semaines pour arriver au bout du projet.

J’ai étudié tous les livres parlant de couture de sacs (et j’en ai…) de ma bibliothèque et j’ai découvert qu’on ne parlait jamais de compartiments multiples ! Zut de zut ! Il a fallu improviser et je n’ai pas trouvé mieux que de réaliser une doublure par compartiment à fixer dans une sorte de “seau” dont la base aurait la forme rectangulaire, arrondie aux coins (pourquoi faire simple), du bas de mon panier. Ci-dessous, des photos de l’avancée du projet : les doublures en place dans le “seau” (bâties avec des épingles, aïe ! aïe ! mais impossible d’utiliser du fil vu le nombre de fois où je les ai déplacées) puis, une fois que chaque doublure fermée a reçu son système de fermeture (tous différents, sinon c’est vraiment pas drôle), les doublures fixées ensemble dans le bon ordre… Ça ne ressemble à rien, si ?

sac pour panier vélo sac pour panier vélo

Après un premier essai d’assemblage, j’ai trouvé à mon sac un côté avachi qui ne me plaisait pas du tout, alors que j’envisageais plutôt un genre de vanity-case un peu décalé. J’ai donc rigidifié le tour (et plus seulement le fond) avec du Jeffytex, un produit que je viens de découvrir et qui me plaît bien : c’est un molleton rigide, un peu comme du carton, qui supporte le lavage, se coud très facilement et ne pèse pas si lourd que ça, au final. Puis j’ai pu faire les dernières coutures à la main et poser les diverses fermetures (avec quand même une petite pièce en cuir pour recouvrir la partie apparente de la fermeture magnétique). Ouf, fini ! Les doigts en sang mais finalement pas mécontente du résultat. Mon Cycliste adoré m’a même acheté une petite housse imperméable pour le protéger en cas d’averse… Allez, hop, en balade !

Dédicace spéciale pour Christine : quand il est complètement vide, ce sac pèse déjà 646 g 😉

sac pour panier vélo sac pour panier vélo

La saga d’un vêtement tissé, épisode 3 : tissage et couture

vêtement tissé

J’ai enfin terminé la dernière étape de ce pull tissé, à col bateau et manches chauve-souris, tiré d’un livre de tissage saori ! Je suis très heureuse du tissu obtenu ; sa composition 80% mérinos 20% laine assure la douceur et bien que le fil soit retordu assez fermement pour réduire les risques d’usure et de boulochage, il reste très agréable sous la main, avec un beau tombé. On m’a reproché que ma dernière veste était “trop bleue”… 😉 Les copines sont presque toutes fanas de mélanges vert-violet baptisés “artichaut”, voilà de quoi leur caresser la rétine ! Encore une fois, beaucoup de plaisir au long de toutes les étapes de cette aventure, qui totalise une cinquantaine d’heures de travail.

vêtement tissé tissagevêtement tissé

Deux corsets de reine !

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Voici mes deux dernières créations en matière de corsetterie, superbement mises en valeur par leur nouvelle propriétaire respective (rien à voir avec ce que donne un corset présenté sur un mannequin de couturière !). Tous deux sont construits sur le même modèle très simple que mon “corset de princesse”, mais ornés de dentelle et rebrodés de perles (même si cela n’est pas toujours visible sur les photos…). Pour le second, j’ai même essayé de mettre au point un écrin en cartonnage, mais je n’ai malheureusement pas pu y accorder autant de temps que je l’aurais souhaité (il y avait de l’anniversaire dans l’air !). À peaufiner.

Merci à Kty et Midian pour les photos des corsets portés.

Le corset de la danseuse

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Je continue à vous montrer les corsets réalisés au cours des derniers mois… Celui-ci, la faute à la soie rouge et aux dentelles noires rebrodées de perles, de paillettes et de fil métallisé, m’évoque irrésistiblement le costume des danseuses de saloon revisité par le western… comme l’étourdissante guêpière rouge de Claudia Cardinale dans  Les Pétroleuses (courez donc découvrir ce sublime western français filmé au quinzième degré) !

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