Collier filé pour une amie retrouvée

collier en laine

Un petit cadeau qui chauffe le cou ! Je l’ai filé à l’occasion de notre dernier pub spinning, puis retordu et monté à la maison, un collier en mérinos et soie avec quelques touches d’angelina rouge scintillant (comme d’habitude indiscernable en photo, d’autant que j’en mets toujours très peu)… Il se balade au cou de mon amie Flavia. Il faut de la laine et de la soie autour d’un cou de chanteuse, pas question de le laisser traîner dans les courants d’air !

collier en laine

Meet my Spindolyn !

spindolyn

Ceux et celles qui filent le savent bien, c’est très difficile de ne pas tomber dans la “collectionnite”… de fibres, mais aussi de matériel… et en me promenant le nez au vent sur les forums, j’ai découvert ce drôle de petit instrument : un Spindolyn. C’est un fuseau supporté, mais très supporté : une tige plonge dans un support, et le fuseau tient debout tout seul, tout en tournant très bien. On a donc les avantages du fuseau supporté (une fois débarrassé du “poids” du fuseau suspendu, plus de soucis de casse de fil ou de fuseau qui repart dans la mauvaise direction) et du fuseau supporté (on a les deux mains libres pour étirer la fibre). Pour une fileuse au fuseau débutante (et assez peu douée, il faut le dire) comme moi, c’est le rêve.

Au-delà de cela, avouez que c’est un bel objet ! D’autant plus que Cady May, du site Knitting Any Way, qui a créé et déposé le Spindolyn et qui le fabrique elle-même, est tout simplement adorable. Après avoir vu dans sa boutique Etsy qu’elle faisait parfois des modèles à la demande, je l’ai contactée via son site et je lui ai demandé de changer… la forme, l’essence de bois, la couleur… Ce qu’elle a fait avec autant de gentillesse que de talent. Quelques semaines après, le temps de la fabrication et du voyage depuis les États-Unis, je recevais mon Spindolyn et je me ruais sur une poignée de laine, soie et bourrette de soie cardées ! Je me suis régalée à les filer et je me régale encore. Thank you so much, Cady May !

La saga d’une étole, épisode 2 : filage

filage

Un bonheur à filer… le mérinos est du superwash, donc même après teinture, il reste très doux et glisse merveilleusement… entre les séquences de mérinos, j’intercale des poignées de mohair que je file sans pincer pour laisser des boucles émerger ici et là… quelques petites fantaisies au retors pour donner de la texture… ta-daaaaam ! Qu’en pensez-vous ?

Oui, je sais ce que se murmurent les plus chevronnées : y a pitêt pas la longueur (175 m) pour une étole. Hem. Hum. Bon, je tente quand même le coup, et qui vivra verra !

filagefilage

Une rencontre, un sandwich, deux échanges…

Ah, ça, le dernier week-end a été chargé ! Lors de la rencontre du filage, j’ai eu de quoi remplir mes sacs à fibres…

D’abord, nous ouvrions les colis de l’échange des vendanges organisé par Zouzou. J’ai reçu un bel écheveau de Céline, d’une grande douceur, très moelleux, accompagné de petits cadeaux. En dessous, une photo de ce que, moi, j’avais envoyé à Barbara, un écheveau “Volcan d’Islande” avec son sac en feutre assorti, qui peut éventuellement servir à transporter l’ouvrage en cours.

filagefilage

Ensuite, comme c’est devenu la tradition lors de ces rencontres annuelles, il y avait le “sandwich” auquel je ne pouvais me priver de participer. Le principe : chacun(e) apporte 150 g de fibres (cette année, on a demandé des fibres douces, dans des tons de rouge, pourpre, mordoré…) et repart avec le même poids de fibres, mais mélangées : le sac reçu à la fin de la rencontre contient en effet un petit morceau de chaque fibre apportée. De quoi filer, en ce qui me concerne, un beau fil fantaisie, comme l’année dernière. Mention spéciale pour les “petites mains” qui ont séparé chaque don de fibres en autant de poignées qu’il y avait de participant(e)s avant de les répartir équitablement, ce n’est pas de la tarte à faire.

Et puis, à chaque rencontre, ont peut aussi participer à une loterie d’écheveaux. Chacun apporte un écheveau et repart avec un autre, mais contrairement à l’échange, les écheveaux sont tirés au sort à la dernière minute. Il m’est échu un fil magnifique, looong (assez pour un châle immense), doux, teint dans de très beaux tons d’indigo délavé, et c’est Flora qui a concocté cette merveille ! Merci Flora ! En dessous, une photo de mon propre écheveau, un fil fantaisie en alpaga, mérinos et soie réalisé sur le thème des bonbons menthe-réglisse (que j’adore). Il était livré dans son petit sac en feutre mérinos et bambou, et sur qui est-il tombé, je vous le donne en mille ? Sur ma copine Zouzou, hé hé…

filage filage

Mon corbillon n’était pas tout à fait plein, merci à toutes celles qui m’ont gâtée de petits cadeaux d’amitié, Zouzou (ah ! encore elle ! ;-), Cathy, Joelle, Midian, Flora et j’en oublie forcément… Merci aussi aux organisateurs de la rencontre, Sandrine et Richard, car ça non plus, ça n’est pas de la tarte à faire, et merci encore à tous ceux et celles qui ont montré leurs petits tours de main, notamment Esperluette qui nous a livré les secrets de ses splendides art batts, Joanne Strauch qui nous a montré comment détacher une nappe de la cardeuse en un long ruban prêt à filer à l’aide d’un diz, et Perline, qui a levé un coin du voile recouvrant le mystérieux et tentant tissage aux cartes.

 

Cathédrale de Chartres

fil fantaisie artisanal

Je ne vends pas beaucoup d’écheveaux à travers ma petite boutique sur ALM, et je ne dégage pas de marge du fait que les charges fiscales sont importantes et le nombre d’heures très élevé, mais le plaisir que je prends à ces rares transactions pourrait difficilement être évalué. Et ce qui me plaît le plus, c’est qu’un(e) client(e) me propose un challenge…

Ainsi Isabelle, après avoir tricoté mes fils, m’a proposé de m’intéresser aux couleurs des vitraux de la cathédrale de Chartres. Vaste question ! Déjà, j’ai commencé par aller les voir. Sur le Net car ce n’est plus la saison des voyages, mais cela m’a donné envie d’y aller pour de bon… Ensuite j’ai choisi mes couleurs et j’ai teint ma laine…

Mmmh, je n’étais pas très contente du résultat. Déjà il restait trop de blanc, alors qu’il n’y en a pas tellement dans les vitraux. Et puis, mes couleurs s’étaient beaucoup mélangées entre elles, ce qui donnait une gamme trop “multicolore” par rapport aux dits vitraux. Le tout me semblait aussi un peu clair : quand on regarde un vitrail, et qu’on l’apprécie le mieux, on est souvent dans une demi-pénombre. J’ai voulu y remédier en filant à part un fil de soie noire et en réalisant un retors à trois brins… Ce n’est pas encore tout à fait ça, mais je veux bien le baptiser “Chartres 1”, car il y a tout de même un peu de vitrail dans cet écheveau. Toutefois, Isabelle peut être assurée que je réfléchis déjà à “Chartres 2” et “Chartres 3”… Voilà une série qui ne s’achèvera que lorsque je serai complètement satisfaite ! Je ne sais pas si elle prendra fin un jour, du coup 😉

fil fantaisie artisanal

Trois nouveaux écheveaux

Après la frénésie de feutrage dont je vous ai gratifié(e)s ces derniers jours, vous avez forcément deviné que je n’avais pas tellement filé… Je n’ai quand même que deux mains et je me sers finalement peu de mes pieds (bon, je sais ce que vous allez dire, il reste tout de même les dents et le menton, je m’en sers aussi parfois ! un vrai petit singe !)… Mais voici tout de même trois écheveaux dont je suis assez contente.

Celui-là, en pure soie (mouchoirs de soie teints par mes soins), est vraiment un travail de longue haleine, il m’a quand même fallu quasi trois “pub spinning” et pas mal d’heures sup’ à la maison pour en venir à bout ! À un moment, je me suis même dit que je n’allais jamais le terminer ! Normal, il mesure environ 300 m, ce qui signifie que j’ai filé presque 1 km puisque c’est un retors navajo.

filage

Celui-là, j’en suis très fière car c’est un fil filé au fuseau et Dieu sait que je débute en la matière. C’est au cours d’un pub spinning particulièrement foufou que j’ai pu m’y mettre vraiment. Sachant que nous allions rencontrer plusieurs personnes calées dans ce domaine, j’avais emmené mon fuseau en me disant que ce serait bien le diable si je ne trouvais pas moyen de prendre une leçon de fuseau… Je ne pouvais pas me douter que le diable serait là avec ses mille tentations, et qu’au bout du compte, je n’allais pas du tout sortir le fuseau de mon sac ! Pourtant j’ai eu l’occasion d’admirer des fileurs et fileuses d’une grande grâce, et quelque chose a dû m’en rester… En rentrant à la maison, j’ai pris mon fuseau et mes fibres (plusieurs coloris de mélange mérinos et soie Ashford et j’ai filé… comme si je l’avais toujours fait ! C’était rentré par les yeux !

filage

Petit dernier, un fil deux brins de mérinos et… bambou, pour changer. Le bambou apporte deux choses qui me plaisent. D’abord, un tomber un peu plus lourd, une texture différente, j’aime bien, pour certains ouvrages. Ensuite, il a un peu le brillant de la soie, mais n’absorbe quasiment pas les teintures pour fibres protéiniques que j’utilise : résultat, il reste blanc, d’où un super effet marbré de la mèche une fois teinte. Je vais tester ça aussi en feutrage, je suis très curieuse de voir le résultat.

filage

Une pochette en fil fou

pochette en fil artisanal

Feu d’artifice de couleurs, de matières et de textures… C’est de saison…

L’inspiration qui a présidé à la naissance de cet écheveau vient, comme souvent, de ma participation au thème de l’écheveau du mois qu’Esperluette nous concocte machiavéliquement sur le forum Tricotin. Ce mois de mai 2011, il s’agissait de carburer sur le thème “Jifoutou” ! Ça ne s’invente pas ! Comme d’habitude, j’ai participé avec beaucoup de retard, et mon petit écheveau ne risquait pas de réaliser avec celui d’Esperluette qui est une vraie déesse de la nappe fantaisie. Mais une fois que je l’ai vu terminé et bloqué, je n’ai eu de cesse de frétiller du crochet : il fallait quand même bien que je me décide à tester à mon tour la petite bourse à la mode avec sa fermeture rétro… Voilà qui est fait !

GRR !

layette grr

… Non, je ne suis pas en colère… c’est un Gilet à Rangs Raccourcis ! Un modèle tout d’une pièce, très rapide à tricoter, avec des aiguilles n6 : deux soirées au coin du feu et ce fut terminé. Presque frustrant, en fait ? Ce dont je suis le plus fière, sur ce coup, c’est d’avoir réussi un fil qui collait pile-poil à l’échantillon, croyez-moi, je ne m’y attendais pas ! En m’inspirant des couleurs de cette jolie carte offerte par Lululibellule, j’ai cardé du mérinos et de la soie dans les rose et beige avec une touche de vert et de brun. Le fil deux brins filé main est tout simple, moelleux et doux. J’espère que la petite Ariana apprécie ce petit haut, fermé au col par  une grosse broche en fleur crochetée !

Le collier de la calligraphe

collier fil fantaisie

Cécile Pierre, calligraphe de talent avec qui je me suis essayée au mail-art il y a quelques années, et qui m’a offert une très belle calligraphie à l’occasion de la naissance de mon petit prince, visite encore régulièrement le blog et vient de découvrir ma petite boutique… Comme elle regrettait que les colliers qui lui plaisaient le plus aient été vendus, je lui ai proposé de lui en faire un selon ses goûts.

Pour carder mes fibres (de la laine mérinos et beaucoup de soie, pour un maximum de douceur et de brillant), je me suis inspirée des couleurs de la bannière de son blog. Qu’en pensez-vous ? J’espère qu’il va lui plaire ! Si vous avez une envie et ne trouvez pas votre bonheur dans la boutique, n’hésitez pas à me passer commande…

collier fil fantaisiecollier fil fantaisie

Un porte-bobine bricolé…

porte-bobines

Je me le suis fabriqué lorsque j’ai ouvert ma p’tite boutique et que j’ai partiellement transformé mon bureau en atelier : un support pour régler enfin mes problèmes de rangement de bobines !

En fait, c’est bête comme chou à faire : j’ai fabriqué un cadre que j’ai peint en blanc pour plus de légèreté (mais on pourrait aussi bien se contenter d’une planche) et j’y ai vissé de longs crochets à angle droit sur lesquels poser les bobines. Il y en a deux plus petits en bas pour suspendre les épingliers.