Le stage de feutrage de Pam de Groot : deuxième teaser…

feutre 3D

Qu’est-ce qui ressemble plus à un “twistie” qu’un autre “twistie” ?

Qu’est-ce qui ressemble moins à un “twistie” qu’un autre “twistie” ?

… Qu’est-ce qu’un “twistie” ?

Autant de questions auxquelles je n’ai pas pu répondre, même après trois jours de stage [https://www.facebook.com/stagespamdegrootparis] avec Pam de Groot [http://pamdegroot.com/] !!

Ce que j’ai appris, c’est “comment faire un twistie”. Mais c’était tellement amusant que cela me suffit.

Pour autant, difficile de prouver qu’un “twistie” ne sert à rien. La preuve, nous avons vite été nombreuses à phosphorer sur les objets que nous pourrions tirer de cette technique un peu alien sur les bords (motus sur le moment où nous nous sommes toutes entassées dans un petit réduit obscur afin de tester le “twistie” illuminé de l’intérieur, merci Zoé !). Pour ma part, je rêve à des bracelets ou carrément des manchettes d’une grande extravagance 😉

feutre 3D feutre 3D

Halloween

fil fantaisie

C’est (bientôt) de saison… C’est donc le thème de filage que j’ai proposé pour le mois d’octobre du forum Tricotin.

Halloween, c’est une fête que l’on boude en France, où elle ne fait pas partie des habitudes. Par chez nous, la fête des morts, c’est plutôt la Toussaint (le lendemain, donc), et si aujourd’hui ce mot n’évoque guère plus que jour férié et statistiques accidentologiques, il y a encore quelques décennies, il s’agissait de se retrouver en famille pour célébrer les chers disparus. Cela passait souvent, la veille, par un nettoyage des tombes familiales… oui, d’accord, bof.

Alors qu’en Irlande ou dans les autres pays celtiques, la nuit des spectres promet un puissant retour de toutes les terreurs enfantines dans l’esprit des adultes : en rupture avec la vie quotidienne, ses obligations et ses petites routines, c’est l’irrationnel qui s’offre à eux en l’espace de quelques heures sombres…

Filer en pensant à Halloween, cela peut évoquer les chats noirs, les sorcières, les fantômes, les zombies… Pour ma part, Halloween m’évoque inévitablement la citrouille ou le potiron que l’on creuse avec les enfants (en se salissant copieusement) avant de l’ajourer pour la transformer en luminaire – le fameux “Jack o’Lantern”. J’ai toujours adoré les jeux de lumière. Voici donc mon fil “Halloween Pumpkin”.

fil fantaisie fil fantaisie fil fantaisie

Houille et brique…

écharpe tissée à la main

… ce sont les coloris qui m’ont inspirée pour créer ces rolags dégradés…

rolagsrolags

… ce sont les rolags que j’ai filés pour réaliser cet écheveau doux et scintillant…

filagefilage

… c’est avec cet écheveau que j’ai tissé ces petits carrés tout légers…

écharpe tissée à la mainécharpe tissée à la main

… ce sont les carrés que j’ai assemblés pour faire cette écharpe…

Journey to the Golden Fleece : je rencontre la Déesse

journey to the golden fleece

Les modules du Journey to the Golden Fleece n’arrivent que toutes les six semaines, mais parfois il faut plus de temps pour relever le défi que représente chaque épreuve à passer.

Pour mon quatrième “module”, je me suis plongée dans le luxe sans hésitation – la Déesse ne le méritait-elle pas ? Donc, forcément, un fil 100 % soie. Maulbère, qui plus est. Parce que c’était la fibre la plus précieuse que j’avais sous la main à cette époque, et aussi parce que filer de la soie maulbère sans la “couper”, ce n’est pas vraiment une sinécure, et c’est ce que le “voyage” implique aussi : repousser ses limites. Histoire d’aller encore plus loin dans le luxe, j’ai tiré de mon stock de trésors une poignée de perles baroques dont les nuances se mariaient parfaitement, comme par un fait exprès, avec la soie que j’avais teinte moi-même en utilisant des pigments Landscapes (de mémoires, trois teintures superposées pour obtenir l’exacte nuance de gris que je souhaitais).

J’ai gardé sur le coin d’une table ces fibres brillantes et ces superbes perles pendant quelques semaines en réfléchissant à la façon dont j’allais les filer, je vous l’avoue. J’hésitais… J’étais très contente de ma teinture et je ne voulais pas gâcher mes fibres… Et puis j’ai craqué pour les magnifiques fiches de “recettes” conçues par Woolwench et Spin Artiste, les Yarn Architecture Recipe Cards, et quand je les ai reçues, comment ne pas être séduite par le fil baptisé “Tahitian Pearls” ? Quelle  coïncidence ! C’est donc la structure que j’ai choisie. Ce n’est pas pour m’envoyer des fleurs, mais j’adore le résultat. Je trouve que le lustre de la soie et le satiné des perles se marient à merveille.

Stevie’s Wings

châle en feutre

Parfois, l’inspiration vient de l’intérieur. Parfois, elle vient de la vie : une image, une succession de ciels particulièrement texturés et colorés, le vêtement d’une inconnue croisée dans la rue, une chanson. Parfois, elle vous est presque imposée… Comment résister à une jeune fille, ma fille, ma princesse, qui me parle d’une de ses stars favorites ? J’ai ainsi su qu’un concours s’ouvrait pour proposer à Stevie Nicks un châle, un de ces châles mémorables qu’elle fait tournoyer sur scène lorsqu’elle chante. Bon, on m’aurait demandé une paire de bottes ou une ceinture, ce n’était pas trop ma tasse de thé, mais un châle… difficile de refuser.

Me voilà donc à créer un châle pour Stevie Nicks. Ou tout au moins pour TalentHouse, qui a lancé ce concours.

J’ai revu cette artiste à la voix d’or dansant sur scène et tournoyant, enveloppée d’un châle qui ressemblait à une extension de son corps et de ses bras. J’ai pensé à un merveilleux ballet d’oiseaux admiré il y a peu au parc du Puy du Fou, un spectacle hors norme (ah ! non, je ne l’ai pas oubliée, cette buse gigantesque qui a failli nous atterrir sur les genoux !!). J’ai imaginé Stevie Nicks planant sur les ailes d’un immense aigle… et le dessin du châle était fait… dans mon esprit.

Après cela, il m’a fallu de nombreuses heures de patience pour poser délicatement deux très fines couches de laine noire sur quatre mètres de cette mousseline de soie teinte à la main. Puis, j’ai découpé la forme des ailes de l’aigle et le travail de feutrage est entré en jeu. Long aussi ! Surtout vers la fin, comme d’habitude, les feutrières se reconnaîtront 😉

Enfin bref, j’ai soumis mon châle au vote. Si vous avez envie de voir les châles en compétition, c’est ici.

Et si vous avez envie de voter pour moi… 🙂 c’est par là.

 

Et la voilà, notre white witch, reine du falbala…

https://www.youtube.com/watch?v=xDO8CreS-OY

Un bracelet en frivolité

bracelet frivolité

On se laisse facilement séduire par ces petites navettes qui n’ont l’air de rien… Je continue mon apprentissage de la frivolité avec un bracelet inspiré d’un dessin du livre Accessoires en frivolité. Tout léger léger, il sait se faire oublier mais aussi remarquer 😉 J’ai choisi un fermoir magnétique, c’est bien pratique et cela ne risque pas trop de s’ouvrir tout seul vu le poids du bracelet.

bracelet frivolité

Fashion Week

filage fantaisie

La Fashion Week du prêt-à-porter à Paris, ce sera du 23 septembre au 1er octobre 2014… Il y aura certainement moins de folie dans ces modèles créés pour le printemps-été 2015 que dans ceux de haute couture, mais c’est ce que nous aurons le plus de chances de nous mettre sur le dos dans quelques mois. On nous promet des couleurs pastel, des imprimés fous et de la maille sophistiquée, de la dentelle… bref un peu de tout 😉

Du coup, c’est inévitablement à un fourre-z-y-tout qu’il ressemble, mon écheveau du thème du mois de septembre de Tricotin ! Voici mon interprétation du petit top que j’aimerais porter l’été prochain : un joli imprimé dans des tons doux en coton léger. L’écheveau est constitué de cinq brins : deux brins de fibres cardées 90% mérinos 10% soie dans lesquels sont coincés des bandelettes de coton imprimé ou uni et des morceaux de dentelle fuchsia, un brin de soie blanche, un fil doré, un fil vieux rose sur lequel sont enfilées des paillettes blanches irisées, saumon très clair et rose vif (bon, comme par un fait exprès elles se cachent sur la photo !!!).

filage fantaisie filage fantaisie filage fantaisie

Le stage de feutrage de Pam de Groot : premier teaser…

spirale en feutre

Je ne me pose jamais vraiment la question de savoir si j’ai envie d’apprendre quelque chose de nouveau avec Pam. Travailler avec elle est toujours un peu magique. Mais quand j’ai commencé à voir sur Internet les images de ses somptueux feutres en 3D, moi qui jusque-là n’étais capable que de quelques sacs et chapeaux – certes en volume mais finalement travaillés “à plat” – je me suis gratté la tête dans tous les sens. Mais comment faisait-elle cette fichue spirale ?

Croyez-moi ou non, pour le savoir, j’ai dû remuer un peu la terre entière. Comme je n’avais pas les moyens d’aller jusqu’en Australie, eh bien ! il fallait faire venir Pam ici. J’avais déjà organisé un stage il y a deux ans, il suffisait “tout simplement” de recommencer.

C’est ainsi qu’il y a quelques jours, nous nous sommes retrouvées à une dizaine sous le regard bienveillant – mais aiguisé – d’une Pam qui avait dans ses bagages, telle Mary Poppins, des façons très nouvelles de bidouiller avec du feutre. Je vous montrerai par petits bouts les merveilles que nous avons réalisées sous sa férule, car il n’est pas simple de gérer d’un coup les centaines de photos que j’ai pu prendre, sans compter que quelques-unes de mes “œuvres” ne sont pas totalement achevées… Commençons par ce coquillage, qui m’a pris presque une journée de doute et d’interrogations. Je n’étais pas la seule dans ce cas : à mesure que nous suivions les indications de Pam, les interjections de découragement fusaient… “Aïe ! je sens que ça se déchire !” ou bien “Alors ça, c’est sûr, j’aurai plein de trous” et autres “On n’y arrivera jamais…” Et pourtant si, au final, on y est bel et bien arrivées, à notre grande stupeur.

Je vous présente donc mon interprétation de la spirale en forme de coquillage.

Les autres stagiaires en ont réalisé de très beaux, voyez plutôt !

spirale en feutre spirale en feutre spirale en feutre

Gandoura d’été en broderie safie

broderie marocaine

Si jeunesse savait… eh bien ! si j’avais su, j’aurais appris la broderie marocaine quand j’avais la chance de vivre dans ce beau pays, parmi des femmes qui la pratiquaient quotidiennement. Mais à cette époque-là, je m’intéressais davantage à la plage, au rock, au surf et aux garçons 😉 (soupir).

Bref, une fois que j’ai mis le nez dans les bidouillages textiles – et j’ai commencé par la broderie – je me suis souvenue de ces ouvrages si spéciaux que j’avais toujours pu admirer et qui me manquaient tant. J’ai cru simple de suivre ma méthode d’apprentissage habituelle, étudier un livre… mais je n’ai pas trouvé. Un peu plus tard, je me suis dit que l’énorme réservoir de connaissances textiles qu’offrait Internet me permettrait de combler cette lacune, mais toujours pas. Enfin, au dernier salon Création & Savoir-Faire, je suis tombée par hasard sur cet ouvrage intitulé Broderie marocaine qui, bien qu’il ne soit peut-être pas aussi détaillé que j’aurais pu le rêver, m’a enfin donné quelques pistes pour débuter.

Tracer d’instinct le patron de cette gandoura d’été n’a pas été trop compliqué, mais j’avoue que réussir la broderie décorative a été difficile ! Car, voyez-vous, la particularité insolite de cette technique essentiellement dédiée au linge de maison (surtout dans la région de Fès, d’où le qualificatif de safie) est qu’elle est réversible. Or les explications du livre n’étaient pas tout à fait assez détaillées pour une novice telle que moi ! Là, je l’ai regretté, de ne pas avoir été guidée par une maîtresse brodeuse. Bref, je me suis retrouvée avec un bout de papier et un crayon à essayer d’interpréter le motif à ma manière pour qu’il soit “lisible” de la même manière sur l’endroit… J’y suis presque arrivée, à UN point près (!). Il fallait m’en satisfaire !

Une fois tous les ourlets brodés, j’ai ôté les fils de bâti ou de couture qui n’étaient plus nécessaires.

À ceux ou celles d’entre vous qui se poseraient la question de savoir quel est l’intérêt d’obtenir une broderie réversible sur l’ourlet d’un vêtement d’enfant, je répondrai… aucun, bien sûr. À part le désir irrépressible de découvrir une nouvelle technique. Et puis, si l’on considère que mon petit prince ne quitte quasiment plus cette chemise de nuit orientale et fait souvent “peau de lapin” au moment de s’habiller, eh bien… c’est peut-être une bonne excuse, non ?

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