Sur la route

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Cet été, de nombreux vacanciers ont pris et prendront la route avec insouciance, en se fiant à leur GPS pour ne pas se perdre dans le dédale de petites départementales qui sillonnent la France. Il est presque fini, loin dans le rétroviseur, le temps où l’on n’avait pas la place dans l’habitacle de déplier la grande carte colorée – paniquant déjà à l’idée de devoir la replier sans se tromper (il paraît que seuls les mutants y arrivent…) !

Pour le thème du mois d’août de Tricotin, j’ai réalisé un écheveau en forme d’hommage aux cartes de notre enfance, au-dessus desquelles papa et maman tenaient des conciliabules abscons et pas toujours aimables (hum). Sur la carte dont je me suis inspirée, le fond est blanc, avec du vert pâle pour les forêts et du beige pour les reliefs montagneux ; ce sont les couleurs des fibres de mérinos que j’ai cardées pour faire mon premier brin. Les routes sont rouge vif ou jaunes, ou blanc et noir : ce sont les tons de soie que j’ai employés pour faire le second.

Que deviendront toutes ces cartes délaissées ? Une astuce : le cartonnage. Dès que je m’installe quelque part avec crayons, ciseaux, cutter, colle, carton et papier, je retrouve l’intense plaisir de mes premières créations enfantines – construire des trucs avec ce qui me tombait sous la main. J’ai un peu progressé depuis… Rien de mieux qu’une carte routière pour recouvrir les carnets de rando de mon cycliste préféré !

Mon Tour de Fleece 2014

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Comme l’année dernière, j’ai participé cette année au Tour de Fleece. Le principe, c’est de pédaler – sur le rouet… – en même temps que les coureurs du Tour de France. Bon, peut-être pas en même temps, car il y a moins de dopage d’ “adjuvants pour une bonne sportivité” chez les fileurs et fileuses ! 😉 Mais en tout cas, chaque jour de course, donc du 5 au 27 juillet avec deux jours de repos (le 15 et le 21… jours de tricot), moi, j’ai filé. Chance, j’étais en vacances, donc j’ai pu m’installer confortablement (au bord d’une piscine…) et filer de longues heures, ce qui m’a permis de privilégier les fils fins, pour une fois. Chance encore, j’avais de vrais trésors de fibres à cajoler, que je m’étais mis de côté pour l’occasion ! De beaux rolags bourrés de soie offerts par Claire des Bruyères et pas moins de six nappes “Précieuses” en dégradé de mérinos et soie signées Midian Création

Bon, je n’ai pas eu le temps de tout filer (il me reste trois nappes, miam, août ne sera pas placé sous le signe du farniente), mais voici déjà le résultat. Présenté, cyclisme oblige, sur une vénérable roue de vélo en… bois (donc fibres 😉 âgée d’un peu moins d’un siècle.

Alors, le Tour, c’est surtout des chiffres, n’est-ce pas ? Je peux donc vous dire que j’ai obtenu, pour mes rolags, environ 850 m pour environ 100 g, retordu à deux brins ; pour mes écheveaux jumeaux dégradés, j’ai entre 400 et 500 m par paire d’écheveaux pour environ 150 g retordu à trois brins (navajo). Ce qui veut dire que j’ai vu (850 × 3) + (1 350 × 4) = 7 950 mètres de fil me glisser entre les doigts, soit pas tout à fait 8 kilomètres… Quand Vicenzo Nibali en a parcouru plus de 3 600. La honte, non ???

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Une nouvelle édition de l’échange TRIO : TRIO 2

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Je vous ai parlé il y a deux ans de l’échange TRIO que j’organisais sur le forum Tricotin. J’en ai relancé une édition cette année, et voici mes participations…

L’échange TRIO, grosso modo, cela paraît compliqué mais c’est tout simple. Chaque personne inscrite envoie un choix de fibres à filer à un ou une “filleul(e)” mystère dont le nom lui est donné au dernier moment. On reçoit également, de la part d’un parrain ou d’une marraine tout aussi mystérieux, un choix de fibres que l’on file et que l’on adresse à une troisième personne. Bref, au bout du compte, tout le monde envoie des fibres, file un écheveau et en reçoit un, dans un joyeux méli-mélo 😉 Les meilleurs moments étant bien sûr les deux journées (1er mai et 1er juillet) où tout le monde ouvre son colis et découvre des petits cadeaux avec ce qui fait l’essentiel de l’échange, les fibres et le fil mystérieux.

Cette année, dans mon choix de fibres, j’ai décidé de me baser sur une photo du site  Design Seeds, une vraie mine d’inspiration pour qui aime jouer avec les couleurs. C’était une photo de lavande, j’ai donc plongé dans mon stock de mérinos et de soie pour trouver des coloris approchant au mieux la palette proposée, et j’en ai fait des rolags que j’ai envoyés à ma filleule, Lolatralala. Elle en a fait un très joli fil qu’elle montre ici sur son blog.

Par ailleurs, moi, j’ai reçu de SystemB (qui, je crois, n’a pas de blog) une nappe de mérinos et soie teinte en faux uni, qui reste proche de la lavande d’ailleurs, dans les tons parme. Je l’ai transformée en fil fantaisie, un bouclé câblé. Toutes les petites boucles réveillent un peu la brillance de la soie. J’ai envoyé ce fil à Yavanna, et nos colis se sont croisés puisque c’est de sa part que j’ai reçu un bel écheveau dans les tons violets (j’ai eu de la chance cette année, j’ai travaillé dans les couleurs que j’aime) filé à partir d’une magnifique tresse teinte par Dandelion.

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Et voilà, autant d’occasions de faire connaissance, de papoter, de recevoir et d’envoyer des petits cadeaux, des gourmandises, etc. ! À l’année prochaine, j’espère, les filles, pour l’édition 2015 de l’échange TRIO ! 🙂

(Ci-dessous, l’écheveau filé par Yavanna.)

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Journey to the Golden Fleece : j’entre dans ma forêt

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Je continue bravement mon petit bonhomme de chemin sur le sentier du Golden Fleece… Pour ce troisième module, c’est dans une forêt un peu magique que j’ai fait ma quête de vision. Dans cette forêt, une araignée a minutieusement orné les arbres de grands tissages circulaires tout en soie…

Cet écheveau, réalisé à partir d’une nappe cardée en mérinos et bourrette de soie, est orné de feuilles en feutre (réalisées à partir de la même nappe), de mawatas et de petites branches.

Les tanneurs de Fès

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Pour le thème du mois de juillet du forum Tricotin, j’ai proposé de filer un écheveau inspiré d’une photo, de préférence une photo un peu exotique.

En ce qui me concerne, un endroit a stimulé particulièrement mon instinct créatif, car en ce moment j’aime particulièrement travailler sur les palettes de couleurs. Or, en presque vingt ans vécus au Maroc, je n’ai jamais eu l’occasion de visiter le quartier des tanneurs de la ville de Fès ! (Mon nez sensible préfère peut-être se contenter d’en admirer des photos 😉 Pourtant, tous les clichés que j’ai pu en voir m’ont évoqué une seule et même chose : une palette de peinture… Les tons fondus des pigments naturels utilisés pour colorer les peaux évoquent les ocres du paysage environnant. Une palette naturelle, celle du créateur de ces lieux ?

Trêve de lyrisme, voici une prise de vue pour vous rendre compte par vous-même (une fois n’est pas coutume, je suis allée la faucher sur Internet, mais je cite la source, cela permettra à son auteur, j’espère, de se manifester s’il ne veut pas la voir apparaître ici). Qu’en pensez-vous ?

tanneurs de fez
http://www.trekearth.com/gallery/Africa/Morocco/North/Fes/Fes/photo1295067.htm

Et un peu de musique sur ce thème pour accompagner votre lecture !

https://www.youtube.com/watch?v=nuIrH8RrTz8

Je me suis inspirée à la fois des couleurs et de la forme des bacs de trempage pour cet écheveau baptisé “Les tanneurs de Fès” (notez l’inventivité). Pour faire le fond blanc-gris-jaune des bâtiments au badigeon quelque peu décrépi, j’ai simplement cardé une nappe. Au filage, j’ai créé de nombreux petits cocons dans des nuances de rouge et de brun mélangées aux peignes (très pratique pour obtenir un grand nombre de nuances subtiles en petites quantités). Au retors, je les ai pliés pour leur donner une forme arrondie. J’ai terriblement hâte de tricoter cet écheveau !

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Argent chic et vieilles dentelles

Par chez moi, on ne jette rien, c’est maladif. Et c’est de famille. Autant dire que, tiroir de grand-mère après tiroir de grand-mère, j’ai récupéré une multitude de petits bouts de dentelles anciennes trop courts pour orner un vêtement. Je m’en sers pour décorer mes feutrages et mes tissages, mais pas que.

Il m’a suffi d’une latte de moulure décorative en bois sculpté, sur laquelle j’ai passé une couche de peinture acrylique blanche un peu diluée, pour réaliser en quelques heures ce cadre que j’ai orné de bandes de dentelle tissées. Avec quelques points de couture discrets à la jonction des bandes, il est assez solide pour recevoir une collection de boucles d’oreilles… et hop, comment choisir d’un coup d’œil son bijou du jour !

Soyons frivoles !

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En ces temps de morosité ambiante, on a envie de réagir par de la légèreté, de l’inconstance, du plaisir gratuit… bref, de la frivolité 😉

J’avais essayé la technique il y a quelques années avec un de ces longs crochets et malgré plus de trente ans d’expérience en tant que crocheteuse (ça vous la coupe, hein ? bon, j’avoue que j’ai commencé très tôt), je n’ai pas réussi à m’en dépatouiller et j’ai purement et simplement laissé tomber.

La découverte des petites navettes Clover, avec leurs couleurs appétissantes et leur forme étudiée, m’a donné envie de m’y remettre (il m’en faut peu pour m’emballer et j’avais sans doute envie d’un répit après une longue période passée presque uniquement à filer et tisser !).

Mais j’avoue que les premiers moments ont été difficiles, jusqu’à ce que je comprenne finalement l’importance capitale d’un point sur lequel livres et vidéos n’insistent vraiment pas assez : il faut impérativement faire attention, lors de la formation du nœud, à ce qu’un certain fil s’enroule autour de l’autre et pas le contraire. Sans quoi les nœuds ne coulisseront pas et tout le principe du geste sera à mettre à la poubelle. Or tout est fait pour nous induire en erreur car, en faisant passer la navette autour de notre fil (en général une sorte d’anneau maintenu souplement dans les doigts), on est tenté de croire que le fil de la navette doit s’enrouler autour du fil de l’anneau. Eh bien ! pas du tout, c’était un piège ;-D En fait, lors de la formation du nœud, un simple geste de l’index induisant un renversement de situation (si !) dans la tension des deux fils fait que c’est le fil de l’anneau qui s’enroule autour de celui de la navette. Permettant ensuite que tous les nœuds puissent coulisser souplement.

Bon, là, je sens que je vous ai perdus… Je vous présente quand même ce premier ouvrage réalisé en Adriafil Uno A Ritorto 8 (tout un programme) : un collier orné de perles de verre (oui oui, on peut perler la frivolité) et un bracelet de mon cru. J’aime beaucoup les couleurs profondes et le lustre de cette variété de coton que j’ai utilisé pour du tissage aux cartes et dont je viens de constater qu’il se prête magnifiquement aux nœuds traîtres et subtils de la frivolité.

Je vous rassure, la frivolité n’est pas aussi compliquée qu’elle en a l’air ; dès qu’on a pigé le truc, cette activité devient même assez addictive.

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Les feux de la Saint-Jean

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Ne vivant pas en France avant la création de la fête de la Musique qui a remplacé la nuit de la Saint-Jean célébrant le solstice d’été, je n’ai jamais eu l’occasion d’assister à ces embrasements venus du fond des siècles. Voici pourtant ce qu’ils m’ont inspiré pour le thème du mois de juin du forum Tricotin : un écheveau parsemé de cocons de soie.

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Journey to the Golden Fleece : j’affronte des défis

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Je vous ai montré le premier écheveau conçu pour le Journey to the Golden Fleece à la fin du mois de mars, voici le deuxième. Je venais juste de découvrir l’ebook de WoolWench sur les mélanges de couleurs par cardage et peignage et j’ai exhumé de mon stock de matériel une paire de peignes avec lesquels j’avais jusque-là peu de rapports, hormis pour m’y piquer les doigts de temps à autre en cherchant autre chose… et je peux vous dire que ça pique !!!

J’ai picoré dans mon stock de mèches de mérinos les couleurs du thème que j’avais décidé d’illustrer… moi-même, physiquement. Et je les ai mélangées par petites touches jusqu’à obtenir cette brassée de nuages vaporeux. Défi ultime, je les ai filés en corespinning, moi qui utilise habituellement très peu cette technique que je ne maîtrise pas forcément, surtout pour filer du fil assez gros. J’ai été assez agréablement surprise par le résultat.

Et en récompense, comme la dernière fois, le coloriage m’attendait… petit plaisir de retour en enfance… sauf qu’à l’époque je n’avais pas de crayons aquarellables 😉

Que faire avec un métier à ceinture ?

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Les inkle looms ou métiers à ceinture servent essentiellement à faire du tissage en bandes. Beaucoup de gens utilisent la technique du tissage aux cartes pour réaliser de belles ceintures, des sangles, des galons… Mais d’aucuns trouvent cela un peu limité, de tisser des bandes (même s’il est possible de les assembler pour réaliser des ouvrages plus grands). Alors, que faire avec un inkle loom ?

Je vous propose un début de réponse : tisser… une cravate décontractée ! Eh oui, avec une bande d’environ 1,50 m, on peut s’orner le cou d’une nouvelle manière 🙂

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