Papier recyclé

papier

C’est par le comité d’entreprise de son papa que ma pitchoune a eu pour Noël (livré en juillet, mais ceci est une autre histoire…) ce jeu éducatif pas mal fait du tout, destiné à fabriquer des petites feuilles de papier, et dont le but avoué est la sensibilisation à la déforestation et au recyclage.

Dans ce “kit” de papetier en miniature, il y a donc un mixeur pour réduire le papier en pulpe, un bac destiné à accueillir la pulpe de papier pour former les feuilles, et, toujours en miniature, un châssis et plusieurs formes (rectangle mais aussi rond, ovale, cœur, étoile…) ainsi qu’une presse.

Voilà un moment que je caresse l’envie de faire du papier pour réaliser des carnets, cartes de vœux, etc., mais malheureusement, le matériel et la pâte à papier sont introuvables en France, même en passant par Internet ! J’avais quand même deux livres intéressants dans lesquels nous nous sommes plongées pour peaufiner notre technique : Le papier : création et fabrication et 300 recettes pour fabriquer son papier.

J’ouvre une parenthèse pour signaler que l’édition a traduit plusieurs ouvrages sur la fabrication artisanale du papier comme loisir créatif alors qu’on ne peut pas se procurer le matériel et la matière première en France, par le biais de sites francophones ; il n’y a même pas de forum dédié. En revanche, bien qu’il y ait une communauté de fileur et fileuses plutôt actifs en France, bien qu’ils ne soient guère nombreux, et qu’on puisse se fournir en laine, fibres diverses et accessoires en tous genres sur de nombreux sites fort bien faits, on n’a toujours pas vu éditer de livre sur le filage traduit en français. Un manque à combler… J’en appelle aux éditions LTA, Gründ, Carpentier, Marabout, Dessain et Tolra et bien d’autres…

Nous avons également profité de nos vacances pour visiter un moulin où l’on fabrique su papier artisanal : le moulin de la Rouzique. À voir si vous faites un tour en Dordogne, les alentours sont grandioses, et le jeune homme qui a organisé l’instructive visite rien que pour nous était charmant.

C’était à mon avis une visite très utile, car le couchage de la feuille est une étape pas aussi simple qu’il y paraît, et il faut vraiment avoir vu faire le geste pour détacher la feuille du châssis sans qu’elle se déchire ou y reste bêtement collée comme un timbre à son enveloppe : le mouvement doit être à la fois rapide et fluide !

Une fois rentrées, nous avons fait un sort au journal télé périmé, que nous avons démembré et dont la Puce a découpé les pages en petits morceaux. Elle les a même triés en deux tas, à dominante rouge et à dominante bleue, enrôlant son papa pour l’occasion. Ensuite, les morceaux de papier ont trempé dans l’eau toute la nuit, puis elle les a mixés dans le petit mixeur fourni. Il restait de petits morceaux visibles dans le mélange bleu, mais j’ai mis un coup de mixeur plongeant dans le mélange rouge (devenu violet) pour qu’elle puisse y inclure des pétales de fleurs des champs.

Après cela, nous avons fait les feuilles – avec quelques difficultés… il faut être patient – puis nous les avons laissées sécher, et j’ai même donné un petit coup de fer pour les aplatir ! Le résultat est tout mignon. Mais nous avons encore beaucoup à apprendre…

Premier fil fantaisie

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C’est en rêvant aux colliers en “laine élastique” de Laine Zinzin que j’ai fait ce premier essai – très perfectible – de laine fantaisie…

La technique était, si j’avais bien compris, d’imprimer à la laine un maximum de torsion pour l’obliger à jouer les ressorts ; en plus, j’en ai profité pour tester le côté laine tweedée en intégrant des bouloches bleues dans mon fil gris.

Je suis restée sur les harmonies de couleurs de mon fil “Atoll sous l’orage” (la version gris et bleu), puisque j’ai utilisé 50 g du shetland gris naturel que j’avais employé à cette occasion.

À la cardeuse, j’ai mêlé aux fibres grises des petits morceaux de ma laine “Atoll” coupés aux ciseaux. Un travail bien ingrat ! Couper des petits fagots de laine aux ciseaux c’est révélé assez éprouvant pour que je me retrouve avec une belle ampoule ; de plus, les bouloches tombent pas mal de la laine pendant le filage (un peu moins si on lisse bien la fibre, façon worsted), donc il faut en mettre beaucoup !

Ensuite, autant vous dire que filer ce genre de fil avec un épinglier normal relève du défi à Sainte Patience – même sur le Little Gem, dont l’orifice est quand même assez généreux. Eh oui ! vous vous en doutiez, le fil se bouscule au portillon, c’est-à-dire qu’il faut filer, s’arrêter, forcer le fil à rentrer et à s’enrouler, recommencer… Vivement l’épinglier fantaisie !

Voilà, ma petite pelote bizarroïde est là. Que vais-je en faire ? Mystère. Mais je vous montrerai, promis.

Tee-shirt customisé kitchissime

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C’est autour d’un petit chat karmique à thermocoller que j’ai brodé ce cœur fait de cuvettes rose vif. En raclant tous mes fonds de tiroirs, j’ai trouvé de quoi meubler l’intérieur : boutons de plastique rose (initialement destinés au scrapbooking, si ma mémoire est bonne), strass, perles… et voici un tee-shirt tout bête customisé pour aller danser. Kitch en diable, n’est-ce pas ? Je n’aurais pas pu faire pire ? J’ai tendance à le croire mais… Croyez-moi, la petite princesse l’adore.

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“Le Frisé”

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Un des intérêts du filage, c’est de pouvoir faire des fils qui sortent de l’ordinaire de ce que l’on peut trouver dans le commerce. L’attrait des fils fantaisie, limite délirants, est très fort chez moi, et on trouve sur le Net de l’inspiration à revendre, à travers des artistes comme Lexi Boeger et Laurence Pocztar, par exemple, pour ne citer qu’elles. Mais, doucement ! Ce n’est pas parce que leurs fils ont l’air de partir dans tous les sens qu’elles font n’importe quoi : il y a de la technique derrière cette folie. Il faut la maîtriser pas à pas, et j’ai commencé par un fil très simple, facile et amusant à faire.

J’ai utilisé du shetland naturel mélangé, blanc et marron, de chez Alysse Créations, ma caverne d’Ali Baba. J’ai essayé de filer régulièrement pour m’entraîner (et c’est pas gagné, hélas) deux fils, l’un aussi fin que possible, l’autre bien épais.

L’aspect perlé se fait au retors, et j’ai suivi les bons conseils du site Tricotin pour obtenir un “perlé dodu”… Une autre mine, ce site, car il propose des tonnes de pas à pas bien illustrés qui vous mettent vraiment le pied à l’étrier ! En plus, il y a une boutique pour aller avec, plutôt bien achalandée.

Ensemble de marin

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Voilà un modèle Phildar dans lequel mon petit prince sera vraiment craquant ! En plus, je me suis amusée à faire les boutons assortis en pâte Fimo. Ce lyocell, une fibre apparemment réalisée à base d’algues, est aussi agréable à travailler que le bambou et a un beau tombé (même si ce n’est pas flagrant sur d’aussi petits vêtements). Ce sera sûrement très confortable ! Il n’y a plus qu’à attendre le grand beau temps…

layette

Des faire-part embossés à chaud

faire-part

C’est en réalisant le faire-part de mon petit prince, le mois dernier, que j’ai (enfin) découvert l’embossage à chaud. Une technique d’une facilité déconcertante pour un effet époustouflant !

J’en avais envie depuis un moment, de cet embosseur électrique, et j’ai sauté sur l’occasion de ces faire-part annonçant la venue au monde de mon petit chéri pour m’acheter le matériel… Je sais, je suis incorrigible : deux petites boîtes de plus sur mes étagères qui menacent déjà de s’écrouler sous le poids de mes affaires de bricolages en tous genres !!!

Donc, si vous voulez vous aussi vous lancer dans l’embossage à chaud (contrairement à l’embossage à froid ou gaufrage qui s’obtient en repoussant le papier avec un poinçon spécifique, j’en ai montré un exemple dans le carnet d’adresses scrapbooké que j’ai fait pour ma pitchoune il y a quelque temps), il vous faut des petits tampons (n’importe lesquels), de l’encre (il existe de l’encre spécialement pour embosser mais de l’encre à tampons normale fait aussi bien l’affaire), de la poudre à embosser et un embosseur (c’est un appareil techniquement très simple qui souffle de l’air chaud).

Personnellement, j’ai acheté des produits Aladine parce que c’est probablement la marque la mieux distribuée dans les magasins de loisirs créatifs où je me sers, mais il y a sûrement l’embarras du choix.

Pour réaliser le faire-part en lui-même, j’ai choisi des cartes carrées toutes simples, de format carré, de papier paille G. Lalo, et j’ai créé un faire-part avec l’ordinateur, en partant des images d’un très beau livre appartenant à ma fille : L’Enfant qui dessinait les chats. En effet, comme je cherchais l’inspiration, j’avais reçu un courrier publicitaire de La Poste annonçant la parution du timbre commémoratif de l’année du Rat qui m’avait bien plu : le petit, son père et moi-même étions tous les trois Rats, pourquoi ne pas orner le faire-part de ce timbre ? Du coup, je suis restée dans l’esthétique chinoise et j’ai pioché dans le livre l’image du vieux sage et les symboles “bonheur” et “enfant”. J’ai imprimé une cinquantaine de cartes en laissant un espace vierge pour le texte et préparé les enveloppes ; il n’y aurait plus qu’à repasser les cartes dans l’imprimante pour ajouter la bonne date et ce serait prêt à expédier ! Mais avant, je voulais ajouter ce petit bonhomme en tailleur, façon bouddha, en relief doré, sur les idéogrammes.

D’abord, on commence par encrer le tampon et appliquer le motif où on le désire.

Sans attendre, on répand de la poudre à embosser pour recouvrir tout le motif tamponné.

Après quelques secondes de patience, on fait tomber l’excédent de poudre sur un papier (pour le récupérer et le remettre dans le pot, pas de gaspillage !). On peut utiliser un pinceau pour nettoyer les abords du motif si la poudre s’accroche.

On branche l’embosseur, on l’allume et on l’approche doucement du motif.

La poudre fond progressivement et se solidifie en devenant bien brillante.

Et voilà, c’est terminé ! Au bout de quelques secondes, la poudre a refroidi et est dure au toucher. Je vous l’avais dit que c’était facile… Je pense que je vais encore utiliser mes tampons et mon fer pour décorer le petit album de naissance que je suis en train de faire pour y coller les mots de félicitations et de bienvenue que nous avons reçus, ainsi que les premières photos du loupiot. Vous allez voir que je vais finir par vraiment m’y mettre, au scrapbooking… mais, chut ! c’est encore en cours, je ne vous le montrerai qu’une fois terminé !

Bavoirs façon cow-boy

bavoirs

C’est dans un magazine Fait Main que j’ai trouvé le patron archifacile à réaliser de ces petits bavoirs façon foulard de cow-boy – et ce d’autant plus que je les ai taillés dans de vieux bandanas (on peut faire deux bavoirs avec un bandana, ce qui fait qu’en réalité j’en ai deux bleus et deux beiges). Ils sont doublés l’un de jersey, l’autre de polaire ; l’essentiel est que le tissu soit bien doux puisque c’est la doublure qui est en contact avec le cou du bébé. Pour les fermer, un bouton pression couleur laiton vieilli.

“Pomme d’amour”

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Voici un nouveau fil “maison”… C’est exactement ce qu’il me fallait pour tricoter à mon petit bonhomme un cardigan irlandais comme celui que j’ai fait pour sa grande sœur !

Au départ, il y avait 100 g de laine falkland écrue achetée chez Alysse Créations, ainsi que 30 g de soie maulbère achetée aux Laines du Mouchon.

J’ai teint la laine avec de la peinture pour soie One, selon la méthode de teinture à l’étuvée très bien décrite sur le site Tricofolk. Les couleurs utilisées sont Jaune, Magenta (mélangés selon des dosages à 50 %, 25 % et 10 % de Magenta) et Purple Rain, posées au pinceau ou au compte-gouttes. J’ai dû en mettre un peu trop car le mélange a beaucoup “saigné”, mais j’aime bien la couleur obtenue.

Comme je venais de recevoir la cardeuse qui me faisait envie depuis un bon moment, j’ai décidé de me lancer et de carder la mèche obtenue avec de la soie, toujours selon un pas-à-pas de Tricofolk. Pas évident pour une première fois… Je me suis notamment compliqué la vie en chargeant trop la cardeuse et en mettant des mèches de soie beaucoup trop épaisses. Je ferai mieux la prochaine fois !

J’ai ensuite essayé de filer fin et régulier, mais ce ne fut pas si facile avec les trop gros volumes de soie qui se présentaient. Mais il y a tout de même du progrès par rapport aux fils précédents ! Après retors, j’ai fixé la torsion dans l’eau chaude, mais comme je le craignais la teinture a encore un peu “saigné” et imbibé la soie, qui n’est plus si blanche. Toutefois, j’aime mieux cela, car le mélange rouge et blanc ne me plaisait pas tant que ça (il était temps de m’en apercevoir), ça rappelait un peu trop à mon goût les candy cane de Noël chers à nos lointains voisins d’outre-Atlantique. J’ai obtenu deux jolies pelotes d’un fil qui se tricote aux aiguilles no 4,5 : pas mal ! Je suis très contente de moi !

Panier garni !

panier

J’aimais bien ce panier dans lequel ma fille rangeait ses jouets de bain ; malheureusement, à force de contenir des objets mouillés, tout le fond a pourri… Qu’à cela ne tienne ; j’ai brisé les planchettes abîmées et j’ai décidé de lui accorder une nouvelle vie !

Après avoir rapidement improvisé, avec du gros fil de coton tiré de mon carton de restes de tricot, un nouveau fond très lâchement tissé, je me suis contentée de garnir le panier avec une housse en tissu fleuri.

Ce n’est pas très difficile : il m’a suffi de poser le panier sur une feuille de papier et de dessiner grossièrement le contour du fond, puis de mesurer le périmètre du haut du panier avec un mètre souple.

La housse est composée d’un morceau de tissu ovale correspondant à ce dessin (avec une marge pour la couture), et d’une bande de tissu dont la longueur correspondait à ce périmètre (avec une marge, pareil) et la largeur à la hauteur du panier + la hauteur du bord replié + une marge de tissu pour la coulisse du bord, qui renferme un élastique ajustant la housse sur le panier. Après avoir cousu les deux petits bords de la bande de tissu pour former un anneau, j’ai ajusté l’un des bords sur le périmètre de l’ovale de tissu correspondant au fond du panier en exécutant quelques plis aux deux bouts de l’ovale afin de mettre la bande au bon périmètre. Ensuite, il n’y avait plus qu’à replier l’autre bord pour former une coulisse, d’y glisser un élastique, et voilà ! Histoire que l’intérieur de la housse soit aussi net que l’extérieur, puisque les deux sont visibles, j’ai quand même fait des coutures repliées de type lingerie ou chemisier : on retaille un des deux surplus de couture, on replie l’autre dessus et on fixe par une seconde piqûre.

Voilà un petit panier tout mignon pour ranger mes pelotes de laine teinte et filée main… Ma fille n’a plus qu’à se trouver autre chose pour ranger ses jouets 😉