Premier collier au claygun

collier

Pour mon premier collier en Fimo, j’ai piqué une idée sur le site de LalA Bidouille qui a beaucoup exploré les perles au claygun et qui en donne même un excellent tuto dans son post du 3 mai. Merci, LalA ! j’ai découvert son site par le biais de Domi Créative, qui s’est inspirée, dit-elle, de la technique de LalA et en a aussi tiré de beaux résultats dans son post du 24 mai.

Moi, j’ai sagement fait un camaïeu de bleus, argent, blanc et noir (“Forcément”, aurait pu dire mon petit mari si je lui en avais laissé le temps : quand j’ai le choix, je commence toujours par du bleu, quoi que je fasse !). J’ai fait beaucoup de perles (deux clayguns pleins) et j’ai réalisé un long sautoir en intercalant une perle de rocaille métallique argentée entre deux perles de Fimo. Comme ça je peux faire plusieurs tours autour du cou ou le porter en sautoir, avec un gros nœud (ce que je préfère en ce moment). J’ai déjà eu plein de compliments, je suis très fière de ce premier travail !

Tunique tricotée et brodée

tunique

Je porte depuis des années une tunique sans manches en coton que ma mère m’a tricotée sur un modèle de La Droguerie. J’y suis tellement bien que j’ai longtemps eu envie de la “recopier”… c’est chose faite.

En ces temps de minitops près du corps montrant le nombril, je l’apprécie particulièrement, cette tunique ample et confortable, dans laquelle je n’ai jamais eu trop chaud ni jamais craint les regards indiscrets sur mes petits bourrelets (hum). Il était bien naturel d’en vouloir une autre. Oui mais, je n’ai plus le patron ! Qu’à cela ne tienne ; j’ai étalé la tunique sur mon lit et j’en ai pris le dessin et les mesures.

Je commence à loucher vers les fils Katia, bien qu’elle soit assez mal distribuée en France : si l’on compare à Bergère de France et Phildar, qui ont des sites où l’on peut commander à peu près toutes les références, Katia se laisse mollement distribuer dans les merceries ou sur certains sites qui ne proposent que quelques-uns de ses nombreux types de fibre. Quel dommage !

Mais j’ai tout de même eu le temps de me laisser séduire par la Katia Bamboo que distribue ma mercière, et j’en ai pris une dizaine de pelotes pour réaliser cette tunique.

J’avais prévu d’agrémenter cette tunique d’une petite broderie sur le côté, mais tout le temps que j’ai tricoté les deux morceaux, l’inspiration n’a pas été au rendez-vous. Puis j’ai eu l’occasion de me faire deux pantalons confortables pour l’été en jersey à côtes gris, et j’ai eu envie d’une broderie grise contrastante pour aller avec. Le moment venu de sortir l’aiguille, j’ai finalisé le projet en m’inspirant d’un motif floral tiré de Chinese Patterns, un de mes nombreux opus de la collection Agile Rabbit de Pepin Press.

Si ce modèle vous tente, n’hésitez pas à télécharger la fiche permettant de le réaliser sur la page de fiches à télécharger

broderie

Dessous de plat en porcelaine

africain

C’était l’avant-dernier objet de porcelaine qui me restait à peindre : un dessous de plat. En l’honneur de la nouvelle table à manger que nous venons (enfin) de nous offrir et qui devrait arriver chez nous d’ici quelques jours, la belle table en teck dont je rêvais, j’ai décidé d’inaugurer une série africaine.

Cette fois l’inspiration n’a pas été difficile à trouver : dans mon cahier de motifs africains, il n’y en avait qu’un qui soit suffisamment carré pour convenir au support. Justement, il me plaisait beaucoup, ça tombait bien !

Bon, j’ai mis beaucoup de temps à reproduire le dessin, car la technique de décalcomanie que j’utilise sur le bois (expliquée en détail pour ma seconde table marocaine [http://blog.ruedelalaine.com/2007/06/encore-une-petite-table-marocaine/]…) ne marche pas vraiment sur la porcelaine. J’attends vos suggestions si vous avez trouvé le truc ! En attendant, je procède à l’ancienne… C’est-à-dire que j’essaie tout simplement de recopier le dessin à main levée, au crayon, effaçant avec un coton imbibé d’alcool lorsque ce n’est pas assez ressemblant.

Après quoi j’ai procédé comme d’habitude : dessin avec un cerne couleur étain, surface remplies de couleurs vives – le choix est large parmi les teintes de Pébéo Porcelaine 150, je crois que je n’ai fait qu’un seul mélange, une teinte de marron.

Une fois tout cela sec, j’ai rempli le fond avec la nuance “Ivoire” (n43) : elle apporte un côté crémeux qui se mariera mieux avec le teck de ma table que la nuance bleutée de la porcelaine au naturel.

Les couleurs comme le cerne ont, cette fois, bien supporté la cuisson, et le dessous de plat a ensuite bien supporté aussi le contact des casseroles chaudes : hourrah !

Oui, je sais, ce n’est pas très glamour d’apporter les casseroles sur la table. Mais chez moi, le choix, c’est “chaud dans le pot ou froid dans le plat”, et il est vite fait… 😉

Plat rectangulaire en porcelaine

dragon

Décidément, j’ai été en veine d’inspiration pour la peinture ces derniers temps ! Tous les objets en porcelaine que j’avais achetés dans le but de leur faire subir le supplice du pinceau qui chatouille y sont passés. Ce petit plat à sushis, que j’avais l’intention de garder dans ma cuisine pour en faire un repose-cuillère, n’y a pas échappé.

Depuis longtemps, j’avais en vue pour décorer ce plat un motif naïf que j’avais admiré dans un très beau livre de contes de ma fille : un oiseau de paradis multicolore. Mais, en feuilletant le livre pour le retrouver, je suis tombée sur un dragon aquatique qui m’a séduite ! Tant pis pour l’oiseau !

Après en avoir esquissé les grandes lignes au crayon en m’inspirant des illustrations du livre, j’ai choisi mes teintes pour le peindre. Pas de cerne cette fois-ci, j’avais envie de rester dans la transparence, façon aquarelle. J’ai donc fait mes mélanges en camaïeu à base de Pébéo Porcelaine 150 “Abysse” (n41) et “Saphir” (n18), avec ici et là une pointe d’“Anthracite” (n42) ou de médium diluant. Après avoir appliqué chaque teinte, je laissais un peu sécher, puis j’appliquais la suivante. En effet, je superposais souvent les coups de pinceau et si la peinture de la couche inférieure n’avait pas été sèche, elle serait partie avec le pinceau.

Il y avait un petit blanc sur le côté… et l’ensemble était un peu tristoune, même si j’aimais bien le mélange de couleurs… je suis donc allée picorer les idéogrammes chinois que l’on trouve sur le Net et j’ai essayé de reproduire celui signifiant “dragon” au cerne doré. Une petite touche de gaieté en plus ! Et voilà, il n’y avait plus qu’à cuire !

dragon

Petit tajine en porcelaine

tajine

C’est chez Monoprix que j’ai craqué sur ce petit tajine rose bonbon, qui m’a rappelé les plats à tajine de mon enfance. J’avais bien l’intention de m’inspirer des poteries marocaines de Salé et de Safi pour le décorer !

J’ai donc longuement « enquêté » sur le Web jusqu’à trouver la photo qui m’inspirerait le mieux. Je l’ai trouvée sur ce site.

J’ai commencé par reproduire les motifs de la photo sur le couvercle du tajine. Après avoir divisé la surface en 6 à la règle (les motifs marocains sont très géométriques, autant partir du bon pied), je les ai reproduits dans les grandes lignes avec un crayon gras adapté à l’écriture sur la porcelaine et le verre. Puis j’ai dessiné les contours avec un cerne étain ; après séchage, j’ai rempli les surfaces et tracé les petits points à la peinture Pébéo Porcelaine 150.

Le secret pour obtenir une palette de couleurs harmonieuses, c’est d’utiliser très peu de teintes de bases et de les mélanger entre elles pour confectionner toutes les autres couleurs qui seront employées. Là, j’ai choisi de partir sur une base “Étain” (n47) et “Rose opaline” (n08).

Malheureusement, à la cuisson, certains endroits du cerne étain ont un peu bullé !  J’avais peut-être mis trop d’épaisseur ? J’ai écrasé les bulles avec le dos d’une cuiller pour qu’on les voie moins et je veille à tourner le tajine pour qu’on aperçoive le plus joli côté du décor… Hum ! Il est toujours dans notre salon, non loin de la table, et rempli de dates et d’amandes qu’on aime bien picorer à la fin du repas, avec ou sans thé à la menthe.

tajine

Encore une petite table marocaine

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J’étais tellement contente de la petite table que j’avais décorée de mosaïques que je ne pensais qu’à en faire une autre. Longtemps, j’ai dû attendre, car AM-PM ne la commercialisait apparemment plus. Et un jour, surprise, elle était de retour au catalogue ! Chouette chouette chouette ! Après, comme souvent, elle a dû patienter le temps que je trouve l’inspiration… J’ai fini par le faire en feuilletant un volume de la précieuse, que dis-je ? l’irremplaçable collection Agile Rabbit de Pepin Press.

L’important dans la réalisation, c’était la précision, car ces entrelacs pleins de finesse ne souffrent pas l’à-peu-près. Ma démarche pour reproduire ce genre de dessin est un peu fastidieuse mais très efficace : imprimer le motif sur du papier calque (à partir du cédérom fourni avec le livre), repasser sur toutes les lignes sur l’envers du calque au crayon gras, en appuyant bien, puis fixer le calque sur la table, côté crayonné au contact du bois, et repasser en appuyant bien sur toutes les lignes avec un plioir ou un autre objet dur et arrondi. Le crayon est ainsi transféré sur le bois, comme une décalcomanie. La précision n’étant pas toujours parfaite, je garde toujours l’original sous les yeux lorsque je peins, pour coller le mieux possible au motif.

Mais après avoir transféré mon motif, je me suis aperçue que je ne l’avais pas bien centré. Vu le temps que prend le transfert, inutile de dire que je n’étais pas chaude pour tout refaire ! “Tant pis, me disais-je, si ce n’est pas bien centré, ça ne se verra peut-être pas trop…” Mmh, ce n’est pas le bon état d’esprit quand on tient vraiment à réussir ce qu’on fait, hein ? Et puis je ne voulais pas gâcher la table. J’ai donc décidé de dormir dessus (pas sur la table, mais sur l’idée, espérant que la nuit me porterait conseil). Le lendemain, j’ai vu ma table d’un œil neuf et j’ai tout effacé à la gomme ! Non seulement c’était moche, ce dessin pas centré, mais en plus le motif que j’avais choisi ne me plaisait plus.

J’ai donc recommencé toute l’opération avec un autre motif, bien centré cette fois et beaucoup plus fin à mon goût. Je n’ai ensuite plus eu qu’à le peindre avec de la Pébéo Déco noire, et, après séchage, à le recouvrir de deux couches de vernis “Acajou ciré” (je l’adore, celui-là, je m’en suis servie pour toutes les étagères de mon salon et, tenez-vous bien). Je suis ravie du résultat et je ne regrette pas du tout le temps perdu à recommencer !

table

Robe de plage brodée de perles

robe de plage

Bon, les vacances arrivent. Pour changer du paréo, j’ai décidé de continuer à explorer la forme kimono dans une robe de plage. J’en suis très contente, mais elle ne rend vraiment pas bien en photo… quel dommage !

C’est pour choisir le tissu que j’ai eu le plus de mal. Je voulais qu’il soit souple et un peu transparent, mais pas trop, et dans les bleus : pas trouvé. J’ai pourtant écumé tout mon cher magasin Bouchara… bernique. Les mousselines et les organzas étaient vraiment trop transparents, je cherchais un effet plutôt « translucide ». J’ai fini par me rabattre sur du crépon de coton genre froissé. Je n’aime pas, d’habitude, les tissus ayant un effet froissé, mais finalement je me suis faite à celui-là.

Partie sur ma nouvelle marotte des formes kimono, je me suis inspirée de celles que j’avais déjà employées pour mes vestes réversible et gansée, et j’ai crayonné le modèle de cette robe ample et confortable. Vous pouvez consulter et imprimer le patron gratuit dans la page des fiches à télécharger si le modèle vous tente.

La couleur étant un peu austère (je n’ai pas trouvé le bleu profond dont je rêvais), j’ai décidé d’améliorer les bordures des manches et du col par quelques lignes de paillettes et de perles posées au crochet de Lunéville (donc pas très bien, si vous avez suivi mes récents exploits). Le résultat me plaît bien. J’ai voulu rajouter des fleurs autour du col mais je manquais d’inspiration et tout ce que je faisais ne me plaisais guère, si bien que j’ai défait. Rien ne m’empêche d’y revenir.

Aïe, pendant mes vacances, j’ai porté cette robe tous les jours (elle est vraiment pratique et confortable) mais la dernière ligne perlée du col s’est défaite !!! Heureusement, j’avais un ouvrage de broderie avec moi (celui que je traîne à chaque voyage et auquel je ne fais que quelques points à chaque fois, si bien que vous n’êtes pas près de le voir) et j’en ai volé un fil pour stopper le drame. Il faut que je reprenne le crochet pour réparer mon erreur (ou, plus sûrement, refaire toute cette ligne). Bon, pour l’instant la robe est dans la bannette “à faire” avec les autres raccommodages, que je laisse s’empiler jusqu’à ce que cela vaille la peine de s’y mettre… ou que quelques jours de vacances au bord d’une plage ou d’une piscine se profilent à l’horizon !

robe de plage

Tenue de vélo décontractée

teinture

Il y avait un moment que je voulais lui faire un pantacourt pour pédaler au frais. Voici toute une tenue de cycliste estival !

Dans un joli coupon “mers du Sud”, j’ai réalisé le pantacourt d’après un patron Burda (numéro 8187) pas trop difficile à suivre, même s’il y a une ceinture rapportée accueillant deux rangs d’élastique plus une coulisse. Chez ma chère mercière, j’ai trouvé les embouts en plastique transparent réunissant les deux brins de la coulisse, et la coulisse elle-même, d’un beau turquoise qui collait tout à fait à mon tissu (rentrer la coulisse dans les embouts était un peu sportif mais j’ai finalement trouvé la technique : passer un fil à travers la coulisse, les deux brins du fil à travers l’embout, et tirer comme une malade, ça finit par passer).

Le turquoise des motifs batik de ce tissu m’a éblouie. Quelle bonne humeur dans cette couleur pétante ! Il aurait fallu un tee-shirt turquoise pour aller avec le pantacourt… Inutile de rêver en trouver en magasin tant que la couleur n’aura pas été déclarée à la mode par les sacro-saints bureaux de style… Comment faire ? Eh bien, figurez-vous que chez Dylon, ils l’ont justement, cette couleur, et magnifique avec ça ! Allez, c’était l’occasion rêvée pour me lancer enfin dans le tie and dye ! J’ai procédé suivant les instructions très bien faites du site, et hop, à la machine… Mais bon, petite déception à l’arrivée : en machine, ça teint trop bien. La teinture a pénétré opiniâtrement dans les nœuds et les motifs qui auraient dû rester en blanc sont presque invisibles. Mais bon, la couleur est belle et l’ensemble est très réussi au goût de mon cher et tendre ! Quand même, la prochaine fois, je le ferai dans une bassine. Pourvu que je ne tache pas toute la maison…

Je souffre !

broderie

J’en rêvais, de ce crochet de Lunéville ! Depuis que j’avais vu Brodeuses, il me picotait dans la tête comme un pic-vert insiste sur une branche. Mon petit mari s’en est ému et m’a offert pour la Saint-Valentin deux beaux livres sur la broderie de Lunéville, avec le crochet (vingt fois que je vous le dis, mamie Fée radote) ! J’ai mis du temps à me lancer mais voilà, j’ai pris un bout d’organza pour m’exercer et… au secours ! Je n’y arrive pas ! Ou alors avec beaucoup de peine !!! Le crochet ne tire que la moitié du fil à travers la toile, dont il accroche en revanche d’autres fils au passage, et si j’ai le malheur de m’énerver, il fait des trous ! Je sens qu’il va m’en falloir de la patience pour maîtriser cet outil… En attendant j’ai fini par terminer ce petit cœur, non sans force jurons. Pas la moindre idée de ce à quoi pourra servir ce petit exercice.

Bourse brodée façon Lesage

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Les fioritures de Lesage font fantasmer la brodeuse autodidacte que je suis… Là ça y est, enfin, grâce au bouquin que mon petit mari m’a offert, je me suis lancée !

Avec le magnifique livre École Lesage chez vous, Lesage offre les perles et paillettes nécessaires à la confection d’un des ouvrages présentés. Je n’allais pas les bouder… Dommage, le tissu n’était pas fourni mais je n’ai pas eu trop de mal à me procurer chez Bouchara le satin et l’organza blanc dont j’avais besoin. En plus, comme il n’en fallait pas beaucoup, j’ai pu me rabattre sur le choix de coupons présenté au rayon mariage.

Petite déception, j’ai vite constaté que je n’allais pas m’essayer au crochet de Lunéville avec ce modèle, puisque toutes les perles et paillettes étaient posées à l’aiguille. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois !

Deuxième petite déception : ça a été trop vite fini ! Deux malheureuses petites soirées et c’était terminé ! Un plaisir de bien plus courte durée… ce qui signifie aussi que je n’ai rencontré aucune difficulté majeure. Les explications, notamment, étaient très claires.

En tout cas, le résultat n’est pas mal du tout. La bourse ressemble tout à fait au modèle photographié, je suis fière comme un pou !

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