“Poussin de luxe” !

filage

Pour l’anniversaire de mon amie irlandaise Teresa, qui aime beaucoup le jaune, j’ai voulu tricoter une écharpe un peu hors du commun.

J’ai utilisé de la laine Falkland de chez Alysse (pour changer…) teinte en jaune au micro-ondes, avec du colorant alimentaire Vahiné acheté en grande surface. Je découvre la teinture au micro-ondes avec du colorant alimentaire ! Et je trouve ça très amusant (la fiche technique est chez Tricotin). Vous n’allez pas tarder à en voir d’autres !!!

Ici, pour obtenir un jaune bien cru, j’ai rajouté quelques gouttes de vert (ces colorants sont vendus par trois : jaune, vert, rouge).

J’ai filé un “thick’n’thin”, c’est-à-dire une laine très irrégulière, avec des portions assez fines, d’autres plus épaisses, et quelques grosses “flammes” comme on en voit sur cette fiche du site Tricotin.

Le retors était la partie la plus délicate du travail, car j’avais décidé de retordre mon célibataire jaune avec du fil à coudre sur lequel j’aurais enfilé des perles. Le mélange de perles de rocailles de couleurs et de tailles différentes a été facile à faire, dans les tons verts et bleus pour trancher sur la laine jaune. Mais alors, patience pour l’enfilage (j’ai mis toute la famille à enfiler des perles !!!) et surtout le filage, car il faut faire “glisser” les perles le long du fil à coudre pour pouvoir les “distribuer” de manière irrégulière (parfois une, parfois tout une grappe) le long du fil. Une grande quantité de perles enfilées ne facilite pas les choses pour les faire “glisser” vers le bas (je les avais enfilées directement sur la bobine). D’après cette première expérience, le mieux était d’enfiler une bonne cuiller à café de perles et de les retordre, puis de couper le fil de la bobine, enfiler une autre cuillerée de perles, rattacher le fil au retors avec un petit nœud discret et reprendre le retors, etc. J’aime beaucoup le résultat, tant pour la couleur que pour l’effet des perles. J’espère juste que cela ne sera pas trop fragile !!!

Le tricot fut le plus facile… Pour que l’on voie bien les perles et pour garder une certaine légèreté à l’écharpe, j’avais décidé de tricoter avec de grosses aiguilles (en l’occurrence des no 10) pour un effet dentelle. Et j’ai procédé en mailles rivière, pour donner un peu d’irrégularité et d’originalité, en aérant encore plus. Je n’avais jamais fait ça mais ce n’est pas difficile du tout. Naturellement, avec des aiguilles no 10, l’ouvrage est monté rapidement et l’écharpe a vite été finie !!! Et hop, à la Poste !

Blouse en jean customisée

blouse

Je ne sais pas si vous serez d’accord avec moi, mais je trouve la mode enfantine particulièrement terne cet hiver. Pourtant, elle a été conçue avant la “crise” ! Mais il est clair que la couleur et l’originalité ne sont pas au rendez-vous cette année. Bref, je vais devoir inventer des trésors de customisation…

Au départ, une petite blouse en jean toute simple achetée chez Vert Baudet, dont j’aimais bien la forme mais que je trouvais un peu tristounette.

Pour commencer, j’ai décidé de remplacer les boutons bleu foncé. Ma pupuce et moi avons fouillé dans ma boîte à boutons à la recherche de boutons roses ou violets. Dans la boîte à boutons familiale, qui récupère généralement les boutons supplémentaires vendus avec certains vêtements en cas de perte et des boutons perdus, il y a généralement beaucoup d’orphelins ; on est donc rapidement tombées d’accord pour utiliser des boutons différents. L’effet est amusant à l’œil et cela ne m’a pas pris beaucoup de temps de découdre les anciens boutons (direction la boîte à trésors) pour coudre les nouveaux.

Après cela, un peu de déco : sur l’une des poches, une petite fée thermocollante trouvée dans une mercerie des environs du marché Saint-Pierre qui propose un choix de motifs thermocollants impressionnant ; et sur l’autre, un petit nœud de ruban sorti d’un de mes tiroirs.

Pour finir, j’ai réalisé des fausses surpiqûres avec ma méthode infaillible et rapide : avec trois brins de fil à broder enfilés sur une aiguille, j’entoure le fil supérieur de la couture que je veux décorer de mon fil à broder en passant sous chaque point, toujours dans le même sens. Cela donne une fausse couture apparente très régulière, et je n’ai pas la fatigue de devoir piquer le tissu (dans le cas du jean, c’est aïe mes doigts, car je ne suis toujours pas capable d’utiliser un dé).

Et voilà ! Une après-midi de travail et la petite blouse devenue unique plaît beaucoup à ma petite fée, qui la met constamment.

Turbulette brodée

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Il pousse, il pousse, il ne rentre plus dans son nid d’ange, il a froid aux pieds la nuit, il a le nez qui coule… la turbulette s’impose.

Je n’ai pas eu loin à chercher : dans le livre Intemporels pour bébés, il y a justement un patron tout simple et plutôt facile à réaliser. C’est sur le site Entrée des fournisseurs que j’ai trouvé les fournitures, une belle toile de lin et des boutons de nacre. Le molleton et le fil à broder, je les avais déjà.

Citronille a en effet conçu un modèle tout simple de turbulette, il fallait bien que je rajoute ma touche personnelle… Une petite broderie en pointillés, très vite faite, sur le devant, tirée d’un de mes cahiers de motifs, Motifs de transferts pour enfants. Les nœuds de ruban sur les côtés sont là pour masquer un effet froncé dû à un crantage insuffisant (car j’avais fait ma couture à la surjeteuse, m’imaginant à tort que “ça passerait”). S’il y a bien un domaine dans lequel je ne suis pas douée, c’est le crantage, que je crains comme la peste : chacun ses failles.

Le croirez-vous ? Depuis qu’elle est rentrée de réparation suite à d’obscurs soucis de réglage, ma machine refuse de faire les boutonnières ! Tu parles d’un réglage ! Merci, Singer ! Quand j’aurai les moyens de la remplacer, je sais au moins chez qui ne pas aller !

Je me suis donc tapé les boutonnières à la mimine, et j’aime autant vous dire que lorsqu’on n’a pas l’habitude, ça n’est vraiment pas de la tarte… heureusement qu’il n’y en avait pas beaucoup.

layette

Combinaison d’été

tricot layette

Je ne vous l’ai pas montrée plus tôt mais rassurez-vous, c’est bien au début de l’été que j’ai tricoté cette combinaison Phildar toute douce… Malheureusement, l’été a tourné court et Petit Henry ne l’a pas beaucoup portée ! Dommage, elle semblait confortable et cette couleur met bien en valeur le teint rose des bébés.

Étiquettes originales

étiquettes

Pour orner les bouteilles d’apéritif artisanal (du vin d’oranges, recette familiale…) que j’avais préparé à l’occasion du mariage d’un couple d’amis, j’ai eu envie de changer un peu des étiquettes en papier.

J’ai conçu mes étiquettes tout en longueur et les ai imprimées sur du papier à transfert, puis transférées au fer à repasser sur un reste de ruban de coton de 3 cm de large. Les étiquettes sont ensuite attachées au goulot avec quelques tours de ma dernière laine fantaisie en date, “Crazy Orange” (je n’ai pas encore eu le temps de la tricoter mais je ne pouvais patienter plus longtemps pour m’en servir !!!). Les premiers tours passent dans une fente pratiquée dans le ruban, histoire qu’il ne puisse pas glisser lors des diverses manipulations de la bouteille. En plus, la laine a l’avantage d’arrêter la goutte qui coule parfois le long de la bouteille, poissant désagréablement les doigts.

Non, de me demandez pas la recette de mon vin d’oranges : celle-là, je ne la donne pas, secret de famille !

 

Premier crazy carding !

filage

Eh non, je ne pouvais pas me plonger dans le magnifique Intertwined de Lexi Boeger sans avoir envie d’essayer le crazy carding… Après tout, je n’allais tout de même pas me laisser impressionner par cette cardeuse… Voici le premier résultat : “Crazy Orange”.

Tout a commencé par une teinture (ça devient pathologique, chez moi !). Je ne sais pourquoi, j’ai eu envie d’orange pétant. J’ai donc teint une bonne dose de laine dans ma cocotte, avec un sachet de poudre Rit ; tant que j’y étais, j’ai aussi teint deux robes (une pour moi, une pour ma fille) et un body pour le p’tit dernier (je voulais faire des essais d’effet marbré : le body en coton blanc a donc été froissé et attaché en petit paquet avec de la ficelle, puis plongé tel quel dans le bain de teinture).

Les ingrédients du fil : de la laine falkland teinte en orange, donc… des petits bouts de ruban… des morceaux de fil à broder métallique DMC… du denim recyclé noir… et de la soie de sari recyclée trouvée chez Alysse.

Suivant les conseils de la prêtresse du fil fantaisie, j’ai fait des “sandwichs” avec plusieurs pincées de mon “matériel” entre deux tranches de laine orange, que j’ai passées une ou deux fois dans la cardeuse à rouleaux. Après, il n’y a plus eu qu’à diviser la nappe en mèches et en pelotons (c’est une étape que j’adore) avant de passer au filage.

Hélas, comme c’était à craindre pour une débutante comme moi, il a été difficile d’assurer les morceaux de ruban dans le filage, et ils ont eu tendance à se défiler, surtout les petits. Le reste du matériel en revanche s’est bien amalgamé. Le résultat me plaisait ; je l’ai retordu avec du fil à coudre fuchsia (pas du tout rentable en petites bobines, c’est sûr, il me faut acheter des cônes) en essayant d’arrimer convenablement les morceaux de ruban récupérés, mais là aussi il me faudra peaufiner ma technique.

Autre petit bémol, lorsque j’ai fixé la laine dans l’eau chaude, la teinture a un peu dégorgé et la couleur s’est légèrement estompée, modifiant aussi celles des morceaux de ruban. Le résultat est moins pétant, plus doux, mais ça continue à me plaire. Deviendrai-je optimiste ?

L’album d’Henry

calligraphie

Je ne fais pas souvent de scrapbooking car c’est un domaine qui titille moins ma créativité que le travail de la fibre sous toutes ses formes. Toutefois, j’avais rempli un album de naissance pour ma Princesse et je trouvais injuste de ne pas en faire autant pour son petit frère ! Mais celui que j’avais acheté, bien que joliment illustré, tenait du parcours du combattant, tant il fallait y noter de détails, cela m’a vite lassée (et cela m’apprendra à acheter un livre cellophané sans le feuilleter ! plus jamais !). J’ai renoncé, préférant le faire moi-même à mon goût.

J’ai acheté chez Artmo un de leurs superbes albums photos noirs (j’en avais déjà utilisé un pour un cadeau de naissance, pour lequel j’avais brodé une couverture). Ne manquez pas ce site, c’est une mine pour les amateurs de scrapbooking ! J’adore présenter les photos sur fond noir, cela contraste bien et les met en valeur ; de plus, aujourd’hui, avec les feutres couvrants du genre Uni-Ball Signo, on écrit sans mal en blanc sur du noir.

Pour la couverture, je n’ai rien eu à faire : un très grand merci à Cécile qui a eu la gentillesse, pour célébrer la naissance d’Henry de sa plus belle plume, de m’envoyer cette magnifique calligraphie. Dès que je l’ai eue dans les mains, j’ai su qu’elle ferait une magnifique couverture pour l’album. Pardon, Cécile, de l’avoir pliée !!!

À l’intérieur, tous les rectos des pages comportent une photo du petit prince prise au cours de son premier mois, tandis que les versos réunissent toutes les cartes de bienvenue au monde qu’il a reçues, ainsi que quelques mots manuscrits des membres de la famille. J’espère qu’une fois adulte, et peut-être lui-même papa, il aura quelque émotion à le feuilleter.

“Blush de sorcière”

filage

Pas question de me laisser intimider par cette cardeuse ! Pour utiliser l’angelina à reflets violet électrique commandé chez Alysse, j’ai décidé de faire un fil mauve nuancé, avec lequel je compte tricoter un petit paletot pour une certaine fillette.

J’ai donc cardé un mélange d’acrylique blanc et d’angelina violet avec ma laine. À la base, 200 grammes de falkland teints dans quatre tons différents : deux mauves (l’un est un peu plus soutenu que l’autre mais je les aurais voulus encore plus différents), un rose, un gris, le tout en combinant deux teintures pour soie One dans des proportions variables : Sophisticated Purple Rain et Ebony Black.

J’ai commencé par mettre de côté à peu près un tiers de chaque coloris, et j’ai cardé le reste en mélangeant tout les tons avec l’angelina. Cela a donné une belle nappe mauve très aérienne, comme de la barbe à papa, traversée selon l’éclairage de reflets violets. J’aurais dû mettre plus d’angelina : avec seulement 10 %, j’ai été un peu petite joueuse.

Après avoir étiré la nappe de barbe à papa en petits pelotons prêts à filer, j’ai fait de même avec les coloris séparés mais au lieu de les embobiner, je les ai déchirés en tronçons de longueurs inégales. J’ai filé une partie de la fibre en prenant au hasard des morceaux des coloris “bruts” non cardés et des morceaux de “barbe à papa”, disposés à portée de main sur un plateau, et j’ai réalisé un autre brin en “barbe à papa” toute seule.

Mon projet était de retordre un fil “patchwork” et un fil “barbe à papa”, et c’est ce que j’ai réussi à faire avec une bobine, mais je dois vous avouer que je suis très forte pour faire des erreurs de calcul si bien qu’au final, mes écheveaux sont tous différents ! Il y a donc un écheveau reflétant fidèlement mon projet de départ ; le second est un retors de fil “barbe à papa” et de fil “patchwork” mais sans “barbe à papa” dedans… Je pense que vous ne me suivez plus du tout… Et le troisième est un retors navajo du fil “barbe à papa” qui me restait, et qui n’est pas mal du tout.

Heureusement que je fais de la layette ! Je pense que je vais quand même pouvoir me débrouiller avec ce que j’ai pour bidouiller un joli paletot, que je vous montrerai dès qu’il sortira des aiguilles. J’ai beaucoup d’en cours en ce moment, donc ce ne sera pas pour demain, mais j’ai encore un peu de temps avant l’anniversaire de la jeune demoiselle en question.

Boîte à thé peinte

serviettage

Pour l’anniversaire de ma chère belle-maman, j’ai décoré cette boîte à thé en bois blanc, achetée sur le site Dorémicado (autant vous prévenir cependant qu’il faut beaucoup de patience, avec eux, quand on attend un colis !).

Je me suis inspirée d’un livre sur le thé, dont j’ai scanné quelques reproductions de gravures chinoises, ainsi que les idéogrammes de la couverture. Je les ai réduites à la taille qui m’intéressait et imprimées sur du papier à petit grammage, car j’avais l’intention de les utiliser avec la technique du serviettage, et je les ai découpées soigneusement.

Simple comme bonjour, cela ne m’a pas pris une heure. J’ai commencé par peindre la boîte avec de la Pébéo Déco. Dès que j’ai du bois à peindre, je me précipite sur ma boîte de Déco, je l’adore. Elle est très couvrante et sa texture est crémeuse, mmh ! On en mangerait. En plus, les couleurs sont si jolies que je n’ai presque jamais à faire de mélanges ; en fait, ce sont souvent elles qui m’inspirent.

Une fois la peinture sèche (il faisait bien chaud ce jour-là et ça n’a vraiment pas pris longtemps), j’ai collé les images avec du vernis-colle spécial serviettage. Deux couches de ce même vernis-colle et hop ! ma boîte était faite.

Elle me plaisait bien, j’ai failli la garder, hi hi ! Mais j’ai été raisonnable, j’y ai mis un assortiment de sachets de thé et d’infusions et je l’ai emballée dans un joli paquet-cadeau…