Broche à breloques

breloques

Voilà longtemps que je me le disais : “Après tout, c’est tellement à la mode, et tu as plein de perles qui traînent, tu pourrais quand même en faire une…” J’avais même acheté l’épingle ! Mais voilà, le projet n’était qu’à moitié lancé, et il a traîné dans une boîte pendant presque un an avant que j’y revienne. Je vous rassure, je peux faire encore pire (oui je sais, je ne devrais pas m’en vanter…) !

Finalement, c’est en trouvant enfin le manteau que je cherchais depuis des années que l’inspiration est venue : il fallait la broche pour aller dessus, et je n’avais pas envie de laine feutrée, il me fallait quelque chose de léger et de tintinnabulant, avec des transparences. J’ai fouillé dans le petit coffret des perles et fournitures pour bijoux : il y avait largement de quoi faire. J’ai même pu utiliser des perles en verre achetées au Maroc à l’époque où j’y vivais (il y a donc presque vingt ans), dont je n’avais encore rien fait de concret !

Pour info, les petits nœuds en forme de papillon en coton bleu sont des nœuds de chaise portugais que j’ai appris à faire dans Créez avec des perles et des nœuds. Pas trop compliqué à réaliser, mais extrêmement coton à serrer et bloquer juste à l’endroit désiré… J’ai mis le peu de patience que je possède à l’épreuve…

breloques

Trois stages à “Un Jour d’Atelier”

céramique

L’Homme, la Puce et moi-même avons tous les trois étrenné le nouveau lieu dédié à la céramique qu’ont ouvert Anne et Laure : Un Jour d’Atelier, chacun avec un stage différent. Je n’ai qu’un mot : si vous “mordez” à la terre et si vous n’êtes pas trop loin, courez-y !

Pour ma part, j’ai participé à un stage d’introduction aux engobes.

Un mot d’explication pour les néophytes : l’engobe est un mélange de barbotine (supernéophytes : … de la boue bien liquide…) et d’oxydes (cobalt, fer, cuivre, manganèse et tant d’autres) qui vont se colorer à la cuisson ; on s’en sert un peu comme d’une gouache pour créer des décors sur céramique.

Je me suis offert en juillet, où mon activité se ralentit toujours un peu, un stage d’une semaine pour aller un peu plus loin dans mon approche de la céramique. Au cours de ces quelques jours, nous avons modelé à la main des petits bols (défense de rire, c’était ma première tentative de modelage) destinés à servir de supports à nos différents essais d’engobage. Après quoi, nous avons appris à fabriquer les engobes (mixer la terre blanche, la juste quantité d’eau et de poudre d’oxyde) puis à les appliquer, avant d’explorer diverses techniques plutôt amusantes, comme de pratiquer des réserves (j’ai tenté le “drawing gum”), de superposer des couches d’engobes à gratter ou graver, ou encore de jouer avec les textures : ajout de sable, de gravier, de céréales brûlant à la cuisson et laissant des “trous”, ou au contraire permettant d’apporter un relief. C’est d’ailleurs là que j’ai commis le plus de bourdes… Je regrette que l’engobe gris à base de sable avec lequel j’espérais obtenir un effet “galet” des plus mode n’ait pas tenu à la cuisson… et, avis à toutes et à tous, ne pas utiliser de graines à germer en lieu et place de céréales ! Oui, le mélange “salade folle” offre tout juste la taille et la diversité de grains rêvées pour créer un amusant relief grêlé… mais que croyez-vous que font nos graines à germer, une fois trempées dans une boue délicieusement humides… ? Eh oui, vous avez deviné : elles germent.

Le collier de la potière

collier

Pour remercier Laure d’avoir si magnifiquement aidé à l’émaillage de ce que je considère comme mon chef-d’œuvre en matière de céramique, et parce qu’elle avait admiré mon premier collier au claygun bleu, je lui en ai fait un inspiré de minéralité. Au lieu de réaliser des perles cubiques, ce sont des tronçons asymétriques à section ronde, et les tons choisis sont : or, cuivre, chocolat, stone, noir, et des mélanges…

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Mon chef-d’œuvre

vase

Et voilà, je l’ai ramené de l’atelier, mon chef-d’œuvre : ce pichet au pied ajouré. “Mais, si tu mets de l’eau dedans, elle va couler”, m’objecte Petite Puce, très logique. Eh bien non : le fond du pichet se situe bien évidemment au-dessus des trous ! J’ai d’abord tourné un pichet tout simple puis, avec l’aide d’Anne, une fois qu’il a été à moitié sec, je l’ai retourné et j’ai à nouveau tiré de la terre sur le fond. Je peux vous dire que ça n’était guère facile, et sans Anne, je n’y serais jamais arrivée ! Après ça, percer les trous a été un jeu d’enfant…

Comme c’était une pièce volumineuse, je ne l’ai pas émaillé par trempage et c’est tant mieux, car je ne suis décidément pas douée à cet exercice. Non, c’est Laure qui a officié avec son pistolet magique. Et, admirez le résultat ! Bon, finalement, ai-je le droit de parler de chef-d’œuvre alors que l’idée n’est même pas de moi – je me suis inspirée d’un vase qui avait été modelé au colombin par une des personnes qui viennent travailler à l’atelier – et que j’ai été aidée par deux professionnelles chevronnées ? M’en fiche, c’est ce que j’ai fait de plus beau jusqu’à présent, et c’est ma signature qui est dessous…

Parlant de deux professionnelles chevronnées, je tiens à vous signaler qu’Anne et Laure, dont je vous ai déjà parlé dans ces pages, ont enfin ouvert leur propre atelier ! Il ne pouvait être qu’à leur image, beau et bien fait. Vous pouvez aller y faire virtuellement un tour ici, avant d’y aller pour de bon ! Pour ma part, j’aurai le plaisir d’y faire la semaine prochaine un premier stage d’été, sur la science des engobes…

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Premier “mokume gane”

mokume gane

Bon, ça, c’était mon rêve. Commencer par une technique difficile, ce n’était pas très malin, me direz-vous… eh oui, c’était un peu comme de commencer par le dessert – que celle qui n’a jamais piqué de fraises dans le plat avant de se mettre à table me lance le premier emporte-pièce à Fimo ! Bon, tant pis, je l’ai fait quand même (avec le superbe pas à pas publié sur le site Créaplastic, merci beaucoup à Alicia). Et si ce n’est pas du tout aussi réussi que je pouvais l’espérer, c’est quand même pas mal et j’ai identifié mes erreurs. J’attends beaucoup du prochain !

En plus de mon manche pour aiguille présenté l’autre jour, j’ai fait une barrette en appliquant les copeaux sur une base bleue, comme c’était indiqué dans l’exemple du tuto. Bon, ce n’est pas aussi joli que la perle présentée sur la photo du tuto (et croyez-moi, je n’aurai de cesse d’être enfin arrivée à ce résultat !), mais ce n’est quand même pas mal.

J’avais acheté ces petites cuillères au manche très fin dans le but de les décorer avec de la Fimo, c’était l’occasion de tester le mokume gane. Comme je n’avais pas aimé le résultat sur la base bleue, j’ai entouré le manche des cuillères d’une feuille de Fimo blanche avant d’appliquer les copeaux. Ensuite, une touche de poudre d’or au bout du manche de la cuillère. Après cuisson, polissage léger et deux couches de vernis laque. J’aime beaucoup le résultat !

J’avais acheté des photophores pour les peindre, et puis j’ai changé d’avis en voyant sur le Net des photophores décorés avec de la Fimo translucide. Comme le mokume gane était réalisé avec de la pâte translucide, j’ai eu envie d’essayer. En finition, un colombin de pâte au claygun sur le bord, saupoudré de poudre dorée. Mais contrairement aux cuillères, après cuisson et polissage, je n’ai pas vernis. La texture mate me plaisait.

Avec ce qu’il restait du mokume gane, j’ai recouvert une série de perles. De toutes les choses que j’ai décorées avec ce mélange, j’avoue que ce sont mes préférées. J’ai fait un montage tout simple pour les monter en collier, mais j’avoue que je ne suis pas enthousiaste : elles ne sont pas vraiment mises en valeur… J’ai encore à apprendre…

Premier collier au claygun

collier

Pour mon premier collier en Fimo, j’ai piqué une idée sur le site de LalA Bidouille qui a beaucoup exploré les perles au claygun et qui en donne même un excellent tuto dans son post du 3 mai. Merci, LalA ! j’ai découvert son site par le biais de Domi Créative, qui s’est inspirée, dit-elle, de la technique de LalA et en a aussi tiré de beaux résultats dans son post du 24 mai.

Moi, j’ai sagement fait un camaïeu de bleus, argent, blanc et noir (“Forcément”, aurait pu dire mon petit mari si je lui en avais laissé le temps : quand j’ai le choix, je commence toujours par du bleu, quoi que je fasse !). J’ai fait beaucoup de perles (deux clayguns pleins) et j’ai réalisé un long sautoir en intercalant une perle de rocaille métallique argentée entre deux perles de Fimo. Comme ça je peux faire plusieurs tours autour du cou ou le porter en sautoir, avec un gros nœud (ce que je préfère en ce moment). J’ai déjà eu plein de compliments, je suis très fière de ce premier travail !

Tirelires et boîtes à rêves

poterie

Pendant que j’essayais de maîtriser le tournage, une idée de cadeau m’est venue…

Il s’agissait de travailler sur des formes arrondies et fermées. J’ai tourné cette série de tirelires de tailles et de formes différentes. Elles ont été colorées par deux couches d’engobe au cobalt, décorées d’un mot tracé au crayon à l’oxyde, puis recouvertes d’un émail transparent.

Restons authentique : ce sont de vraies tirelires, c’est-à-dire qu’il faut les briser pour récupérer leur contenu ! Et c’est une faïence épaisse qui sera dure à casser. La motivation devra donc être au rendez-vous… et de mon côté, il faut un peu de lâcher-prise pour admettre que ce que j’ai mis tant de temps à créer, et si péniblement, est voué à être détruit.

Le principe de la boîte à rêves ? Ce n’est pas une tirelire comme les autres. La boîte à rêves est destinée à être offerte aux enfants à partir de six ans, c’est-à-dire l’âge où l’on commence l’apprentissage de l’écriture. Il faut ensuite encourager l’enfant à écrire sur de petits papiers ses rêves et ses désirs, ce qu’il voudra réaliser une fois adulte, des vœux, des promesses, des paris, etc. S’il est capable de patience, c’est une fois adulte – pourquoi pas lors d’une étape importante de sa vie comme le mariage, le fait de devenir parent ? – qu’il brisera la boîte pour lire le contenu des petits papiers. Quelques surprises seront certainement au rendez-vous !

poterie

Vases à orchidées

vases en terre noire

Au cours de mes quelques mois de pratique potière, j’ai été particulièrement fière de réussir ces vases toute seule, et plus encore en apprenant, quelques mois plus tard, que plusieurs personnes dans l’atelier s’en étaient inspirées…

Anne a dû interrompre ses cours de tournage un trimestre et m’a vivement conseillé de venir tourner seule à l’atelier de poterie, de temps à autre, pour ne pas perdre la main. J’ai eu l’idée de faire ces petits vases au fond très épais, ce qui les rend très lourds et leur permet d’accueillir sans se renverser une fleur à longue tige. En fait, je voulais un vase pour accueillir ces branches d’orchidées que l’on achète chez les fleuristes et dont la tige est enfermée dans une “éprouvette” d’eau à laquelle on ne doit pas toucher. Je voulais que l’éprouvette soit masquée et que la fleur tienne droit, donc le vase devait être lourd et stable, avec un goulot juste assez étroit pour laisser passer l’éprouvette, mais pas plus large, sans quoi la fleur risquait de trop s’incliner.

J’ai beaucoup aimé travailler la terre noire, bien que ce soit très salissant, comme on m’en avait prévenue. C’est sûr, il restait une trace noire sous mes ongles malgré le plus scrupuleux lavage. Mais, astuce : j’ai remarqué qu’un bon shampoing la faisait partir !!! Sans doute les cheveux se glissent-ils sous les ongles lorsqu’on se frictionne le crâne, agissant comme des petites brosses magiques…

Ces vases ne sont pas difficiles à réaliser du tout : ce sont de simples cylindres légèrement resserrés en haut.

Je devais naturellement émailler l’intérieur, au cas où j’aurais eu envie d’y faire d’autres types de bouquet et d’y mettre de l’eau. En revanche, je ne savais trop quoi faire à l’extérieur. Puis j’ai eu l’idée de jouer sur une double texture en trempant seulement le fond du vase dans un émail coloré translucide (une fois rouge foncé, une fois bleu ciel, une fois incolore), en l’inclinant un peu pour que la trace soit asymétrique. Une fois l’émail cuit, le résultat de cette expérience a dépassé mes espérances.

Sauf que… depuis que j’ai les vases ad hoc, je ne trouve plus d’orchidées en “éprouvette” !!! Les fleuristes en proposent en pot mais je n’ai pas le courage, une fois la floraison passée, de devoir mettre chez moi aux endroits les mieux éclairés un pot vide ou accueillant deux malheureuses feuilles esseulées, et ce pendant un an. Si quelqu’un peut m’indiquer où trouver à Paris ou dans la proche banlieue sud un fleuriste qui commercialise encore ce type de fleur, j’en serai très reconnaissante ! En attendant, j’utilise ces vases pour accueillir une branche de lys qui embaume tout mon bureau, ou bien les petits bouquets champêtres que cueille ma fille pour moi lorsque son père l’emmène à la campagne…