Zinnia

filage

Voilà un beau fil pétant comme je les aime. C’est du mohair en ruban de Bergère de France acheté lors de mes débuts dans le filage… je ne connaissais pas les bonnes adresses… et ce mohair-là n’est pas de très bonne qualité, il gratte. Mais il prend très bien la couleur quand on le teint avec des peintures pour soie, mieux même que la laine ! Cela dit, il gratte tellement qu’il va se retrouver cantonné à un petit sac à main ou à un élément de déco. J’ai essayé de m’en faire un bonnet, il s’est avéré importable : mes oreilles ne m’ont pas dit merci !

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“Maîtresse”

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Quel drôle de nom, me direz-vous… Non, ce n’est pas un fil “spécial dominatrice” pour enchaîner Monsieur aux barreaux du lit… C’est un fil que j’ai fait pour m’exercer aux petits ajouts fantaisie, en m’inspirant beaucoup, bien sûr, des pages très pédagogiques de Intertwined. Cocons, zigouigouis, petits nœuds et autres… Il m’a fallu quelques mètres de fil (en additionnant les deux écheveaux, environ 285 mètres pour 130 grammes) pour avoir l’impression de les maîtriser à peu près. J’ai utilisé du mérinos gris clair pour le fil lui-même, et du mérinos blanc teint en rouge clair avec une teinture Dupont “Coquelicot” pour les “embellissements”. J’ai fait le retors avec un fil à broder métallisé rouge. Et ce n’est qu’après avoir réalisé tous ces “exercices” que je me suis lancée dans le fil “Chine impériale”.

filage filage

Crise de Dupont !

teintures dupont

Eh oui, un petit moment de vague à l’âme et je me rue sur mes Dupont… Suis certainement pas la seule dans ce cas… Mon carton de flacons bien-aimés sous le bras, j’investis la cuisine en catimini… Ouf ! Deux heures de patouillage plus tard – plus le temps de cuisson, de refroidissement, de rinçage et de séchage… faut être patient(e)… – voilà ma moisson pétante de l’été !

Robe “améliorée”…

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Pour ce mariage de juin, je n’ai pas fait que le coussin des alliances, j’étais invitée aussi ! Pleine d’entrain, je me suis dit que j’allais me faire une robe, et j’ai échafaudé toutes sortes de plans… ce qui n’est pas allé sans mal !

L’inspiration m’est venue d’un chèche touareg authentique, acheté dans le Sud marocain il y a plus de vingt ans. Indigo, avec les bords noirs, teints par trempage sans doute puisqu’il y a un beau dégradé. J’y tiens beaucoup, même si je n’arrive plus à mettre la main dessus, à mon grand malheur ! Mais bon, j’étais partie sur l’idée de ce dégradé indigo et noir, sur une robe de forme très simple. Donc, faire une robe blanche puis la teindre : fastoche (hum, hum…) !

J’avais acheté le lin blanc et j’avais le patron, mais je n’étais pas si sûre qu’il m’aille vraiment et j’ai fini par acheter une robe toute simple en coton. Je savais que les coutures en polyester resteraient blanches après la teinture mais qu’importe, je n’aurais qu’à les refaire (parfois, je me demande avec étonnement ce qui me pousse à me compliquer la vie à ce point !). On m’avait conseillé les teintures Jacquard Procion et c’était l’occasion ou jamais de les tester, et ce d’autant plus que j’avais découvert Celtik Batik, un site formidable expliquant vraiment très bien comment réaliser des dégradés avec ces teintures.

Bon, il fallait donc commencer par teindre la robe en bleu puis réaliser le dégradé de noir : facile (hum, hum…) ! Premier problème, autant, dans le bain de trempage, la robe avait bien pris la couleur d’encre à stylo dont j’avais envie, autant une fois rincée et lavée, elle était d’un bleu fadasse que, moi qui adore le bleu (et, jusqu’à présent, tous les bleus, croyais-je), je n’aurais porté pour rien au monde. C’est clair, il y avait quelque chose que je n’avais pas bien fait : je m’étais perdue dans la diversité des modes d’emploi qui, sur le petit flacon, ne sont pas vraiment détaillés. Sel, soude et autre, il y avait soit un temps de trempage, soit une proportion qui n’allait pas. J’ai continué bravement avec le dégradé de noir qui, merci aux instructions de Celtik Batik, était bien dégradé comme il faut, mais a fini aussi lavasse et grisâtre que le bleu. Teinte comme cela, cette robe ne me convenait pas du tout !

Bon, je n’étais apparemment pas fichue de me servir de ces Procion et en plus, les flacons étaient vides, donc je me suis rabattue sur les bonnes vieilles teintures Dylon que je connaissais un peu mieux, et j’ai mis la robe à la machine avec la dose adéquate de bleu nuit : elle est ressortie exactement du ton que je désirais ! Victoire ! Mais mais mais… on ne voyait plus le dégradé de noir. Têtue et assez vexée, je suis allée racheter une dose de Dylon et je l’ai refait. Quatre teintures plus tard, la robe était de la couleur désirée (même si le second dégradé n’était pas aussi réussi que le premier : j’avais vraiment manqué de courage et de patience sur ce coup !)… et elle rend très mal en photo, ce qui me persuade qu’il y a un petit djinn dans ses plis, voué à me casser les pieds.

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La petite corvée, c’est qu’il m’a bien sûr fallu refaire toutes les coutures apparentes. Cela m’a permis de voir que celles d’origine n’étaient pas très soignées et qu’il valait bien mieux les avoir refaites 😉

Ensuite, il fallait quand même l’égayer un peu, cette robe. C’était pour un mariage, après tout. Comme elle était blanche à l’origine et réalisée dans un voile de coton légèrement transparent, elle était doublée d’un jupon, qui s’est retrouvé teint en même temps que le reste : pourquoi pas une petite coulisse sur le côté permettant de retrousser la jupe supérieure sur la moitié de sa hauteur à peu près, laissant apercevoir le jupon ? Cela, à mon grand étonnement, a été facile à faire ; il m’a suffi de bâtir un morceau de biais sur l’envers, à cheval le long de la couture, et de le fixer par trois piqûres (une sur chaque bord et une au milieu, pile sur la couture de côté de la jupe) pour créer une double coulisse dans laquelle j’ai glissé un morceau de queue-de-rat en satin noir, qui m’a servi à froncer le tout et que j’ai fermé par un nœud tout simple. Une demi-heure, montre en main. Mesdames, retroussez vos jupes !

J’étais aussi partie sur l’idée d’égayer le décolleté d’une broderie agrémentée de perles… Mais j’avais traîné et je n’avais plus trop le temps. Pourquoi pas des fleurs au crochet ? Il faut dire que je venais de lire Nicky Epstein’s Crocheted Flowers qui est un vrai pousse-au-crime, disons-le tout net. J’ai donc crocheté deux fleurs et quelques feuilles avec un reste du mérinos superwash que j’avais filé à la main pour réaliser une petite layette. Je les ai ensuite peints à la peinture sur soie dans les tons de la robe, fixés, séchés, cousus ensemble… Voilà deux fleurs dont l’une a orné le haut de mon “retroussis” et l’autre, tout simplement enfilée sur un lien de métal, m’a fourni un collier assorti à ma tenue à peu de frais !

Ratage 2

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J’avais envie de tester des mélanges bicolores ou tricolores aux peintures sur soie, avec des dominantes de marron, violet, bleu… Mais j’ai “oublié” que les Dupont étaient des peintures très concentrées et j’en ai mis beaucoup trop ! Le résultat était bien plus foncé que ce que j’attendais… Les couleurs s’étaient fondues les unes dans les autres… Berk, ratage. Mais bon, les fous et folles de fibres le savent sans doute déjà : en filage et encore plus en teinture, le ratage n’existe pas : il faut toujours aller jusqu’au bout du fil pour connaître le résultat… Et ici, le résultat me plaît beaucoup.

Vu l’originalité des couleurs, je n’ai pas finassé avec le filage : restons dans la fantaisie ! J’ai filé les quatre mèches de manière assez irrégulière et je les ai retordues avec elles-mêmes selon le principe du retors andin : on prend le début et la fin du “célibataire” pour commencer le retors et on termine avec le milieu du fil. Sur ce genre de fil épais, assez solide et pas trop tordu, cela se fait de manière très pratique en mettant le fil en pelote creuse à l’aide d’un bobinoir, car les deux extrémités du fil sont accessibles, l’une à l’extérieur et l’autre à l’intérieur de la pelote qui se défait à la fois de l’intérieur et de l’extérieur au cours du retors.

J’aime énormément les fils obtenus. Que vais-je en faire ? Je songe à des petits sacs…

Encore un essai de teintures Landscapes Elements

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Je n’ai pas pu m’en empêcher ! J’ai craqué pour le kit “Mountain”… Voici un premier essai, avec la même technique que la dernière fois, que j’ai présentée sous forme de fiche à télécharger

Simplement, cette fois-ci j’ai essayé la fixation au micro-ondes, en mettant mes petits paquets de laine (soigneusement emballés dans plusieurs épaisseurs de film alimentaire) dans une cocotte à micro-ondes en plastique, avec son couvercle percé (4 euros au bazar du coin). Cuisson 3 minutes à température maximale, refroidissement, encore 3 minutes et refroidissement, avant rinçage précautionneux des mèches.

Les couleurs sont douces, n’est-ce pas ? Je ne sais pas encore ce que je vais en faire…

“Lagon blanc”

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Séduite par les couleurs de mon kit de teinture Landscapes Elements “Coastal”, j’ai eu envie de faire un beau célibataire pas trop fin pour tricoter un pull à mon fiston. Je teignais de la superwash (mèche de laine traitée pour ne pas feutrer au lavage et donc, censément, passer en machine au programme adapté… je vous dirai si cela marche vraiment quand j’aurai fait l’expérience). Cette laine est-elle moins “buvarde” ou est-ce moi qui ai eu la main beaucoup trop légère côté teinture ? Le résultat est un peu fadasse par rapport à ce que j’attendais. Nous dirons, pour être optimiste : “pastel”. J’espérais quelque chose de plus pétant ! La teinture posée au pinceau est restée en taches au lieu de diffuser, donc il y a beaucoup de blanc. Mais le résultat reste agréable à l’œil. J’essaie de m’entraîner à filer régulier… ça ne vient pas vite. Mais j’y arriverai, un jour !

Essai de teintures Landscapes Elements

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Cela faisait un moment que je les guignais, hé hé ! J’ai fini par me laisser tenter, sur le site de Tricotin, par ces teintures superbes. L’originalité de la collection “Elements” éditée par Landscapes tient à des kits de six couleurs harmonisées entre elles ; ces harmonies sont inspirées des différents types de paysages australiens. Tout un voyage !

Bon, autant dire que j’ai mal commencé… En effet, le mode d’emploi préconise une teinture “à la casserole”, mais comme je voulais essayer les six coloris sur de petites quantités de laine, je n’avais pas du tout la patience de procéder six fois à la teinture d’un bout de mèche ridicule !

Donc j’ai eu la “bonne” idée d’imbiber mes mèches de teinture diluée dans l’eau chaude et de les mettre dans un Ziploc, avec le fond de teinture pour faire bonne mesure, pour essayer de fixer la teinture à l’étuvée… Mal m’en a pris ! Les Ziploc ont fondu, la teinture est sortie, a taché les mèches adjacentes… Bon, un coup pour rien, un ratage (oui mais, pas d’angoisse, j’ai appris que les ratages se transforment parfois en très belles choses).

J’ai donc légèrement changé de technique  (pour ceux et celles que cela intéresse, une petite fiche pratique ici)  et obtenu des couleurs plus pures. Voici le résultat de mes Landscapes Elements “Coastal” (paysages côtiers) : à gauche les mèches “tachées”, à droite celles réussies. J’ai également testé le kit “Desert” (photo plus haut).

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Après ça, je me suis demandé ce que ça donnerait de tout carder ensemble (résultats ci-dessous). Pas mal. Me reste à filer tout ça pour voir ce que ça donne…

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Tee-shirts customisés

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Pour Noël, cette année, j’ai “habillé pour l’hiver” pas moins de huit gamins ! Eh oui, huit gamins qui me maudissent sans doute encore aujourd’hui parce que, sous le sapin, ils auraient préféré des Playmobil, un Meccano, une Barbie, une DS ou autre trouvaille made in China. Décidément, je suis une très très vilaine sorcière. C’est en tout cas sans aucun état d’âme et dans la lignée du tee-shirt bébé au chat noir que je vous ai montré il y a quelque temps (tie and dye marbré + dessin posé au pinceau et fixé au fer) que j’ai concocté cette “collection d’hiver” aux couleurs pêchues : rouge et noir, parme et violet, bleu et vert métallisé. Si vous voulez suivre mes traces, toutefois, un conseil : la confection n’étant plus ce qu’elle était, n’hésitez pas à acheter des tee-shirts une taille plus grands, car certains risquent de rétrécir en passant dans le bain de teinture, bien qu’il ne soit plus nécessaire de faire bouillir les tissus pour les teindre (encore heureux, que ferait-on avec notre chère laine et notre adorée soie !). Si si, j’ai eu des plaintes !

Jeu de cubes

cubes

Quoi de plus simple, pour Noël (oui oui, je sais, je suis en retard : vous n’allez quand même pas me le répéter à chaque fois ???), pour un enfant à l’âge des premières manipulations, qu’un simple jeu de cubes ? Ce n’est même pas difficile à confectionner soi-même : suivez le guide… Il y a forcément dans votre famille, parmi vos amis, un “petit bout” à qui faire plaisir !

Je le rappelle car on peut avoir des surprises (n’est-ce pas, mon chéri 😉 : un cube, c’est un morceau de bois (ou d’autre chose, mais vous m’avouerez que le bois, c’est quand même beau et agréable à manipuler) présentant six faces carrées.

J’ai trouvé un moyen simple de me procurer des cubes en bois : acheter un tasseau de section carrée (je trouve que ceux en pin de 44 mm de côté sont parfaits pour cet usage) en magasin de bricolage, puis le débiter en “tranches” dont la largeur sera équivalente à la longueur des côtés (exemple, pour un tasseau de 44 mm de section : des tranches de 44 mm de long permettant d’obtenir des cubes de 4,4 cm de côté). Pour ce faire, une scie à onglets est l’outil idéal, puisqu’elle permet une coupe précise à 90°.

Ensuite, c’est un plaisir d’orner les cubes des dessins de son choix. Pour ma part, j’ai utilisé les Pébéo Déco, une peinture acrylique très couvrante dont j’ai parlé il y a peu au sujet de mes aiguilles peintes, et je me suis contentée de peindre uniformément certaines faces, puis d’en orner d’autres de lettres et de chiffres (l’inexorable obsession française de la “rentabilité” éducative ! aaargh !). J’ai également simulé plusieurs “dés à jouer”. Mais qui vous empêche de dessiner absolument tout ce qui vous passe par la tête ? Ensuite, une ou deux couches de vernis (acrylique aussi), et le travail est fini !

Pour ranger ce jeu de cubes, quoi de mieux qu’un sac personnalisé ? Il est lui-même en forme de cube (quand il est fermé avec son lien en cuir, il fait plutôt pyramide, je vous le concède), taillé dans le lainage anthracite que j’affectionne. Pour faire plus original, les coutures sont “à l’envers” (les bords vers l’extérieur) et au lieu de faire une piqûre simple, j’ai choisi, pour étrenner ma nouvelle machine à coudre (j’en rêvais, j’ai enfin pu me l’offrir), mademoiselle Ninon, une broderie au nom de la petite destinataire du cadeau…