Boîte à gants sur mesure

boîte soie

C’est ce que ma mère m’a demandé pour cadeau de Noël : une jolie boîte pour ranger ses gants, qui devait aller sur un certain petit meuble jaune… J’avais les dimensions précises, une photo des peintures ornant le meuble en question… Au moins, avec toutes ces informations, j’étais sûre de lui offrir un cadeau qui lui plairait ! La boîte est en carton plume recouvert de toile jaune contrecollée achetée chez Artmo (c’est une bande de cette toile, de chaque côté du couvercle, qui sert de charnière). Le couvercle est orné d’une peinture sur soie reprenant le motif du meuble, tendue sur un carton recouvert de molleton pour un aspect un peu plus moelleux. Deux rubans servent de “poignée”.

Bavoirs viking !

bavoir

Et oui, c’est dans Broderies viking que j’ai piqué les dessins qui ornent ces deux bavoirs, confectionnés d’après un patron tiré de Intemporels pour bébés… Ils sont réalisés en popeline doublée de tissu éponge – que des chutes appartenant à divers ouvrages… que je n’ai pas encore eu le temps de vous montrer ! Promis, ça va viendre ! Mais je n’ai pas eu le courage de broder les motifs, surtout en pensant à l’état dans lequel les bavoirs se retrouvent après quelques cuillerées de compote… Ils sont donc peints avec de la Pébéo Setacolor ; c’était l’occasion de constater que les couleurs sont vraiment très couvrantes (le tissu est quand même violet foncé !) et que les couleurs moirées sont superbes.

bavoir

Même les aiguilles !

aiguilles à tricoter

Ah ! la folie de la customisation, quand ça vous tient…

C’est en cherchant les bonnes aiguilles pour tricoter mon écharpe “Deux fois soie” que je l’ai constaté avec horreur : ces grandes et grosses aiguilles en bois achetées il y a dix ans pour tricoter un poncho de dix kilos que je n’ai jamais porté (hum…), qui me semblaient du bon diamètre pour une écharpe bien ajourée… Impossible de tricoter “Deux fois soie” avec ! La laine accrochait trop sur les aspérités du bois non vernis ! Furieuse, je les ai flanquées dans un coin en me rabattant sur des aiguilles en bambou plus fines, mais qui glissaient parfaitement. En jurant, pestant et grommelant : “Je ne vais tout de même pas les jeter [j’ai horreur de jeter, c’est un de mes gros défauts]… Dès que j’aurai un peu de temps, je les poncerai et je leur passerai quelques couches de vernis.”

Vu le côté créatif et passionnant de ce projet, vous vous doutez qu’elles sont restées dans leur coin un bon moment.

C’est en tombant tout à fait par hasard, sur Internet (la mine d’idées que c’est… !), sur les magnifiques aiguilles Peace Fleece, que j’ai ressenti le petit coup de pouce susceptible de transformer la corvée en projet créatif. Mais oui, il suffisait d’un peu de peinture… !

Bien sûr, le ponçage et le vernis restaient le côté le moins amusant de la chose, mais je me suis quand même amusée à peindre les boules de mes aiguilles avec de la Pébéo Déco (une peinture acrylique très couvrante, dans de très belles couleurs, qui deviennent encore plus belles sous une couche de vernis – acrylique aussi, ça va sans dire). Le résultat n’est pas aussi joli que les vraies Peace Fleece, je ne me fais pas d’illusions, mais j’aime bien le principe, et je me demande si je ne vais pas me faire des piques à chignon sur le même modèle…

Bols peints façon henné

bols

Encore un cadeau de Noël qui se dévoile un peu tard, ces deux grands bols d’une belle forme ouverte décorés une fois de plus à la Pébéo 150. Après avoir peint de larges bandes sombres, délimitées par des rangées de petits points en relief avec du cerne en tube, j’ai tracé sur les bandes restées blanches des motifs inspirés des tatouages marocains au henné superbement photographiés dans l’ouvrage Secrets de beauté des femmes du Maroc.

T-shirt au chat noir

peinture

Il était une fois un petit T-shirt de bébé beige tout simple… un peu ennuyeux… qui me narguait du haut de toute sa beigitude… Fallait pas

Étape 1 : le tie and dye. C’est tout simple et ça m’amuse encore comme une petite folle : je réunis le vêtement à teindre en boule en le froissant “artistement” (= n’importe comment) et je le ficelle dans tous les sens avec de la ficelle à rôti, comme une petite paupiette. Ensuite, plouf ! dans la teinture (rouge en l’occurrence). Ensuite, il suffit de suivre les instructions. Une petite précision : j’évite de teindre en machine, non que je craigne pour ma machine, mais parce que je trouve que ce procédé teint trop bien pour le tie and dye. La fois où je m’y suis risquée, la teinture avait si bien pénétré qu’on ne voyait presque plus les motifs. Mais comme la teinture m’amuse beaucoup et que je teins par ailleurs souvent de la mèche de laine, j’ai sacrifié ma cocotte-minute à cet usage et je peux mieux contrôler chaque étape.

Étape 2 : la peinture. Ce p’tit chat un peu déglingué m’a séduite il y a quelques mois, alors que nous étions en vadrouille je ne sais plus où, peut-être en Dordogne. Il décorait une affiche de spectacle passablement usée, dans un café, si ma mémoire est bonne. Hop, j’ai dégainé l’appareil photo et je me le suis approprié (oui, je sais, au mépris de toutes les règles sur le copyright). Depuis je l’utilise à toutes les sauces…

Là, j’ai essayé la peinture pour soie, qui m’avait déjà donné de beaux résultats sur du jersey (voir ma chemise de nuit en jersey). Depuis, je me suis toutefois aperçue que si cette peinture se pose très bien au pinceau, sans filer, sur du jersey neuf, sans doute en raison d’un quelconque apprêt, c’est une autre paire de manches une fois que le jersey est passé par la case tie and dye. Là, au contraire, ça file bien. J’ai essayé de délimiter le contour du chat avec de la gutta, mais cela n’a pas vraiment fonctionné : la peinture file tout de même. Pourtant, je l’aime bien, ce p’tit chat “bavé”, ça lui donne un petit côté destroy, chébran – quel est le mot à la mode déjà ? Pardonnez-moi, je date…

peinture

Essais de teintures alimentaires

teinture laine

Voilà longtemps que je lisais des commentaires élogieux, sur le Forum du filage, à propos des teintures alimentaires : leur facilité d’emploi… leurs couleurs ludiques… Bref, j’ai craqué et j’ai mis le bout du doigt dans l’engrenage.

Colorants Vahiné

Vous les avez sûrement croisés au détour du rayon des produits dédiés à la pâtisserie : trois minuscules fioles en plastique de colorant jaune, rouge et vert estampillées du fameux logo “gonflé”. J’en avais acheté il y a longtemps pour colorer des macarons ; j’ai remis cela pour essayer de teindre de la mèche de laine avant filage.

Pour une première approche, je n’ai pas essayé de réaliser des prouesses artistiques ; je me suis contentée de teindre quelques dizaines de grammes de manière uniforme avec chaque colorant, puis de tenter quelques mélanges de couleurs.

Ma technique a été la même à chaque fois, suite à une lecture assidue du Forum du filage section “Teinture alimentaire”, et à de nombreuses visites de sites de fileuses comme Wednesday Morning, ainsi qu’à la lecture de la fiche ad hoc sur le site Tricotin.

Dans une cocotte micro-ondes en plastique achetée pour l’occasion (pas cher au petit bazar du coin), j’ai mis 1,5 l d’eau, 185 ml de vinaigre blanc et 2 cuillers à soupe de sel fin, puis la teinture. J’ai ensuite plongé dedans la laine qui avait été soigneusement imbibée et légèrement essorée. Dans le micro-ondes, j’ai laissé cuire 6 minutes à 800 W (mais certaines préfèrent procéder en deux fois : 3 minutes à puissance maximale, laisser refroidir un peu, éventuellement retourner la mèche dans le bain, 3 minutes). Après refroidissement complet, rinçage, essorage sans brutalité, séchage.

Voici le résultat ; des couleurs assez pastel.

teinture laine

Gels Wilton’s

Mettez le doigt dans l’engrenage et il vous bouffera la main, le bras, l’épaule… C’est la faute de Sabine et de toutes les “teinteuses” du Forum, je le jure ! Mais bon, j’ai vite craqué pour les colorants à glaçage professionnels Wilton’s, que l’on trouve entre autres sur le site de Mora. Pour une vingtaine d’euros, je me suis offert une petite boîte contenant des mini-pots de 8 couleurs différentes – mais ce n’est pas si cher si l’on considère que les colorants Wilton’s sont bien plus concentrés que les Vahiné, et qu’il suffit d’une pointe de couteau pour teindre 50 g de laine.

Ma méthode cette fois : dans la cocotte, 1 l d’eau, 125 ml de vinaigre blanc, 2 cuillers à soupe de sel fin  (mais finalement j’ai cru comprendre que ce n’était pas indispensable et j’ai laissé tomber le sel au bout de quelques séances), puis la teinture dissoute dans un peu d’eau très chaude (j’ai du mal sur ce point, je ne la trouve pas très facile à faire fondre). Ensuite, plonger ma laine mouillée dedans, le couvercle et hop ! au micro-ondes, deux fois 5 minutes avec un temps de repos entre les deux.

Et là, regardez le résultat ci-dessous : autant certaines couleurs (les quatre premières sur la photo) ont pris sans faire d’histoire, autant d’autres (le groupe de quatre suivant) se sont comportées très bizarrement, donnant des résultats marbrés très éloignés de la couleur promise sur le pot… Dans la méthode qu’elle publie sur Wednesday Morning, Sabine explique que cette réaction est due au vinaigre et propose une technique pour l’éviter. Technique que je n’ai pas encore appliquée car, moi, je les adore, ces “ratages” marbrés, et je n’ai pas encore eu envie d’aller au-delà !

Pour les deux dernières, j’ai mis ma mèche dans l’eau vinaigrée et jeté ensuite par-dessus deux teintes différentes sans mélanger : un effet marbré sans effort !

teinture laine

Customisation et recyclage pour une tenue très cool

layette

Un body tout détendu sorti de nulle part (ma fille a dû le porter il y a quelques années), un pantalon de sport à moi qui a “attrapé” des taches de Javel… Ces deux vieilleries promises à la poubelle ont trouvé une seconde jeunesse avec un peu de fil et de teinture, pour offrir une tenue streetwear très mode, taille 1 an, à mon Petit Prince !

Je ne me lasse pas de mes tie and dye effet marbré. Non, ce ne sont pas les “auréoles” nouées qui me plaisent, c’est l’effet marbré aléatoire. Pour cela, je froisse mon tissu en un paquet le plus serré possible que j’attache comme une paupiette avec une ficelle à rôti, et hop ! à la teinture !

Ici, j’ai mis les deux morceaux du pantalon dûment ficelés – découpés dans les jambes de mon vieux pantalon à moi d’après le patron tout simple d’Intemporels pour bébés – dans le bain de teinture noire de mon premier essai de batik. Le body, lui, a profité du bain de teinture de ma laine “Crazy Orange”.

Une fois le pantalon cousu, il a eu droit à un revers orné d’une grosse surpiqûre en Mouliné spécial DMC orange assorti à la couleur du body. Quant au body, je me suis amusée à broder un motif façon surf… mais en fait tout droit sorti de mon cahier de motifs Le Moyen Âge… au point de Boulogne (un gros fil est tout simplement posé sur le dessin, et maintenu en place par de petits points chevauchants avec un fil plus fin, d’une couleur éventuellement contrastée : un vrai plaisir, ça va vite, c’est en relief, ça fait de l’effet !).

Tout ceci provenant de mes tiroirs, l’ensemble, au final, n’a rien coûté. Il a la souplesse et la douceur des vêtements longtemps portés, avec un petit côté mode qui nous change un peu des décos façon “je me promène dans la jungle”, “dans la mer”, etc.

Boîte en porcelaine peinte façon tissu japonais

boîte peinte

J’ai longtemps gardé cette petite boîte, que j’avais achetée en prévoyant de la peindre, car je cherchais – ou plutôt j’attendais ! – l’inspiration. J’ai finalement trouvé cette dernière dans mon album Japanese Patterns, et il m’a suffi d’un pinceau fin, d’un flacon de peinture Pébéo 150 couleur Étain et d’un tube de cerne en relief également Étain (légèrement plus clair et plus irisé que la peinture) pour tracer en quelques minutes ces motifs façon patchwork, après les avoir esquissés au crayon…

boîte peinte

Body batik

batik

Alors, dans la série “J’expérimente une nouvelle technique”… le batik : ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête. J’ai fini par me décider.

Comme souvent, j’ai cherché inspiration et infos sur le Net, et je les ai surtout trouvées sur L’Œil électrique. Après avoir à peu près compris en quoi consistait la technique, je n’ai plus eu qu’à trouver la cire. J’ai déniché de la paraffine à confiture sans trop de difficultés en droguerie, mais de cire d’abeille, point ! J’ai donc commencé avec la paraffine mais, n’étant pas satisfaite du résultat, j’ai tout gratté et j’ai attendu d’avoir la cire d’abeille commandée sur Internet… Non sans regretter qu’on ne trouve plus aujourd’hui en magasin ce genre de fournitures plutôt basiques. Entre-temps, j’avais déniché une mini-cocotte en fonte dans une brocante : l’idéal pour faire fondre doucement la cire… et puis la laisser dedans une fois refroidie et solidifiée, protégée par le couvercle et prête à resservir à la première occasion.

Sur deux petits bodies en coton, j’ai dessiné au crayon, à main levée, un motif assez simple tiré de L’Art africain, un cahier de motifs que j’utilise trop peu à mon goût. Une fois la cire fondue, j’ai commencé à repasser sur le trait avec mon pinceau trempé dans la cire. En vérité, je comptais sur le fait que la cocotte était en fonte pour garder ma cire chaude : lourde erreur. Pour bien imbiber le tissu et non se poser simplement dessus (ce qui n’empêche pas la teinture de l’imprégner en passant par-derrière), il faut que la cire soit vraiment chaude. Finalement, je l’ai laissée sur la plaque vitrocéramique en position 1 et je me suis installée à côté, sur le plan de travail de la cuisine, pour “peindre”.

Une astuce : normalement, il faut tendre la toile sur un cadre avant de peindre. Dans le cadre de vêtements d’enfant, je glisse juste à l’intérieur une boîte ouverte, genre petite boîte à chaussures ou barquette alimentaire… Très pratique !

Une fois la cire bien sèche, j’ai procédé à la teinture. Je voulais rester dans la simplicité pour cette première tentative, donc je ne me suis pas lancée à faire plusieurs couches de couleur : du noir suffisait. Là (et par la suite lors d’autres essais) j’ai compris qu’il vaut mieux utiliser une teinture qui n’a pas besoin de bouillir. En effet, si on trempe le tissu dans une eau trop chaude, la cire fond… et l’effet est raté, vous vous en doutez ! Bref, en l’occurrence j’ai utilisé un paquet de Dylon grand teint à usage manuel. Une fois rincés, les bodies me faisaient de l’œil dans l’évier : ils me plaisaient déjà beaucoup !

Lorsqu’ils ont été secs, il a fallu ôter la cire. Encore d’après le Net, le mieux était de les repasser en intercalant des couches de vieux journaux pour absorber la cire fondue par la chaleur du fer. Et en effet, ça marche, même s’il y faut quand même un peu de patience. Après ça, ils ont fait un petit tour en machine, et voilà le résultat !

Boîte à thé peinte

serviettage

Pour l’anniversaire de ma chère belle-maman, j’ai décoré cette boîte à thé en bois blanc, achetée sur le site Dorémicado (autant vous prévenir cependant qu’il faut beaucoup de patience, avec eux, quand on attend un colis !).

Je me suis inspirée d’un livre sur le thé, dont j’ai scanné quelques reproductions de gravures chinoises, ainsi que les idéogrammes de la couverture. Je les ai réduites à la taille qui m’intéressait et imprimées sur du papier à petit grammage, car j’avais l’intention de les utiliser avec la technique du serviettage, et je les ai découpées soigneusement.

Simple comme bonjour, cela ne m’a pas pris une heure. J’ai commencé par peindre la boîte avec de la Pébéo Déco. Dès que j’ai du bois à peindre, je me précipite sur ma boîte de Déco, je l’adore. Elle est très couvrante et sa texture est crémeuse, mmh ! On en mangerait. En plus, les couleurs sont si jolies que je n’ai presque jamais à faire de mélanges ; en fait, ce sont souvent elles qui m’inspirent.

Une fois la peinture sèche (il faisait bien chaud ce jour-là et ça n’a vraiment pas pris longtemps), j’ai collé les images avec du vernis-colle spécial serviettage. Deux couches de ce même vernis-colle et hop ! ma boîte était faite.

Elle me plaisait bien, j’ai failli la garder, hi hi ! Mais j’ai été raisonnable, j’y ai mis un assortiment de sachets de thé et d’infusions et je l’ai emballée dans un joli paquet-cadeau…