Argent chic et vieilles dentelles

Par chez moi, on ne jette rien, c’est maladif. Et c’est de famille. Autant dire que, tiroir de grand-mère après tiroir de grand-mère, j’ai récupéré une multitude de petits bouts de dentelles anciennes trop courts pour orner un vêtement. Je m’en sers pour décorer mes feutrages et mes tissages, mais pas que.

Il m’a suffi d’une latte de moulure décorative en bois sculpté, sur laquelle j’ai passé une couche de peinture acrylique blanche un peu diluée, pour réaliser en quelques heures ce cadre que j’ai orné de bandes de dentelle tissées. Avec quelques points de couture discrets à la jonction des bandes, il est assez solide pour recevoir une collection de boucles d’oreilles… et hop, comment choisir d’un coup d’œil son bijou du jour !

Silk fusion

silk fusion

Devant tout ceux et celles qui me lisent plus ou moins régulièrement, je n’essaierai pas de le nier : je suis une touche-à-tout, une dispersée, je ne peux pas m’empêcher de délaisser des activités déjà bien prenantes et ô combien passionnantes pour aller voir ailleurs de quelle couleur est l’herbe. Et donc je ne rate pas une occasion de tester un nouveau “loisir créatif”, puisqu’il est d’usage de nommer ainsi mes petites faiblesses… Seul avantage, à force, j’ai presque toujours la plus grande partie du matériel nécessaire sous la main !

Bon, je ne me souviens plus comment je suis tombée, complètement par hasard, sur le silk fusion, mais comment résister ? Moi qui ai en réserve de multiples teintes de soie ? Bon, il a quand même fallu me procurer un petit flacon de médium textile… Mais ensuite, malgré une certaine appréhension due au fait qu’il y a quand même assez peu de données sur la Toile à ce sujet, je n’ai pas manqué de m’amuser. Voici donc une coupe décorative, très souple, qui évoque un peu certaines “fleurs” marines, entièrement en soie. Je réfléchis à un autre modèle inspiré de ma fleur préférée, le lisianthus. Hum, quelque chose me dit que ce ne sera pas forcément simple à faire…

Un porte-bobine bricolé…

porte-bobines

Je me le suis fabriqué lorsque j’ai ouvert ma p’tite boutique et que j’ai partiellement transformé mon bureau en atelier : un support pour régler enfin mes problèmes de rangement de bobines !

En fait, c’est bête comme chou à faire : j’ai fabriqué un cadre que j’ai peint en blanc pour plus de légèreté (mais on pourrait aussi bien se contenter d’une planche) et j’y ai vissé de longs crochets à angle droit sur lesquels poser les bobines. Il y en a deux plus petits en bas pour suspendre les épingliers.

Kirigami

kirigami

C’est au salon Créations & Savoir-faire que j’ai découvert, la semaine dernière, le kirigami. Un nom japonais pour désigner l’art du découpage et du pliage du papier… Qu’on connaît aussi sous le nom de “pop-up” (à quand un nom français ? coupliage ???).

Le démonstrateur fort charmant 😉 de Kirigami.fr n’a pas eu beaucoup de mal à m’intéresser à ses cahiers de modèles. Cela faisait un petit moment que j’avais envie d’apprendre à faire des “pop-up”. En plus, j’avais déjà le matériel de base… Et puis la simplicité est alléchante : scannez ou photocopiez, découpez selon les lignes, pliez, collez sur une carte, et hop ! C’est fini. En plus, le site fourmille de vidéos explicatives, au cas où l’on aurait oublié la technique.

Dès mon retour, je me suis empressée de tester un des premiers modèles, cette petite théière ajourée, que j’ai trouvée plutôt facile à faire. Bon, maintenant il faut que je me trouve un joli papier contrasté, car crème sur crème, cela ne permet pas vraiment de bien voir le motif…

Une belle boîte à couture !

couture

Ça y est, ma Pitchoune commence à découvrir les arts du fil… À huit ans, il me semblait normal qu’elle trouve sous le sapin sa première boîte à couture… Mais c’est quand même un symbole fort pour moi qui bricole beaucoup, donc je voulais une très belle boîte qu’elle puisse garder très longtemps. Eh bien, figurez-vous que je n’ai pas trouvé mon bonheur ! Chez Sajou, spécialiste de la belle mercerie un peu rétro, ils font de jolies boîtes garnies… mais en carton. Pas assez solide à mon goût. Quel dommage, car elles sont jolies… Du côté des boîtes plus “durables”, je n’ai rien rencontré de très séduisant… Celles garnies de tissu sont souvent assez kitsch… Celles en bois sont banales, ou très chères… Bref, une fois de plus, il n’y avait pas à tortiller : il fallait m’en occuper moi-même. C’est simple, quand on a tendance à faire la fine bouche, il faut être bricoleur, voilà tout ! 😉

D’abord, il me fallait une boîte en bois brut, je n’avais pas le temps de la construire moi-même. Sur les conseils de mon amie Babeth, j’ai fouillé le stand de la maison Produits d’antan, au dernier Salon MCI. Enfin, quand je dis “fouillé”, j’ai presque immédiatement trouvé mon bonheur, une boîte assez spacieuse, avec un double compartiment à l’intérieur. Leur catalogue est tout simplement une mine d’or, on y déniche nécessairement ce dont on a besoin.

Pour la déco, je suis restée simple : cinq ou six couches d’un beau vernis acajou. Afin d’obtenir un beau brillant et une couleur profonde, il n’y a qu’une façon de procéder : poncer l’objet, appliquer des couches fines en “tirant” bien le vernis au pinceau, laisser sécher chaque couche et poncer légèrement avant de poser la suivante. Avec les temps de séchage, cela demande quelques jours, mais le résultat vaut la patience et les efforts consentis.

Bon, pour le contenu, comment ne pas craquer pour les adorables fils et pochettes d’aiguilles de chez Sajou ? M’étant privée de leurs belles boîtes, je m’en suis donné à cœur joie pour le contenu de la plaque compartimentée. Dans le grand double fond, des patrons de vêtements de poupée, des chutes de tissu, des babioles de customisation…

Pour décorer cette belle boîte, je me suis longtemps posé des questions, et j’ai fini par choisir de coller une étiquette sous résine, façon plaque émaillée. Hum ! cela faisait longtemps que je voulais tester la technique du coulage de résine, de toute façon… Je me suis procuré le matériel nécessaire au même salon que la boîte, et j’ai bien suivi les instructions données sur le stand et reprises sur le site de Résin’art.

D’abord, je me suis fait la main sur le couvercle de la boîte des ciseaux Sajou, qui a une très belle étiquette dans les bleus.

J’ai découpé le couvercle proprement au cutter avant de le coller sur un support rigide et non poreux.

Ensuite, je l’ai positionné sur des vieux bouchons en plastique en utilisant un mini-niveau à bulle pour qu’il soit parfaitement horizontal. Il ne restait plus qu’à couler la résine… et patienter vingt-quatre heures.

Voici le résultat ! Une très belle plaque bien brillante… hélas, la résine a donné de la transparence à l’étiquette qui était collée sur le couvercle en carton de la boîte, d’un bleu plus foncé, ce qui la rend moins lisible et moins jolie. J’aime pourtant beaucoup le résultat, pas question de le jeter ! mais ce n’était pas assez parfait pour décorer ma belle boîte.

Je suis donc retournée sur le site Sajou et j’ai téléchargé l’image d’une de leurs belles étiquettes rétro, je l’ai imprimée sur du papier photo et j’ai recommencé tout le processus. Le résultat était impeccable, et c’est cette plaque-là qui orne ma boîte. Je n’ai plus qu’à l’emballer pour la glisser sous le sapin…

Un peu de rangement…

tiroirs

Dans mon petit bureau-atelier, comme tous les bricoleurs et toutes les bricoleuses, j’en accumule, du matériel… Quand en plus on travaille la laine et qu’on thésaurise les tissus, il faut beaucoup de place ! J’ai réussi à occuper tout l’espace situé sous cette bergère avec six tiroirs plus qu’artisanaux. Ce sont de simples cartons : j’ai dû surfer longtemps pour trouver la longueur et la largeur idéales, permettant d’occuper tout l’espace sans en perdre un centimètre ; il m’a suffi de les couper avec un bon cutter pour les ramener à la hauteur désirée.

Des morceaux de cordelière d’une quarantaine de centimètres, passés à travers la paroi et noués au bout, ont donné en quelques minutes des poignées très convenables. De vieilles serviettes de table collées dessous avec de l’adhésif double face leur permettent de glisser facilement et silencieusement sans rayer le plancher.

Et, cerise sur le gâteau, il me restait un tout petit bout du papier peint fleuri qui orne les murs : cela m’a permis de décorer les trois “tiroirs” du devant pour un look très coordonné ! Un peu kitch mais bien pratique, croyez-moi. Vous me connaissez… Ils sont déjà bourrés à craquer.

tiroirs

Boîte à gants sur mesure

boîte soie

C’est ce que ma mère m’a demandé pour cadeau de Noël : une jolie boîte pour ranger ses gants, qui devait aller sur un certain petit meuble jaune… J’avais les dimensions précises, une photo des peintures ornant le meuble en question… Au moins, avec toutes ces informations, j’étais sûre de lui offrir un cadeau qui lui plairait ! La boîte est en carton plume recouvert de toile jaune contrecollée achetée chez Artmo (c’est une bande de cette toile, de chaque côté du couvercle, qui sert de charnière). Le couvercle est orné d’une peinture sur soie reprenant le motif du meuble, tendue sur un carton recouvert de molleton pour un aspect un peu plus moelleux. Deux rubans servent de “poignée”.

Même les aiguilles !

aiguilles à tricoter

Ah ! la folie de la customisation, quand ça vous tient…

C’est en cherchant les bonnes aiguilles pour tricoter mon écharpe “Deux fois soie” que je l’ai constaté avec horreur : ces grandes et grosses aiguilles en bois achetées il y a dix ans pour tricoter un poncho de dix kilos que je n’ai jamais porté (hum…), qui me semblaient du bon diamètre pour une écharpe bien ajourée… Impossible de tricoter “Deux fois soie” avec ! La laine accrochait trop sur les aspérités du bois non vernis ! Furieuse, je les ai flanquées dans un coin en me rabattant sur des aiguilles en bambou plus fines, mais qui glissaient parfaitement. En jurant, pestant et grommelant : “Je ne vais tout de même pas les jeter [j’ai horreur de jeter, c’est un de mes gros défauts]… Dès que j’aurai un peu de temps, je les poncerai et je leur passerai quelques couches de vernis.”

Vu le côté créatif et passionnant de ce projet, vous vous doutez qu’elles sont restées dans leur coin un bon moment.

C’est en tombant tout à fait par hasard, sur Internet (la mine d’idées que c’est… !), sur les magnifiques aiguilles Peace Fleece, que j’ai ressenti le petit coup de pouce susceptible de transformer la corvée en projet créatif. Mais oui, il suffisait d’un peu de peinture… !

Bien sûr, le ponçage et le vernis restaient le côté le moins amusant de la chose, mais je me suis quand même amusée à peindre les boules de mes aiguilles avec de la Pébéo Déco (une peinture acrylique très couvrante, dans de très belles couleurs, qui deviennent encore plus belles sous une couche de vernis – acrylique aussi, ça va sans dire). Le résultat n’est pas aussi joli que les vraies Peace Fleece, je ne me fais pas d’illusions, mais j’aime bien le principe, et je me demande si je ne vais pas me faire des piques à chignon sur le même modèle…

Bols peints façon henné

bols

Encore un cadeau de Noël qui se dévoile un peu tard, ces deux grands bols d’une belle forme ouverte décorés une fois de plus à la Pébéo 150. Après avoir peint de larges bandes sombres, délimitées par des rangées de petits points en relief avec du cerne en tube, j’ai tracé sur les bandes restées blanches des motifs inspirés des tatouages marocains au henné superbement photographiés dans l’ouvrage Secrets de beauté des femmes du Maroc.