Étiquettes originales

étiquettes

Pour orner les bouteilles d’apéritif artisanal (du vin d’oranges, recette familiale…) que j’avais préparé à l’occasion du mariage d’un couple d’amis, j’ai eu envie de changer un peu des étiquettes en papier.

J’ai conçu mes étiquettes tout en longueur et les ai imprimées sur du papier à transfert, puis transférées au fer à repasser sur un reste de ruban de coton de 3 cm de large. Les étiquettes sont ensuite attachées au goulot avec quelques tours de ma dernière laine fantaisie en date, “Crazy Orange” (je n’ai pas encore eu le temps de la tricoter mais je ne pouvais patienter plus longtemps pour m’en servir !!!). Les premiers tours passent dans une fente pratiquée dans le ruban, histoire qu’il ne puisse pas glisser lors des diverses manipulations de la bouteille. En plus, la laine a l’avantage d’arrêter la goutte qui coule parfois le long de la bouteille, poissant désagréablement les doigts.

Non, de me demandez pas la recette de mon vin d’oranges : celle-là, je ne la donne pas, secret de famille !

 

L’album d’Henry

calligraphie

Je ne fais pas souvent de scrapbooking car c’est un domaine qui titille moins ma créativité que le travail de la fibre sous toutes ses formes. Toutefois, j’avais rempli un album de naissance pour ma Princesse et je trouvais injuste de ne pas en faire autant pour son petit frère ! Mais celui que j’avais acheté, bien que joliment illustré, tenait du parcours du combattant, tant il fallait y noter de détails, cela m’a vite lassée (et cela m’apprendra à acheter un livre cellophané sans le feuilleter ! plus jamais !). J’ai renoncé, préférant le faire moi-même à mon goût.

J’ai acheté chez Artmo un de leurs superbes albums photos noirs (j’en avais déjà utilisé un pour un cadeau de naissance, pour lequel j’avais brodé une couverture). Ne manquez pas ce site, c’est une mine pour les amateurs de scrapbooking ! J’adore présenter les photos sur fond noir, cela contraste bien et les met en valeur ; de plus, aujourd’hui, avec les feutres couvrants du genre Uni-Ball Signo, on écrit sans mal en blanc sur du noir.

Pour la couverture, je n’ai rien eu à faire : un très grand merci à Cécile qui a eu la gentillesse, pour célébrer la naissance d’Henry de sa plus belle plume, de m’envoyer cette magnifique calligraphie. Dès que je l’ai eue dans les mains, j’ai su qu’elle ferait une magnifique couverture pour l’album. Pardon, Cécile, de l’avoir pliée !!!

À l’intérieur, tous les rectos des pages comportent une photo du petit prince prise au cours de son premier mois, tandis que les versos réunissent toutes les cartes de bienvenue au monde qu’il a reçues, ainsi que quelques mots manuscrits des membres de la famille. J’espère qu’une fois adulte, et peut-être lui-même papa, il aura quelque émotion à le feuilleter.

Boîte à thé peinte

serviettage

Pour l’anniversaire de ma chère belle-maman, j’ai décoré cette boîte à thé en bois blanc, achetée sur le site Dorémicado (autant vous prévenir cependant qu’il faut beaucoup de patience, avec eux, quand on attend un colis !).

Je me suis inspirée d’un livre sur le thé, dont j’ai scanné quelques reproductions de gravures chinoises, ainsi que les idéogrammes de la couverture. Je les ai réduites à la taille qui m’intéressait et imprimées sur du papier à petit grammage, car j’avais l’intention de les utiliser avec la technique du serviettage, et je les ai découpées soigneusement.

Simple comme bonjour, cela ne m’a pas pris une heure. J’ai commencé par peindre la boîte avec de la Pébéo Déco. Dès que j’ai du bois à peindre, je me précipite sur ma boîte de Déco, je l’adore. Elle est très couvrante et sa texture est crémeuse, mmh ! On en mangerait. En plus, les couleurs sont si jolies que je n’ai presque jamais à faire de mélanges ; en fait, ce sont souvent elles qui m’inspirent.

Une fois la peinture sèche (il faisait bien chaud ce jour-là et ça n’a vraiment pas pris longtemps), j’ai collé les images avec du vernis-colle spécial serviettage. Deux couches de ce même vernis-colle et hop ! ma boîte était faite.

Elle me plaisait bien, j’ai failli la garder, hi hi ! Mais j’ai été raisonnable, j’y ai mis un assortiment de sachets de thé et d’infusions et je l’ai emballée dans un joli paquet-cadeau…

Papier recyclé

papier

C’est par le comité d’entreprise de son papa que ma pitchoune a eu pour Noël (livré en juillet, mais ceci est une autre histoire…) ce jeu éducatif pas mal fait du tout, destiné à fabriquer des petites feuilles de papier, et dont le but avoué est la sensibilisation à la déforestation et au recyclage.

Dans ce “kit” de papetier en miniature, il y a donc un mixeur pour réduire le papier en pulpe, un bac destiné à accueillir la pulpe de papier pour former les feuilles, et, toujours en miniature, un châssis et plusieurs formes (rectangle mais aussi rond, ovale, cœur, étoile…) ainsi qu’une presse.

Voilà un moment que je caresse l’envie de faire du papier pour réaliser des carnets, cartes de vœux, etc., mais malheureusement, le matériel et la pâte à papier sont introuvables en France, même en passant par Internet ! J’avais quand même deux livres intéressants dans lesquels nous nous sommes plongées pour peaufiner notre technique : Le papier : création et fabrication et 300 recettes pour fabriquer son papier.

J’ouvre une parenthèse pour signaler que l’édition a traduit plusieurs ouvrages sur la fabrication artisanale du papier comme loisir créatif alors qu’on ne peut pas se procurer le matériel et la matière première en France, par le biais de sites francophones ; il n’y a même pas de forum dédié. En revanche, bien qu’il y ait une communauté de fileur et fileuses plutôt actifs en France, bien qu’ils ne soient guère nombreux, et qu’on puisse se fournir en laine, fibres diverses et accessoires en tous genres sur de nombreux sites fort bien faits, on n’a toujours pas vu éditer de livre sur le filage traduit en français. Un manque à combler… J’en appelle aux éditions LTA, Gründ, Carpentier, Marabout, Dessain et Tolra et bien d’autres…

Nous avons également profité de nos vacances pour visiter un moulin où l’on fabrique su papier artisanal : le moulin de la Rouzique. À voir si vous faites un tour en Dordogne, les alentours sont grandioses, et le jeune homme qui a organisé l’instructive visite rien que pour nous était charmant.

C’était à mon avis une visite très utile, car le couchage de la feuille est une étape pas aussi simple qu’il y paraît, et il faut vraiment avoir vu faire le geste pour détacher la feuille du châssis sans qu’elle se déchire ou y reste bêtement collée comme un timbre à son enveloppe : le mouvement doit être à la fois rapide et fluide !

Une fois rentrées, nous avons fait un sort au journal télé périmé, que nous avons démembré et dont la Puce a découpé les pages en petits morceaux. Elle les a même triés en deux tas, à dominante rouge et à dominante bleue, enrôlant son papa pour l’occasion. Ensuite, les morceaux de papier ont trempé dans l’eau toute la nuit, puis elle les a mixés dans le petit mixeur fourni. Il restait de petits morceaux visibles dans le mélange bleu, mais j’ai mis un coup de mixeur plongeant dans le mélange rouge (devenu violet) pour qu’elle puisse y inclure des pétales de fleurs des champs.

Après cela, nous avons fait les feuilles – avec quelques difficultés… il faut être patient – puis nous les avons laissées sécher, et j’ai même donné un petit coup de fer pour les aplatir ! Le résultat est tout mignon. Mais nous avons encore beaucoup à apprendre…

Des faire-part embossés à chaud

faire-part

C’est en réalisant le faire-part de mon petit prince, le mois dernier, que j’ai (enfin) découvert l’embossage à chaud. Une technique d’une facilité déconcertante pour un effet époustouflant !

J’en avais envie depuis un moment, de cet embosseur électrique, et j’ai sauté sur l’occasion de ces faire-part annonçant la venue au monde de mon petit chéri pour m’acheter le matériel… Je sais, je suis incorrigible : deux petites boîtes de plus sur mes étagères qui menacent déjà de s’écrouler sous le poids de mes affaires de bricolages en tous genres !!!

Donc, si vous voulez vous aussi vous lancer dans l’embossage à chaud (contrairement à l’embossage à froid ou gaufrage qui s’obtient en repoussant le papier avec un poinçon spécifique, j’en ai montré un exemple dans le carnet d’adresses scrapbooké que j’ai fait pour ma pitchoune il y a quelque temps), il vous faut des petits tampons (n’importe lesquels), de l’encre (il existe de l’encre spécialement pour embosser mais de l’encre à tampons normale fait aussi bien l’affaire), de la poudre à embosser et un embosseur (c’est un appareil techniquement très simple qui souffle de l’air chaud).

Personnellement, j’ai acheté des produits Aladine parce que c’est probablement la marque la mieux distribuée dans les magasins de loisirs créatifs où je me sers, mais il y a sûrement l’embarras du choix.

Pour réaliser le faire-part en lui-même, j’ai choisi des cartes carrées toutes simples, de format carré, de papier paille G. Lalo, et j’ai créé un faire-part avec l’ordinateur, en partant des images d’un très beau livre appartenant à ma fille : L’Enfant qui dessinait les chats. En effet, comme je cherchais l’inspiration, j’avais reçu un courrier publicitaire de La Poste annonçant la parution du timbre commémoratif de l’année du Rat qui m’avait bien plu : le petit, son père et moi-même étions tous les trois Rats, pourquoi ne pas orner le faire-part de ce timbre ? Du coup, je suis restée dans l’esthétique chinoise et j’ai pioché dans le livre l’image du vieux sage et les symboles “bonheur” et “enfant”. J’ai imprimé une cinquantaine de cartes en laissant un espace vierge pour le texte et préparé les enveloppes ; il n’y aurait plus qu’à repasser les cartes dans l’imprimante pour ajouter la bonne date et ce serait prêt à expédier ! Mais avant, je voulais ajouter ce petit bonhomme en tailleur, façon bouddha, en relief doré, sur les idéogrammes.

D’abord, on commence par encrer le tampon et appliquer le motif où on le désire.

Sans attendre, on répand de la poudre à embosser pour recouvrir tout le motif tamponné.

Après quelques secondes de patience, on fait tomber l’excédent de poudre sur un papier (pour le récupérer et le remettre dans le pot, pas de gaspillage !). On peut utiliser un pinceau pour nettoyer les abords du motif si la poudre s’accroche.

On branche l’embosseur, on l’allume et on l’approche doucement du motif.

La poudre fond progressivement et se solidifie en devenant bien brillante.

Et voilà, c’est terminé ! Au bout de quelques secondes, la poudre a refroidi et est dure au toucher. Je vous l’avais dit que c’était facile… Je pense que je vais encore utiliser mes tampons et mon fer pour décorer le petit album de naissance que je suis en train de faire pour y coller les mots de félicitations et de bienvenue que nous avons reçus, ainsi que les premières photos du loupiot. Vous allez voir que je vais finir par vraiment m’y mettre, au scrapbooking… mais, chut ! c’est encore en cours, je ne vous le montrerai qu’une fois terminé !

Album de DVD

reliure

Tandis que je transférais nos films de famille de nos petites cassettes sur des DVD, j’ai eu l’idée de faire un album pour tous les réunir. Voici le résultat… Les pages sont en vergé épais, sur lequel sont collées des pochettes en plastique destinées à ranger les disques. Les étiquettes de chaque disque sont imprimées sur du papier calque et collées (là, je ne suis pas contente, tout a gondolé ! je n’ai sans doute pas utilisé la bonne colle…). La couverture est en carton ondulé de recyclage (une vieille enveloppe renforcée de La Poste, si mes souvenirs sont bons). Le dos articulé est recouvert de balacron noir imitation lézard ; les couvertures sont couvertes de papier ivoire épais sur lequel j’avais imprimé un fragment d’une carte ancienne d’Île-de-France trouvée sur le Net. L’ensemble est maintenu par deux vis de serrage dorées, après perçage à la miniperceuse Maxicraft.

reliure

Échange de la Saint-Valentin

carte

Voici le chef-d’œuvre de carte que j’ai reçu ce matin de la part de Catherine, après m’être inscrite à l’échange organisé par Mamie Cocotte. La mienne, ci-dessous, est en comparaison bien triste… l’austérité écossaise, je suppose… Bonne Saint-Valentin, en tout cas, à ceux qui célèbrent cette fête !

carte

Album brodé

album

Cadeau de naissance pour la petite Chiara : un album photo aux pages noires (les photos noir et blanc ressortent mieux et j’ai pensé au stylo blanc pour écrire les légendes) acheté chez Artmo, une véritable mine que je recommande aux amateurs et amatrices de cartonnage et scrapbooking. Je l’ai recouvert d’une épaisse couverture molletonnée pour un aspect plus douillet, avec une fenêtre permettant d’apercevoir une des premières photos du bébé. La couverture est en coton, brodée au hasard, façon crazy, de motifs empruntés à La Broderie point par point : cela m’a donné l’occasion de broder toutes sortes de nouveaux points et je me suis bien amusée. Pour plus de relief, j’ai utilisé du Mouliné DMC 3 brins, et les fleurs ont reçu quelques perles en guise de finition. Pourquoi est-ce que tout est noir ? Eh bien ! parce que la maman de ce bébé n’aime pas le gnan-gnan, le pastel, le rose, les cœurs, les petits nœuds et j’en passe. J’ai donc joué la sobriété… et j’ai cru y perdre mes deux yeux ! Je ne suis pas près de recommencer ! L’album est fermé par un bout de ruban qui s’enroule autour d’un bouton.

Deux albums de contes reliés

reliure

L’année dernière, ma pupuce a découvert les albums d’histoires Toupie, que l’on trouve chez les marchands de journaux, avec un numéro de 31 histoires à lire chaque soir pendant un mois pour passer l’été. Comme ces albums sont assez mal protégés par une couverture souple, le sien s’est mis à souffrir assez rapidement… J’ai eu l’idée de remplacer la couverture souple par une couverture cartonnée de ma confection, tout en renforçant la reliure collée de l’album par une bonne couture de renfort (suivant en cela les conseils techniques de l’ouvrage Comment relier les livres).

Du coup, à la rentrée, cette année, ma petite maligne est venue déposer son nouveau numéro de Toupie sur ma table des encours, assez chargée à l’époque, “pour que tu puisses le recouvrir, ma petite maman…”. Il a dû attendre puisque je ne m’en suis occupée qu’en décembre, en même temps qu’un autre numéro, contenant vingt-quatre contes, et destiné à servir de calendrier de l’Avent (je préfère l’effet des histoires à celui des chocolats sur le foie, mais monsieur le maire de ma bonne ville n’étant pas du même avis, la donzelle a tout de même eu ses chocolats).

Ce dernier (le livre, pas monsieur le maire, suivez un peu, s’il vous plaît !) a eu droit à une couverture ornée d’un beau papier cadeau de Noël, eu égard au thème ; pour celui de l’été, manquant d’inspiration, j’ai utilisé deux feuilles de Décopatch que j’avais sous le coude. Figurez-vous que le papier Décopatch se prête aussi très bien à orner les ouvrages cartonnés, et s’accommode parfaitement de la colle vinylique si l’on n’a pas envie d’employer le vernis-colle habituel. Les renforts rouges sont en balacron imitation lézard. Bien utile, ce papier, extrêmement docile au collage (bien qu’un poil fragilisé une fois bien imbibé de colle…) comme au pliage, et qui fait beaucoup d’effet ! Naturellement, des chutes de gros ruban de satin rouge étaient indispensables pour donner la touche luxueuse à laquelle ma petite princesse est extrêmement sensible…

Je n’avais pas fait de cartonnage depuis longtemps, et cela me manquait. Du coup, j’ai une petite idée qui me trotte dans la tête, mais chut ! c’est pour plus tard.

Mon chef-d’œuvre

vase

Et voilà, je l’ai ramené de l’atelier, mon chef-d’œuvre : ce pichet au pied ajouré. “Mais, si tu mets de l’eau dedans, elle va couler”, m’objecte Petite Puce, très logique. Eh bien non : le fond du pichet se situe bien évidemment au-dessus des trous ! J’ai d’abord tourné un pichet tout simple puis, avec l’aide d’Anne, une fois qu’il a été à moitié sec, je l’ai retourné et j’ai à nouveau tiré de la terre sur le fond. Je peux vous dire que ça n’était guère facile, et sans Anne, je n’y serais jamais arrivée ! Après ça, percer les trous a été un jeu d’enfant…

Comme c’était une pièce volumineuse, je ne l’ai pas émaillé par trempage et c’est tant mieux, car je ne suis décidément pas douée à cet exercice. Non, c’est Laure qui a officié avec son pistolet magique. Et, admirez le résultat ! Bon, finalement, ai-je le droit de parler de chef-d’œuvre alors que l’idée n’est même pas de moi – je me suis inspirée d’un vase qui avait été modelé au colombin par une des personnes qui viennent travailler à l’atelier – et que j’ai été aidée par deux professionnelles chevronnées ? M’en fiche, c’est ce que j’ai fait de plus beau jusqu’à présent, et c’est ma signature qui est dessous…

Parlant de deux professionnelles chevronnées, je tiens à vous signaler qu’Anne et Laure, dont je vous ai déjà parlé dans ces pages, ont enfin ouvert leur propre atelier ! Il ne pouvait être qu’à leur image, beau et bien fait. Vous pouvez aller y faire virtuellement un tour ici, avant d’y aller pour de bon ! Pour ma part, j’aurai le plaisir d’y faire la semaine prochaine un premier stage d’été, sur la science des engobes…

vase