Dessous de plat en porcelaine

africain

C’était l’avant-dernier objet de porcelaine qui me restait à peindre : un dessous de plat. En l’honneur de la nouvelle table à manger que nous venons (enfin) de nous offrir et qui devrait arriver chez nous d’ici quelques jours, la belle table en teck dont je rêvais, j’ai décidé d’inaugurer une série africaine.

Cette fois l’inspiration n’a pas été difficile à trouver : dans mon cahier de motifs africains, il n’y en avait qu’un qui soit suffisamment carré pour convenir au support. Justement, il me plaisait beaucoup, ça tombait bien !

Bon, j’ai mis beaucoup de temps à reproduire le dessin, car la technique de décalcomanie que j’utilise sur le bois (expliquée en détail pour ma seconde table marocaine [http://blog.ruedelalaine.com/2007/06/encore-une-petite-table-marocaine/]…) ne marche pas vraiment sur la porcelaine. J’attends vos suggestions si vous avez trouvé le truc ! En attendant, je procède à l’ancienne… C’est-à-dire que j’essaie tout simplement de recopier le dessin à main levée, au crayon, effaçant avec un coton imbibé d’alcool lorsque ce n’est pas assez ressemblant.

Après quoi j’ai procédé comme d’habitude : dessin avec un cerne couleur étain, surface remplies de couleurs vives – le choix est large parmi les teintes de Pébéo Porcelaine 150, je crois que je n’ai fait qu’un seul mélange, une teinte de marron.

Une fois tout cela sec, j’ai rempli le fond avec la nuance “Ivoire” (n43) : elle apporte un côté crémeux qui se mariera mieux avec le teck de ma table que la nuance bleutée de la porcelaine au naturel.

Les couleurs comme le cerne ont, cette fois, bien supporté la cuisson, et le dessous de plat a ensuite bien supporté aussi le contact des casseroles chaudes : hourrah !

Oui, je sais, ce n’est pas très glamour d’apporter les casseroles sur la table. Mais chez moi, le choix, c’est “chaud dans le pot ou froid dans le plat”, et il est vite fait… 😉

Petit tajine en porcelaine

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C’est chez Monoprix que j’ai craqué sur ce petit tajine rose bonbon, qui m’a rappelé les plats à tajine de mon enfance. J’avais bien l’intention de m’inspirer des poteries marocaines de Salé et de Safi pour le décorer !

J’ai donc longuement « enquêté » sur le Web jusqu’à trouver la photo qui m’inspirerait le mieux. Je l’ai trouvée sur ce site.

J’ai commencé par reproduire les motifs de la photo sur le couvercle du tajine. Après avoir divisé la surface en 6 à la règle (les motifs marocains sont très géométriques, autant partir du bon pied), je les ai reproduits dans les grandes lignes avec un crayon gras adapté à l’écriture sur la porcelaine et le verre. Puis j’ai dessiné les contours avec un cerne étain ; après séchage, j’ai rempli les surfaces et tracé les petits points à la peinture Pébéo Porcelaine 150.

Le secret pour obtenir une palette de couleurs harmonieuses, c’est d’utiliser très peu de teintes de bases et de les mélanger entre elles pour confectionner toutes les autres couleurs qui seront employées. Là, j’ai choisi de partir sur une base “Étain” (n47) et “Rose opaline” (n08).

Malheureusement, à la cuisson, certains endroits du cerne étain ont un peu bullé !  J’avais peut-être mis trop d’épaisseur ? J’ai écrasé les bulles avec le dos d’une cuiller pour qu’on les voie moins et je veille à tourner le tajine pour qu’on aperçoive le plus joli côté du décor… Hum ! Il est toujours dans notre salon, non loin de la table, et rempli de dates et d’amandes qu’on aime bien picorer à la fin du repas, avec ou sans thé à la menthe.

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Encore une petite table marocaine

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J’étais tellement contente de la petite table que j’avais décorée de mosaïques que je ne pensais qu’à en faire une autre. Longtemps, j’ai dû attendre, car AM-PM ne la commercialisait apparemment plus. Et un jour, surprise, elle était de retour au catalogue ! Chouette chouette chouette ! Après, comme souvent, elle a dû patienter le temps que je trouve l’inspiration… J’ai fini par le faire en feuilletant un volume de la précieuse, que dis-je ? l’irremplaçable collection Agile Rabbit de Pepin Press.

L’important dans la réalisation, c’était la précision, car ces entrelacs pleins de finesse ne souffrent pas l’à-peu-près. Ma démarche pour reproduire ce genre de dessin est un peu fastidieuse mais très efficace : imprimer le motif sur du papier calque (à partir du cédérom fourni avec le livre), repasser sur toutes les lignes sur l’envers du calque au crayon gras, en appuyant bien, puis fixer le calque sur la table, côté crayonné au contact du bois, et repasser en appuyant bien sur toutes les lignes avec un plioir ou un autre objet dur et arrondi. Le crayon est ainsi transféré sur le bois, comme une décalcomanie. La précision n’étant pas toujours parfaite, je garde toujours l’original sous les yeux lorsque je peins, pour coller le mieux possible au motif.

Mais après avoir transféré mon motif, je me suis aperçue que je ne l’avais pas bien centré. Vu le temps que prend le transfert, inutile de dire que je n’étais pas chaude pour tout refaire ! “Tant pis, me disais-je, si ce n’est pas bien centré, ça ne se verra peut-être pas trop…” Mmh, ce n’est pas le bon état d’esprit quand on tient vraiment à réussir ce qu’on fait, hein ? Et puis je ne voulais pas gâcher la table. J’ai donc décidé de dormir dessus (pas sur la table, mais sur l’idée, espérant que la nuit me porterait conseil). Le lendemain, j’ai vu ma table d’un œil neuf et j’ai tout effacé à la gomme ! Non seulement c’était moche, ce dessin pas centré, mais en plus le motif que j’avais choisi ne me plaisait plus.

J’ai donc recommencé toute l’opération avec un autre motif, bien centré cette fois et beaucoup plus fin à mon goût. Je n’ai ensuite plus eu qu’à le peindre avec de la Pébéo Déco noire, et, après séchage, à le recouvrir de deux couches de vernis “Acajou ciré” (je l’adore, celui-là, je m’en suis servie pour toutes les étagères de mon salon et, tenez-vous bien). Je suis ravie du résultat et je ne regrette pas du tout le temps perdu à recommencer !

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Premier échange de mail-art

mail art

J’ai découvert en surfant le superbe blog d’une calligraphe qui parlait de mail-art. Elle a eu la gentillesse, en échange de mon com, de m’envoyer un vrai mail-art pour me mettre le pied à l’étrier. Le voici présenté sur son blog, que je vous mets en photo (c’est celui du dessus, ma réponse est en dessous). Du coup, je lui en ai fait un aussi, après avoir fini par mettre la main sur l’outil qui me manquait : un aérosol de colle permettant d’appliquer du tissu sur du papier… J’ai donc peint un carré de soie avec l’adresse et un motif, puis j’ai appliqué cette soie sur une feuille de papier. Je n’ai plus eu qu’à découper et coller pour faire cette enveloppe. Elle est arrivée à destination aujourd’hui. Merci à Cécile pour m’avoir fait découvrir le mail-art !

Carnet d’adresses relié et scrapbooké

scrapbooking

Oui, je sais, cinq ans, c’est un peu tôt pour faire des mondanités… mais ma puce est déjà souvent invitée à des anniversaires, et invite à son tour ses petites copines… Bref, il lui fallait un carnet d’adresses.

Eh oui, ce sont mes début en scrapbooking ! J’ai combiné cette technique avec celles de la reliure et du gaufrage pour réaliser ce carnet d’adresses plutôt kitch, mais tout à fait dans le goût de ma rosomaniaque.

J’ai utilisé des cartes à imprimer ivoire pliées en deux, les mettant l’une dans l’autre pour réaliser des cahiers de huit pages. La lettre du répertoire est gaufrée dans le coin supérieur droit de chaque page (j’ai utilisé un pochoir alphabet pour Shapeboss trouvé sur Ebay).

Ensuite, j’ai réuni les cahiers en les cousant selon la technique habituellement utilisée en reliure, un peu casse-pieds mais pas vraiment difficile à faire, et c’est beaucoup plus solide qu’une reliure collée.

J’ai utilisé le modèle de couverture que le préfère : trois morceaux de carton gris (deux plats et un dos) recouverts de papier, du Canson vieux rose pour le dos et les coins, du papier vergé ivoire pour les plats. Dès qu’on a l’habitude, c’est l’affaire d’une heure ! Mais il faut absolument posséder un plioir pour faire un travail propre, surtout au niveau des coins.

Avec un peu de ruban rose, j’ai fait un lien pour fermer le carnet.

C’est pour la déco que je me suis lâchée, avec des petits décors autocollants de scrapbooking et une étiquette gaufrée avec le même pochoir qu’à l’intérieur. Tout ce rose et ces fleurettes ont enchanté mon apprentie princesse !

Petite table marocaine

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Qu’il est beau, le tapis marocain de ma regrettée grand-mère ! Que ses couleurs bariolées vont bien dans mon salon ! Et cette petite table, je l’ai customisée exprès pour aller avec.

En flânant sur le site de décoration AM-PM de la Redoute, j’avais eu la surprise de voir qu’ils vendaient enfin des meubles bruts, prêts à peindre ou à vernir. Quel ne fut pas mon plaisir de tomber sur cette petite table marocaine ! Je me la suis offerte sans même savoir comment je la décorerais, et elle est restée plusieurs mois dans son emballage tandis que nous emménagions dans notre nouveau chez-nous. Ce n’est que lorsque nous avons déroulé le tapis marocain de ma grand-mère que je me suis dit qu’il fallait la décorer dans des teintes ou avec des motifs rappelant le tapis, mais l’inspiration ne venait toujours pas.

J’avais songé à faire de la mosaïque. J’ai déjà eu l’occasion de poser du carrelage une ou deux fois dans ma vie, mais je n’avais encore jamais fait de mosaïque à proprement parler. Pensant à ma petite table, j’avais jeté un œil aux mosaïques chez Graphigro et chez Rougier et Plé, mais les pièces me semblaient grosses et les couleurs, plutôt ternes.

Pourtant un jour, en me baladant comme souvent dans la Jardinerie de Gally (mon homme y fouine parmi les pots de fleurs tandis que je me cantonne, gourmande, aux loisirs créatifs et à la déco), je suis tombée sur de minuscules carreaux de verre vendus en coloris assortis. Exactement ce qu’il me fallait ! Et, comme si c’était un signe du destin, il y avait là justement toutes les couleurs qu’il me fallait. Comble de chance, ils vendaient aussi les fournitures nécessaires : la colle ad hoc et un joint d’un ton brique qu’on retrouvait aussi dans mon cher tapis.

Comme c’était la première fois que je faisais de la céramique, j’ai cherché à faire simple : pas de motif compliqué cette fois-ci. J’ai donc choisi l’étoile, et j’ai commencé à disposer mes petits carreaux sur la table pour voir où cela me menait. Une fois que tout le plateau a été recouvert de manière satisfaisante, j’ai pris une photo et puis je les ai tous enlevés en les triant bien par couleur.

Là où il m’a fallu de la patience, c’est pour dessiner une grille au crayon, histoire que mes carreaux soient bien alignés, car cette grille devait être décalée, ce qui était bien long à faire, croyez-moi ! Je suis sûre que les habitués riront à gorge déployée en lisant cela car ils se lancent certainement sans ce genre de précaution, mais j’aimais autant être sûre que mes lignes ne partiraient pas dans tout les sens. De plus, cela m’a permis de coller ensuite mes carreaux un par un, en reconstituant l’étoile de manière concentrique, donc de mieux jouer sur les dégradés de couleurs.

J’ai toujours trouvé qu’en matière de carrelage, le plus facile était le joint ! On commence par en passer une bonne couche, puis on attend un peu avant d’enlever le surplus avec une éponge humide. C’est là que le dessin apparaît vraiment sous les yeux, et c’est l’étape que je préfère.

Une fois le joint sec, j’étais assez hésitante sur la marche à suivre. Je ne voulais pas laisser la table comme cela, elle avait vraiment l’air inachevé. Il fallait que j’y mette au moins un peu de peinture, mais comment ? J’avais peur qu’un autre motif ne se marie mal avec l’étoile. Je me suis donc contentée de peindre le bord du plateau et de souligner la découpe des pieds avec un rouge brique rappelant le joint… et le fond de mon tapis. Pour ce faire, j’ai utilisé de la peinture acrylique Pébéo Déco, que je viens de découvrir et dont j’adore la texture, car elle me rappelle la gouache de mon enfance. En mélangeant les différentes teintes, on peut faire toutes les couleurs que l’on veut.

Après avoir passé une couche de vernis pour cuisines et salle de bains (qui résiste à l’eau) sur les zones peintes, j’ai mis la table dans le salon. Autant je trouvais que cette étoile bariolée ne payait pas de mine dans mon bureau, autant elle a pris tout son sens une fois près du tapis.

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