Boîte en porcelaine peinte façon tissu japonais

boîte peinte

J’ai longtemps gardé cette petite boîte, que j’avais achetée en prévoyant de la peindre, car je cherchais – ou plutôt j’attendais ! – l’inspiration. J’ai finalement trouvé cette dernière dans mon album Japanese Patterns, et il m’a suffi d’un pinceau fin, d’un flacon de peinture Pébéo 150 couleur Étain et d’un tube de cerne en relief également Étain (légèrement plus clair et plus irisé que la peinture) pour tracer en quelques minutes ces motifs façon patchwork, après les avoir esquissés au crayon…

boîte peinte

Petite veste tricotée en fil “fait main”

layette

J’aurais pu vous montrer ça plus tôt mais j’ai traîné… C’est pourtant le tout premier tricot que j’ai réalisé avec mon propre fil ! J’ai choisi “le Frisé” pour faire de mes blanches mains ce blouson au Petit Prince. J’avais peur de je ne sais quoi, que le côté irrégulier du fil donne un ouvrage tout déformé… Eh bien non, pas du tout. Seul bémol, je n’avais plus assez de laine pour le col ! Je me suis rabattue sur ma pelote “Atoll”, une de mes premières teintures. Son côté turquoise se mariait très bien avec le marron glacé du shetland ; j’ai rajouté une fermeture Éclair bleue et, comme il me restait de la laine “Atoll”, j’ai ajouté un petit bonnet de lutin assorti… Avec l’inévitable pompon, bien sûr. Le Petit Prince était au chaud pour aller ramasser les pommes de ses compotes, cet automne !

layette

Carnets “scrapés”

carnet

Il était temps que je vous les montre ! Je les ai faits cet été pour l’anniversaire de ma copine Mickye, mais une chose en entraînant une autre, je n’ai pu les lui offrir qu’à l’automne ! Et comme je sais qu’elle vient faire un tour sur ce blog de temps en temps, ils étaient restés bien cachés dans mon dossier “top secret”…

Les carnets à relier viennent de chez Artmo [http://www.artmo.fr/] ; l’un sert à noter des ouvrages de tricot (quand je me lance sur un modèle que j’ai en tête, je note tout, car si je dois m’arrêter au milieu pour faire autre chose, j’ai tout oublié quand je le reprends !!!) ; l’autre, à décrire divers projets artistiques ou de bricolage. Je connais ma Mickye 😉

J’avais envie de quelque chose de plus souple et de plus ludique qu’une reliure classique. Le collage de papier et la crazy broderie me tournaient dans la tête… J’ai donc pris pour base une grande feuille de papier A3 sur laquelle j’ai fait mes collages de divers échantillons de papier, avec de la colle vinylique allongée d’un peu d’eau et passée au pinceau. Une fois le tout sec et bien plat (j’avais posé quelques dictionnaires dessus…), j’ai recoupé la feuille aux dimensions de mes carnets avant de coller le ruban et de réaliser les broderies. Une astuce : pour broder confortablement sur du papier, commencez par percer les trous de manière régulière et passez le fil dedans ensuite ! Cela va plus vite et le travail est plus soigné.

Cela fait, je n’ai plus eu qu’à coller les couvertures sur les carnets, que j’ai remis quelques jours sous un dictionnaire pour que les couvertures ne se déforment pas (elles ont tendance à “rebiquer”).

scrapbooking

Perruque à dreadlocks

dreadlocks

Cela faisait longtemps qu’il en rêvait ! Je ne sais pas pourquoi, mais ce grand dadais d’origine toulousaine est africain dans l’âme. Ses cheveux ne risquent pourtant guère de se prêter aux dreadlocks : je me suis donc décidée à la faire, cette perruque tant convoitée ! Il fallait qu’elle soit spécifiquement “cyclable” ? Pas de problème, il en faut plus que ça pour m’arrêter. Vous avez j’espère compris que mon cher amour n’est pas un hydrocéphale… Les locks sont sur son casque de vélo, d’où le volume !

Pour que la perruque soit “cyclable”, il fallait plus qu’une perruque : il fallait un casque de vélo emperruqué. Il ne me semblait pas insurmontable d’en habiller un d’une manière ou d’une autre – d’une sorte de bonnet sur lequel j’allais fixer les “mèches” de cheveux. Quant aux dreadlocks, depuis que je me suis lancée dans le filage, ce ne sont pas eux qui allaient me faire peur.

Pour la base de la perruque, j’ai tout simplement réquisitionné un casque, ôté la visière, examiné la forme de l’engin et commencé à monter un rond de filet au crochet, avec du fil noir. Pour bien s’adapter au casque, il fallait qu’il soit plutôt ovale ; j’ai fait quelques augmentations en conséquence. Une fois que j’ai obtenu un ovale de la taille du casque (que je gardais sous le coude pour poser mon bout de filet dessus de loin en loin, histoire de vérifier que la forme collait), je n’ai eu qu’à passer un morceau d’élastique noir dans le dernier rang. Une sorte de charlotte était formée, qui s’adaptait convenablement au casque. Il ne manquait plus qu’à y fixer les dreadlocks !

Pour les réaliser, j’ai acheté de la laine mèche déjà teinte. Il était plus logique qu’elle soit noire, mais j’ai craqué pour le coloris Jelly Bean de chez Ashford (le mot me rappelait certaines vacances linguistiques en Angleterre… lointain passé !), un bleu très très très foncé. Le filage s’est avéré fort simple : une fois la mèche séparée en deux, je la filais avec peu de torsion, sans l’étirer. Très rapide ! Surtout quand on procède 50 g par 50 g (je ne savais pas de combien j’aurais besoin exactement). Après l’avoir bloquée dans l’eau chaude, je l’ai coupée en morceaux de la longueur des dreadlocks que je voulais obtenir ; il ne restait plus qu’à les feutrer pour plus de solidité.

Comme toujours, j’ai docilement commencé de la façon classique : tremper les mèches dans l’eau tiède additionnée de savon de Marseille et les frotter consciencieusement entre les paumes. Le résultat : une soirée de frottage et, le lendemain, des courbatures dans les bras, mais de très belles mèches. Paresseuse, j’ai testé le lendemain une seconde méthode : mettre les mèches dans la machine à laver et les laisser se feutrer toutes seules, sans le concours de mes petits muscles… Résultat : aucune courbature, mais des mèches un peu trop feutrées qui se divisaient en deux aux extrémités (quand elles ne changeaient pas totalement de forme). Cela peut rester marrant pour une perruque multicolore genre Fraggle Rock (je suis en train d’avouer mon âge, hum), mais ce n’était pas assez réaliste pour des dreadlocks, plutôt arrondis au bout.

Fixer mes dreadlocks sur le filet servant de fond à la perruque n’a pas été bien compliqué : je me suis munie d’un crochet, d’une aiguille à feutrer de taille moyenne et d’un support en mousse à feutrer. Je n’avais qu’à passer une des extrémités  (la moins belle) autour d’une maille avec le crochet puis à la replier sur elle-même sur environ 1 cm et à la feutrer rapidement à l’aiguille pour que ça tienne bien (les mèches dédoublées se sont vu retouchées par la même occasion). Attention, je n’ai pas répété l’opération sur toutes les mailles de mon filet : cela aurait donné une belle épaisseur, mais mon petit mari ne voulait pas que sa coiffure pèse trop lourd… Donc je ne fixais une mèche que sur une maille sur trois ou quatre, un rang sur deux. Vers la fin du travail, j’ai posé le filet sur le casque afin de déterminer quels emplacements avaient besoin d’une mèche supplémentaire et d’éviter les trous.

Une fois ma perruque terminée, je n’ai plus eu qu’à la mettre en place et à reposer la visière, qui achevait de la fixer. Et voilà le travail ! J’aime bien rendre mon cycliste heureux, dans la mesure de mes petits moyens… Cela dit, je suppose que rien n’empêche de faire une vraie perruque en adaptant le filet à la taille d’un crâne (c’est-à-dire en tricotant un simple petit bonnet en filet) plutôt qu’à celle d’un casque.

casque vélo

Sarrouel africain

sarrouel

Taillé dans un tissu à boubou trouvé sur un petit stand très discret tout au fond de mon marché, voilà un petit sarrouel d’après le modèle ultrasimple de Intemporels pour bébés (une version en plus grande taille existe dans Intemporels pour enfants). L’idéal pour accompagner mon body en batik du mois dernier. J’ai hâte que mon petit prince des savanes soit assez grand pour les mettre !!!

“Deux fois soie”

filage

Encore un anniversaire… encore une écharpe… oui, je sais, je donne l’impression de manquer d’inspiration en ce moment… Mais cela faisait un bon moment que je cherchais à travailler avec du ruban de soie.

Le ruban de soie pour broder, c’est très joli et très fin, et très cher. Au départ, lorsque j’ai commencé à étudier cette idée de ruban de soie fait maison, je pensais le tisser. J’ai trouvé mieux à en faire : l’ajouter à un fil dodu et aérien pour lui donner du peps et de la solidité tout en conservant une grande douceur (je n’aime pas les écharpes qui grattent, et vous ?).

Pour faire ce ruban, j’ai commencé par peindre un foulard en soie de 90 × 90 cm. Inutile de me casser la tête pour les motifs, vu ce que j’allais en faire, j’ai donc surtout travaillé sur les tons, en peignant des bandes disposées en étoile pour obtenir un ruban changeant. Et comme j’aime le bleu, j’ai commencé par une harmonie de bleus et de turquoise, avec une touche de vert et de mauve ici et là, sans oublier les inévitables effets de sel chers à mon enfance.

Une fois le foulard sec, je l’ai fixé au fer à repasser, puisque j’avais une nouvelle fois employé de la Pébéo Setasilk. J’adore la façon dont la soie se comporte lorsqu’on la repasse : elle se charge d’électricité statique et devient purement diabolique !!!

Après, venait le plus long et fastidieux de l’histoire : découper ce grand carré en un seul mince ruban d’environ 3 ou 4 mm de large… en tournant tout autour, bien sûr (arrivé au coin, on “tourne” pour continuer à couper le long du bord perpendiculaire). Ça occupe très bien les mains quand on regarde la télé, par exemple, mais je dois avouer que j’ai dû m’y prendre à plusieurs fois pour “reposer” mes doigts. Il faut dire que parmi les 5 ou 6 paires de ciseaux qu’il y a dans cette maison, aucune ne coupe vraiment très bien (honte). Si je ne peux mettre la main sur un rémouleur, il va falloir que je m’en offre une de plus, réservée aux travaux de couture !

En tout cas, sachez qu’avec 90 × 90 cm de soie, j’ai obtenu 155 mètres de ruban. Et le mieux, c’est qu’on peut faire du ruban à partir d’un morceau de soie ayant à peu près n’importe quelle forme… Je pense aux chutes en bandes qu’on obtient quand on a coupé de quoi faire un foulard ou un coussin dans un métrage.

J’ai utilisé un mélange laine et soie en droite provenance du Mouchon, et j’ai bien l’impression que c’est jusqu’à présent une des fibres les plus enthousiasmantes qu’il m’ait été donné de travailler. Quelle douceur incroyable ! Et quel gonflant !

J’avais décidé de rester simple pour ne pas étouffer mon ruban, supposé être la star de l’écheveau. J’ai donc teint 150 g de laine et soie au micro-ondes, avec de la peinture pour soie One, pour obtenir un bleu-vert très clair sur lequel mon ruban allait trancher un peu. À ce stade du travail, je savais qui serait l’heureuse élue : il s’agissait donc de mettre en valeur le teint bronzé et les yeux très bleus d’Isabelle.

J’ai vite compris que la meilleure façon de travailler était de commencer par étirer ma laine en boudins un peu irréguliers, de la grosseur que je souhaitais, car j’allais ensuite guider le ruban qui s’enroulerait autour et je ne suis pas encore assez expérimentée pour pouvoir étirer ma fibre et guider le ruban. Il me faudrait peut-être une troisième main… ou tout simplement plus d’expérience, car les superbes résultats de Lexi Boeger dans Intertwined montrent qu’avec deux mains, on peut faire bien plus !

Ce fut le plus rapide et le plus agréable, vu la douceur aérienne de ce que j’avais dans les mains. J’aurais bien utilisé des aiguilles encore plus grosses que les n10, mais elles sont en bois et le fil refusait catégoriquement de glisser dessus ! Il va falloir que je les ponce et que je les vernisse… Sur mes n10 en bambou, en revanche, c’était un vrai bonheur. Je suis donc restée sur le même type d’écharpe qu’avec ma laine perlée “Poussin de luxe”, sauf que, histoire d’ajourer davantage (le fil était plus dodu), je n’ai fait que 6 rangs de point mousse entre les “rivières”, pour lesquelles j’ai enroulé le fil trois fois autour de l’aiguille, au lieu de deux.

Le résultat a beaucoup plu à Isabelle, qui a voulu porter cette écharpe immédiatement et ne l’a plus lâchée ! Pourtant nous étions en plein été indien toulousain… mais je suis ravie, car elle lui va très bien.

Body batik

batik

Alors, dans la série “J’expérimente une nouvelle technique”… le batik : ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête. J’ai fini par me décider.

Comme souvent, j’ai cherché inspiration et infos sur le Net, et je les ai surtout trouvées sur L’Œil électrique. Après avoir à peu près compris en quoi consistait la technique, je n’ai plus eu qu’à trouver la cire. J’ai déniché de la paraffine à confiture sans trop de difficultés en droguerie, mais de cire d’abeille, point ! J’ai donc commencé avec la paraffine mais, n’étant pas satisfaite du résultat, j’ai tout gratté et j’ai attendu d’avoir la cire d’abeille commandée sur Internet… Non sans regretter qu’on ne trouve plus aujourd’hui en magasin ce genre de fournitures plutôt basiques. Entre-temps, j’avais déniché une mini-cocotte en fonte dans une brocante : l’idéal pour faire fondre doucement la cire… et puis la laisser dedans une fois refroidie et solidifiée, protégée par le couvercle et prête à resservir à la première occasion.

Sur deux petits bodies en coton, j’ai dessiné au crayon, à main levée, un motif assez simple tiré de L’Art africain, un cahier de motifs que j’utilise trop peu à mon goût. Une fois la cire fondue, j’ai commencé à repasser sur le trait avec mon pinceau trempé dans la cire. En vérité, je comptais sur le fait que la cocotte était en fonte pour garder ma cire chaude : lourde erreur. Pour bien imbiber le tissu et non se poser simplement dessus (ce qui n’empêche pas la teinture de l’imprégner en passant par-derrière), il faut que la cire soit vraiment chaude. Finalement, je l’ai laissée sur la plaque vitrocéramique en position 1 et je me suis installée à côté, sur le plan de travail de la cuisine, pour “peindre”.

Une astuce : normalement, il faut tendre la toile sur un cadre avant de peindre. Dans le cadre de vêtements d’enfant, je glisse juste à l’intérieur une boîte ouverte, genre petite boîte à chaussures ou barquette alimentaire… Très pratique !

Une fois la cire bien sèche, j’ai procédé à la teinture. Je voulais rester dans la simplicité pour cette première tentative, donc je ne me suis pas lancée à faire plusieurs couches de couleur : du noir suffisait. Là (et par la suite lors d’autres essais) j’ai compris qu’il vaut mieux utiliser une teinture qui n’a pas besoin de bouillir. En effet, si on trempe le tissu dans une eau trop chaude, la cire fond… et l’effet est raté, vous vous en doutez ! Bref, en l’occurrence j’ai utilisé un paquet de Dylon grand teint à usage manuel. Une fois rincés, les bodies me faisaient de l’œil dans l’évier : ils me plaisaient déjà beaucoup !

Lorsqu’ils ont été secs, il a fallu ôter la cire. Encore d’après le Net, le mieux était de les repasser en intercalant des couches de vieux journaux pour absorber la cire fondue par la chaleur du fer. Et en effet, ça marche, même s’il y faut quand même un peu de patience. Après ça, ils ont fait un petit tour en machine, et voilà le résultat !

“Poussin de luxe” !

filage

Pour l’anniversaire de mon amie irlandaise Teresa, qui aime beaucoup le jaune, j’ai voulu tricoter une écharpe un peu hors du commun.

J’ai utilisé de la laine Falkland de chez Alysse (pour changer…) teinte en jaune au micro-ondes, avec du colorant alimentaire Vahiné acheté en grande surface. Je découvre la teinture au micro-ondes avec du colorant alimentaire ! Et je trouve ça très amusant (la fiche technique est chez Tricotin). Vous n’allez pas tarder à en voir d’autres !!!

Ici, pour obtenir un jaune bien cru, j’ai rajouté quelques gouttes de vert (ces colorants sont vendus par trois : jaune, vert, rouge).

J’ai filé un “thick’n’thin”, c’est-à-dire une laine très irrégulière, avec des portions assez fines, d’autres plus épaisses, et quelques grosses “flammes” comme on en voit sur cette fiche du site Tricotin.

Le retors était la partie la plus délicate du travail, car j’avais décidé de retordre mon célibataire jaune avec du fil à coudre sur lequel j’aurais enfilé des perles. Le mélange de perles de rocailles de couleurs et de tailles différentes a été facile à faire, dans les tons verts et bleus pour trancher sur la laine jaune. Mais alors, patience pour l’enfilage (j’ai mis toute la famille à enfiler des perles !!!) et surtout le filage, car il faut faire “glisser” les perles le long du fil à coudre pour pouvoir les “distribuer” de manière irrégulière (parfois une, parfois tout une grappe) le long du fil. Une grande quantité de perles enfilées ne facilite pas les choses pour les faire “glisser” vers le bas (je les avais enfilées directement sur la bobine). D’après cette première expérience, le mieux était d’enfiler une bonne cuiller à café de perles et de les retordre, puis de couper le fil de la bobine, enfiler une autre cuillerée de perles, rattacher le fil au retors avec un petit nœud discret et reprendre le retors, etc. J’aime beaucoup le résultat, tant pour la couleur que pour l’effet des perles. J’espère juste que cela ne sera pas trop fragile !!!

Le tricot fut le plus facile… Pour que l’on voie bien les perles et pour garder une certaine légèreté à l’écharpe, j’avais décidé de tricoter avec de grosses aiguilles (en l’occurrence des n10) pour un effet dentelle. Et j’ai procédé en mailles rivière, pour donner un peu d’irrégularité et d’originalité, en aérant encore plus. Je n’avais jamais fait ça mais ce n’est pas difficile du tout. Naturellement, avec des aiguilles n10, l’ouvrage est monté rapidement et l’écharpe a vite été finie !!! Et hop, à la Poste !

Blouse en jean customisée

blouse

Je ne sais pas si vous serez d’accord avec moi, mais je trouve la mode enfantine particulièrement terne cet hiver. Pourtant, elle a été conçue avant la “crise” ! Mais il est clair que la couleur et l’originalité ne sont pas au rendez-vous cette année. Bref, je vais devoir inventer des trésors de customisation…

Au départ, une petite blouse en jean toute simple achetée chez Vert Baudet, dont j’aimais bien la forme mais que je trouvais un peu tristounette.

Pour commencer, j’ai décidé de remplacer les boutons bleu foncé. Ma pupuce et moi avons fouillé dans ma boîte à boutons à la recherche de boutons roses ou violets. Dans la boîte à boutons familiale, qui récupère généralement les boutons supplémentaires vendus avec certains vêtements en cas de perte et des boutons perdus, il y a généralement beaucoup d’orphelins ; on est donc rapidement tombées d’accord pour utiliser des boutons différents. L’effet est amusant à l’œil et cela ne m’a pas pris beaucoup de temps de découdre les anciens boutons (direction la boîte à trésors) pour coudre les nouveaux.

Après cela, un peu de déco : sur l’une des poches, une petite fée thermocollante trouvée dans une mercerie des environs du marché Saint-Pierre qui propose un choix de motifs thermocollants impressionnant ; et sur l’autre, un petit nœud de ruban sorti d’un de mes tiroirs.

Pour finir, j’ai réalisé des fausses surpiqûres avec ma méthode infaillible et rapide : avec trois brins de fil à broder enfilés sur une aiguille, j’entoure le fil supérieur de la couture que je veux décorer de mon fil à broder en passant sous chaque point, toujours dans le même sens. Cela donne une fausse couture apparente très régulière, et je n’ai pas la fatigue de devoir piquer le tissu (dans le cas du jean, c’est aïe mes doigts, car je ne suis toujours pas capable d’utiliser un dé).

Et voilà ! Une après-midi de travail et la petite blouse devenue unique plaît beaucoup à ma petite fée, qui la met constamment.