Veste kimono réversible

veste

Je ne suis pas douée pour la couture dès qu’il s’agit de moi… ou en tout cas c’est ce que je croyais. Cette veste kimono plutôt réussie va me faire changer d’avis !

Je ne sais pourquoi je n’arrive pas à coudre pour moi-même. Pour ma fille, pas de problème : pantalons, blouses, robes, pyjamas, et même un peignoir de bain… Mais dès que j’essaie de coudre un vêtement pour moi je résultat est atroce (quand j’ai le courage d’aller au bout).

C’est pourquoi je me suis intéressée aux patrons carrés de type kimono. Comme, par ailleurs, mes formes plutôt rondes me poussent vers les vêtements amples, cela faisait un moment que j’avais envie de me faire une belle veste de kimono…

En surfant sur le Web que je suis tombée sur ce blog. Il y avait une suggestion pour le patron, que je n’ai pas eu de mal à adapter aux dimensions de ma tunique préférée.

Pour la matière, je suis allée une fois de plus fouiner chez Bouchara. Je voulais faire un modèle complètement réversible, dans des tissus contrastés, et je suis tombée sur ce magnifique satin chinois. Pour un premier kimono, cela s’imposait ! Pour aller avec, j’ai voulu quelque chose de très sobre et j’ai choisi une flanelle gris anthracite (j’adore les lainages gris anthracite, ils mettent si bien en valeur la moindre touche de couleur ! et en plus ils sont agréables à travailler).

Vu la rectitude du patron, la réalisation n’a pas été difficile. Pour avoir un modèle réversible, on fait le vêtement une fois dans chaque tissu avant de bâtir les deux vêtements ensemble endroit contre endroit, au niveau de l’ouverture du devant. Ensuite, on les met l’un dans l’autre, on replie le bas des manches à l’intérieur et on pique le bord. Pour le bas, je n’ai pas piqué les deux tissus ensemble mais séparément, cela évite les tiraillements.

Je ne me suis pas souciée d’un quelconque système de fermeture. Dans un vêtement réversible, ce n’est pas vraiment simple ! Je me contente de l’attacher devant avec une broche (quand je ne décide pas tout simplement de le porter), en repliant éventuellement les bords pour faire un col montrant le tissu intérieur.

Décidément, ce modèle me plaît ! J’ai hâte de l’adapter différemment. Par exemple avec des manches beaucoup plus larges comme pour un vrai kimono. Ou pourquoi pas une version en soie peinte ?

Pour celles et ceux qui le souhaitent, j’ai réalisé une fiche permettant de confectionner cette veste. Vous la trouverez dans la page des fiches gratuites et patrons.

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Housse pour épée chinoise

housse pour épée

Le tai-chi-chuan, je ne connais rien de mieux pour oublier ses soucis ; j’en sors toujours gonflée à bloc. Depuis le début de l’année, nous avons commencé un enchaînement à l’épée, particulièrement ludique ! Mais voilà, mon cours de tai-chi, j’ai l’habitude de m’y rendre à bicyclette… qui sait comment transporter une épée sur un vélo ? Ni une, ni deux, je me suis fait une housse (hum, je vous rassure, cela a pris plus de temps que de compter jusqu’à deux, d’où l’absence de posts ces derniers jours !) pour la porter en bandoulière.

Comme souvent, à la base, il y a eu une visite à mon magasin Bouchara préféré. J’y ai trouvé un beau lainage gris anthracite (une matière dont je raffole, ne me demandez pas pourquoi, même si je m’en sers généralement pour n’importe quoi sauf des vêtements…) : 50 cm ont suffi. Plus une doublure noire toute simple. Enfin, j’ai traîné au rayon des fournitures de broderie et j’ai fini par choisir des rubans de soie très fins à broder et des fils DMC assortis.

J’ai commencé par prendre un crayon, une règle et du papier pour dessiner le plan. J’ai fait une forme simple et géométrique, en trois pièces : le “corps” de la housse à tailler en double ; le rabat pour la fermer ; une petite poche à coudre sur la face non brodée pour mettre mes clés et ma pièce d’identité, que je dois toujours emporter où que j’aille.

Ensuite il a fallu tailler dans les divers tissus : le lainage, la toile thermocollante, le molleton, la doublure… J’ai coupé deux longues bandes de lainage que j’allais doubler de biais pour faire la bandoulière.

Le plus agréable, c’était la broderie, bien sûr. Je me suis inspirée d’un très beau livre sur la broderie au ruban qui ne propose pas de très nombreux modèles à réaliser, mais explique en revanche très précisément les diverses techniques, avec des dessins bien faits : impossible de se tromper.

J’ai commencé par reporter les volutes sur le lainage à main levée avec un feutre magique blanc. Pratique, ces feutres qui s’effacent en quelques heures sans faire de tache sur le tissu ! En revanche, il ne faut pas traîner. Durant le travail de broderie, j’ai dû redessiner le motif au fur et à mesure. Mais bon, rien de bien grave, je me contentais d’une ligne directrice.

Eh bien, cette première tentative de broderie au ruban est plutôt pas mal, je suis contente de moi 🙂 C’est vrai qu’il faut être minutieux, mais je n’ai pas rencontré de difficultés particulières et le résultat est vraiment très gratifiant.

Après cela, il n’y a plus eu qu’à assembler les pièces avec des épingles (j’avoue que je suis très paresseuse et prends rarement le temps d’assembler avec du fil de bâti : je sais, ce n’est pas très bien) et les piquer à la machine. L’accumulation des couches nécessaires à la solidité et à la rigidité de l’ensemble m’a fait craindre pour mon aiguille mais pas du tout, c’était épais mais pas dur : le lainage, c’est une merveille pour cela !

Le plus dur dans tout cela a été de remettre la housse à l’endroit. C’est toujours délicat de retourner une forme aussi allongée mais là, avec les épingles (dans mes doigts !), les voisins ont dû m’entendre pousser quelques cris…

C’est terminé. J’ai pu étrenner ma housse hier, sur le vélo, et tout s’est passé sans le moindre problème ! En garde !

Écharpe tissée à la main

écharpe tissée

L’hiver arrive ! Cette première tentative de tissage n’est pas totalement exempte de petites imperfections, mais j’ai bien chaud au cou.

Voilà un bon moment que j’avais envie de me mettre au tissage – ou plutôt de m’y remettre car, enfant, je possédais un de ces minuscules métiers en bois qui permettent de s’y initier. Tentée de remonter toujours plus en aval des arts du fil, j’aborde un domaine apparemment peu répandu en France, où cette activité semble confidentielle.

Il m’a fallu naviguer longuement sur le Web pour trouver quelques renseignements sur le tissage en tant que hobby. Autant cela semble assez courant dans d’autres cultures, comme au Canada ou dans des pays du nord de l’Europe, autant en France, nous sommes assez rares à vouloir tisser. J’ai finalement trouvé une entreprise française vendant à distance différentes sortes de métiers, et j’ai commandé un catalogue.

La difficulté était de trouver un modèle tout simple et peu encombrant, mais tout de même pas trop petit (je n’allais pas retomber sur un métier pour enfant permettant de tisser ceintures, mini-écharpes et autres mouchoirs de poche…). La plupart des métiers commercialisés en France sont de grosses machines quasi professionnelles, à cadres et pédales, qui permettent de faire du tissage artisanal ou artistique, mais qui s’avèrent compliquées et encombrantes au point qu’une pièce entière doit leur être consacrée ! Ma tasse de thé étant de toucher à tout, et de ne m’attarder vraiment sur rien, il me fallait complètement autre chose. Et puis, franchement, mon appartement est trop petit.

J’ai donc jeté mon dévolu sur un métier “de table” très simple signé du fabricant néo-zélandais Ashford. Pour débuter, c’est à mon avis le mieux.

Dans le catalogue Ashford livré avec mon métier, j’ai découvert différentes variétés de laine (normal, je crois savoir que l’élevage du mouton est une des activités majeures de cette île) en pelotes mais aussi brute, et… des rouets pour la filer ! Honnête, j’ai annoncé à mon petit mari : “Je regrette, mon chéri, mais je remonterai sans doute jusque-là un jour, tu dois t’y attendre.” Pourquoi  n’a-t-il pas eu l’air étonné ?

Comme je débute, je n’ai pas encore acheté de fils spécifiques pour le tissage mais il me semble que les fils à tricoter fonctionnent assez bien. Ici, j’ai utilisé de la laine Bouton d’or bleue et des restes de mohair blanc (chic, je vais pouvoir mettre à profit cette nouvelle activité pour finir mes multiples pelotes entamées !).

Je l’avoue sans trop de honte, cette écharpe est loin d’être parfaite, suite à quelques bêtises que j’ai faites dès le départ. Mesurer et tendre les fils de chaîne est toute une histoire, croyez-moi, et c’est l’étape la plus importante du travail (et la plus fastidieuse) ! Tout ce qui suivra dépendra du soin qu’on y a mis. Après cela, le tissage à proprement parler est une partie de plaisir ; c’est vraiment facile. Bon, il faut attraper le coup pour obtenir une certaine régularité, mais cela, on le retrouve aussi dans le tricot, la broderie, etc.

J’espérais offrir cette écharpe à mon cher beau-père pour son anniversaire, mais vu les quelques petits défauts, je ne peux décemment pas en faire un cadeau. Elle me va très bien et me tient bien chaud ! Je la prêterai à mon petit mari s’il est très sage (puisqu’il s’est finalement chargé, miracle, de trouver un cadeau d’anniversaire à son cher papa…).

Coussins en soie

Rien de tel pour égayer un canapé qu’une paire de coussins aux couleurs vives. La soie est douce, brillante et raffinée ; contrairement à ce que l’on peut imaginer, ce n’est vraiment pas une matière difficile à peindre, pour peu que l’on dispose du matériel ad hoc.

Lorsque nous avons remplacé nos oreillers un peu avachis par des neufs, il m’est resté quatre oreillers sur les bras dont je ne savais que faire. Puis je me suis dit qu’avec des housses appropriées, ils feraient de beaux coussins pour la bergère de mon bureau et le canapé de la chambre de ma petite chérie. J’ai donc travaillé sur une double thématique !

J’ai commencé par choisir les motifs que je souhaitais décalquer sur ma soie. Un des formidables livres de graphisme de la collection Pepin Press, déniché chez Graphigro, m’a fourni des motifs indiens de toute beauté. Quant à la pitchoune, sa volumineuse bibliothèque ne m’a laissé que l’embarras du choix ! J’ai naturellement sélectionné Kirikou et la Sorcière, plein de dessins de toute beauté aux couleurs magnifiques (en plus, j’ai l’édition grand format, je me suis donc contentée de décalquer directement dans le livre), et La Princesse coquette, dont les tonalités s’accorderaient à merveille à la chambre de ma fille… et à son goût immodéré pour le rose.

Pour dessiner et peindre sur la soie, mieux vaut la tendre convenablement, afin qu’elle devienne presque aussi rigide qu’une feuille de papier. J’ai investi dans un cadre réglable trouvé chez Gerstaeker, un site extrêmement complet (si vous demandez le catalogue, prévoyez un espace où le mettre, car il est fort volumineux !) où j’achète également ma soie (au mètre, ou carrément des foulards tout ourlés à peindre), mais il y a aussi du beau pongé chez Bouchara dans différentes couleurs. Pour la peinture, j’ai encore une fois craqué pour les produits Pébéo. La Setasilk se fixe au fer ; il y a une belle palette de couleurs miscibles entre elles et des guttas de différentes teintes (j’achète tout cela chez Adam Montparnasse, dans le XIVe arrondissement parisien, qui fournit toute la gamme). Naturellement, les couleurs ne sont pas tout à fait aussi éclatantes que celles que l’on fixe à la vapeur, mais ce dernier procédé est assez compliqué et pour peindre seulement de temps en temps, je trouve que la Setasilk offre un très bon compromis. De plus, la gutta de cette marque s’applique directement avec le tube, pas besoin de s’embêter avec les flacons, les becs, etc. ; autre point fort, la gutta transparente disparaît complètement au lavage (j’ai dans le temps utilisé d’autres produits qui restaient en place et jaunissaient). Lorsqu’on aime sauter d’une activité à l’autre, comme moi, c’est vraiment l’idéal… mais je comprends très bien que les véritables artistes choisissent des produits plus sophistiqués.

Vous pouvez voir ci-dessous en images toutes les étapes de fabrication d’une de mes housses de coussin. Cela vous donnera peut-être envie de vous lancer !

D’abord, il faut décalquer le motif ou l’imprimer sur une feuille de papier.

Une fois le morceau de soie coupé à la bonne mesure et tendu sur le cadre convenablement réglé à l’aide des punaises-épingles fournies, il n’y a plus qu’à reporter le dessin sur la soie. Pour ma part, je retourne le cadre et je décalque le motif sur l’envers du tissu avec un crayon Java spécifique (il est assez gras pour bien marquer le tissu sans que l’on ait à trop appuyer, ce qui risque d’érailler la soie, mais part entièrement au lavage ; je l’ai également trouvé chez Gerstaecker), mais on peut aussi travailler sur l’endroit.

Astuce : j’ai transformé mon bureau en table lumineuse pour pouvoir décalquer facilement. Il faut dire que le plateau est en verre, cela simplifie les choses ! Je n’ai qu’à placer dessous une petite lampe halogène pour voir en transparence tout ce que je pose sur le bureau…

Une fois le motif décalqué, je reviens sur l’endroit pour cerner toutes les surfaces à peindre d’un trait de gutta qui va empêcher la peinture de fuser un peu partout. Ici, j’ai choisi de la gutta noire pour le corps des personnages et de la gutta transparente pour les fleurs de l’arrière-plan, pour coller au mieux au dessin. Attention : c’est une étape un peu ingrate mais qui conditionne tout le reste. Si le trait est irrégulier, mal posé, on aura de mauvaises surprises au moment de peindre, car la peinture mal contenue va fuser et faire des taches !

L’étape suivante est ma préférée : il n’y a plus qu’à remplir les surfaces délimitées par la gutta avec de belles couleurs. Mon bonheur est de les mélanger moi-même. Une fois la peinture sèche, j’ai dessiné les bijoux de la sorcière avec de la gutta dorée. J’en ai mis pas mal pour obtenir un léger relief qui a donné plus tard un résultat de toute beauté.

Les “étoiles” plus claires dans l’arrière-plan sont obtenues en saupoudrant la peinture encore humide de sel de table. Chaque grain attire la peinture à lui et l’absorbe, créant un halo plus clair. Je m’en sers très souvent pour les fonds, on peut obtenir toutes sortes d’effets d’un beau rendu avec cette technique toute simple.

Une fois la peinture sèche, on peut retirer le morceau de soie du cadre, fixer la couleur en la repassant au fer sur l’envers et la laver pour enlever les traces de gutta transparente. Ensuite, il n’y a plus qu’à piquer les housses à la machine… et c’est fini !

Diffuseur pour huiles essentielles

diffuseur de parfum en porcelaine peinte

Moi, quand je travaille, c’est mon plaisir d’accorder le parfum de la pièce à mon humeur. J’ai trouvé toutes sortes d’huiles essentielles et de mélanges odorants dans des magasins comme Résonances.

Depuis que j’ai découvert la peinture sur porcelaine que l’on cuit soi-même au four, je me régale. Il est facile de trouver des objets de porcelaine blanche à peindre. Par exemple, il y a à Paris, 45, avenue du Général-Leclerc, un magasin qui offre un choix impressionnant. Mais c’est dans une boutique Résonances que j’ai trouvé ce diffuseur à huile essentielle de forme originale.

Je dois avouer que j’aime bien les produits de la marque Pébéo : le rapport facilité d’utilisation/qualité du résultat me semble très bien convenir à mon côté touche-à-tout… La peinture Porcelaine 150 est assez facile à poser, il y a un grand choix de couleurs éclatantes et elle se fixe bien dans un four ménager. En revanche, je dois avouer qu’elle peut se montrer relativement fragile devant un usage un peu brutal (j’ai peint un moule à tarte dont le décor s’est rapidement rayé sous l’assaut du couteau, j’en ai tiré une leçon).

Bon, une fois le diffuseur acheté, je dois avouer que j’ai un peu manqué d’inspiration pour choisir un motif. J’ai fini par me contenter de peindre en or des fleurettes qui lui donnent un vague style Art déco, mais je ne suis pas follement enthousiasmée par le résultat. Toutefois, le motif ressort particulièrement quand la bougie à l’intérieur du diffuseur est allumée, lui donnant une certaine transparence. Je me demande si cela ne vaudrait pas le coup d’en faire un autre en utilisant un tube de cerne blanc ou nacré. Le dessin serait quasiment invisible au naturel et ressortirait une fois la bougie allumée. Si je trouve un autre diffuseur qui me plaît, je tenterai le coup !

Vases à orchidées

vases en terre noire

Au cours de mes quelques mois de pratique potière, j’ai été particulièrement fière de réussir ces vases toute seule, et plus encore en apprenant, quelques mois plus tard, que plusieurs personnes dans l’atelier s’en étaient inspirées…

Anne a dû interrompre ses cours de tournage un trimestre et m’a vivement conseillé de venir tourner seule à l’atelier de poterie, de temps à autre, pour ne pas perdre la main. J’ai eu l’idée de faire ces petits vases au fond très épais, ce qui les rend très lourds et leur permet d’accueillir sans se renverser une fleur à longue tige. En fait, je voulais un vase pour accueillir ces branches d’orchidées que l’on achète chez les fleuristes et dont la tige est enfermée dans une “éprouvette” d’eau à laquelle on ne doit pas toucher. Je voulais que l’éprouvette soit masquée et que la fleur tienne droit, donc le vase devait être lourd et stable, avec un goulot juste assez étroit pour laisser passer l’éprouvette, mais pas plus large, sans quoi la fleur risquait de trop s’incliner.

J’ai beaucoup aimé travailler la terre noire, bien que ce soit très salissant, comme on m’en avait prévenue. C’est sûr, il restait une trace noire sous mes ongles malgré le plus scrupuleux lavage. Mais, astuce : j’ai remarqué qu’un bon shampoing la faisait partir !!! Sans doute les cheveux se glissent-ils sous les ongles lorsqu’on se frictionne le crâne, agissant comme des petites brosses magiques…

Ces vases ne sont pas difficiles à réaliser du tout : ce sont de simples cylindres légèrement resserrés en haut.

Je devais naturellement émailler l’intérieur, au cas où j’aurais eu envie d’y faire d’autres types de bouquet et d’y mettre de l’eau. En revanche, je ne savais trop quoi faire à l’extérieur. Puis j’ai eu l’idée de jouer sur une double texture en trempant seulement le fond du vase dans un émail coloré translucide (une fois rouge foncé, une fois bleu ciel, une fois incolore), en l’inclinant un peu pour que la trace soit asymétrique. Une fois l’émail cuit, le résultat de cette expérience a dépassé mes espérances.

Sauf que… depuis que j’ai les vases ad hoc, je ne trouve plus d’orchidées en “éprouvette” !!! Les fleuristes en proposent en pot mais je n’ai pas le courage, une fois la floraison passée, de devoir mettre chez moi aux endroits les mieux éclairés un pot vide ou accueillant deux malheureuses feuilles esseulées, et ce pendant un an. Si quelqu’un peut m’indiquer où trouver à Paris ou dans la proche banlieue sud un fleuriste qui commercialise encore ce type de fleur, j’en serai très reconnaissante ! En attendant, j’utilise ces vases pour accueillir une branche de lys qui embaume tout mon bureau, ou bien les petits bouquets champêtres que cueille ma fille pour moi lorsque son père l’emmène à la campagne…

Petit cartable brodé

cartable brodé

C’est encore pour ma fille que j’ai travaillé cette fois. Une petite veinarde, me direz-vous ? Il se trouve que c’est quand même plus rapide de faire des choses pour les enfants, surtout des vêtements, car ils sont plus petits et les gosses sont moins exigeants sur les finitions 😉

Nous en avions carrément assez de la voir prendre chaque jour un pyjama différent dans son tiroir. Je voulais une housse à pyjama mais je n’en ai guère vu dans les magasins (c’est étonnant, d’ailleurs). Passé de mode… Je n’ai pas hésité longtemps à la faire moi-même.

En fait, j’ai acheté un petit cartable tout fait en lin au rayon décoration de la jardinerie de Gally, qui est merveilleusement bien fourni en ce qui concerne la broderie, mais je sais qu’on trouve des petits sacs en lin à broder de toutes les couleurs chez Bouchara.

Pour le diagramme, je l’ai trouvé sur le site de DMC, où il y a un assez bon choix de petites grilles de point de croix gratuites. En revanche, je n’ai pas acheté de fils cette fois-ci, car c’était un petit motif et je suis déjà à la tête d’une assez belle collection d’échevettes. Lorsque je n’avais pas la bonne référence, je me fiais au nuancier pour trouver une couleur assez proche, voilà tout.

Ce qui est embêtant avec ces petits sacs quand on a pris comme moi la mauvaise habitude de travailler des deux côtés de l’ouvrage, c’est que d’une part il faut œuvrer « la tête en bas », c’est-à-dire retourner le diagramme et l’ouvrage, et que d’autre part on passe son temps à rentrer la main au fond du sac et l’enlever. Je veux bien faire l’effort pour un petit motif comme celui-là, mais pour un grand, pas question !

Veste irlandaise

vestes tricot irlandais

Pour tenir ma fille au chaud, l’hiver dernier, j’ai laissé de côté les modèles Phildar ou Bergère de France et je me suis lancée à l’aveuglette… ou presque.

C’est lors d’un voyage en Irlande, et à l’occasion de notre visite aux îles d’Aran, que mon petit mari m’a offert ce merveilleux cardigan irlandais rouge. Les lainages des îles d’Aran sont chers mais superbes ; il faut dire que j’avais bien mérité celui-ci, car avant de passer une journée de rêve à se balader à vélo sur ces îles sauvages, j’ai dû endurer une traversée très mouvementée qui n’a pas laissé mon estomac indifférent !

J’ai beaucoup porté ce cardigan que j’adore, et j’ai regretté de ne pas en avoir acheté un petit pour ma fille. Et si je le copiais ? Depuis quelque temps, j’avais appris à décrypter les torsades et je m’étais aperçue qu’il suffisait de regarder de près celles de mon beau cardigan des îles d’Aran pour en comprendre le mécanisme…

J’ai dessiné le diagramme des diverses torsades, calculé le nombre de mailles qu’il me fallait et j’ai travaillé sur un modèle rectangulaire. Je ne me voyais pas jouer avec les augmentations, pas pour une première ! Du reste, le cardigan que je copiais était lui-même construit sur un patron très géométrique. Je me suis lancée bravement et le résultat a été à la hauteur de mes espérances !

Êtes-vous déjà allé aux îles d’Aran ?

Si vous vous lancez un jour, priez le Ciel – très important là-bas – pour qu’une tempête ne fasse pas rage…

S’il vous épargne, vous aurez la surprise d’atterrir dans un microcosme étonnant.

Le petit bateau aborde à un quai de pierre grise, qui enserre une plage de sable blanc. La mer est transparente, avec des reflets turquoise. Comme vous mettez enfin pied à terre, votre œil attrape un aperçu étrange d’un autre hémisphère – sable fin, eau limpide, où sont les cocotiers ?

Mais vous longez le quai et quelques gaillards joviaux vous hèlent avec éclat, dans un accent à peine compréhensible, vous engageant à sauter à bord de leur minibus bringuebalant pour visiter avec les autres touristes les ruines de saint Ci et l’abbaye de saint Ça.

Nous, on a choisi le vélo, et je ne sais toujours pas si je dois le regretter.

Petite table marocaine

table

Qu’il est beau, le tapis marocain de ma regrettée grand-mère ! Que ses couleurs bariolées vont bien dans mon salon ! Et cette petite table, je l’ai customisée exprès pour aller avec.

En flânant sur le site de décoration AM-PM de la Redoute, j’avais eu la surprise de voir qu’ils vendaient enfin des meubles bruts, prêts à peindre ou à vernir. Quel ne fut pas mon plaisir de tomber sur cette petite table marocaine ! Je me la suis offerte sans même savoir comment je la décorerais, et elle est restée plusieurs mois dans son emballage tandis que nous emménagions dans notre nouveau chez-nous. Ce n’est que lorsque nous avons déroulé le tapis marocain de ma grand-mère que je me suis dit qu’il fallait la décorer dans des teintes ou avec des motifs rappelant le tapis, mais l’inspiration ne venait toujours pas.

J’avais songé à faire de la mosaïque. J’ai déjà eu l’occasion de poser du carrelage une ou deux fois dans ma vie, mais je n’avais encore jamais fait de mosaïque à proprement parler. Pensant à ma petite table, j’avais jeté un œil aux mosaïques chez Graphigro et chez Rougier et Plé, mais les pièces me semblaient grosses et les couleurs, plutôt ternes.

Pourtant un jour, en me baladant comme souvent dans la Jardinerie de Gally (mon homme y fouine parmi les pots de fleurs tandis que je me cantonne, gourmande, aux loisirs créatifs et à la déco), je suis tombée sur de minuscules carreaux de verre vendus en coloris assortis. Exactement ce qu’il me fallait ! Et, comme si c’était un signe du destin, il y avait là justement toutes les couleurs qu’il me fallait. Comble de chance, ils vendaient aussi les fournitures nécessaires : la colle ad hoc et un joint d’un ton brique qu’on retrouvait aussi dans mon cher tapis.

Comme c’était la première fois que je faisais de la céramique, j’ai cherché à faire simple : pas de motif compliqué cette fois-ci. J’ai donc choisi l’étoile, et j’ai commencé à disposer mes petits carreaux sur la table pour voir où cela me menait. Une fois que tout le plateau a été recouvert de manière satisfaisante, j’ai pris une photo et puis je les ai tous enlevés en les triant bien par couleur.

Là où il m’a fallu de la patience, c’est pour dessiner une grille au crayon, histoire que mes carreaux soient bien alignés, car cette grille devait être décalée, ce qui était bien long à faire, croyez-moi ! Je suis sûre que les habitués riront à gorge déployée en lisant cela car ils se lancent certainement sans ce genre de précaution, mais j’aimais autant être sûre que mes lignes ne partiraient pas dans tout les sens. De plus, cela m’a permis de coller ensuite mes carreaux un par un, en reconstituant l’étoile de manière concentrique, donc de mieux jouer sur les dégradés de couleurs.

J’ai toujours trouvé qu’en matière de carrelage, le plus facile était le joint ! On commence par en passer une bonne couche, puis on attend un peu avant d’enlever le surplus avec une éponge humide. C’est là que le dessin apparaît vraiment sous les yeux, et c’est l’étape que je préfère.

Une fois le joint sec, j’étais assez hésitante sur la marche à suivre. Je ne voulais pas laisser la table comme cela, elle avait vraiment l’air inachevé. Il fallait que j’y mette au moins un peu de peinture, mais comment ? J’avais peur qu’un autre motif ne se marie mal avec l’étoile. Je me suis donc contentée de peindre le bord du plateau et de souligner la découpe des pieds avec un rouge brique rappelant le joint… et le fond de mon tapis. Pour ce faire, j’ai utilisé de la peinture acrylique Pébéo Déco, que je viens de découvrir et dont j’adore la texture, car elle me rappelle la gouache de mon enfance. En mélangeant les différentes teintes, on peut faire toutes les couleurs que l’on veut.

Après avoir passé une couche de vernis pour cuisines et salle de bains (qui résiste à l’eau) sur les zones peintes, j’ai mis la table dans le salon. Autant je trouvais que cette étoile bariolée ne payait pas de mine dans mon bureau, autant elle a pris tout son sens une fois près du tapis.

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