Deux albums de contes reliés

reliure

L’année dernière, ma pupuce a découvert les albums d’histoires Toupie, que l’on trouve chez les marchands de journaux, avec un numéro de 31 histoires à lire chaque soir pendant un mois pour passer l’été. Comme ces albums sont assez mal protégés par une couverture souple, le sien s’est mis à souffrir assez rapidement… J’ai eu l’idée de remplacer la couverture souple par une couverture cartonnée de ma confection, tout en renforçant la reliure collée de l’album par une bonne couture de renfort (suivant en cela les conseils techniques de l’ouvrage Comment relier les livres).

Du coup, à la rentrée, cette année, ma petite maligne est venue déposer son nouveau numéro de Toupie sur ma table des encours, assez chargée à l’époque, “pour que tu puisses le recouvrir, ma petite maman…”. Il a dû attendre puisque je ne m’en suis occupée qu’en décembre, en même temps qu’un autre numéro, contenant vingt-quatre contes, et destiné à servir de calendrier de l’Avent (je préfère l’effet des histoires à celui des chocolats sur le foie, mais monsieur le maire de ma bonne ville n’étant pas du même avis, la donzelle a tout de même eu ses chocolats).

Ce dernier (le livre, pas monsieur le maire, suivez un peu, s’il vous plaît !) a eu droit à une couverture ornée d’un beau papier cadeau de Noël, eu égard au thème ; pour celui de l’été, manquant d’inspiration, j’ai utilisé deux feuilles de Décopatch que j’avais sous le coude. Figurez-vous que le papier Décopatch se prête aussi très bien à orner les ouvrages cartonnés, et s’accommode parfaitement de la colle vinylique si l’on n’a pas envie d’employer le vernis-colle habituel. Les renforts rouges sont en balacron imitation lézard. Bien utile, ce papier, extrêmement docile au collage (bien qu’un poil fragilisé une fois bien imbibé de colle…) comme au pliage, et qui fait beaucoup d’effet ! Naturellement, des chutes de gros ruban de satin rouge étaient indispensables pour donner la touche luxueuse à laquelle ma petite princesse est extrêmement sensible…

Je n’avais pas fait de cartonnage depuis longtemps, et cela me manquait. Du coup, j’ai une petite idée qui me trotte dans la tête, mais chut ! c’est pour plus tard.

Écharpe tissée en laine rouge

écharpe

Toujours attirée par la Katia Azteca, j’ai cette fois tenté un mélange de rouge, bordeaux, brun et noir, que j’ai tissé avec une chaîne de fil à crochet noir très fin, et un peigne à grosses dents (20 fils pour 10 centimètres). Eh bien, l’Azteca se tisse aussi bien qu’elle se tricote, croyez-moi ! Pour peu qu’on ne la tasse pas trop, elle reste souple et douce tout en montant très vite, et les rayures irrégulières réalisées par son métissage de couleurs donnent bien sur cette largeur (30 centimètres). Simple précaution : pour garder la continuité de la palette de couleurs représentées sur le fil, on remplit une navette qu’on vide sur une autre, cela permet de tisser le fil dans l’ordre où il sort de la pelote. Pour cette écharpe de 1,80 mètre de long que j’offrirai bientôt à mon beau-père, il a fallu un peu plus d’une pelote.

tissage

Pull en laine turquoise

pull

Il est enfin terminé, ce pull aux couleurs magnifiques exécuté pas à pas, sans rien y changer, selon un modèle trouvé dans le magazine Fait Main de décembre (n311). Le dessin n’est pas à 100 % aussi simple qu’il y paraît, puisqu’un jacquard orne les différentes pièces : un carré de turquoise sur fond anthracite. Mais moi qui suis nulle en jacquard, j’ai pu m’en sortir ! Non seulement cette Azteca est superbe, mais elle monte vite (tricotée avec des aiguilles aussi grosses, ce n’est pas étonnant) et elle donne un résultat à la fois très doux et très souple. Ma pupuce l’a adopté tout de suite, et il lui va bien au teint.

Kitchissime punkette

layette

Il me restait un peu de cet écossais sublime pour lequel j’ai craqué chez Dreyfus à la rentrée (je parle du tissu et non pas d’un bel Highlander – je rencontre beaucoup de gens entre les étals de mon pourvoyeur d’étoffes favori mais, jusqu’à présent, pas d’Écossais en jupette… dommage…). J’y ai taillé un petit pantalon taille 3 mois, avec une petite brassière dans une chute de cet adorable lainage fin anthracite dont j’ai toujours des stocks car j’adore le travailler, il convient à tout. Les deux modèles viennent du livre Intemporels pour bébés de Citronille. Sur la brassière, une guitare en strass thermocollants (donc pas faciles à photographier…), histoire d’étrenner mon fer à strass (bien pratique ces petites choses !!!) et de faire un clin d’œil au papa de Chiara, qui est un peu “gratteux” sur les bords…

guitare

Blouse fillette en satin chinois

blouse

Je ne connais pas beaucoup de petites filles capables de résister à ce genre de tissu « de princesse »… moi je n’oserais pas en porter (sauf peut-être en accessoire), mais ma puce est ravie ! C’était l’occasion d’étrenner le patron de la blouse Melchior acheté à la rentrée chez Citronille. Le patron en lui-même est bien, mais ce tissu n’est pas évident à travailler et je ne suis pas la reine des parementures ! Tout ça pour vous avouer que le deuxième bouton placé au bas de la petite fente cache un « ratage »… Je serai plus prudente la prochaine fois…

bouse

Geisha en fleurs

jacquard

Encore de la layette… Cette fois-ci, je vous montre une tenue imaginée pour la petite Chiara… Sa maman est tatillonne sur le chapitre des dentelles, petits cœurs et autres nœuds de ruban (sa phobie !!!), mais elle est incapable de résister à une petite Japonaise.

Je me suis inspirée encore une fois d’un modèle Phildar : une grenouillère bien pratique et bien chaude pour cet hiver… Oui, mais il y a un cœur, vade retro ! Bon, qu’à cela ne tienne, j’ai repris la grille jacquard d’une petite geisha qui orne une veste Bergère de France de ma pitchoune, grâce aux aiguilles magiques de ma mère. Pour ma part, je me suis contentée de la rebroder maille par maille car je ne suis pas douée du tout pour le jacquard… Bon, allez-vous me dire, elle a changé la couleur, changé le dessin… Ce n’est plus du tout la même grenouillère ! Eh non, c’est la grenouillère de Chiara, maintenant. Un petit mannequin de trois semaines qui porte mes créations avec beaucoup de classe…

jacquard

Une idée de cadeau de Noël

support portable

Je suppose que vous êtes toutes comme moi, déjà très occupé(e)s à préparer vos cadeaux de Noël… Avez-vous remarqué qu’il est difficile de trouver quelque chose pour plaire à ces messieurs ? Je viens d’imaginer pour moi – mais cela convient aussi tout à fait à un gentleman – ce “support berlingot à portable”… qui me permet de voir d’un coup d’œil ce qu’il se passe sur l’écran, c’est-à-dire l’heure (oui, je me sers de mon portable comme d’une horloge) et le nom des personnes qui m’appellent. Certes, ce genre de gadget existe déjà dans le commerce, mais je trouve que le mien a une forme originale, permet d’utiliser les chutes de tissu, et surtout il est vraiment facile à faire. Du coup, je range un peu toujours mon portable au même endroit et je ne passe plus mon temps à le chercher. Avouez que cela pourrait tenter quelqu’un de votre connaissance ? De plus, il ne faut qu’une petite heure de travail pour le faire et ce bricolage ne nécessite que très peu de fournitures… Là, je vous sens intéressé(e)s…  Bien sûr, les plus créatifs et les plus créatives ne se priveront pas de le personnaliser : broderie, ajout de boutons, perles ou dentelle, voire patchwork, tout est possible !

J’ai fait un petit pas à pas que vous pouvez télécharger dans la page des fiches gratuites et patrons.

Broche à breloques

breloques

Voilà longtemps que je me le disais : “Après tout, c’est tellement à la mode, et tu as plein de perles qui traînent, tu pourrais quand même en faire une…” J’avais même acheté l’épingle ! Mais voilà, le projet n’était qu’à moitié lancé, et il a traîné dans une boîte pendant presque un an avant que j’y revienne. Je vous rassure, je peux faire encore pire (oui je sais, je ne devrais pas m’en vanter…) !

Finalement, c’est en trouvant enfin le manteau que je cherchais depuis des années que l’inspiration est venue : il fallait la broche pour aller dessus, et je n’avais pas envie de laine feutrée, il me fallait quelque chose de léger et de tintinnabulant, avec des transparences. J’ai fouillé dans le petit coffret des perles et fournitures pour bijoux : il y avait largement de quoi faire. J’ai même pu utiliser des perles en verre achetées au Maroc à l’époque où j’y vivais (il y a donc presque vingt ans), dont je n’avais encore rien fait de concret !

Pour info, les petits nœuds en forme de papillon en coton bleu sont des nœuds de chaise portugais que j’ai appris à faire dans Créez avec des perles et des nœuds. Pas trop compliqué à réaliser, mais extrêmement coton à serrer et bloquer juste à l’endroit désiré… J’ai mis le peu de patience que je possède à l’épreuve…

breloques

Dessous de verre brodés

broderie marocaineÀ présent qu’elle les a et que je ne risque plus de lui gâcher la surprise – car c’est une de mes fidèles lectrices – je peux vous les montrer ! C’était une commande de mon amie Laurence, et je l’ai finie juste à temps pour son anniversaire… Sachant Laurence très attachée à sa culture, je me suis inspirée pour les réaliser de fragments de l’ouvrage Broderies marocaines qui, comme son nom ne l’indique pas, présente non pas des broderies traditionnelles marocaines, mais des ouvrages au point de croix inspirés de motifs arabes.

Trois stages à “Un Jour d’Atelier”

céramique

L’Homme, la Puce et moi-même avons tous les trois étrenné le nouveau lieu dédié à la céramique qu’ont ouvert Anne et Laure : Un Jour d’Atelier, chacun avec un stage différent. Je n’ai qu’un mot : si vous “mordez” à la terre et si vous n’êtes pas trop loin, courez-y !

Pour ma part, j’ai participé à un stage d’introduction aux engobes.

Un mot d’explication pour les néophytes : l’engobe est un mélange de barbotine (supernéophytes : … de la boue bien liquide…) et d’oxydes (cobalt, fer, cuivre, manganèse et tant d’autres) qui vont se colorer à la cuisson ; on s’en sert un peu comme d’une gouache pour créer des décors sur céramique.

Je me suis offert en juillet, où mon activité se ralentit toujours un peu, un stage d’une semaine pour aller un peu plus loin dans mon approche de la céramique. Au cours de ces quelques jours, nous avons modelé à la main des petits bols (défense de rire, c’était ma première tentative de modelage) destinés à servir de supports à nos différents essais d’engobage. Après quoi, nous avons appris à fabriquer les engobes (mixer la terre blanche, la juste quantité d’eau et de poudre d’oxyde) puis à les appliquer, avant d’explorer diverses techniques plutôt amusantes, comme de pratiquer des réserves (j’ai tenté le “drawing gum”), de superposer des couches d’engobes à gratter ou graver, ou encore de jouer avec les textures : ajout de sable, de gravier, de céréales brûlant à la cuisson et laissant des “trous”, ou au contraire permettant d’apporter un relief. C’est d’ailleurs là que j’ai commis le plus de bourdes… Je regrette que l’engobe gris à base de sable avec lequel j’espérais obtenir un effet “galet” des plus mode n’ait pas tenu à la cuisson… et, avis à toutes et à tous, ne pas utiliser de graines à germer en lieu et place de céréales ! Oui, le mélange “salade folle” offre tout juste la taille et la diversité de grains rêvées pour créer un amusant relief grêlé… mais que croyez-vous que font nos graines à germer, une fois trempées dans une boue délicieusement humides… ? Eh oui, vous avez deviné : elles germent.