Veste irlandaise

vestes tricot irlandais

Pour tenir ma fille au chaud, l’hiver dernier, j’ai laissé de côté les modèles Phildar ou Bergère de France et je me suis lancée à l’aveuglette… ou presque.

C’est lors d’un voyage en Irlande, et à l’occasion de notre visite aux îles d’Aran, que mon petit mari m’a offert ce merveilleux cardigan irlandais rouge. Les lainages des îles d’Aran sont chers mais superbes ; il faut dire que j’avais bien mérité celui-ci, car avant de passer une journée de rêve à se balader à vélo sur ces îles sauvages, j’ai dû endurer une traversée très mouvementée qui n’a pas laissé mon estomac indifférent !

J’ai beaucoup porté ce cardigan que j’adore, et j’ai regretté de ne pas en avoir acheté un petit pour ma fille. Et si je le copiais ? Depuis quelque temps, j’avais appris à décrypter les torsades et je m’étais aperçue qu’il suffisait de regarder de près celles de mon beau cardigan des îles d’Aran pour en comprendre le mécanisme…

J’ai dessiné le diagramme des diverses torsades, calculé le nombre de mailles qu’il me fallait et j’ai travaillé sur un modèle rectangulaire. Je ne me voyais pas jouer avec les augmentations, pas pour une première ! Du reste, le cardigan que je copiais était lui-même construit sur un patron très géométrique. Je me suis lancée bravement et le résultat a été à la hauteur de mes espérances !

Êtes-vous déjà allé aux îles d’Aran ?

Si vous vous lancez un jour, priez le Ciel – très important là-bas – pour qu’une tempête ne fasse pas rage…

S’il vous épargne, vous aurez la surprise d’atterrir dans un microcosme étonnant.

Le petit bateau aborde à un quai de pierre grise, qui enserre une plage de sable blanc. La mer est transparente, avec des reflets turquoise. Comme vous mettez enfin pied à terre, votre œil attrape un aperçu étrange d’un autre hémisphère – sable fin, eau limpide, où sont les cocotiers ?

Mais vous longez le quai et quelques gaillards joviaux vous hèlent avec éclat, dans un accent à peine compréhensible, vous engageant à sauter à bord de leur minibus bringuebalant pour visiter avec les autres touristes les ruines de saint Ci et l’abbaye de saint Ça.

Nous, on a choisi le vélo, et je ne sais toujours pas si je dois le regretter.

Petite table marocaine

table

Qu’il est beau, le tapis marocain de ma regrettée grand-mère ! Que ses couleurs bariolées vont bien dans mon salon ! Et cette petite table, je l’ai customisée exprès pour aller avec.

En flânant sur le site de décoration AM-PM de la Redoute, j’avais eu la surprise de voir qu’ils vendaient enfin des meubles bruts, prêts à peindre ou à vernir. Quel ne fut pas mon plaisir de tomber sur cette petite table marocaine ! Je me la suis offerte sans même savoir comment je la décorerais, et elle est restée plusieurs mois dans son emballage tandis que nous emménagions dans notre nouveau chez-nous. Ce n’est que lorsque nous avons déroulé le tapis marocain de ma grand-mère que je me suis dit qu’il fallait la décorer dans des teintes ou avec des motifs rappelant le tapis, mais l’inspiration ne venait toujours pas.

J’avais songé à faire de la mosaïque. J’ai déjà eu l’occasion de poser du carrelage une ou deux fois dans ma vie, mais je n’avais encore jamais fait de mosaïque à proprement parler. Pensant à ma petite table, j’avais jeté un œil aux mosaïques chez Graphigro et chez Rougier et Plé, mais les pièces me semblaient grosses et les couleurs, plutôt ternes.

Pourtant un jour, en me baladant comme souvent dans la Jardinerie de Gally (mon homme y fouine parmi les pots de fleurs tandis que je me cantonne, gourmande, aux loisirs créatifs et à la déco), je suis tombée sur de minuscules carreaux de verre vendus en coloris assortis. Exactement ce qu’il me fallait ! Et, comme si c’était un signe du destin, il y avait là justement toutes les couleurs qu’il me fallait. Comble de chance, ils vendaient aussi les fournitures nécessaires : la colle ad hoc et un joint d’un ton brique qu’on retrouvait aussi dans mon cher tapis.

Comme c’était la première fois que je faisais de la céramique, j’ai cherché à faire simple : pas de motif compliqué cette fois-ci. J’ai donc choisi l’étoile, et j’ai commencé à disposer mes petits carreaux sur la table pour voir où cela me menait. Une fois que tout le plateau a été recouvert de manière satisfaisante, j’ai pris une photo et puis je les ai tous enlevés en les triant bien par couleur.

Là où il m’a fallu de la patience, c’est pour dessiner une grille au crayon, histoire que mes carreaux soient bien alignés, car cette grille devait être décalée, ce qui était bien long à faire, croyez-moi ! Je suis sûre que les habitués riront à gorge déployée en lisant cela car ils se lancent certainement sans ce genre de précaution, mais j’aimais autant être sûre que mes lignes ne partiraient pas dans tout les sens. De plus, cela m’a permis de coller ensuite mes carreaux un par un, en reconstituant l’étoile de manière concentrique, donc de mieux jouer sur les dégradés de couleurs.

J’ai toujours trouvé qu’en matière de carrelage, le plus facile était le joint ! On commence par en passer une bonne couche, puis on attend un peu avant d’enlever le surplus avec une éponge humide. C’est là que le dessin apparaît vraiment sous les yeux, et c’est l’étape que je préfère.

Une fois le joint sec, j’étais assez hésitante sur la marche à suivre. Je ne voulais pas laisser la table comme cela, elle avait vraiment l’air inachevé. Il fallait que j’y mette au moins un peu de peinture, mais comment ? J’avais peur qu’un autre motif ne se marie mal avec l’étoile. Je me suis donc contentée de peindre le bord du plateau et de souligner la découpe des pieds avec un rouge brique rappelant le joint… et le fond de mon tapis. Pour ce faire, j’ai utilisé de la peinture acrylique Pébéo Déco, que je viens de découvrir et dont j’adore la texture, car elle me rappelle la gouache de mon enfance. En mélangeant les différentes teintes, on peut faire toutes les couleurs que l’on veut.

Après avoir passé une couche de vernis pour cuisines et salle de bains (qui résiste à l’eau) sur les zones peintes, j’ai mis la table dans le salon. Autant je trouvais que cette étoile bariolée ne payait pas de mine dans mon bureau, autant elle a pris tout son sens une fois près du tapis.

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