Encore une petite table marocaine

table

J’étais tellement contente de la petite table que j’avais décorée de mosaïques que je ne pensais qu’à en faire une autre. Longtemps, j’ai dû attendre, car AM-PM ne la commercialisait apparemment plus. Et un jour, surprise, elle était de retour au catalogue ! Chouette chouette chouette ! Après, comme souvent, elle a dû patienter le temps que je trouve l’inspiration… J’ai fini par le faire en feuilletant un volume de la précieuse, que dis-je ? l’irremplaçable collection Agile Rabbit de Pepin Press.

L’important dans la réalisation, c’était la précision, car ces entrelacs pleins de finesse ne souffrent pas l’à-peu-près. Ma démarche pour reproduire ce genre de dessin est un peu fastidieuse mais très efficace : imprimer le motif sur du papier calque (à partir du cédérom fourni avec le livre), repasser sur toutes les lignes sur l’envers du calque au crayon gras, en appuyant bien, puis fixer le calque sur la table, côté crayonné au contact du bois, et repasser en appuyant bien sur toutes les lignes avec un plioir ou un autre objet dur et arrondi. Le crayon est ainsi transféré sur le bois, comme une décalcomanie. La précision n’étant pas toujours parfaite, je garde toujours l’original sous les yeux lorsque je peins, pour coller le mieux possible au motif.

Mais après avoir transféré mon motif, je me suis aperçue que je ne l’avais pas bien centré. Vu le temps que prend le transfert, inutile de dire que je n’étais pas chaude pour tout refaire ! “Tant pis, me disais-je, si ce n’est pas bien centré, ça ne se verra peut-être pas trop…” Mmh, ce n’est pas le bon état d’esprit quand on tient vraiment à réussir ce qu’on fait, hein ? Et puis je ne voulais pas gâcher la table. J’ai donc décidé de dormir dessus (pas sur la table, mais sur l’idée, espérant que la nuit me porterait conseil). Le lendemain, j’ai vu ma table d’un œil neuf et j’ai tout effacé à la gomme ! Non seulement c’était moche, ce dessin pas centré, mais en plus le motif que j’avais choisi ne me plaisait plus.

J’ai donc recommencé toute l’opération avec un autre motif, bien centré cette fois et beaucoup plus fin à mon goût. Je n’ai ensuite plus eu qu’à le peindre avec de la Pébéo Déco noire, et, après séchage, à le recouvrir de deux couches de vernis “Acajou ciré” (je l’adore, celui-là, je m’en suis servie pour toutes les étagères de mon salon et, tenez-vous bien). Je suis ravie du résultat et je ne regrette pas du tout le temps perdu à recommencer !

table

Robe de plage brodée de perles

robe de plage

Bon, les vacances arrivent. Pour changer du paréo, j’ai décidé de continuer à explorer la forme kimono dans une robe de plage. J’en suis très contente, mais elle ne rend vraiment pas bien en photo… quel dommage !

C’est pour choisir le tissu que j’ai eu le plus de mal. Je voulais qu’il soit souple et un peu transparent, mais pas trop, et dans les bleus : pas trouvé. J’ai pourtant écumé tout mon cher magasin Bouchara… bernique. Les mousselines et les organzas étaient vraiment trop transparents, je cherchais un effet plutôt « translucide ». J’ai fini par me rabattre sur du crépon de coton genre froissé. Je n’aime pas, d’habitude, les tissus ayant un effet froissé, mais finalement je me suis faite à celui-là.

Partie sur ma nouvelle marotte des formes kimono, je me suis inspirée de celles que j’avais déjà employées pour mes vestes réversible et gansée, et j’ai crayonné le modèle de cette robe ample et confortable. Vous pouvez consulter et imprimer le patron gratuit dans la page des fiches à télécharger si le modèle vous tente.

La couleur étant un peu austère (je n’ai pas trouvé le bleu profond dont je rêvais), j’ai décidé d’améliorer les bordures des manches et du col par quelques lignes de paillettes et de perles posées au crochet de Lunéville (donc pas très bien, si vous avez suivi mes récents exploits). Le résultat me plaît bien. J’ai voulu rajouter des fleurs autour du col mais je manquais d’inspiration et tout ce que je faisais ne me plaisais guère, si bien que j’ai défait. Rien ne m’empêche d’y revenir.

Aïe, pendant mes vacances, j’ai porté cette robe tous les jours (elle est vraiment pratique et confortable) mais la dernière ligne perlée du col s’est défaite !!! Heureusement, j’avais un ouvrage de broderie avec moi (celui que je traîne à chaque voyage et auquel je ne fais que quelques points à chaque fois, si bien que vous n’êtes pas près de le voir) et j’en ai volé un fil pour stopper le drame. Il faut que je reprenne le crochet pour réparer mon erreur (ou, plus sûrement, refaire toute cette ligne). Bon, pour l’instant la robe est dans la bannette “à faire” avec les autres raccommodages, que je laisse s’empiler jusqu’à ce que cela vaille la peine de s’y mettre… ou que quelques jours de vacances au bord d’une plage ou d’une piscine se profilent à l’horizon !

robe de plage

Tenue de vélo décontractée

teinture

Il y avait un moment que je voulais lui faire un pantacourt pour pédaler au frais. Voici toute une tenue de cycliste estival !

Dans un joli coupon “mers du Sud”, j’ai réalisé le pantacourt d’après un patron Burda (numéro 8187) pas trop difficile à suivre, même s’il y a une ceinture rapportée accueillant deux rangs d’élastique plus une coulisse. Chez ma chère mercière, j’ai trouvé les embouts en plastique transparent réunissant les deux brins de la coulisse, et la coulisse elle-même, d’un beau turquoise qui collait tout à fait à mon tissu (rentrer la coulisse dans les embouts était un peu sportif mais j’ai finalement trouvé la technique : passer un fil à travers la coulisse, les deux brins du fil à travers l’embout, et tirer comme une malade, ça finit par passer).

Le turquoise des motifs batik de ce tissu m’a éblouie. Quelle bonne humeur dans cette couleur pétante ! Il aurait fallu un tee-shirt turquoise pour aller avec le pantacourt… Inutile de rêver en trouver en magasin tant que la couleur n’aura pas été déclarée à la mode par les sacro-saints bureaux de style… Comment faire ? Eh bien, figurez-vous que chez Dylon, ils l’ont justement, cette couleur, et magnifique avec ça ! Allez, c’était l’occasion rêvée pour me lancer enfin dans le tie and dye ! J’ai procédé suivant les instructions très bien faites du site, et hop, à la machine… Mais bon, petite déception à l’arrivée : en machine, ça teint trop bien. La teinture a pénétré opiniâtrement dans les nœuds et les motifs qui auraient dû rester en blanc sont presque invisibles. Mais bon, la couleur est belle et l’ensemble est très réussi au goût de mon cher et tendre ! Quand même, la prochaine fois, je le ferai dans une bassine. Pourvu que je ne tache pas toute la maison…

Je souffre !

broderie

J’en rêvais, de ce crochet de Lunéville ! Depuis que j’avais vu Brodeuses, il me picotait dans la tête comme un pic-vert insiste sur une branche. Mon petit mari s’en est ému et m’a offert pour la Saint-Valentin deux beaux livres sur la broderie de Lunéville, avec le crochet (vingt fois que je vous le dis, mamie Fée radote) ! J’ai mis du temps à me lancer mais voilà, j’ai pris un bout d’organza pour m’exercer et… au secours ! Je n’y arrive pas ! Ou alors avec beaucoup de peine !!! Le crochet ne tire que la moitié du fil à travers la toile, dont il accroche en revanche d’autres fils au passage, et si j’ai le malheur de m’énerver, il fait des trous ! Je sens qu’il va m’en falloir de la patience pour maîtriser cet outil… En attendant j’ai fini par terminer ce petit cœur, non sans force jurons. Pas la moindre idée de ce à quoi pourra servir ce petit exercice.

Bourse brodée façon Lesage

lesage

Les fioritures de Lesage font fantasmer la brodeuse autodidacte que je suis… Là ça y est, enfin, grâce au bouquin que mon petit mari m’a offert, je me suis lancée !

Avec le magnifique livre École Lesage chez vous, Lesage offre les perles et paillettes nécessaires à la confection d’un des ouvrages présentés. Je n’allais pas les bouder… Dommage, le tissu n’était pas fourni mais je n’ai pas eu trop de mal à me procurer chez Bouchara le satin et l’organza blanc dont j’avais besoin. En plus, comme il n’en fallait pas beaucoup, j’ai pu me rabattre sur le choix de coupons présenté au rayon mariage.

Petite déception, j’ai vite constaté que je n’allais pas m’essayer au crochet de Lunéville avec ce modèle, puisque toutes les perles et paillettes étaient posées à l’aiguille. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois !

Deuxième petite déception : ça a été trop vite fini ! Deux malheureuses petites soirées et c’était terminé ! Un plaisir de bien plus courte durée… ce qui signifie aussi que je n’ai rencontré aucune difficulté majeure. Les explications, notamment, étaient très claires.

En tout cas, le résultat n’est pas mal du tout. La bourse ressemble tout à fait au modèle photographié, je suis fière comme un pou !

lesage

Deux débardeurs en soie peinte à la main

débardeur

Voilà un gros chantier que j’hésitais depuis un moment à lancer : deux débardeurs, pour ma pitchoune et moi, en soie peinte à la main… où je ferais tout moi-même. Je me suis décidée, et avec beaucoup de patience, j’y suis arrivée !

J’ai choisi des patrons simples, cela valait mieux pour un premier essai de vêtement peint sur soie : des débardeurs faits de deux pièces de tissu, un dos et un devant. Après avoir taillé le patron sur papier et coupé des rectangles de soie de taille adaptée à mon patron, j’ai tracé les contours de chaque pièce sur la soie au crayon.

Après cela, le plus amusant fut de choisir le motif que j’allais peindre. Pour le petit débardeur, j’ai puisé dans Motifs de transfert pour enfants et j’ai imprimé avec mon ordinateur une sorte de gabarit que je n’ai eu qu’à décalquer. Je n’ai pas tout décalqué au crayon, il en aurait eu pour des heures ! Je me suis contentée de marquer au crayon quelques repères par-ci par-là au cas où le papier bougerait sous la soie (et il l’a souvent fait).

Pour le grand débardeur, je voulais des motifs polynésiens, mais je n’avais rien en stock dans mes divers livres et cahiers. J’ai longuement surfé sur le Net et j’ai fini par tomber sur un vendeur de paréos qui montrait quelques tissus. J’ai dupliqué l’image et l’ai assemblée du mieux que j’ai pu avec un logiciel de retouche, puis je l’ai imprimé en grand et scotchée directement sur l’envers de ma soie avant de décalquer les motifs à la gutta transparente.

C’est une fois lancée dans ce genre de travail qu’on s’aperçoit qu’il va y en avoir pour des heures et qu’il faudra mobiliser toute notre patience pour en venir à bout ! Mais finalement, avec un polar en fond sonore, le temps passe tout doucement et on finit par y arriver.

Une fois les motifs décalqués à la gutta et bien séchés, je suis passée à l’étape peinture. Cela a toujours été ma préférée, j’adore voir la peinture liquide filer sur la soie jusqu’au trait de gutta. Attention, pour que cela marche bien, il faut convenablement laver la soie avant usage, sans quoi l’apprêt l’empêche de se diffuser librement.

Lorsque la peinture a été sèche, je n’ai plus eu qu’à la fixer au fer sur l’envers avant de laver mes pièces à nouveau, ce qui a eu pour effet d’éliminer les traits de crayon et la gutta incolore, rendant à la soie toute sa souplesse.

Cela fait, l’étape montage a peut-être été la plus rapide : quelques coutures, quelques ourlets, une parementure de biais autour du cou, permettant de piquer une coulisse qui accueille un élastique pour ma princesse, un joli ruban de satin pour moi… et le tour est joué ! Il n’y a plus qu’à attendre l’été pour les porter.

J’ai réussi mon pari d’un vêtement entièrement peint à la main, je suis ravie et fière de moi d’avoir mené ce projet à bien jusqu’au bout. Je n’hésiterai pas à recommencer quand une nouvelle idée viendra me titiller. Peut-être pour un kimono ?

Blouse printanière

blouse

C’est moins austère que ce dont j’ai l’habitude et j’avoue que je me sens un peu fofolle et ridicule quand je la porte ! Mais, que voulez-vous… c’est le printemps.

J’avais aimé le côté fluide et transparent du tissu (je vous rassure, je porte cette blouse sur un petit débardeur !), les couleurs vives et les paillettes dorées discrètes. Pas trop mon genre, mais bon, je ne peux pas m’habiller constamment en gris et en noir. Mon petit mari, lui, m’aime en couleurs vives.

Le patron, c’est encore un Burda superfacile. Ce qu’il y a de chouette avec les coupes allemandes, même si elles manquent parfois de sophistication, c’est qu’on n’y est pas engoncée : leurs patrons sont coupés pour de véritables Européennes, et non pour des Japonaises fluides et dénuées de poitrine, comme certains des vêtements que l’on trouve dans le commerce. Je loge mon 42 à l’aise dans les patrons Burda, alors qu’il m’arrive d’acheter du 50 dans les vêtements de prêt-à-porter pour me sentir à l’aise… ce qui nécessite fatalement quelques retouches ici et là…

Aucun souci, donc, dans la réalisation, vu la simplicité du patron. Je ne me suis surtout pas embêtée à couper un biais pour faire la coulisse qui fronce le haut de la blouse, comme Burda le réclame systématiquement. Je trouve que cela gaspille beaucoup de tissu et que c’est casse-pieds à faire. Avec un joli ruban de satin, l’effet est parfait et instantané !

 

Veste de kimono gansée

veste

Voilà une veste toute simple et très facile à réaliser que, pour ma part, je trouve très élégante. Décidément, j’aime de plus en plus la forme kimono !

Je suis partie sensiblement du même patron que pour la veste kimono réversible que je vous présentais il y a quelque mois. Simplement, le col est légèrement moins échancré et les manches sont plus larges et plus courtes, ce qui augmente l’effet “japonisant”. J’ai utilisé un lainage pied-de-poule violet et noir très chic et très souple, qui conviendrait sans doute mieux pour un tailleur, mais j’aime bien le mélange des genres.

Au lieu de m’embêter avec un ourlet, j’ai tout simplement gansé les bords avec du ruban de satin noir. Ce n’est pas très compliqué à faire et ça donne un côté très soigné. Je porte ce kimono ouvert sur un petit corsage chinois en satin noir, ou sur un débardeur en soie noire, ou alors fermé par une jolie broche dorée, ou bien par une épingle de cravate ornée d’une jolie perle.

Pour celles qui le souhaitent, j’ai réalisé une fiche permettant de confectionner cette veste. Vous la trouverez dans la page du blog réservée aux fiches et patrons.

veste

Premier échange de mail-art

mail art

J’ai découvert en surfant le superbe blog d’une calligraphe qui parlait de mail-art. Elle a eu la gentillesse, en échange de mon com, de m’envoyer un vrai mail-art pour me mettre le pied à l’étrier. Le voici présenté sur son blog, que je vous mets en photo (c’est celui du dessus, ma réponse est en dessous). Du coup, je lui en ai fait un aussi, après avoir fini par mettre la main sur l’outil qui me manquait : un aérosol de colle permettant d’appliquer du tissu sur du papier… J’ai donc peint un carré de soie avec l’adresse et un motif, puis j’ai appliqué cette soie sur une feuille de papier. Je n’ai plus eu qu’à découper et coller pour faire cette enveloppe. Elle est arrivée à destination aujourd’hui. Merci à Cécile pour m’avoir fait découvrir le mail-art !

Encore un petit sac !

sac

Il y a longtemps que ça traînait : lorsque j’ai fait le gros sac de voyage de Marie-Claire Idées que j’ai présenté fin janvier, il me restait des fournitures et je m’étais juré d’en faire un plus petit assorti (j’avais même racheté les fermetures Éclair). Et puis j’ai laissé cela attendre des mois, comme souvent… Mais récemment j’ai pris de bonnes résolutions : terminer tous mes ouvrages de couture en souffrance avant d’entreprendre quoi que ce soit de nouveau ! Du coup, c’est sûr, il y aura beaucoup de couture dans mes pages de blog dans les semaines à venir… Le sac est fait, en tout cas ; j’en suis très contente : avec sa forme tout allongée, c’est l’idéal pour ranger mon tricot en voyage.