Carnet d’adresses relié et scrapbooké

scrapbooking

Oui, je sais, cinq ans, c’est un peu tôt pour faire des mondanités… mais ma puce est déjà souvent invitée à des anniversaires, et invite à son tour ses petites copines… Bref, il lui fallait un carnet d’adresses.

Eh oui, ce sont mes début en scrapbooking ! J’ai combiné cette technique avec celles de la reliure et du gaufrage pour réaliser ce carnet d’adresses plutôt kitch, mais tout à fait dans le goût de ma rosomaniaque.

J’ai utilisé des cartes à imprimer ivoire pliées en deux, les mettant l’une dans l’autre pour réaliser des cahiers de huit pages. La lettre du répertoire est gaufrée dans le coin supérieur droit de chaque page (j’ai utilisé un pochoir alphabet pour Shapeboss trouvé sur Ebay).

Ensuite, j’ai réuni les cahiers en les cousant selon la technique habituellement utilisée en reliure, un peu casse-pieds mais pas vraiment difficile à faire, et c’est beaucoup plus solide qu’une reliure collée.

J’ai utilisé le modèle de couverture que le préfère : trois morceaux de carton gris (deux plats et un dos) recouverts de papier, du Canson vieux rose pour le dos et les coins, du papier vergé ivoire pour les plats. Dès qu’on a l’habitude, c’est l’affaire d’une heure ! Mais il faut absolument posséder un plioir pour faire un travail propre, surtout au niveau des coins.

Avec un peu de ruban rose, j’ai fait un lien pour fermer le carnet.

C’est pour la déco que je me suis lâchée, avec des petits décors autocollants de scrapbooking et une étiquette gaufrée avec le même pochoir qu’à l’intérieur. Tout ce rose et ces fleurettes ont enchanté mon apprentie princesse !

Tenue de sport pour poupée

Quand j’ai découvert la poupée Claire, dans Marie-Claire Idées, je me suis dit : “Quelle bonne idée ! Comme ce sera amusant de faire des petits vêtements de poupée avec mes restes de laine et de tissu ! Je ne manquerai plus un numéro du journal et quand j’aurai constitué une belle garde-robe à cette poupée, je l’offrirai à ma fille. Elle sera ravie !”

Bonne résolution…

Je me suis donc dépêchée de commander la poupée et, lorsque je l’ai reçue, j’ai immédiatement confectionné la première tenue proposée, ce petit ensemble sport ou plage, avec des chutes de laine et le tissu d’un bas de survêtement. En effet je suis de petite taille et je coupe toujours 15 à 18 cm de mes pantalons pour pouvoir les porter ; je ne jette jamais ces morceaux de tissu qui me servent entre autres à… rallonger les pantalons de ma fille qui, elle, est tout en longueur !!!

Mais, bonne résolution… pas tenue…

Après cela, incapable d’attendre trois mois le modèle suivant, je me suis amusée à inventer une robe du soir avec des chutes de mohair provenant d’un twin-set très élégant que ma mère avait confectionné pour moi (ci-dessous). Après quoi… eh bien, l’enthousiasme est retombé, j’ai rangé la poupée et ses quelques vêtements dans sa petite valise et je me suis remise à mes ouvrages de broderie et de layette. Depuis, je n’ai rien fait pour Claire ! J’en rougis de honte lorsque je vois le travail superbe qu’on fait certaines d’entre vous pour elle, notamment Mamie Cocotte qui a présenté une superbe robe le 27 février.

poupée

Plastron en grosse laine pour cycliste frileux

écharpe

Encore lui ! Le mari cycliste a encore frappé ! Il continue à se plaindre du froid, ma parole, cette petite nature… et allègue de ses vingt kilomètres quotidiens en forêt pour menacer de jouer bientôt les dames aux camélias si je ne l’aide pas à protéger sa fragile gorge.

Il lui fallait donc quelque chose de chaud pour porter sous ses vêtements, qui protège le thorax et le cou. D’après ça description, ça ressemblait au rejeton bâtard d’un bavoir et d’une écharpe…

Tandis que le modèle s’ébauchait plus ou moins tout seul dans ma tête, j’ai commencé par plonger mon nez dans mes catalogues où j’ai trouvé cette grosse laine d’une belle couleur rouge vif légèrement chiné (je craque pour tout ce qui est chiné, pas vous ? et je regrette que cela existe peu en laines fines genre laines à layette… si quelqu’un ou quelqu’une connaît des marques qui en font, j’attends avec impatience vos bonnes adresses !). Elle se tricote avec des aiguilles numéro 6, alors je savais que cela monterait vite !

Bon, j’ai commencé par faire un rectangle (avec une petite bande de côtes torsadées au bas pour dire que j’y avais mis tout de même une touche de fantaisie, et puis pour éviter que ça roulotte). Qui s’est divisé en deux après avoir atteint la longueur nécessaire pour former deux écharpes à enrouler autour du cou pour fixer le plastron. Au bout des écharpes, encore un bout de côtes. J’ai envisagé de belles franges mais me suis dit qu’elles risquaient de se prendre dans la fermeture Éclair d’un éventuel blouson et que j’aurais des plaintes. Avec cette grosse laine, deux ou trois soirs devant la télé et il a eu son “plastron”.

Au bout de quelques jours, il s’est plaint que ledit plastron s’enroulait sur lui-même… J’ai donc relevé quelques mailles sur les côtés pour rajouter deux bandes de côtes. Depuis, je n’ai pas eu d’autre plainte, mais on ne sait jamais ! Le cycliste est râleur !

Gilet jacquard pour bébé

gilet

Mon cher époux s’est vu offrir un second neveu par sa radieuse sœur. Pour ma part, c’est une occasion de plus de tricoter de la layette, alors tant mieux !

Justement, nous étions allés rendre visite à de très chers amis à Bordeaux. C’est une ville que je ne connais pas, à une exception près : c’est là que se trouve la boutique Gil & Puce où je commande habituellement mes kits par téléphone. Une visite s’imposait ! Et cela valait le coup, car la boutique est adorable et propose aussi des laines et modèles pour femme que je ne connaissais pas.

Le modèle, c’est moi qui l’ai choisi, mais c’est mon amie bordelaise qui a décidé des couleurs. Elle s’en est plutôt bien tirée, non ?

Je ne suis pas spécialement douée pour le jacquard, et là, avec les rangées de point mousse en plus, j’ai souffert ! Malgré plusieurs rangs défaits et refaits, il y a des différences d’une pièce à l’autre du travail. On n’en est pas encore au stade “bourré d’erreurs” mais pas loin quand même… Bon, j’ai décidé que le résultat était tout de même très mignon. On verra ce qu’en dira ma belle-sœur !

Allons, plus qu’une petite veste à terminer pour ma pitchoune, une layette de naissance pour le bébé à venir de mon amie d’Irlande, et je vais pouvoir me remettre à la broderie… Je sais, je sais, j’en fais trop, des projets.

tricot

Bavette bien faite pour roue de vélo

bavette

Nous avons récemment pu offrir à notre pitchoune un “vélo suiveur”, autrement appelé “girafe” ou “troisième roue”. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est un demi-vélo d’enfant (demi-cadre, guidon, selle, roue arrière, pédalier et dérailleur à vitesses) que l’on attache derrière un vélo d’adulte. Cela permet des balades en ville sans inquiétude et des promenades qui peuvent s’éterniser un peu sans entendre toutes les deux minutes : “Quand est-ce qu’on est arrivés ? Fatiguée !”

Un petit bémol : en cas de pluie, cette position est très exposée aux projections de boue… Après avoir écumé en vain les magasins, mon petit mari m’a donc demandé une bavette semblable à celles des camions qui pendrait devant sa roue arrière et récupèrerait les giclettes de boue à la place de la figure rose de notre tête blonde.

Question matière, il fallait du souple et du résistant, de préférence résistant à l’eau et à la boue ; j’ai d’abord pensé à de la toile cirée. Mon cher époux m’en a rapporté un coupon de la droguerie voisine, dans un superbe imprimé vert pomme avec coquelicots rouges. Ça irait sûrement très bien sur une table de jardin ou éventuellement de cuisine (et encore : si l’on m’en croit, cela n’irait nulle part), mais sur un vélo d’homme… Bof, je ne trouvais pas cela très discret. J’ai alors pensé à des chutes de skaï récupérées chez ma grand-mère (je ne jette rien, elle non plus !). Elles étaient destinées à renforcer les genoux de pantalons d’enfant, mais leur couleur marron n’avait aucune chance de séduire ma petite rosomaniaque. De plus, elles me semblaient plus épaisses et plus souples que la toile cirée.

Question patron, facile, il voulait un rectangle, “avec un système qui permette de lui donner une forme”, et puis aussi “un moyen de la fixer sur le garde-boue arrière”. J’ai pieusement relevé ses cotes et taillé un rectangle auquel j’ai fait un ourlet tout simple sur les quatre côtés : dans l’ourlet des côtés les plus longs, qui n’était pas fermé, il n’avait qu’à glisser deux bouts de fil de fer pour “donner une forme” à sa convenance. En haut, j’ai ajouté deux boutonnières permettant de l’attacher au garde-boue… mais il a finalement décidé de ne pas s’en servir.

Souvent mari varie, bien folle est qui s’y fie !

L’essentiel est qu’il soit content de sa bavette…

Une pochette pour transporter une chemise

pochette

Mon petit mari fait ses vingt kilomètres aller-retour chaque jour pour se rendre à son cher bureau (ce qui, en passant, lui fait des jambes de rêve)… il lui arrive donc de temps en temps de lui demander de mettre mes aiguilles diverses et variées à son service.

Un trajet de dix kilomètres à bonne allure, autant le faire confortablement habillé ; ensuite, pas question de passer la journée dans une chemise imbibée de transpiration ! Mon chéri préfère donc porter un tee-shirt, tant qu’il pédale et n’enfile chemise et cravate qu’une fois arrivé au bureau. Et il m’a demandé une pochette pour transporter sa chemise pliée et repassée sans la froisser.

chemise

Une fois la chemise repassée, il la replie autour d’un carton matelassé et recouvert de papier par mes soins, pour qu’elle reste bien en forme.

La voici pliée !

chemise

La pochette a été réalisée dans ma matière préférée, un lainage anthracite. J’ai rigidifié les côtés par deux cartons eux aussi recouverts d’un beau papier (je ne peux pas m’empêcher de préférer que les choses soient bien faites et agréables à l’œil).

pochette

Il n’y a plus qu’à glisser la chemise entre ces deux cartons et à bien clore la pochette grâce à sa fermeture en Velcro. Elle est prête à voyager dans les meilleures conditions !

pochette

Petit détail, les cartons sont fixés à travers les côtés de la pochette par un rivet façon jean. Les coutures sont faites au point élastique sur l’extérieur de la pochette, ce qui lui donne une ligne plus affûtée.

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Tirelires et boîtes à rêves

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Pendant que j’essayais de maîtriser le tournage, une idée de cadeau m’est venue…

Il s’agissait de travailler sur des formes arrondies et fermées. J’ai tourné cette série de tirelires de tailles et de formes différentes. Elles ont été colorées par deux couches d’engobe au cobalt, décorées d’un mot tracé au crayon à l’oxyde, puis recouvertes d’un émail transparent.

Restons authentique : ce sont de vraies tirelires, c’est-à-dire qu’il faut les briser pour récupérer leur contenu ! Et c’est une faïence épaisse qui sera dure à casser. La motivation devra donc être au rendez-vous… et de mon côté, il faut un peu de lâcher-prise pour admettre que ce que j’ai mis tant de temps à créer, et si péniblement, est voué à être détruit.

Le principe de la boîte à rêves ? Ce n’est pas une tirelire comme les autres. La boîte à rêves est destinée à être offerte aux enfants à partir de six ans, c’est-à-dire l’âge où l’on commence l’apprentissage de l’écriture. Il faut ensuite encourager l’enfant à écrire sur de petits papiers ses rêves et ses désirs, ce qu’il voudra réaliser une fois adulte, des vœux, des promesses, des paris, etc. S’il est capable de patience, c’est une fois adulte – pourquoi pas lors d’une étape importante de sa vie comme le mariage, le fait de devenir parent ? – qu’il brisera la boîte pour lire le contenu des petits papiers. Quelques surprises seront certainement au rendez-vous !

poterie

Boîtes en bois peintes

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Lorsque je me suis offert ce cahier de motifs de transferts pour enfants (vous le retrouverez dans ma bibliothèque), j’aimais vraiment le graphisme des différents dessins mais je ne savais pas trop quoi en faire…

C’est en fouinant dans mon Graphigro (celui de la rue Vaugirard à Paris) que j’ai trouvé l’idée, avec ces boîtes toutes légères en écorce et cette mallette à peindre. Je venais de craquer pour des pots de Pébéo Déco : cette peinture acrylique est vraiment géniale et je l’avais à peine découverte. Ce fut l’occasion de tester ses couleurs dites “antiques”, je me suis régalée.

Après avoir scanné les motifs, je les ai imprimés à la bonne taille sur un papier calque. J’ai tracé le motif au crayon sur une face et, retournant le papier et repassant sur les lignes avec un capuchon de stylo arrondi, j’ai reporté le motif sur le bois comme une décalcomanie. Une fois les contours redessinés avec soin au crayon, je n’ai plus eu qu’à m’amuser à mélanger les couleurs et peindre tranquillement. Après ça, une couche de vernis et hop ! j’avais une série de boîtes pour ranger mon maquillage et mes produits de beautés. Cela me permet de les laisser sur une étagère, à portée de main, sans “offenser” la vue…

boîte

Sac de voyage

sac

J’adore les sacs, en faire et en acheter (j’ai parfois honte, d’autant que je suis largement assez pourvue). Dans un vieux numéro de Marie-Claire Idées, celui-là m’a tapé dans l’œil : j’ai adoré le mélange de tweed très masculin et de tissu à fleurs très Miss Marple !

Comme d’habitude, c’est chez Bouchara que j’ai trouvé mon bonheur. Ce n’est pas donné et il n’est pas toujours évident de mettre la patte sur une vendeuse, mais ils ont des tissus à tomber.

Pas de souci particulier pour la réalisation, sauf qu’il faut faire preuve de patience. Chaque pièce doit en effet être coupée en pas moins de quatre exemplaires : tissu, thermocollant, molleton, doublure ! Et ces petits travaux préparatoires (dessiner et couper le patron, couper et marquer les pièces) sont ceux que j’aime le moins en couture, pas vous ? Après, vers la fin du montage, lorsqu’il faut poser la fermeture Éclair et placer la doublure, c’est aussi un peu épineux, mais je m’en suis sortie.

J’en suis d’autant plus ravie que je n’y ait passé que deux (longues) après-midi de travail, et que c’est un bon gros sac de contenance volumineuse : j’y mets tous mes ouvrages en attente… et ils sont nombreux… je sais, ce n’est pas une bonne habitude d’acheter des fournitures pour un nouvel ouvrage quand on en a des douzaines en attente. Mais bon, c’est ma petite compulsion personnelle.

Veste kimono réversible

veste

Je ne suis pas douée pour la couture dès qu’il s’agit de moi… ou en tout cas c’est ce que je croyais. Cette veste kimono plutôt réussie va me faire changer d’avis !

Je ne sais pourquoi je n’arrive pas à coudre pour moi-même. Pour ma fille, pas de problème : pantalons, blouses, robes, pyjamas, et même un peignoir de bain… Mais dès que j’essaie de coudre un vêtement pour moi je résultat est atroce (quand j’ai le courage d’aller au bout).

C’est pourquoi je me suis intéressée aux patrons carrés de type kimono. Comme, par ailleurs, mes formes plutôt rondes me poussent vers les vêtements amples, cela faisait un moment que j’avais envie de me faire une belle veste de kimono…

En surfant sur le Web que je suis tombée sur ce blog. Il y avait une suggestion pour le patron, que je n’ai pas eu de mal à adapter aux dimensions de ma tunique préférée.

Pour la matière, je suis allée une fois de plus fouiner chez Bouchara. Je voulais faire un modèle complètement réversible, dans des tissus contrastés, et je suis tombée sur ce magnifique satin chinois. Pour un premier kimono, cela s’imposait ! Pour aller avec, j’ai voulu quelque chose de très sobre et j’ai choisi une flanelle gris anthracite (j’adore les lainages gris anthracite, ils mettent si bien en valeur la moindre touche de couleur ! et en plus ils sont agréables à travailler).

Vu la rectitude du patron, la réalisation n’a pas été difficile. Pour avoir un modèle réversible, on fait le vêtement une fois dans chaque tissu avant de bâtir les deux vêtements ensemble endroit contre endroit, au niveau de l’ouverture du devant. Ensuite, on les met l’un dans l’autre, on replie le bas des manches à l’intérieur et on pique le bord. Pour le bas, je n’ai pas piqué les deux tissus ensemble mais séparément, cela évite les tiraillements.

Je ne me suis pas souciée d’un quelconque système de fermeture. Dans un vêtement réversible, ce n’est pas vraiment simple ! Je me contente de l’attacher devant avec une broche (quand je ne décide pas tout simplement de le porter), en repliant éventuellement les bords pour faire un col montrant le tissu intérieur.

Décidément, ce modèle me plaît ! J’ai hâte de l’adapter différemment. Par exemple avec des manches beaucoup plus larges comme pour un vrai kimono. Ou pourquoi pas une version en soie peinte ?

Pour celles et ceux qui le souhaitent, j’ai réalisé une fiche permettant de confectionner cette veste. Vous la trouverez dans la page des fiches gratuites et patrons.

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