Dessous de verre brodés

broderie marocaineÀ présent qu’elle les a et que je ne risque plus de lui gâcher la surprise – car c’est une de mes fidèles lectrices – je peux vous les montrer ! C’était une commande de mon amie Laurence, et je l’ai finie juste à temps pour son anniversaire… Sachant Laurence très attachée à sa culture, je me suis inspirée pour les réaliser de fragments de l’ouvrage Broderies marocaines qui, comme son nom ne l’indique pas, présente non pas des broderies traditionnelles marocaines, mais des ouvrages au point de croix inspirés de motifs arabes.

Tenue de naissance brodée

broderie

On ne fait jamais des ouvrages follement sophistiqués en taille naissance. Sans doute estime-t-on que c’est bien de la peine pour des vêtements qui ne seront portés que quelques semaines ou, au mieux, quelques mois. Mais je trouve cela si mignon, et pourquoi ne pas recycler ensuite ces ouvrages en habits de poupon pour la grande sœur ? D’ailleurs, il faut également penser que c’est souvent dans ses premières semaines qu’un nourrisson reçoit le plus de visites dont il est l’exclusif point de mire (qui se soucie vraiment des parents après une naissance… ?), normal qu’il soit vêtu comme un roi !

Voilà donc une petite tenue en voile de coton chocolat trouvé avec ses boutons de nacre assortis sur le très beau site Entrée des fournisseurs (je vous l’avais dit que j’étais dans ma période turquoise et chocolat), inspirée d’un pantalon tout simple et d’une jolie brassière dénichés dans le magnifique Intemporels pour bébés. Les finitions n’étaient pas aussi impeccables que j’aurais pu le souhaiter, mais j’ai habilement « détourné le regard » en ajoutant deux oiseaux brodés tirés du non moins magnifique Broderies viking, donc brodés au point de tige et au point très rares mais très beau (et pas bien difficile, je vous le promets) caractéristique de notre chère Tapisserie de Bayeux. Les Normandes s’y reconnaîtront peut-être !

oiseau brodé

Ne réveillez pas le chat qui dort…

layette

Et une petite brassière de naissance, une ! Pour aller avec cet ensemble rouge body + salopette acheté chez DPAM… La layette, ce n’est pas que du tricot, même si on trouve moins facilement des patrons – surtout en taille naissance. Si l’une de vous a une bonne adresse, je suis preneuse !

Il me restait de ce lainage anthracite que j’adore et que j’achète par kilos entiers (j’exagère à peine). Mais oui, les bébés aussi ont le droit de porter des tons foncés ! Surtout si on joue le contraste avec une couleur bien pétante, comme ce rouge par exemple.

J’ai exhumé de mes placards un livre qui date de ma première grossesse : Ouvrages pour Bébé. Des patrons très simples que l’on peut customiser à plaisir…

Ici, j’ai choisi un chat en laine feutrée appliqué à l’aiguille, agrémenté de quelques points de broderie pour les moustaches et les « Z Z Z ». Chut, il dort ! Ne le réveillez pas. Une bordure au point de feston apporte encore un peu de couleur. Génial, le point de feston, pour personnaliser un petit vêtement ! En plus, c’est rapide et facile à faire !

Deux petits nœuds de ruban rouge ferment la brassière dans le dos. Pour qui cet amour de premier vêtement ? Devinez !

Tunique tricotée et brodée

tunique

Je porte depuis des années une tunique sans manches en coton que ma mère m’a tricotée sur un modèle de La Droguerie. J’y suis tellement bien que j’ai longtemps eu envie de la “recopier”… c’est chose faite.

En ces temps de minitops près du corps montrant le nombril, je l’apprécie particulièrement, cette tunique ample et confortable, dans laquelle je n’ai jamais eu trop chaud ni jamais craint les regards indiscrets sur mes petits bourrelets (hum). Il était bien naturel d’en vouloir une autre. Oui mais, je n’ai plus le patron ! Qu’à cela ne tienne ; j’ai étalé la tunique sur mon lit et j’en ai pris le dessin et les mesures.

Je commence à loucher vers les fils Katia, bien qu’elle soit assez mal distribuée en France : si l’on compare à Bergère de France et Phildar, qui ont des sites où l’on peut commander à peu près toutes les références, Katia se laisse mollement distribuer dans les merceries ou sur certains sites qui ne proposent que quelques-uns de ses nombreux types de fibre. Quel dommage !

Mais j’ai tout de même eu le temps de me laisser séduire par la Katia Bamboo que distribue ma mercière, et j’en ai pris une dizaine de pelotes pour réaliser cette tunique.

J’avais prévu d’agrémenter cette tunique d’une petite broderie sur le côté, mais tout le temps que j’ai tricoté les deux morceaux, l’inspiration n’a pas été au rendez-vous. Puis j’ai eu l’occasion de me faire deux pantalons confortables pour l’été en jersey à côtes gris, et j’ai eu envie d’une broderie grise contrastante pour aller avec. Le moment venu de sortir l’aiguille, j’ai finalisé le projet en m’inspirant d’un motif floral tiré de Chinese Patterns, un de mes nombreux opus de la collection Agile Rabbit de Pepin Press.

Si ce modèle vous tente, n’hésitez pas à télécharger la fiche permettant de le réaliser sur la page de fiches à télécharger

broderie

Robe de plage brodée de perles

robe de plage

Bon, les vacances arrivent. Pour changer du paréo, j’ai décidé de continuer à explorer la forme kimono dans une robe de plage. J’en suis très contente, mais elle ne rend vraiment pas bien en photo… quel dommage !

C’est pour choisir le tissu que j’ai eu le plus de mal. Je voulais qu’il soit souple et un peu transparent, mais pas trop, et dans les bleus : pas trouvé. J’ai pourtant écumé tout mon cher magasin Bouchara… bernique. Les mousselines et les organzas étaient vraiment trop transparents, je cherchais un effet plutôt « translucide ». J’ai fini par me rabattre sur du crépon de coton genre froissé. Je n’aime pas, d’habitude, les tissus ayant un effet froissé, mais finalement je me suis faite à celui-là.

Partie sur ma nouvelle marotte des formes kimono, je me suis inspirée de celles que j’avais déjà employées pour mes vestes réversible et gansée, et j’ai crayonné le modèle de cette robe ample et confortable. Vous pouvez consulter et imprimer le patron gratuit dans la page des fiches à télécharger si le modèle vous tente.

La couleur étant un peu austère (je n’ai pas trouvé le bleu profond dont je rêvais), j’ai décidé d’améliorer les bordures des manches et du col par quelques lignes de paillettes et de perles posées au crochet de Lunéville (donc pas très bien, si vous avez suivi mes récents exploits). Le résultat me plaît bien. J’ai voulu rajouter des fleurs autour du col mais je manquais d’inspiration et tout ce que je faisais ne me plaisais guère, si bien que j’ai défait. Rien ne m’empêche d’y revenir.

Aïe, pendant mes vacances, j’ai porté cette robe tous les jours (elle est vraiment pratique et confortable) mais la dernière ligne perlée du col s’est défaite !!! Heureusement, j’avais un ouvrage de broderie avec moi (celui que je traîne à chaque voyage et auquel je ne fais que quelques points à chaque fois, si bien que vous n’êtes pas près de le voir) et j’en ai volé un fil pour stopper le drame. Il faut que je reprenne le crochet pour réparer mon erreur (ou, plus sûrement, refaire toute cette ligne). Bon, pour l’instant la robe est dans la bannette “à faire” avec les autres raccommodages, que je laisse s’empiler jusqu’à ce que cela vaille la peine de s’y mettre… ou que quelques jours de vacances au bord d’une plage ou d’une piscine se profilent à l’horizon !

robe de plage

Je souffre !

broderie

J’en rêvais, de ce crochet de Lunéville ! Depuis que j’avais vu Brodeuses, il me picotait dans la tête comme un pic-vert insiste sur une branche. Mon petit mari s’en est ému et m’a offert pour la Saint-Valentin deux beaux livres sur la broderie de Lunéville, avec le crochet (vingt fois que je vous le dis, mamie Fée radote) ! J’ai mis du temps à me lancer mais voilà, j’ai pris un bout d’organza pour m’exercer et… au secours ! Je n’y arrive pas ! Ou alors avec beaucoup de peine !!! Le crochet ne tire que la moitié du fil à travers la toile, dont il accroche en revanche d’autres fils au passage, et si j’ai le malheur de m’énerver, il fait des trous ! Je sens qu’il va m’en falloir de la patience pour maîtriser cet outil… En attendant j’ai fini par terminer ce petit cœur, non sans force jurons. Pas la moindre idée de ce à quoi pourra servir ce petit exercice.

Bourse brodée façon Lesage

lesage

Les fioritures de Lesage font fantasmer la brodeuse autodidacte que je suis… Là ça y est, enfin, grâce au bouquin que mon petit mari m’a offert, je me suis lancée !

Avec le magnifique livre École Lesage chez vous, Lesage offre les perles et paillettes nécessaires à la confection d’un des ouvrages présentés. Je n’allais pas les bouder… Dommage, le tissu n’était pas fourni mais je n’ai pas eu trop de mal à me procurer chez Bouchara le satin et l’organza blanc dont j’avais besoin. En plus, comme il n’en fallait pas beaucoup, j’ai pu me rabattre sur le choix de coupons présenté au rayon mariage.

Petite déception, j’ai vite constaté que je n’allais pas m’essayer au crochet de Lunéville avec ce modèle, puisque toutes les perles et paillettes étaient posées à l’aiguille. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois !

Deuxième petite déception : ça a été trop vite fini ! Deux malheureuses petites soirées et c’était terminé ! Un plaisir de bien plus courte durée… ce qui signifie aussi que je n’ai rencontré aucune difficulté majeure. Les explications, notamment, étaient très claires.

En tout cas, le résultat n’est pas mal du tout. La bourse ressemble tout à fait au modèle photographié, je suis fière comme un pou !

lesage

Mon premier boutis !

boutis

Cela faisait longtemps que je voulais essayer cette technique. J’avais acheté un kit au salon Créations et Savoir-Faire pour m’y initier il y a presque deux ans, mais j’ai mis du temps à m’y mettre, car j’étais noyée dans le tricot…

C’est vrai que pour apprendre, rien de mieux qu’un kit. Celui que j’ai acheté aux Boutis de Lucie est mignon et tout simple, et je l’ai transformé en coussin à aiguilles. J’ai promis-juré à mon petit mari de ne pas acheter de fournitures pour de nouveaux ouvrages tant que j’aurais des encours, mais j’ai hâte de pouvoir créer mes propres modèles ! J’ai une idée de plaid pour bébé, chut ! Je vous en parlerai plus tard.

En tout cas, contrairement à ce que je craignais, le boutis n’est pas une technique insurmontable, ni très compliquée. En revanche, il y faut beaucoup de soin et de patience. Les explications du kit étaient très claires et je n’ai eu aucune mauvaise surprise. Non seulement j’ai terminé cet ouvrage assez vite (prudente, j’avais décidé de commencer par quelque chose d’assez petit), mais je suis extrêmement fière du résultat. Me voilà séduite par le boutis.

Housse pour épée chinoise

housse pour épée

Le tai-chi-chuan, je ne connais rien de mieux pour oublier ses soucis ; j’en sors toujours gonflée à bloc. Depuis le début de l’année, nous avons commencé un enchaînement à l’épée, particulièrement ludique ! Mais voilà, mon cours de tai-chi, j’ai l’habitude de m’y rendre à bicyclette… qui sait comment transporter une épée sur un vélo ? Ni une, ni deux, je me suis fait une housse (hum, je vous rassure, cela a pris plus de temps que de compter jusqu’à deux, d’où l’absence de posts ces derniers jours !) pour la porter en bandoulière.

Comme souvent, à la base, il y a eu une visite à mon magasin Bouchara préféré. J’y ai trouvé un beau lainage gris anthracite (une matière dont je raffole, ne me demandez pas pourquoi, même si je m’en sers généralement pour n’importe quoi sauf des vêtements…) : 50 cm ont suffi. Plus une doublure noire toute simple. Enfin, j’ai traîné au rayon des fournitures de broderie et j’ai fini par choisir des rubans de soie très fins à broder et des fils DMC assortis.

J’ai commencé par prendre un crayon, une règle et du papier pour dessiner le plan. J’ai fait une forme simple et géométrique, en trois pièces : le “corps” de la housse à tailler en double ; le rabat pour la fermer ; une petite poche à coudre sur la face non brodée pour mettre mes clés et ma pièce d’identité, que je dois toujours emporter où que j’aille.

Ensuite il a fallu tailler dans les divers tissus : le lainage, la toile thermocollante, le molleton, la doublure… J’ai coupé deux longues bandes de lainage que j’allais doubler de biais pour faire la bandoulière.

Le plus agréable, c’était la broderie, bien sûr. Je me suis inspirée d’un très beau livre sur la broderie au ruban qui ne propose pas de très nombreux modèles à réaliser, mais explique en revanche très précisément les diverses techniques, avec des dessins bien faits : impossible de se tromper.

J’ai commencé par reporter les volutes sur le lainage à main levée avec un feutre magique blanc. Pratique, ces feutres qui s’effacent en quelques heures sans faire de tache sur le tissu ! En revanche, il ne faut pas traîner. Durant le travail de broderie, j’ai dû redessiner le motif au fur et à mesure. Mais bon, rien de bien grave, je me contentais d’une ligne directrice.

Eh bien, cette première tentative de broderie au ruban est plutôt pas mal, je suis contente de moi 🙂 C’est vrai qu’il faut être minutieux, mais je n’ai pas rencontré de difficultés particulières et le résultat est vraiment très gratifiant.

Après cela, il n’y a plus eu qu’à assembler les pièces avec des épingles (j’avoue que je suis très paresseuse et prends rarement le temps d’assembler avec du fil de bâti : je sais, ce n’est pas très bien) et les piquer à la machine. L’accumulation des couches nécessaires à la solidité et à la rigidité de l’ensemble m’a fait craindre pour mon aiguille mais pas du tout, c’était épais mais pas dur : le lainage, c’est une merveille pour cela !

Le plus dur dans tout cela a été de remettre la housse à l’endroit. C’est toujours délicat de retourner une forme aussi allongée mais là, avec les épingles (dans mes doigts !), les voisins ont dû m’entendre pousser quelques cris…

C’est terminé. J’ai pu étrenner ma housse hier, sur le vélo, et tout s’est passé sans le moindre problème ! En garde !

Petit cartable brodé

cartable brodé

C’est encore pour ma fille que j’ai travaillé cette fois. Une petite veinarde, me direz-vous ? Il se trouve que c’est quand même plus rapide de faire des choses pour les enfants, surtout des vêtements, car ils sont plus petits et les gosses sont moins exigeants sur les finitions 😉

Nous en avions carrément assez de la voir prendre chaque jour un pyjama différent dans son tiroir. Je voulais une housse à pyjama mais je n’en ai guère vu dans les magasins (c’est étonnant, d’ailleurs). Passé de mode… Je n’ai pas hésité longtemps à la faire moi-même.

En fait, j’ai acheté un petit cartable tout fait en lin au rayon décoration de la jardinerie de Gally, qui est merveilleusement bien fourni en ce qui concerne la broderie, mais je sais qu’on trouve des petits sacs en lin à broder de toutes les couleurs chez Bouchara.

Pour le diagramme, je l’ai trouvé sur le site de DMC, où il y a un assez bon choix de petites grilles de point de croix gratuites. En revanche, je n’ai pas acheté de fils cette fois-ci, car c’était un petit motif et je suis déjà à la tête d’une assez belle collection d’échevettes. Lorsque je n’avais pas la bonne référence, je me fiais au nuancier pour trouver une couleur assez proche, voilà tout.

Ce qui est embêtant avec ces petits sacs quand on a pris comme moi la mauvaise habitude de travailler des deux côtés de l’ouvrage, c’est que d’une part il faut œuvrer « la tête en bas », c’est-à-dire retourner le diagramme et l’ouvrage, et que d’autre part on passe son temps à rentrer la main au fond du sac et l’enlever. Je veux bien faire l’effort pour un petit motif comme celui-là, mais pour un grand, pas question !