Une idée de cadeau de Noël

support portable

Je suppose que vous êtes toutes comme moi, déjà très occupé(e)s à préparer vos cadeaux de Noël… Avez-vous remarqué qu’il est difficile de trouver quelque chose pour plaire à ces messieurs ? Je viens d’imaginer pour moi – mais cela convient aussi tout à fait à un gentleman – ce “support berlingot à portable”… qui me permet de voir d’un coup d’œil ce qu’il se passe sur l’écran, c’est-à-dire l’heure (oui, je me sers de mon portable comme d’une horloge) et le nom des personnes qui m’appellent. Certes, ce genre de gadget existe déjà dans le commerce, mais je trouve que le mien a une forme originale, permet d’utiliser les chutes de tissu, et surtout il est vraiment facile à faire. Du coup, je range un peu toujours mon portable au même endroit et je ne passe plus mon temps à le chercher. Avouez que cela pourrait tenter quelqu’un de votre connaissance ? De plus, il ne faut qu’une petite heure de travail pour le faire et ce bricolage ne nécessite que très peu de fournitures… Là, je vous sens intéressé(e)s…  Bien sûr, les plus créatifs et les plus créatives ne se priveront pas de le personnaliser : broderie, ajout de boutons, perles ou dentelle, voire patchwork, tout est possible !

J’ai fait un petit pas à pas que vous pouvez télécharger dans la page des fiches gratuites et patrons.

Tenue de naissance brodée

broderie

On ne fait jamais des ouvrages follement sophistiqués en taille naissance. Sans doute estime-t-on que c’est bien de la peine pour des vêtements qui ne seront portés que quelques semaines ou, au mieux, quelques mois. Mais je trouve cela si mignon, et pourquoi ne pas recycler ensuite ces ouvrages en habits de poupon pour la grande sœur ? D’ailleurs, il faut également penser que c’est souvent dans ses premières semaines qu’un nourrisson reçoit le plus de visites dont il est l’exclusif point de mire (qui se soucie vraiment des parents après une naissance… ?), normal qu’il soit vêtu comme un roi !

Voilà donc une petite tenue en voile de coton chocolat trouvé avec ses boutons de nacre assortis sur le très beau site Entrée des fournisseurs (je vous l’avais dit que j’étais dans ma période turquoise et chocolat), inspirée d’un pantalon tout simple et d’une jolie brassière dénichés dans le magnifique Intemporels pour bébés. Les finitions n’étaient pas aussi impeccables que j’aurais pu le souhaiter, mais j’ai habilement « détourné le regard » en ajoutant deux oiseaux brodés tirés du non moins magnifique Broderies viking, donc brodés au point de tige et au point très rares mais très beau (et pas bien difficile, je vous le promets) caractéristique de notre chère Tapisserie de Bayeux. Les Normandes s’y reconnaîtront peut-être !

oiseau brodé

Pour la rentrée…

bourse

Je ne sais pas si vous le savez, mais LE must cette année au CP, c’est de jouer aux billes (pour le plus grand bonheur de mon Homme qui déteste le plastique et les gadgets japonais). J’ai “emprunté” la citrouille de Mamie Cocotte, en réduisant les mesures, pour réaliser cette bourse bien pratique : une fois qu’elle est ouverte, on voit toutes les billes d’un seul coup d’œil ! Je n’ai eu que des compliments de la part de la destinataire…

Et dans le même tissu, une trousse/pot à crayons : rien de plus facile ; il y a un tube en carton au fond pour qu’elle tienne debout une fois ouverte. La trousse en elle-même n’est qu’un cylindre du diamètre de mon tube de carton, avec un fond (pour les calculs, n’oubliez pas la vieille rengaine scolaire : “La circonférence est toute fière d’être égale à 2ΠR”…), et une coulisse en haut. La maîtresse n’a pas fait de commentaire.

Recyclage de… nuisette !

blouse

Mes lecteurs et lectrices assidu(e)s connaissent mon goût pour le recyclage de chemises, mais j’ai récemment fait une incursion dans le coffre où je range mes pyjamas et j’ai sorti trois ou quatre bricoles à recycler… Pour commencer, j’ai taillé cette petite blouse (toujours le même patron Burda Easy, je ne m’en lasse pas !!!) dans une nuisette en voile de coton léger et tout fin, imprimé de petits chats. Ma pupuce est ravie. Dommage, l’hiver arrive et il n’y avait pas assez de tissu dans cette nuisette pour tailler des manches longues… En revanche, j’ai récupéré la coulisse qui servait de bretelles pour les fronces du cou. Il n’y a pas plus paresseuse que moi, et il coulera de l’eau sous le pont Mirabeau avant que vous ne m’attrapiez à tailler une longue coulisse ou un biais dans du tissu !

Sacoche en laine

sacoche

Mon chéri et moi-même venons de fêter notre anniversaire de mariage… Or, sept ans, ce n’est pas seulement le moment de la réflexion, ce sont aussi les noces de laine ! Il a donc eu droit à une petite sacoche pratique à suspendre à l’épaule, pour les jours où il ne lui serait pas utile d’emporter un gros sac à dos. Incontournable, le motif du cycliste en laine feutrée, inspiré d’un dessin du talentueux Sempé dans son magnifique album Raoul Taburin. Si votre homme aime la petite reine, ce sera une idée de cadeau ! Mieux, renseignez-vous et profitez d’une des nombreuses séances de dédicace de Sempé, histoire de faire personnaliser votre présent d’un petit dessin autographe.

sacoche

Ne réveillez pas le chat qui dort…

layette

Et une petite brassière de naissance, une ! Pour aller avec cet ensemble rouge body + salopette acheté chez DPAM… La layette, ce n’est pas que du tricot, même si on trouve moins facilement des patrons – surtout en taille naissance. Si l’une de vous a une bonne adresse, je suis preneuse !

Il me restait de ce lainage anthracite que j’adore et que j’achète par kilos entiers (j’exagère à peine). Mais oui, les bébés aussi ont le droit de porter des tons foncés ! Surtout si on joue le contraste avec une couleur bien pétante, comme ce rouge par exemple.

J’ai exhumé de mes placards un livre qui date de ma première grossesse : Ouvrages pour Bébé. Des patrons très simples que l’on peut customiser à plaisir…

Ici, j’ai choisi un chat en laine feutrée appliqué à l’aiguille, agrémenté de quelques points de broderie pour les moustaches et les « Z Z Z ». Chut, il dort ! Ne le réveillez pas. Une bordure au point de feston apporte encore un peu de couleur. Génial, le point de feston, pour personnaliser un petit vêtement ! En plus, c’est rapide et facile à faire !

Deux petits nœuds de ruban rouge ferment la brassière dans le dos. Pour qui cet amour de premier vêtement ? Devinez !

Robe de plage brodée de perles

robe de plage

Bon, les vacances arrivent. Pour changer du paréo, j’ai décidé de continuer à explorer la forme kimono dans une robe de plage. J’en suis très contente, mais elle ne rend vraiment pas bien en photo… quel dommage !

C’est pour choisir le tissu que j’ai eu le plus de mal. Je voulais qu’il soit souple et un peu transparent, mais pas trop, et dans les bleus : pas trouvé. J’ai pourtant écumé tout mon cher magasin Bouchara… bernique. Les mousselines et les organzas étaient vraiment trop transparents, je cherchais un effet plutôt « translucide ». J’ai fini par me rabattre sur du crépon de coton genre froissé. Je n’aime pas, d’habitude, les tissus ayant un effet froissé, mais finalement je me suis faite à celui-là.

Partie sur ma nouvelle marotte des formes kimono, je me suis inspirée de celles que j’avais déjà employées pour mes vestes réversible et gansée, et j’ai crayonné le modèle de cette robe ample et confortable. Vous pouvez consulter et imprimer le patron gratuit dans la page des fiches à télécharger si le modèle vous tente.

La couleur étant un peu austère (je n’ai pas trouvé le bleu profond dont je rêvais), j’ai décidé d’améliorer les bordures des manches et du col par quelques lignes de paillettes et de perles posées au crochet de Lunéville (donc pas très bien, si vous avez suivi mes récents exploits). Le résultat me plaît bien. J’ai voulu rajouter des fleurs autour du col mais je manquais d’inspiration et tout ce que je faisais ne me plaisais guère, si bien que j’ai défait. Rien ne m’empêche d’y revenir.

Aïe, pendant mes vacances, j’ai porté cette robe tous les jours (elle est vraiment pratique et confortable) mais la dernière ligne perlée du col s’est défaite !!! Heureusement, j’avais un ouvrage de broderie avec moi (celui que je traîne à chaque voyage et auquel je ne fais que quelques points à chaque fois, si bien que vous n’êtes pas près de le voir) et j’en ai volé un fil pour stopper le drame. Il faut que je reprenne le crochet pour réparer mon erreur (ou, plus sûrement, refaire toute cette ligne). Bon, pour l’instant la robe est dans la bannette “à faire” avec les autres raccommodages, que je laisse s’empiler jusqu’à ce que cela vaille la peine de s’y mettre… ou que quelques jours de vacances au bord d’une plage ou d’une piscine se profilent à l’horizon !

robe de plage

Tenue de vélo décontractée

teinture

Il y avait un moment que je voulais lui faire un pantacourt pour pédaler au frais. Voici toute une tenue de cycliste estival !

Dans un joli coupon “mers du Sud”, j’ai réalisé le pantacourt d’après un patron Burda (numéro 8187) pas trop difficile à suivre, même s’il y a une ceinture rapportée accueillant deux rangs d’élastique plus une coulisse. Chez ma chère mercière, j’ai trouvé les embouts en plastique transparent réunissant les deux brins de la coulisse, et la coulisse elle-même, d’un beau turquoise qui collait tout à fait à mon tissu (rentrer la coulisse dans les embouts était un peu sportif mais j’ai finalement trouvé la technique : passer un fil à travers la coulisse, les deux brins du fil à travers l’embout, et tirer comme une malade, ça finit par passer).

Le turquoise des motifs batik de ce tissu m’a éblouie. Quelle bonne humeur dans cette couleur pétante ! Il aurait fallu un tee-shirt turquoise pour aller avec le pantacourt… Inutile de rêver en trouver en magasin tant que la couleur n’aura pas été déclarée à la mode par les sacro-saints bureaux de style… Comment faire ? Eh bien, figurez-vous que chez Dylon, ils l’ont justement, cette couleur, et magnifique avec ça ! Allez, c’était l’occasion rêvée pour me lancer enfin dans le tie and dye ! J’ai procédé suivant les instructions très bien faites du site, et hop, à la machine… Mais bon, petite déception à l’arrivée : en machine, ça teint trop bien. La teinture a pénétré opiniâtrement dans les nœuds et les motifs qui auraient dû rester en blanc sont presque invisibles. Mais bon, la couleur est belle et l’ensemble est très réussi au goût de mon cher et tendre ! Quand même, la prochaine fois, je le ferai dans une bassine. Pourvu que je ne tache pas toute la maison…

Deux débardeurs en soie peinte à la main

débardeur

Voilà un gros chantier que j’hésitais depuis un moment à lancer : deux débardeurs, pour ma pitchoune et moi, en soie peinte à la main… où je ferais tout moi-même. Je me suis décidée, et avec beaucoup de patience, j’y suis arrivée !

J’ai choisi des patrons simples, cela valait mieux pour un premier essai de vêtement peint sur soie : des débardeurs faits de deux pièces de tissu, un dos et un devant. Après avoir taillé le patron sur papier et coupé des rectangles de soie de taille adaptée à mon patron, j’ai tracé les contours de chaque pièce sur la soie au crayon.

Après cela, le plus amusant fut de choisir le motif que j’allais peindre. Pour le petit débardeur, j’ai puisé dans Motifs de transfert pour enfants et j’ai imprimé avec mon ordinateur une sorte de gabarit que je n’ai eu qu’à décalquer. Je n’ai pas tout décalqué au crayon, il en aurait eu pour des heures ! Je me suis contentée de marquer au crayon quelques repères par-ci par-là au cas où le papier bougerait sous la soie (et il l’a souvent fait).

Pour le grand débardeur, je voulais des motifs polynésiens, mais je n’avais rien en stock dans mes divers livres et cahiers. J’ai longuement surfé sur le Net et j’ai fini par tomber sur un vendeur de paréos qui montrait quelques tissus. J’ai dupliqué l’image et l’ai assemblée du mieux que j’ai pu avec un logiciel de retouche, puis je l’ai imprimé en grand et scotchée directement sur l’envers de ma soie avant de décalquer les motifs à la gutta transparente.

C’est une fois lancée dans ce genre de travail qu’on s’aperçoit qu’il va y en avoir pour des heures et qu’il faudra mobiliser toute notre patience pour en venir à bout ! Mais finalement, avec un polar en fond sonore, le temps passe tout doucement et on finit par y arriver.

Une fois les motifs décalqués à la gutta et bien séchés, je suis passée à l’étape peinture. Cela a toujours été ma préférée, j’adore voir la peinture liquide filer sur la soie jusqu’au trait de gutta. Attention, pour que cela marche bien, il faut convenablement laver la soie avant usage, sans quoi l’apprêt l’empêche de se diffuser librement.

Lorsque la peinture a été sèche, je n’ai plus eu qu’à la fixer au fer sur l’envers avant de laver mes pièces à nouveau, ce qui a eu pour effet d’éliminer les traits de crayon et la gutta incolore, rendant à la soie toute sa souplesse.

Cela fait, l’étape montage a peut-être été la plus rapide : quelques coutures, quelques ourlets, une parementure de biais autour du cou, permettant de piquer une coulisse qui accueille un élastique pour ma princesse, un joli ruban de satin pour moi… et le tour est joué ! Il n’y a plus qu’à attendre l’été pour les porter.

J’ai réussi mon pari d’un vêtement entièrement peint à la main, je suis ravie et fière de moi d’avoir mené ce projet à bien jusqu’au bout. Je n’hésiterai pas à recommencer quand une nouvelle idée viendra me titiller. Peut-être pour un kimono ?

Blouse printanière

blouse

C’est moins austère que ce dont j’ai l’habitude et j’avoue que je me sens un peu fofolle et ridicule quand je la porte ! Mais, que voulez-vous… c’est le printemps.

J’avais aimé le côté fluide et transparent du tissu (je vous rassure, je porte cette blouse sur un petit débardeur !), les couleurs vives et les paillettes dorées discrètes. Pas trop mon genre, mais bon, je ne peux pas m’habiller constamment en gris et en noir. Mon petit mari, lui, m’aime en couleurs vives.

Le patron, c’est encore un Burda superfacile. Ce qu’il y a de chouette avec les coupes allemandes, même si elles manquent parfois de sophistication, c’est qu’on n’y est pas engoncée : leurs patrons sont coupés pour de véritables Européennes, et non pour des Japonaises fluides et dénuées de poitrine, comme certains des vêtements que l’on trouve dans le commerce. Je loge mon 42 à l’aise dans les patrons Burda, alors qu’il m’arrive d’acheter du 50 dans les vêtements de prêt-à-porter pour me sentir à l’aise… ce qui nécessite fatalement quelques retouches ici et là…

Aucun souci, donc, dans la réalisation, vu la simplicité du patron. Je ne me suis surtout pas embêtée à couper un biais pour faire la coulisse qui fronce le haut de la blouse, comme Burda le réclame systématiquement. Je trouve que cela gaspille beaucoup de tissu et que c’est casse-pieds à faire. Avec un joli ruban de satin, l’effet est parfait et instantané !