J’ai pris mes aiguilles et quelques pelotes de fil fantaisie (filé main, bien sûr !) pour ajouter des mitaines tricotées aux modèles feutrés que j’ai déjà en stock. Elles sont chaudes, douces et toutes mimis !

Un brin de folie soufflera sur mon stand : quatre petits sacs pleins de peps, très girly, pas vraiment hivernaux, pour se faire plaisir toute l’année… Ils sont crochetés en fil fantaisie et doublés, avec une poche intérieure pour les objets de petite taille. Tout moelleux, ils protégeront efficacement le précieux smartphone des chocs !


Lorsque Jeanne, pour qui je travaille souvent (merci Jeanne ! ;-), m’a avoué qu’elle s’était mise au tricot, je n’ai pas pu résister au plaisir de lui fabriquer un fil rien que pour elle. Vous me connaissez, l’appel du rouet est une des choses auxquelles j’ai le plus de mal à résister… Comme je venais de recevoir la blending board dont je vous parlais hier, j’ai fait une série de rolags en essayant de deviner ses couleurs d’après les vêtements que je lui vois porter. Ils sont tout en délicatesse, mais je n’ai pu m’empêcher d’ajouter un peu de “kibrille” (ce que mon Petit Prince appelle des “poils de poisson”, après avoir vu un poisson sur l’étiquette d’un paquet d’angelina que j’avais acheté chez un fournisseur pour… fabricants de mouches de pêche !). Dans mes nappes à filer ou feutrer, je cherche plutôt les effets de texture, mais pour mes rolags, je veux que les fibres soient très bien étirées pour se filer facilement, même pour faire du fil très fin, alors la seule manière d’ajouter du peps, c’est d’y mettre des fibres brillantes ! Toutefois, on les voit rarement sur les photos.


Voilà plusieurs fois qu’on me les demande, j’ai donc finalisé un projet qui me permet de proposer, à ceux et celles qui n’osent pas se lancer, des petites initiations au travail des fibres naturelles animales : teinture, filage, tissage et feutrage. Mon but est de montrer qu’il n’y a pas forcément besoin de beaucoup de connaissances et de matériel pour se lancer et prendre plaisir à jouer avec les couleurs et les textures. Après mûre réflexion, j’ai fait le choix du cours uniquement individuel, qui permet vraiment d’orienter les activités pratiquées selon le goût de chaque stagiaire. Tout le matériel et les matières premières sont compris dans le prix. Eh bien, qui se laissera tenter ? 😉
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J’ai dû vous le cacher un moment, le temps de l’offrir à sa destinataire ! Ce qui m’a plu, c’est la texture obtenue grâce au double retors de ce fil un peu spécial. En effet, il est fait d’un premier retors déséquilibré où le filé main s’enroule autour d’un simple fil à coudre ; puis d’un second retors navajo “tout simple” 😉 (j’ai photographié trois bobines pour illustrer les trois stades du filage). Autant dire que cela raccourcit considérablement le métrage et demande une certaine patience. Pourtant, je ne regrette pas une seule des 38 petites heures passées sur cet ouvrage ! Le résultat est très amusant sous les doigts et fut terriblement agréable à tisser : finalement, j’y ai pris du plaisir de bout en bout. Pour rester soigneuse jusque dans les petits détails, j’ai bordé le plaid d’un biais de soie teint à la main… qui est, malgré ce que la photo tente de vous faire croire, plus mauve que rose.

Voilà qui est fait, grâce entre autres au temps de filage que j’ai pu m’accorder à l’occasion du Tour de Fleece, toutes les fibres cardées lors de l’épisode 1 que je vous dévoilais en mai sont filées ! Je me suis même offert le luxe de leur adjoindre un petit écheveau de fil assorti, légèrement plus gros, retordu avec un fil métallisé vert très discret (un peu trop, en fait…). Il est destiné à apporter une touche de fantaisie dans le tissage.

C’est avec une des deux très belles nappes dégradées que m’a offertes Midian que j’ai filé cet écheveau, retordu en navajo pour conserver le dégradé. Il est lui aussi extrêmement doux, j’en ai de la chance en ce moment ! Je m’attaque à la seconde nappe pour faire un autre écheveau à peu près identique. Je parie que certain(e)s d’entre vous ont déjà deviné ce que je compte en faire…


Suite aux restrictions de la Seconde Guerre mondiale, certains crémiers ou BOF (beurre-œufs-fromage) indélicats “mouillaient” le lait. C’est-à-dire qu’ils le coupaient d’eau pour en avoir plus à vendre… Quand j’ai obtenu ces 200 g d’alpaga d’un merveilleux coloris beige argenté lors d’un échange, j’ai décidé de le “couper”, moi aussi, pour en avoir plus ! J’avais une soie tussah coloris naturel d’un ton très approchant, alors j’ai cardé ces deux fibres ensemble dans une proportion de 50-50. Le résultat : un fil gonflant, moelleux, très doux, dont j’adore la couleur et qui aura, une fois tissé ou tricoté, un très beau tomber, je pense.

C’est aussi la continuation de ma “saga d’un vêtement tissé”… Entre deux écheveaux de mon Tour de Fleece, je glisse un des quatre gros écheveaux que je destine à mon mystérieux tissage. Voici donc une partie du “deuxième épisode” de cette saga que je vous livrerai en entier quand tous mes écheveaux seront terminés.