C’est parti pour mon premier Tour de Fleece…

Cet événement organisé sur Ravelry propose une véritable “cure” de filage rythmée par les étapes du Tour de France. Grosso modo, il s’agit de pédaler en même temps (plus ou moins…) que les coureurs.

Bon, pour ma part, je ne pédale pas vraiment puisque j’embarque sur mon rouet électrique ! C’est un peu comme faire le Tour avec un vélo assisté… 😀 Très utile dans les cols !

Bon, sérieusement, comme je passerai une partie de ce temps de pédalage en vacances, où j’emmène ce petit rouet pratique et peu encombrant, je me suis inscrite dans l’équipe Ashford et je filerai sans pédaler, voilà tout.

Voici tout mon stock de fibres, pensez-vous qu’il me tiendra trois semaines ? Hu hu ! Je ne vais sans doute pas avoir le temps de filer tout cela mais, qui sait, il ne faudrait pas courir le risque de manquer… Je réserve le filage du lin cardé dans des couleurs automnales pour le jour du challenge. Vous reconnaîtrez au passage une nappe dégradée bleu et gris de la collection “Précieuses” signée Midian Création, et les nappes dont le filage est en cours pour un certain projet dont je n’ai levé qu’un coin du voile.

La saga d’un vêtement tissé, épisode 1 : cardage

cardage

J’ai le projet de tisser un vêtement tout entier (chaîne et trame) ; pour cela il va me falloir beaucoup de fil… J’ai commencé par carder 600 g de mon mélange favori (80% mérinos extrafin de chez DHG, 20% soie) en huit nappes presque pareilles mais tout de même différentes 😉

Je viens de me mettre devant mon rouet, je crois qu’il va vous falloir patienter pour voir ce gros tas filé et retordu – je dirais entre 20 et 30 heures – puisque je vise un minimum de 300 m pour chaque écheveau de 150 g. Qui aurait cru que je passerais autant de temps à faire des maths ? C’est l’effet “tissage”, ça !

“Prickly Rose”, un fil de luxe

filage mawatas silk hankies

J’avais besoin d’une star dans ma boutique ! Il m’a fallu plus de 50 heures de travail pour venir à bout de cet écheveau… Je me suis inspirée de la fleur “Prickly Rose” et c’est donc ainsi que je l’ai baptisé, mais il aurait tout aussi bien pu s’appeler “Patience”, vu le temps que j’ai mis à filer et retordre ces 150 g de mawatas (aussi nommés mouchoirs de soie ou silk hankies). Je suis tout de même contente du résultat (presque 1 500 m), qui permettra de tricoter un grand châle tout entier sans avoir à faire un seul nœud ni raccord. La texture un peu rustique des mawatas me plaît aussi, elle permet d’apporter à ce fil de l’originalité sans perdre les avantages de la soie : brillant, douceur, tomber. La couleur a été difficile à rendre en photo, ce n’est pas réellement un uni : le rose a de légères nuances cuivrées. Je me demande si l’acquéreur voudra le tricoter ou le tisser, car le fil est archisolide et ira aussi bien en chaîne qu’en trame ; les “grumeaux” dus à la texture des mawatas rendraient bien en tissage, je pense.

filage mawatas silk hankies filage mawatas silk hankies filage mawatas silk hankies

Une ceinture de grossesse douce, douce, douce…

ceinture tissée

Quand ce bébé est attendu de longue date, quand on a patienté longtemps avant de pouvoir le “mettre en chantier”, quelle fête que de pouvoir enfin arborer un joli bidon rond ! Elle est difficile, l’attente du moment où on va enfin rencontrer cette petite personne qui s’apprête à changer radicalement notre vie… Pour patienter, quoi de plus normal que de vouloir se faire plaisir et peut-être d’attirer un peu l’attention sur cette partie de notre anatomie ? 😉

La ceinture de grossesse n’est pas toujours indispensable, mais elle apporte du chic à la tenue : pas question de dissimuler comme il y a cent ans cette “situation intéressante”. Là, le luxe est à l’honneur puisque j’ai commencé par teindre de la soie tussah très douce, que j’ai filée au rouet, puis tissée, puis coupée, puis cousue… Bon, ça a l’air long comme ça, mais cela ne demande pas une énorme quantité de tissu donc cela ne représente en fait “que” huit heures de travail 🙂

ceinture tissée ceinture tissée ceinture tissée

Barrette à cheveux… en cheveux

filage

Je ne suis pas la seule fileuse à me proclamer “poule de luxe” et à refuser catégoriquement de filer des fibres rêches… cette fois, j’ai pris le contre-pied et filé ce qu’il y a de plus affreux sous les doigts, du moins à ma connaissance (je n’ai pas encore essayé le fil de fer barbelé 😉 : le cheveu humain ! L’occasion était trop belle, ma Princesse s’en faisant couper une belle longueur, j’ai carrément filé des mèches entières et fait un retors à deux brins. Quelle horreur ! Ce fil est assez beau car il est bien brillant, mais qu’est-ce qu’il pique ! J’ai détesté ce contact ! Je lui ai pourtant crocheté une grosse fleur qu’elle porte en barrette… Mais je ne renouvellerai sûrement pas l’expérience.

filage filage

Un écheveau sorti des enfers !

filage

C’est au fin fond des enfers, me dit-elle, que Midian est allée arracher pour moi cette nappe aux tons de feu… Une fois transformée en un fil dentelle précieux et scintillant, elle me rappelle pourtant plutôt mon cher Sahara. C’est donc le nom que je lui donnerai… mais merci quand même à Midian d’avoir pris tous ces risques, avec l’aide de Dame Piranha bien sûr 😉

Je profite du sujet pour vous signaler que cette grande spécialiste du fil dentelle filé main sera présente à Paris le 1er juin pour un pub spinning étincelant, auquel participeront également le “papa” et la “maman” de Dame Piranha – alias la merveilleuse cardeuse Finest électrique – Otto et Joanne Strauch, également de passage à Paris à cette date ! Venez nombreux !

filage

filage

Surteinture, mon amour

filage

Ce n’est pas moi qui ait surteint cette mèche de blue faced leicester oatmeal, mais Muriel, du Jardin des fibres ! J’aime beaucoup la possibilité que nous offre la teinture de poser des couleurs sur une fibre naturelle non blanche, ou sur une fibre déjà teintée. Le résultat a toujours plus de profondeur qu’une teinture sur du blanc. J’ai beaucoup aimé ce mélange très doux de bleus et de violets et je l’ai retordu en navajo pour conserver les sections de couleurs…

La saga d’une écharpe : filage

filage

Le marché de Noël étant passé, je peux reprendre plus sereinement mes projets en suspens. J’avais envie de tisser une écharpe ou une étole avec deux fils assortis, en faisant un effet de carreaux. Dommage, j’ai oublié de photographier les nappes, mais voici les écheveaux qui sortent tout juste du blocage : on ne le croirait pas, pourtant ils ont exactement la même composition (80% mérinos, 15% soie, 5% angora) et sont fait des mêmes couleurs. Seuls deux coloris ne sont pas présents dans la même proportion. Ce sont donc des écheveaux “cousins”… presque frères… que je m’apprête à tisser 🙂

Un fil, un châle

châle wingspan

En feuilletant rapidement le blog, je me suis aperçue que je ne vous avais jamais montré ce fil en mérinos de Rambouillet issu d’une mémorable séance de teinture avec les copines… Il me plaisait beaucoup et j’ai plusieurs fois essayé de le tricoter, mais les projets choisis ne lui convenaient pas. Étonnant comme, parfois, ces sacrées fibres vous dictent leur loi !

Finalement, il a trouvé le modèle de châle qu’il lui fallait et j’ai pu en utiliser la totalité pour réaliser le Wingspan. Un petit couvre-épaules tricoté facile à faire et amusant… et en plus, il existe une traduction française !

châle wingspan