Étole “Loch Ness”

étole en feutre peinte

Pour participer au “défi celtique” proposé par ALM pour le mois d’août, j’ai réalisé cette étole en feutre de laine et soie peinte à la main. Elle représente le plus beau lac des Highlands, et bien sûr je n’ai pas oublié d’incruster un petit “Nessie” ! Je suis ravie du résultat, car c’était la première fois que j’essayais de teindre à la main les fibres après et non avant les avoir feutrées. Elles ont très bien pris la teinture, la soie apportant des nuances particulières.

Je suis certaine de ne pas remporter le défi, car les gagnants sont ceux qui recensent le plus de votes : ayant présenté ma création le dernier jour, je n’ai aucune chance ! Pas grave, je suis si contente de l’avoir réussie que je m’en satisfais pleinement. Sa beauté ne se révèle pas vraiment en photo, mais toutes les personnes qui ont pu la voir et la toucher “en vrai” m’en ont fait de grands compliments. Je suis sûre qu’elle sera une des vedettes de mon marché de Noël, si je réussis à y participer ! (Tant pis pour la modestie…)

étole en feutre peinte étole en feutre peinte

Dans la foulée, j’ai fait une autre étole du même genre, mais dans le thème “Tout feu, tout flamme”… avec quelques pincées de glitz pour faire scintiller encore plus la couleur. Elle figurera dans la boutique dès ce soir.

étole en feutre peinte

Sur mes aiguilles…

tricot modulaire

Il était tellement beau, l’écheveau laine et soie en retors navajo que Zouzou m’a offert, que je me suis précipitée pour le tricoter sans même le prendre en photo ! Affreuse bévue ! Heureusement, vous pouvez le voir sur sa page Flickr

Toujours est-il que j’ai quand même hésité sur la technique à choisir pour garder les merveilleuses séquences de couleurs ménagées par le retors navajo… et puis, mais c’était sûr, depuis le temps que je me posais des questions, il fallait bien m’y mettre ! au tricot modulaire.

Je ne savais pas du tout ce que c’était mais j’avais vu de belles photos, donc… j’ai sorti mes aiguilles et j’ai tenté le coup ! Et j’ai arraché tous mes beaux cheveux ! Si si, je me promène chauve à l’heure qu’il est (merci Zouzou) !

Bref, c’est pas si simple que ça… et surtout c’est pas simple à défaire, donc mieux vaut se concentrer et travailler au calme. Après deux douzaines de carrés, je pense commencer tout juste à piger le truc. Le principe ? travailler en petits modules que l’on alterne, comme une sorte de patchwork, sauf qu’il n’y a ni coutures à faire, ni mailles à relever : tout fonctionne sur un principe de diminutions et d’augmentations. Regardez le résultat, est-ce que ça ne vaut pas le coup de se balader chauve ? Je n’ai plus qu’à me faire un nouveau chapeau 😉

Tableau tissé

tapisserie

Quand Flore m’a offert ce cadre à tapisserie/tissage Ashford, je me suis retrouvée comme une poule devant un couteau… Pas la moindre idée de la façon dont on devait s’en servir… En plus, j’avais déjà mon adorable Knitter’s Loom ?

J’ai laissé s’écouler quelques semaines (bon, OK, quelques mois) le temps de voir venir l’inspiration… Elle a commencé à pointer mais je ne savais toujours pas de quelle manière on était supposer tisser dans ce cadre sans peigne ! J’ai surfé un peu sur YouTube, en vain, rien de probant – ou plutôt, rien qui me plaise. Pourtant, ça commençait à urger, car la matière s’accumulait dans mon petit panier !

D’abord, j’avais teint de la mèche de laine que j’avais séparée en quatre avant de la filer pour produire quatre textures différentes : d’abord la mèche laissée telle quelle ; puis un fil simple brin, irrégulier ; un fil à deux brins en retors andin ; un fil à trois brins en retors navajo… J’avais aussi mis de côté des chutes de tissu turquoise. Et j’avais crocheté quelques motifs que j’avais peints ensuite.

Bref, abandonnant l’idée de trouver la méthode infaillible, je me suis armée d’une longue aiguille de tapissier et d’un petit crochet, et j’ai entortillé tous mes matériaux autour de la chaîne de soie teinte que j’avais tendue sur le cadre (opération très facile avec ce genre de matériel !). Je ne suis pas mécontente du résultat, même s’il manque un peu d’audace (par ici, les spectateurs trouvent que ça manque de contraste dans les couleurs). Il reste tranquillement sur son cadre accroché au mur, comme un tableau, en attendant la prochaine inspiration (hi hi, j’ai déjà commencé à réunir quelques petites choses…) ! Je n’ai plus qu’à dire un grand merci à Flore…

tapisserie

L’arc-en-ciel, c’est aujourd’hui !

teinture laine artisanale

La première session du Bar à teindre a lieu aujourd’hui. Je suppose que tous ceux et celles qui n’auront pas pu nous rejoindre, à cause d’un emploi du temps chargé ou de l’éloignement géographique, penseront à nous très fort… Faute d’avoir été sur place, ils trouveront bientôt quelques beaux écheveaux teints dans ma boutique d’A Little Mercerie, c’est promis ! Notamment celui-ci, mon dernier en date, un fil à chaussettes (il y en a assez pour tricoter une paire, je vous rassure) en mérinos traité contre le feutrage, avec un peu de nylon pour plus de solidité.

Un peu plus loin avec les “dreadlaines”…

dreadlocks

J’ai refait des “dreadlaines” pour ma boutique, et comme il me restait de l’eau savonneuse, j’ai aussi fait quelques mèches frisottées et teintes pour les utiliser, cette fois, en franges pour une écharpe ! Bientôt je tenterai un collier sautoir, j’adore travailler ces mèches souples que je peins après feutrage, au pinceau, je ne me lasse pas d’explorer les mille possibilités qu’elles offrent.

Le tout est en vente sur la boutique (pub ! ;-)).

écharpe

Nouvelle crise de tie & dye !

tie & dye

Cela faisait un moment que je m’intéressais à la teinture du coton (y a pas que la laine dans la vie) et des fibres végétales comme le bambou… Mais toutes mes merveilleuses teintures Dupont ne pouvaient rien y faire… Fallait une nouvelle batterie d’armes redoutables ! J’ai voulu tester les teintures Jacquard Procion, balayant une mauvaise expérience datant d’un certain temps, car je ne trouvais pas très pratiques les petites capsules de Dylon. Je me suis donc offert le kit des couleurs de base, plus un pot de noir, vendu sous la forme d’un kit pour teindre des tee-shirts. En plus, j’aime ça, le tie & dye, moi qui ne suis pas du tout à la mode !;-)

Donc j’ai envoyé l’Homme dans son magasin de sport favori acheter des tee-shirts blancs à la taille de nos chères têtes blondes, et nous avons occupé un dimanche matin au pliage/nouage des tee-shirts et à leur teinture (après avoir pieusement regardé le DVD fourni). Ces produits ne se fixant pas à la chaleur, ils ont été enveloppés dans du plastique et laissés au repos 24 heures avant qu’on puisse les rincer et les laver… Le résultat était tellement pas mal du tout que l’Homme m’a fait remarquer aigrement : “Et pourquoi tu n’as pas fait ça avec des tee-shirts à notre taille, à nous ?” Clairement, c’est la prochaine étape !

tie & dye

Un petit parfum de Moyen Âge

bourse tricotée

Il y a longtemps qu’ils sont dans mes cassettes, ces deux écheveaux : ils datent très précisément de la rencontre du filage 2009. Lors de la traditionnelle loterie, j’avais gagné deux magnifiques écheveaux de Filorence, une artiste très douée et très modeste, qui a les “doigts verts” pour les teintures naturelles. En plus, à cette occasion, elle avait pris le temps de me montrer le beau carnet (grimoire ?) où elle note ses recettes et colle ses échantillons. Moi qui n’ai ni l’espace, ni la nature environnante, ni la patience (… la science ?) de m’y mettre, je suis émerveillée par les teintures naturelles. Ce jour-là, elle m’a dit avec simplicité, et je n’ai cessé de constater depuis qu’elle avait raison : “… et en plus, c’est fascinant, toutes les couleurs se marient parfaitement”.

Quelques minutes après, je remportais à la loterie ces deux écheveaux de fils teints naturellement, l’un très naturel mais un peu fou, l’autre carrément royal. C’est simple, à chaque fois que je l’admire, je vois Philippe le Bel arpentant les arcades marchandes du Louvre (non non, je ne suis pas du tout accro aux Rois maudits, qu’est-ce donc qui vous fait penser ça ?).

Du coup, quand je me suis enfin sentie capable de les transformer, je suis restée sur une forme très simple, pas tout à fait la fameuse aumônière médiévale chère à mon cœur, non, une petite bourse pour se promener dans les allées du Louvre dans les pas de Philippe, juste assez accueillante pour y glisser une babiole qui m’aurait tentée au détour d’une échoppe…

bourse tricotée

Étole nuno et shibori

étole feutre nuno

Il suffit de feuilleter Shibori Designs & Techniques pour avoir envie de se jeter à corps perdu dans la technique à fils noués. Il y faut surtout de la patience ; personnellement, je n’en ai pas beaucoup, mais je compense avec un entêtement de vieille bique (si si ;-).

Pour réaliser cette étole, j’ai commencé par teindre en rouge un bout de soie et quelques grammes de laine.

étole feutre nuno étole feutre nuno

Une fois ma soie sèche, j’ai fait des petits nœuds selon la technique dite “kumo”. J’étais jusqu’à présent très bête : quand je faisais du tie and dye, je coupais le fil après chaque nœud ! En sautant cette étape, on va bien plus vite… et je me suis beaucoup amusée à faire ces nœuds façon spiderweb ; le résultat est si amusant, avec toutes ces petites cornes, qu’on a bien envie de le laisser comme ça !

étole feutre nuno

Après ça, hop, passage à la teinture noire, en même temps qu’un peu de fibres de laine et de soie (ma cocotte est bien assez grande).

étole feutre nuno

Pas la patience d’attendre que ça sèche : je défais les nœuds pour découvrir les petits dessins façon toile d’araignée… ceux-ci sont plutôt carrés que rond, cela doit dépendre de la façon dont je plie mon tissu avant de nouer.

étole feutre nuno

J’aime bien le résultat, mais ce n’est pas fini !

étole feutre nuno

Bon, je sors ma super cardeuse (fais plus rien sans elle) pour mettre un peu de soie noire dans ma laine rouge…

étole feutre nuno

Puis j’envahis la table du salon et je pose mes fibres : un peu de noir sur le morceau de soie teinte, et de larges bordures de mélange laine rouge/soie noire.

étole feutre nuno

Allez, on roule ! Cette soie est très fine et la laine passe à travers sans problème en la gaufrant juste comme j’aime…

étole feutre nuno

Rinçage, et voilà le travail !

étole feutre nuno

“Dreadlaines”

dreads

En surfant par hasard sur YouTube, j’ai appris avec excitation que certaines portent des dreads en laine. Ni une, ni deux, je me suis fait ce postiche-chouchou avec un reste de blue faced leicester. Bien m’en a pris : une fois feutrée, lorsqu’on la brutalise un peu, cette laine frisotte, ce qui a donné à mes “dreadlaines” (on les appelle aussi wools) une texture très sympa. C’est à la rencontre de filage de septembre, dont je vous ai déjà parlé, que plusieurs d’entre vous ont remarqué cette coiffure avec enthousiasme, au point de presque me l’arracher de la tête, n’est-ce pas Midian ;-D ? J’ai dû promettre d’en faire… et d’en faire un tuto… Le voici donc, à télécharger à votre convenance dans la page des fiches gratuites.

Midian a finalement reçu les mèches promises (photos ci-dessous) et m’a gentiment fait parvenir des adresses de sites suggérant des modèles de coiffure en “dreadlaines” : si l’idée vous plaît, vous pouvez donc aller surfer sur Fabriquer vos dreads.

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Chemise de nuit d’été au dragon

couture

Une chemise de nuit ample et légère m’a accompagnée tout l’été… sur un patron de grossesse de Burda, histoire de loger confortablement mes rondeurs… taillée dans un drap de lit à rayures… mais surtout, agrémentée d’un dragon (j’ai trouvé le dessin en me baladant sur Internet) peint d’une belle couleur flashy et très contrastante ! J’ai fait divers essais de peintures avant de choisir la Pébéo Sétacolor : c’était la seule qui soit assez opaque pour masquer les rayures du tissu. Pour plus de légèreté, je n’ai pas fait d’ourlets et me suis contentée d’un surjet un peu large réalisé avec du fil argenté.

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