Cardigan et bonnet tricotés en “filé main”

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C’est avec ma laine “Blush de sorcière” que j’ai improvisé cette veste pour fillette avec son bonnet assorti. Pour tricoter avec ma laine filée main (et teinte itou), je dessine les pièces d’un modèle simple avec les cotes, je fais mon échantillon, j’adapte le nombre de mailles et j’imagine la déco de mon choix… Ici, une bordure de point de riz avec le fil en retors navajo ; le reste est tricoté en retors deux brins avec deux petites torsades sur les côtés pour égayer l’ensemble. Comme il me restait plein de laine, j’ai inventé un bonnet carré avec la même torsade, orné de deux pampilles (encore plus faciles à faire que les pompons et dont, personnellement, je préfère la forme).

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Petite veste tricotée en fil “fait main”

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J’aurais pu vous montrer ça plus tôt mais j’ai traîné… C’est pourtant le tout premier tricot que j’ai réalisé avec mon propre fil ! J’ai choisi “le Frisé” pour faire de mes blanches mains ce blouson au Petit Prince. J’avais peur de je ne sais quoi, que le côté irrégulier du fil donne un ouvrage tout déformé… Eh bien non, pas du tout. Seul bémol, je n’avais plus assez de laine pour le col ! Je me suis rabattue sur ma pelote “Atoll”, une de mes premières teintures. Son côté turquoise se mariait très bien avec le marron glacé du shetland ; j’ai rajouté une fermeture Éclair bleue et, comme il me restait de la laine “Atoll”, j’ai ajouté un petit bonnet de lutin assorti… Avec l’inévitable pompon, bien sûr. Le Petit Prince était au chaud pour aller ramasser les pommes de ses compotes, cet automne !

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“Deux fois soie”

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Encore un anniversaire… encore une écharpe… oui, je sais, je donne l’impression de manquer d’inspiration en ce moment… Mais cela faisait un bon moment que je cherchais à travailler avec du ruban de soie.

Le ruban de soie pour broder, c’est très joli et très fin, et très cher. Au départ, lorsque j’ai commencé à étudier cette idée de ruban de soie fait maison, je pensais le tisser. J’ai trouvé mieux à en faire : l’ajouter à un fil dodu et aérien pour lui donner du peps et de la solidité tout en conservant une grande douceur (je n’aime pas les écharpes qui grattent, et vous ?).

Pour faire ce ruban, j’ai commencé par peindre un foulard en soie de 90 × 90 cm. Inutile de me casser la tête pour les motifs, vu ce que j’allais en faire, j’ai donc surtout travaillé sur les tons, en peignant des bandes disposées en étoile pour obtenir un ruban changeant. Et comme j’aime le bleu, j’ai commencé par une harmonie de bleus et de turquoise, avec une touche de vert et de mauve ici et là, sans oublier les inévitables effets de sel chers à mon enfance.

Une fois le foulard sec, je l’ai fixé au fer à repasser, puisque j’avais une nouvelle fois employé de la Pébéo Setasilk. J’adore la façon dont la soie se comporte lorsqu’on la repasse : elle se charge d’électricité statique et devient purement diabolique !!!

Après, venait le plus long et fastidieux de l’histoire : découper ce grand carré en un seul mince ruban d’environ 3 ou 4 mm de large… en tournant tout autour, bien sûr (arrivé au coin, on “tourne” pour continuer à couper le long du bord perpendiculaire). Ça occupe très bien les mains quand on regarde la télé, par exemple, mais je dois avouer que j’ai dû m’y prendre à plusieurs fois pour “reposer” mes doigts. Il faut dire que parmi les 5 ou 6 paires de ciseaux qu’il y a dans cette maison, aucune ne coupe vraiment très bien (honte). Si je ne peux mettre la main sur un rémouleur, il va falloir que je m’en offre une de plus, réservée aux travaux de couture !

En tout cas, sachez qu’avec 90 × 90 cm de soie, j’ai obtenu 155 mètres de ruban. Et le mieux, c’est qu’on peut faire du ruban à partir d’un morceau de soie ayant à peu près n’importe quelle forme… Je pense aux chutes en bandes qu’on obtient quand on a coupé de quoi faire un foulard ou un coussin dans un métrage.

J’ai utilisé un mélange laine et soie en droite provenance du Mouchon, et j’ai bien l’impression que c’est jusqu’à présent une des fibres les plus enthousiasmantes qu’il m’ait été donné de travailler. Quelle douceur incroyable ! Et quel gonflant !

J’avais décidé de rester simple pour ne pas étouffer mon ruban, supposé être la star de l’écheveau. J’ai donc teint 150 g de laine et soie au micro-ondes, avec de la peinture pour soie One, pour obtenir un bleu-vert très clair sur lequel mon ruban allait trancher un peu. À ce stade du travail, je savais qui serait l’heureuse élue : il s’agissait donc de mettre en valeur le teint bronzé et les yeux très bleus d’Isabelle.

J’ai vite compris que la meilleure façon de travailler était de commencer par étirer ma laine en boudins un peu irréguliers, de la grosseur que je souhaitais, car j’allais ensuite guider le ruban qui s’enroulerait autour et je ne suis pas encore assez expérimentée pour pouvoir étirer ma fibre et guider le ruban. Il me faudrait peut-être une troisième main… ou tout simplement plus d’expérience, car les superbes résultats de Lexi Boeger dans Intertwined montrent qu’avec deux mains, on peut faire bien plus !

Ce fut le plus rapide et le plus agréable, vu la douceur aérienne de ce que j’avais dans les mains. J’aurais bien utilisé des aiguilles encore plus grosses que les n10, mais elles sont en bois et le fil refusait catégoriquement de glisser dessus ! Il va falloir que je les ponce et que je les vernisse… Sur mes n10 en bambou, en revanche, c’était un vrai bonheur. Je suis donc restée sur le même type d’écharpe qu’avec ma laine perlée “Poussin de luxe”, sauf que, histoire d’ajourer davantage (le fil était plus dodu), je n’ai fait que 6 rangs de point mousse entre les “rivières”, pour lesquelles j’ai enroulé le fil trois fois autour de l’aiguille, au lieu de deux.

Le résultat a beaucoup plu à Isabelle, qui a voulu porter cette écharpe immédiatement et ne l’a plus lâchée ! Pourtant nous étions en plein été indien toulousain… mais je suis ravie, car elle lui va très bien.

“Poussin de luxe” !

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Pour l’anniversaire de mon amie irlandaise Teresa, qui aime beaucoup le jaune, j’ai voulu tricoter une écharpe un peu hors du commun.

J’ai utilisé de la laine Falkland de chez Alysse (pour changer…) teinte en jaune au micro-ondes, avec du colorant alimentaire Vahiné acheté en grande surface. Je découvre la teinture au micro-ondes avec du colorant alimentaire ! Et je trouve ça très amusant (la fiche technique est chez Tricotin). Vous n’allez pas tarder à en voir d’autres !!!

Ici, pour obtenir un jaune bien cru, j’ai rajouté quelques gouttes de vert (ces colorants sont vendus par trois : jaune, vert, rouge).

J’ai filé un “thick’n’thin”, c’est-à-dire une laine très irrégulière, avec des portions assez fines, d’autres plus épaisses, et quelques grosses “flammes” comme on en voit sur cette fiche du site Tricotin.

Le retors était la partie la plus délicate du travail, car j’avais décidé de retordre mon célibataire jaune avec du fil à coudre sur lequel j’aurais enfilé des perles. Le mélange de perles de rocailles de couleurs et de tailles différentes a été facile à faire, dans les tons verts et bleus pour trancher sur la laine jaune. Mais alors, patience pour l’enfilage (j’ai mis toute la famille à enfiler des perles !!!) et surtout le filage, car il faut faire “glisser” les perles le long du fil à coudre pour pouvoir les “distribuer” de manière irrégulière (parfois une, parfois tout une grappe) le long du fil. Une grande quantité de perles enfilées ne facilite pas les choses pour les faire “glisser” vers le bas (je les avais enfilées directement sur la bobine). D’après cette première expérience, le mieux était d’enfiler une bonne cuiller à café de perles et de les retordre, puis de couper le fil de la bobine, enfiler une autre cuillerée de perles, rattacher le fil au retors avec un petit nœud discret et reprendre le retors, etc. J’aime beaucoup le résultat, tant pour la couleur que pour l’effet des perles. J’espère juste que cela ne sera pas trop fragile !!!

Le tricot fut le plus facile… Pour que l’on voie bien les perles et pour garder une certaine légèreté à l’écharpe, j’avais décidé de tricoter avec de grosses aiguilles (en l’occurrence des n10) pour un effet dentelle. Et j’ai procédé en mailles rivière, pour donner un peu d’irrégularité et d’originalité, en aérant encore plus. Je n’avais jamais fait ça mais ce n’est pas difficile du tout. Naturellement, avec des aiguilles n10, l’ouvrage est monté rapidement et l’écharpe a vite été finie !!! Et hop, à la Poste !

Combinaison d’été

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Je ne vous l’ai pas montrée plus tôt mais rassurez-vous, c’est bien au début de l’été que j’ai tricoté cette combinaison Phildar toute douce… Malheureusement, l’été a tourné court et Petit Henry ne l’a pas beaucoup portée ! Dommage, elle semblait confortable et cette couleur met bien en valeur le teint rose des bébés.

Ensemble de marin

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Voilà un modèle Phildar dans lequel mon petit prince sera vraiment craquant ! En plus, je me suis amusée à faire les boutons assortis en pâte Fimo. Ce lyocell, une fibre apparemment réalisée à base d’algues, est aussi agréable à travailler que le bambou et a un beau tombé (même si ce n’est pas flagrant sur d’aussi petits vêtements). Ce sera sûrement très confortable ! Il n’y a plus qu’à attendre le grand beau temps…

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Brassière toute douce pour monsieur Bébé

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Cette laine Phil’Peluche – que je ne pourrai jamais reproduire en filant moi-même – est d’une douceur inouïe avec ses milliers de petits poils… Qu’imaginer de plus confortable pour la peau d’un nouveau-né ? Je me suis inspirée d’un modèle fiche Atlas (j’ai mis fin à mon abonnement et trié tous les modèles qui m’intéressaient histoire de faire don des autres ; il en reste peu, mais de quoi quand même m’occuper les aiguilles), sauf que le motif de nounours ne me plaisait pas trop – et puis, faut-il l’avouer… Je ne suis vraiment pas douée pour le jacquard. Donc j’ai tout tricoté en uni et j’ai ajouté ma touche déco personnelle après ! Le petit bonhomme est une image trouvée sur Internet par mon amie Virginie un peu avant “l’échographie révélatrice”. Je l’ai reproduite sur un morceau de feutrine avec la bonne vieille méthode du calque (on imprime à la bonne taille, on repasse sur le dessin avec un crayon très gras, puis on applique sur le tissu en frottant bien et la poudre de graphite vient se déposer sur le tissu… magique !), puis je l’ai fixée sur la brassière avec des épingles et je l’ai brodée, la cousant en même temps. Quelques mèches de laine blanche piquetées à l’aiguille sont venues faire les cheveux, et c’était fini ! Avec le reste de laine, j’ai pu ajouter un petit bonnet fait au pif (plus rapide que de chercher un modèle correspondant à cette laine et à la taille naissance…). Ce sera la première tenue du p’tit gars ! J’ai hâte de le voir dedans…

bébé brodé

Veste de fillette en restes de laine

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Bon, je suis d’humeur à faire un peu de place dans le carton des restes de laine. Quand il n’y a qu’une pelote ou une demi-pelote, direction la layette, mais là il m’en restait un peu plus, deux ou trois pelotes de différents mohairs. J’en ai mis deux ensembles et je me suis inspirée très lointainement d’un modèle proposé dans le magazine Fait main (j’adore les manches raglan, pas nécessairement à faire parce qu’il arrive souvent que je ne tombe pas juste, ce qui est écœurant vu le mal que je me donne en notant mes rangs), en bidouillant les nombres de mailles pour coller à mon échantillon. Cela donne un tricot un peu « couleur du temps », comme dans Peau d’Âne, que j’ai agrémenté d’une petite bordure tirée du superbe Les Bordures en tricot (moins les franges). J’ai rajouté des boutons en fimo en forme de cœur. Ma puce est ravie, et elle aura bien chaud en cette fin d’hiver.

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Un petit blouson pour Bébé

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Quand j’ai vu cette laine multicolore à 1 €, dans un panier de soldes, j’ai craqué sans réfléchir. Pourtant il n’y avait qu’une pelote, ce n’était pas très malin ! Mais je me disais que je trouverais bien à l’employer dans un autre ouvrage, et je suis passée à la caisse.

Cet encours est entamé depuis un moment, si bien que je suis incapable de vous dire quel est le nom de cette laine (de toute façon elle n’est plus fabriquée) ni de quel modèle je me suis lointainement inspirée pour faire le blouson à capuche. Il me semble que c’était un modèle gratuit sorti de la tricothèque de Bergère de France, mais je n’en suis pas sûre. Bravo !!! Toutes mes excuses… Mais je me souviens avoir complété avec de la laine grise de chez Gil et Puce, mise en double pour que l’échantillon corresponde à peu près. Après, j’ai un peu bidouillé le nombre de mailles pour que cela corresponde encore mieux…

Ce qui fait que ce blouson a patienté longtemps sur la pile des encours, c’est que je voulais faire les boutons moi-même, en fimo, pour accentuer le côté multicolore de la laine, et que je n’avais aucune envie de sortir tout mon attirail de fimo pour faire quatre boutons. De plus, je me demandais comment arranger les couleurs entre elles et sous quelle forme les présenter. Finalement, j’ai eu l’idée de ces rayures arc-en-ciel, séparée par un gris minéral contenant de petites paillettes. J’ai profité d’une fournée de petites choses en fimo, et voici mes boutons ! Pour les faire, rien de plus simple ; j’ai collé les uns contre des autres de fins boudins de chaque couleur, j’ai légèrement aplati au rouleau pour obtenir une bande dans laquelle j’ai découpé les boutons à l’emporte-pièce, et voilà le travail.

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