Ma première dentelle aux aiguilles

dentelle

Maintenant qu’elle est offerte, je peux enfin vous la montrer… Je ne voulais pas que cette coquine de Babette la voie avant d’ouvrir son paquet… C’est un modèle tiré de Victorian Lace Today, précisément celui recommandé aux débutantes qui abordent la dentelle aux aiguilles. Je n’irai pas dire que je n’ai pas eu besoin de défaire et refaire un bon nombre de fois certaines portions avant de bien comprendre, mais, curieusement, le fait que le livre soit en anglais n’a pas été un obstacle, tant les explications techniques données en fin d’ouvrage et les petits croquis étaient clairs. Très important : une fois le modèle lavé, il faut le “bloquer”, c’est-à-dire le fixer sur une surface molle (l’idéal étant un lit) en l’étirant avec des épingles, pour bien lui donner sa forme, et le laisser sécher ainsi. Hélas, ce traitement est à renouveler à chaque lavage si l’on veut conserver ses qualités aériennes à la dentelle !

Tapis tricoté

tapis tricoté

On avait besoin, dans un certain petit coin de la maison, d’un petit tapis moelleux dans des tons de bleus. Voilà qui est fait !

Je n’ai plus à vous présenter mes aiguilles géantes Rachel John, je vous les ai déjà montrées, ainsi que le poncho que j’ai tricoté avec. J’avais décidé de partir cette fois sur un mélange de dix fils dans les tons de la pièce qui allait recevoir le tapis : bleu roi et ciel, blanc, gris… J’avais besoin d’un tapis d’environ 90 cm sur 85 et j’avais grossièrement calculé qu’il me fallait 1 kilo de laine. C’est en effet ce que pèse mon tapis à l’arrivée (qu’est-ce que je suis douée !). Ça faisait quand même beaucoup de laine, donc j’ai quêté autour de moi (un grand merci à ma maman, ravie de se débarrasser de certains gros fils dont elle n’avait finalement que faire), j’ai fouillé mes fonds de tiroirs (mais le poncho avait déjà englouti presque tous mes restes), j’ai fait quelques razzias de lots de pelotes sur eBay et mon cher Homme (très impatient d’avoir son tapis) m’a même emmenée chez Destocklaine [http://www.destocklaine.fr/] ! Bref, j’ai eu de quoi faire mon choix de couleurs et j’ai sélectionné un certain nombre de pelotes dans les tons qui me plaisaient.

Ma petite astuce : tricoter les fils de 10 pelotes en même temps sans les mélanger, c’est très possible ! Voici comment j’ai procédé : tout d’abord, j’ai sorti ma petite mais efficace pelotonneuse et j’ai refait toutes les pelotes que j’avais prévu d’utiliser. Il m’a fallu défaire à cette étape quelques paquets de nœuds, ce que j’étais ravie de ne pas avoir à faire pendant le tricot. Ensuite, j’ai installé les 10 premières pelotes dans un grand sac en papier rigide et j’ai tiré pour chaque pelote le brin du milieu. J’ai assemblé les 10 brins et monté une vingtaine de mailles pour calculer mon échantillon. Cela fait, j’ai défait l’échantillon et monté le nombre de mailles qu’il me fallait pour obtenir 85 cm. Le tricotage a ensuite été très rapide pour atteindre 90 cm : en deux petits après-midi, le tapis était terminé !

Quand on tricote autant de fils ensemble, il est facile de faire des effets de dégradé (ici du bleu au violet) en remplaçant progressivement certaines couleurs par d’autres. C’est le côté artistique et vraiment amusant de ce genre d’ouvrage !!!

Mon tapis est moelleux à souhait, mais terriblement enclin à glisser. Du coup, quand je l’ai mis en place, j’ai utilisé un antidérapant pour tapis (sorte de sous-couche en intissé épais que l’on découpe à la taille du tapis à bloquer). Il est d’autant plus moelleux et nous ne risquons plus de nous casser quelque chose en marchant dessus !

Étole en laine filée main

filage

Tricotée avec ce qui restait de ma laine “Atoll”, une étole selon un modèle assez simple de La Droguerie… cadeau pour ma belle-maman… En guise d’attache, je n’ai pas fait la broche assortie conseillée dans le livre Drôles et colorés, mes accessoires signés La Droguerie mais une fibule à pompon (fiche explicative gratuite ici).

filage filage

Cadeau de naissance

layette

Une layette pas très vite faite, hélas, puisque le petit Oihan a déjà presque deux mois… Comme cadeau de naissance, ce n’est pas très sérieux ! Heureusement, c’est du trois mois, donc à moins que ce ne soit un géant, cela devrait lui aller.

Le pantalon est en coton, retenu par un lien à la taille car je trouve cela plus pratique que l’élastique pour les bébés (surtout quand on n’a pas ledit bébé sous la main pour mesurer son tour de taille !!!). Le modèle vient de… vous vous en doutez… Intemporels pour bébés.

La brassière à encolure américaine, très pratique et confortable bien qu’un peu plus minutieuse à réaliser qu’une forme plus habituelle, est un modèle Phildar, mais je l’ai réalisée en mérinos superwash (censé passer en machine…) de coloris écru naturel, filé main (je suis toute fière d’avoir fait le fil à la bonne grosseur, car j’avais choisi mes modèles au préalable ; ce n’est d’ailleurs pas le même fil pour la brassière et pour les chaussons), ainsi que les petits chaussons au point de riz, un modèle adorable et vite fait tiré de Chaussettes faciles au tricot.

Le pull assorti du doudou – il me restait de la laine – est né sous mes doigts… et sur le doudou, qui portait à l’origine un petit T-shirt très moche. Je n’ai eu qu’à en copier les mensurations un peu au pif – les côtes, ça “pardonne”.

Et voilà, emballage et direction La Poste !

Poncho aux aiguilles “géantes”

tricot géant

Ce fut ma découverte principale du rapide tour que j’ai fait il y a quelques semaines au salon de L’Aiguille en fête : le stand hors du commun de l’Anglaise Rachel John. D’un coup d’œil, toutes mes idées sur le tricot s’en sont trouvées chamboulées : Rachel John nous tire d’un côté vers un travail sur les couleurs digne des impressionnistes, et de l’autre vers une démesure que nos préjugés ne nous engagent pas à trouver chez une digne sujette de Sa Majesté.

En un mot, le principe exploré sous toutes ses facettes par Rachel John est de tricoter avec plusieurs fils à la fois. Allons allons, vous l’avez sûrement déjà fait, de tricoter un modèle un peu épais avec le fil en double ? Cela peut donner un bel aspect chiné. Alors imaginez de tricoter avec 5, 8, 15 fils ou pourquoi pas… 1 000 ? Elle, elle l’a tenté ! Cela permet d’obtenir un moelleux sans précédent, un look inégalable avec ces mailles énormes de 2 cm ou plus, et surtout de marier à plaisir couleurs et matières, obtenant un vrai feu d’artifice pour les yeux.

J’ai décidé d’être raisonnable et j’ai sagement renoncé aux superbes assortiments de pelotes de laines vendus sur le stand par paquets d’un kilo : ils étaient bien beaux mais moi aussi, j’avais plein de restes de pelotes de laine à la maison, deux cartons entiers, c’était la technique rêvée pour s’en servir enfin, comme me l’a fait remarquer Nicole, qui m’accompagnait. Je me suis donc contentée de faire l’acquisition de deux aiguilles “géantes” : 60 cm de long pour 24 mm de diamètre.

De retour à la maison, j’ai tourné un peu en rond car de nombreuses idées s’offraient à moi. Mais je voulais commencer par quelque chose de simple. Ma Princesse me réclamait un poncho à cor et à cri : pourquoi pas, j’allais essayer le modèle tout simple qui se fait avec deux rectangles cousus ensemble. J’ai commencé à sélectionner mes laines – j’avais décidé de commencer par tricoter avec 7 brins, chiffre magique paraît-il – dans une harmonie de bleus quand Mademoiselle est tombée en arrêt devant une pelote rose flashy chinée de points multicolores dont j’avais utilisé quelques mètres pour lui customiser un pantalon. Je trouvais assez bizarre de l’associer au joli camaïeu de bleus que j’avais choisi mais pourquoi pas, après tout c’était son poncho à elle et c’était elle qui le porterait…

Eh bien ! Figurez-vous qu’à sept ans, elle a pris en défaut mon légendaire sens des couleurs. Cet ajout flashy, c’était justement la touche artistique qui a donné du peps au tricot et a réveillé les bleus. Je m’en suis aperçue dès que j’ai fait l’échantillon (facile : 5 mailles pour 10 cm, ça allait aller vite !).

Et, oui, c’est allé très vite. Je pense que cette technique est idéale pour les impatientes ! En deux jours, le poncho était terminé. Mais ce qui allait vite aussi, c’est la vitesse à laquelle il “avalait” mes restes de pelotes… Il a mangé quasiment la moitié d’un carton ! Du coup, il va me falloir constituer des stocks pour le petit tapis que j’ai en vue… Si vous avez des restes de laine abandonnés au fond d’un placard dont vous êtes sûr(e)s de ne pas avoir l’usage, pensez à moi 😉

“Reine des Neiges”

col tricoté

Un cadeau très bling-bling pour une grande ado qui va bientôt fêter son anniversaire…

Le fil est très brillant, argenté : c’est un “alliage” de mérinos gris très clair et de glitz blanc aux proportions 50-50, que j’ai fait avec ma cardeuse. J’ai filé pour obtenir un fil épais et assez vaporeux, mais j’ai toujours beaucoup à apprendre en matière de régularité… Le fil est retordu avec un fil de Lurex blanc en provenance de Bergère de France. Le côté argenté et brillant est tout à fait au rendez-vous.

Le modèle est tout droit tiré d’une de mes récentes acquisitions, Mes accessoires signés : la Droguerie, à trouver dans la célèbre boutique parisienne ou sur son site. Il n’est pas trop compliqué, j’ai appris les mailles glissées et je me suis familiarisées avec les nopes (je n’en avais jamais fait aux aiguilles). Selon les habitudes de la Droguerie, il est possible de fabriquer une broche assortie pour le fermer mais j’ai affaire à une ado très passionnée de marques qui n’aimera déjà pas forcément ce cadeau “fait main” et sans étiquette… Donc je me suis procuré une épingle à l’effigie de son lapin préféré.

Mon premier moebius

moebius

Il m’a fallu en voir, des vidéos sur YouTube, notamment celles de Cat Bordhi, avant de maîtriser enfin cette curieuse technique du fameux “ruban infini” inventé par un certain mathématicien allemand. Si l’aventure vous tente, je vous conseille de vous installer devant l’ordinateur avec vos aiguilles circulaires et une pelote de laine, puis de regarder attentivement les explications en suivant au fur et à mesure. La plupart des vidéos sont en anglais, mais ce sont les images qui importent. En tout cas, grâce à ce partage d’expérience, j’ai pris le coup et voici donc mon premier moebius, que ma fille porte depuis presque tous les jours autour du cou (une façon comme une autre de contourner les interdictions d’écharpe à l’école en période de grand froid) ou même en bandeau.

moebius

Bonnet de fillette

bonnet en laine

C’est avec la laine de mon “ratage” de “Jardin imaginaire” que j’ai tricoté ce bonnet tout simple, orné d’un gros pompon. En effet, ma petite princesse, qui a l’œil, a tout de suite accaparé la mèche “ratée” en exigeant un tricot. Vu qu’il n’y en avait que 100 g, je ne voyais pas trop quoi faire d’autre qu’un bonnet… J’ai donc filé un gros célibataire dodu (au passage, vous avez vu ? j’ai trouvé une pelotonneuse, petite mais très pratique, sur eBay !) que j’ai tricoté en côtes 3/3, aux aiguilles circulaires, pas très différemment du cache-théière que je vous ai présenté hier ! Le pompon part un peu dans tous les sens, mais c’est comme ça que je les aime.

Cache-théière en laine élastique

cache-théière

À quoi bon avoir un aussi beau service à thé s’il est gâché par un cache-théière qui ne me plaît plus ? Il y avait longtemps que je voulais en faire un qui soit parfaitement assorti… Après moult cogitations, je me suis lancée : du pur plaisir du début à la fin… jusque dans les petits “ratages”.

Ce que je l’aime, mon service à thé Jardin imaginaire en faïence de Gien ! J’aime les couleurs, les dessins, les formes, tout. Mais surtout les couleurs, et c’est là-dessus que j’ai décidé de travailler.

Le plus gros a été de “recopier” les couleurs du modèle. Je me suis donc installée à côté du plateau assorti au service avec mes bouteilles de peinture et mes godets (oui, ce sont des fonds de bouteille d’eau minérale découpés…), mes pinceaux et mon papier absorbant, et je suis partie pour faire mes mélanges. J’adore travailler avec les couleurs, c’est vraiment mon péché mignon. Une goutte de ceci, un peu de cela… Sur un petit post-it, j’ai noté mes recettes au fur et à mesure, et bien m’en a pris !

En effet, une fois la mèche peinte et étuvée, je n’ai pas du tout obtenu le résultat escompté ! J’avais mis trop de peinture ou que sais-je (si, je sais : j’avais vraiment mis trop de peinture), mais les couleurs s’étaient fondues les unes dans les autres et ne ressemblaient plus à celles du service. Pour un ratage, toutefois, le résultat était plutôt chouette et je n’ai pas mis la mèche à la poubelle ; je vous montrerai demain ce que j’en ai fait.

C’est là que j’ai été heureuse d’avoir noté la “recette” de mes couleurs et de ne pas avoir eu à les refaire. Cela ne m’a pris que quelques minutes de recommencer, avec cette fois deux fois moins de peinture, et le résultat a comblé mes attentes. Preuve en était faite en mettant la mèche sur le plateau : ce sont les bonnes couleurs, non ? J’aurais peut-être même pu mettre encore moins de peinture (c’est vrai que les Dupont sont plus concentrées que les One !).

cache-théière

Vu le type de filage que j’avais en tête, et compte tenu du fait que je suis toujours une novice, la préparation de la fibre me paraissait très importante. J’ai donc passé un certain temps à diviser mes mèches et à les étirer en “méchettes” aussi fines et régulières que possible. En effet, j’avais prévu de filer en laissant les fibres s’enrouler autour d’un de ces fils élastiques transparents qu’on trouve dans les magasins de tricot, et qui servent à garantir l’élasticité des poignets de pulls, par exemple. Pour ça, n’étant pas douée d’une douzaine de mains comme Lexi Boeger, je devais faire une croix sur le geste qui consiste à étirer la fibre avant d’y laisser entrer la torsion. Ainsi que le décrit Lexi dans Intertwined, j’ai tenu le fil élastique de la main droite en l’étirant un peu, et les fibres de la main gauche, en le positionnant autour de l’élastique avec les doigts si nécessaire. Le frein était réglé assez serré pour “avaler” la laine rapidement, sans lui laisser prendre trop de torsion.

À mon grand étonnement, ça a marché ! L’écheveau était beau, léger comme je le voulais, et pourtant frisottant, donc bien élastique.

filage

Après blocage, séchage et mise en pelote, petite confirmation en posant la pelote près de ma chère théière : oui, ce sont toujours les bonnes couleurs (même si cela aurait été encore plus assorti avec davantage de blanc).

cache-théière

Après cela, ça a été très vite vu la grosseur du fil : j’ai fait un échantillon avec des côtes 3/3, mesuré la théière puis tricoté un tube aux aiguilles circulaires, en ménageant deux fentes pour laisser émerger le bec et l’anse. Des diminutions comme pour faire un bonnet, et puis voilà ! Un “faux pompon” à boucle sur le dessus pour la touche finale a terminé l’ouvrage. Je ne me lasse pas de l’admirer, adieu la modestie !!!

cache-théière

L’ancien cache-théière… eh bien, comme c’est quand même moi qui l’ai tricoté (dans les débuts), je n’ai pas le cœur à le jeter, aussi l’enverrai-je avec plaisir au premier ou à la première qui m’en fera la demande par e-mail (n’oubliez pas d’indiquer votre adresse).

cache-théière

Mes premières chaussettes !

chaussettes

Pour moi, et pour bon nombre de dames de ma famille m’ayant précédée dans cet art, c’était le truc impossible à faire au tricot, réservé aux courageuses, aux expérimentées, aux technologiciennes de la maille ! Allez savoir pourquoi et comment je me suis laissé tenter par ce bouquin, Chaussettes faciles au tricot (tout un programme). C’était un peu un défi, j’allais quand même essayer et si je n’y arrivais pas, tant pis…

Eh bien ! Figurez-vous que la voilà, ma première paire de chaussettes, une bonne semaine de soirées télé et c’est une réalité ! Et, d’une pierre deux coups, j’ai même appris le magic loop pour réaliser ce modèle – pas du tout insurmontable, ce magic loop, figurez-vous, mesdames et messieurs. Bon, ces chaussettes-là, je les ai faites avec des pelotes de fil industriel flashy tirées de mes cartons “vieux (mais beaux) restes”. Les prochaines, je les ferai avec du fil “à moi”, teint et filé pour l’occasion… quand j’aurai choisi mon modèle (va pas être facile)… et fini mes encours… patience, donc.