Fil perlé

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Mmmmmmmh ! que celle qui n’a jamais craqué pour une « nappe » cardée de chez Crystal Creek Fibers me jette la première bobine jumbo !!!

Alors, j’attends ? (De pied ferme !)

Ce mélange alpaga, mérinos et soie noir et or (Black Gold), je l’ai couvé longuement des yeux avant de me décider… Fallait pô le gâcher…

Je me suis finalement lancée en achetant sur eBay un lot de perles anciennes, après avoir lu un post instructif sur le filage des perles du forum Tricotin (encore merci à Esperluette !).

Eh bien, l’enfilage des perles peut s’avérer un peu long et fastidieux (ici j’ai mis 120 perles pour environ 150 g de fibres… et je les trouve un peu perdues, il en aurait fallu le double ! ou alors, des perles plus grosses) mais ensuite, au filage, cela va tout seul !

Je suis archifière de ce fil-là, croyez-moi. Il est brillant et souple, très doux sous les doigts… J’ai commencé à le tricoter et il rend un effet incroyable ! (Rhôôôô, teasing again !)

Barrette en “freeform”

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Le “freeform”, vous connaissez ? Une petite idée de ce que ça peut être ? Un amoureux du classicisme lèverait un sourcil et répondrait : “Hum, à première vue, du crochet sous acide.” OK, c’est bien à ça que ça ressemble… mais c’est de l’art, pourtant… et pour quelqu’un comme moi, c’est incroyablement difficile. Pour commencer, il n’y a pas de patron ! Il faut aller au gré de sa fantaisie… Eh bien, ce n’est pas si simple. Certains ont l’angoisse de la page blanche, moi, j’ai l’angoisse du crochet vide. Crochet que j’ai redécouvert il n’y a pas si longtemps avec Tine et ses beaux sacs japonais… J’avais laissé l’outil de côté depuis quelques années, la faute à plein d’autres techniques passionnantes… Oui oui, Monsieur Albert, c’est aussi un peu à cause de vous ! (Monsieur Albert, hiératique, dans son coin, ne bouge pas une pédale en réponse à des allégations aussi éhontées.)

Mais c’était compter sans Lexi Boeger qui évoque le freeform dans ses ouvrages… J’ai voulu me documenter un peu, j’ai surfé… Aïe ! et là j’ai découvert (en pleine figure) Prudence Mapstone, Myra Woods, etc.

Comment ne pas être séduite ? J’ai dévolu un panier spécial à la chose, avec bouquins, outils et laines affriolantes… un livre, Freeform Crochet and Beyond… et j’ai attendu que vienne l’inspiration.

Pour tout vous dire, je l’attends encore.

Mais j’ai utilisé les derniers mètres du fil offert par Zouzou avec lequel j’ai tricoté mon premier châle dentelle pour me faire cette barrette assortie… Non c’est vrai ça, que faire d’un châle dans barrette assortie ? 😉

Eh oui, première constatation : la grâce fofolle du freeform naît avant tout du choc et de l’originalité des fils employés ! Peut mieux faire !

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Bleu Ariana

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C’est pour Ariana Suren, le beau bébé de nos amis qui vivent actuellement à Pasadena, que j’ai filé ce mélange laine et soie (rien n’est trop doux pour un bébé) teint aux peintures Dupont et retordu à deux brins, dans l’optique d’un cadeau de naissance que j’espère vous montrer très bientôt ! (Ouah le teasing ! 😉

Écharpe à “bouboules”

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Encore un petit pas sur le côté pour élargir ma palette… C’est en admirant quelques belles réalisations autour de moi et surtout à la lecture du magnifique Knitting Never Felt Better de Nicky Epstein que j’ai complètement fondu pour le tricot feutré…

Bon, je le savais, qu’on pouvait passer certains fils tricotés en machine et les feutrer sciemment pour obtenir une texture différente, notamment pour faire des sacs ou des chaussons. Mais je n’étais pas consciente du nombre de petites techniques spéciales que l’on pouvait associer à cette opération pour obtenir des effets carrément magiques ! Et quand je suis tombée sur cette section de “tie and felt”, dans ce livre de Nicky Epstein qui accorde encore plus de place à la technique qu’aux modèles, j’ai immédiatement voulu, tout-de-suite tout-de-suite, l’écharpe “à bouboules”.

J’espère bien que Flore ne me lit pas, car si elle savait à quel point je massacre le beau Kid Mohair Adriafil qu’elle vend sur Tricotin, elle risque d’en tomber en syncope… C’est vrai que c’est un très beau fil, vraiment fin, d’une douceur extrême et vendu dans une palette de couleurs à tomber… Et moi, vilaine bricoleuse impénitente, qu’est-ce que j’en fais ? Ben, déjà, je commence par le passer à… la machine à tricoter… Ben oui, j’ai craqué pour une vieille Passap Vario ! Nicky Epstein le dit, “c’est l’occasion de ressortir la machine à tricoter”… donc, moi, docile, j’écoute Nicky Epstein, hein ? Et l’idée de passer des heures et des heures à tricoter une bande de jersey tout bête avec des petites aiguilles, bof, j’ai déjà trop de choses à faire dans bien trop peu de temps. Et ce fil est si beau qu’en plus, il se tricote très bien sur cette Vario, on dirait que ça a été fait aux aiguilles (faut dire que je n’avais pas mis le peigne). Et donc, en une heure, hop ! J’ai ma petite écharpe. Bon, Flore ne s’est pas réveillée de sa (longue) syncope, j’espère, car après avoir parsemé mon tricot de billes empruntées à ma fille, soigneusement nouées, je le flanque dans la machine à 40 °C. Aïe aïe aïe !

Et c’est là que j’ai été un peu trop optimiste ! Voilà ce qui en est ressorti : une jolie écharpe beige avec des superbes bouboules bien aériennes une fois les billes détachées… Oui mais, toute collée et tortillonnée sur elle-même ! Horreur, malheur !!! Flore, voile-toi les yeux !

Bon, je ne vais pas vous dire que j’ai passé commande d’une seule pelote de Kid Mohair sur Tricotin, je sais très bien que vous ne me croiriez pas… Et cette écharpe m’avait tellement séduite que j’étais prête à en faire cadeau pour Noël… Donc, je prends une autre pelote, verte celle-là (un très beau vert d’ailleurs), et hop, machine à tricoter, écharpe, billes, machine à laver… Cette fois, je prends mon programme à 40 °C le plus court et j’arrête au bout d’un petit quart d’heure… Ben, pas la peine d’aller plus loin, le résultat est là. La largeur où il n’y avait pas de bouboules a déjà commencé à se tortiller un peu mais je suis arrivée à la remettre à plat sans difficulté. Il faut dire que j’avais enfilé le long des deux bords un bout de fil de coton mercerisé, sur les conseils de miss Epstein, cela a peut-être évité le pire ?

Opération réussie et bien réussie, car cette écharpe exhibée avec fierté samedi soir a filé au cou de Sandra, sans un regard en arrière ! Bon, m’en fiche, il me reste un beau bleu sombre qui m’ira très bien. Où elle est, cette machine à tricoter ? Viens là, petite…

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Spiralé Framboise-menthe

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Toujours dans ma “collection” de fil à un seul brin spiralés façon sucre d’orge, après Framboise-orange et Turquoise-chocolat, voici Framboise-menthe ! Cette fois, c’est à Babeth qu’il a tapé dans l’œil… Elle est donc repartie avec, et l’a transformé en écharpe tricotée en côtes pour sa fille. Lululibellule, pour sa part, a tellement aimé Framboise-orange qu’elle en a fait un ravissant poncho puis… après avoir changé d’avis… un non moins ravissant gilet doublé !

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Testons l’épinglier dentelle !

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Je me suis régalée avec mon premier fil dentelle et j’ai fini par craquer pour le kit approprié : poulie de vitesse (pour aller plus vite), épinglier dentelle et bobines fat core sont arrivés tout droit de Nouvelle-Zélande (mieux vaut ne pas être chauvin si l’on veut s’adonner au filage ;-)… de chez Majacraft, pour ne pas nommer ma marque fétiche… J’ai utilisé un mélange cardé d’un magnifique bleu offert par Zouzou pour le tester… Miam ! Ça file tout seul sans aucune vibration ! Histoire de faire vraiment très fin, je ne l’ai pas retordu avec lui-même mais avec un fil à broder métallisé bleu Gunold, qui lui donne un côté très glam. Il est donc très “araignée” : environ 530 m pour 58 g (dont 24 g de fibres). L’éternelle question se pose : que vais-je en faire ?

Châle “North Roe”

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C’est après une visite sur le site de Dodile, et sur les conseils de Zouzou, que je me suis lancée dans ce châle en dentelle avec mon premier fil dentelle alpaga et soie. Cela m’a pris du temps car il est immense, et il me semble bien avoir fait pas mal de petites erreurs, mais elles ne sautent pas aux yeux… Cerise sur le gâteau, il a été fini quelques jours avant l’anniversaire de ma mère, et j’ai eu le temps de la bloquer ! En revanche, une chose est claire, ce n’est pas du tout facile à photographier, un grand châle comme ça.

Sac en ficelle “avec un petit pull”

sac crocheté

Vous vous souvenez de mon Sakkipik ? J’en ai râlé, du résultat obtenu, alors que je rêvais de réussir un des modèles du magnifique livre Handmade Bags and Zakka of Natural Cord… Pour ma seconde tentative, on ne m’y reprendrait pas, à utiliser cette horrible ficelle de sisal ! Oui mais, la ficelle de chanvre de 2 mm de diamètre que nécessitait le modèle, je n’en trouvais pas. Bon, j’avais là de la ficelle de lin pas mal, mais beaucoup plus fine… Tiens tiens, comment la rendre plus douce tout en augmentant son diamètre… Mmmmmmh… Trouvé ! Il suffisait de lui mettre un “petit pull” ! J’ai filé à mon rouet et j’ai tout bonnement entouré ma ficelle de laine bien douce ! Après quoi j’ai pu tricoter ce second modèle, qui est arrivé depuis chez mon amie Renata. Pourquoi ne pas crocheter directement le sac en laine, me direz-vous ? Eh bien, la ficelle lui donne beaucoup plus de tenue, et l’empêche de se déformer et de s’étirer.

sac crochetésac crochetésac crocheté

Zinnia

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Voilà un beau fil pétant comme je les aime. C’est du mohair en ruban de Bergère de France acheté lors de mes débuts dans le filage… je ne connaissais pas les bonnes adresses… et ce mohair-là n’est pas de très bonne qualité, il gratte. Mais il prend très bien la couleur quand on le teint avec des peintures pour soie, mieux même que la laine ! Cela dit, il gratte tellement qu’il va se retrouver cantonné à un petit sac à main ou à un élément de déco. J’ai essayé de m’en faire un bonnet, il s’est avéré importable : mes oreilles ne m’ont pas dit merci !

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Pull tissé-coupé

pull tissé

J’y pensais depuis longtemps, j’en avais très envie… Car quand on découvre le plaisir de tisser, on a vite envie de sortir des écharpes et des formes géométriques… Je me demandais donc si on pouvait couper (arrrgg !) dans la pièce tissée comme dans un tissu industriel pour coudre un vêtement. Comme je tisse généralement de grosses trames un peu lâches, je me doutais bien que le moindre coup de ciseaux me mènerait à un effilochage immédiat. Mais c’est là que j’ai pensé à la surjeteuse-raseuse. Et pourquoi ne pas l’utiliser pour couper la pièce tout en la surjetant ?

Je me suis donc lancée pour un “test” dont mon Petit Prince ferait le cobaye inconscient (“Dessine-moi un pull tissé-coupé…”). D’abord, j’ai tissé vite fait, en puisant dans mon stock de restes de laines, cette pièce rayée, sans me soucier le moins du monde des lisières puisque j’allais éliminer cette partie du tissu (elles sont moches, hein ?). Bon, les rayures ne sont pas très droites, ça, c’est parce que les fils de chaîne ne sont pas tous tendus de manière assez uniforme (je le note pour la prochaine fois).

pull tissé

Une fois le tissage terminé, j’ai ôté le tissu du métier (c’est amusant, c’était la première fois que je pensais à un de mes tissages en termes de “tissu” – bien qu’ils en soient toujours, d’après le dictionnaire – car c’était la première fois que j’allais le traiter comme un vrai tissu !) et j’ai noué les fils de chaîne rapidement avant de le laver pour le blocage. Puis je l’ai repassé (avec une pattemouille !) avant d’épingler dessus les pièces de mon patron. Là, déjà, j’avais dû recouper le patron en dessinant la totalité des pièces : il me fallait des pièces entières (et non pas la demi-pièce qu’on pose sur un pli du tissu…) et il me fallait autant de pièces que de parties à coudre (donc une pour chaque manche).

pull tissépull tissé

J’ai dû admettre que j’avais été un peu rate sur le tissage, pressée comme j’étais de tester mon idée, et donc je manquais de marge. Sans quoi, déjà, j’aurais placé les manches dans l’autre sens pour des rayures horizontales, et j’aurais davantage éloigné les pièces les unes des autres, ce qui était assez important, je m’en suis aperçue après coup.

Mon épinglage fait, j’ai respiré un bon coup, branché la surjeteuse et puis hop. Eh bien, ce n’était pas très facile, car cette surjeteuse n’est pas très pratique à utiliser pour les arrondis, mais c’était faisable. Bien sûr, quand les pièces étaient trop rapprochées, celle qui venait d’être surjetée tenait mais celle d’à côté commençait à s’effilocher : à retenir. Bien sûr, le pied-de-biche, en tirant sur le patron, l’a déchiré en maints endroits et rendu inutilisable pour une prochaine fois (pas gravissime). Mais en dehors de ces petites misères, ça marchait !

Je n’ai plus eu qu’à coudre très classiquement ce petit pull à encolure américaine, un modèle que j’adore et que j’ai souvent fait pour ma Princesse… C’est à présent le Petit Prince qui en bénéficie… C’est le patron Burda 9870 ; je crains qu’il ne soit hélas plus disponible, mais il se trouve peut-être encore sur le Net, qui recèle (aussi) des trésors.