Calendrier de l’avent

calendrier de l'avent

Quand je vous disais que j’avais du retard ! Je vous le montre en ce dernier jour de janvier, avant que ne soit définitivement terminée la saison des fêtes et des vœux.

Les petits personnages brodés sont tirés d’une petite brochure Rico Design trouvée chez ma mercière, Christmassy Messengers. J’ai travaillé à base de restes de lin et de fils à broder, je n’ai eu à acheter que deux ou trois échevettes. Le lin rouge, je l’ai obtenu en teignant du lin blanc, car je n’avais pas envie de racheter du tissu – j’en ai déjà par-dessus la tête – donc j’ai teint juste le morceau qu’il me fallait. Les petites pochettes destinées à recevoir les chocolats sont ornées de chiffres en fil métallisé posé au point de Boulogne (je vous l’avais dit, qu’il me plaisait). J’ai dû travailler sans relâche toute la fin novembre, en cachette de ma fille, pour qu’elle ait la surprise au premier décembre ; la dernière nuit de novembre, il a fallu rester debout tard… pour un calendrier qu’elle n’a pas remarqué au premier abord en rentrant dans le salon… mais lorsqu’elle l’a enfin vu, elle l’a apprécié à sa juste valeur, et elle a continué tous les soirs en réclamant son chocolat, jusqu’au soir de Noël.

calendrier de l'avent

Mes premières chaussettes !

chaussettes

Pour moi, et pour bon nombre de dames de ma famille m’ayant précédée dans cet art, c’était le truc impossible à faire au tricot, réservé aux courageuses, aux expérimentées, aux technologiciennes de la maille ! Allez savoir pourquoi et comment je me suis laissé tenter par ce bouquin, Chaussettes faciles au tricot (tout un programme). C’était un peu un défi, j’allais quand même essayer et si je n’y arrivais pas, tant pis…

Eh bien ! Figurez-vous que la voilà, ma première paire de chaussettes, une bonne semaine de soirées télé et c’est une réalité ! Et, d’une pierre deux coups, j’ai même appris le magic loop pour réaliser ce modèle – pas du tout insurmontable, ce magic loop, figurez-vous, mesdames et messieurs. Bon, ces chaussettes-là, je les ai faites avec des pelotes de fil industriel flashy tirées de mes cartons “vieux (mais beaux) restes”. Les prochaines, je les ferai avec du fil “à moi”, teint et filé pour l’occasion… quand j’aurai choisi mon modèle (va pas être facile)… et fini mes encours… patience, donc.

Étiquettes en tissu

étiquettes

Ces saupoudreuses en métal sont vraiment pratiques, mais quand on en a plusieurs… le risque est grand de sucrer les frites (croyez-moi sur parole). J’avais d’abord imprimé de très chic étiquettes sur du papier autocollant transparent… Malheureusement, elles n’ont pas tenu deux jours, car l’Homme armé d’une éponge a décidé de nettoyer les saupoudreuses et s’est étonné de voir fondre l’encre. Du coup, j’ai bricolé ces étiquettes amovibles et lavables, en imprimant les textes sur du papier transfert pour les fixer sur du ruban de coton, cousu en forme d’anneau… Il n’y a qu’à faire glisser l’étiquette pour l’enfiler sur la saupoudreuse ou l’ôter pour la laver. Je suis sûre que cela serait aussi très beau sur une bouteille cylindrique, avec un ruban plus gros ou carrément un morceau de tissu. À tester !

T-shirt au chat noir

peinture

Il était une fois un petit T-shirt de bébé beige tout simple… un peu ennuyeux… qui me narguait du haut de toute sa beigitude… Fallait pas

Étape 1 : le tie and dye. C’est tout simple et ça m’amuse encore comme une petite folle : je réunis le vêtement à teindre en boule en le froissant “artistement” (= n’importe comment) et je le ficelle dans tous les sens avec de la ficelle à rôti, comme une petite paupiette. Ensuite, plouf ! dans la teinture (rouge en l’occurrence). Ensuite, il suffit de suivre les instructions. Une petite précision : j’évite de teindre en machine, non que je craigne pour ma machine, mais parce que je trouve que ce procédé teint trop bien pour le tie and dye. La fois où je m’y suis risquée, la teinture avait si bien pénétré qu’on ne voyait presque plus les motifs. Mais comme la teinture m’amuse beaucoup et que je teins par ailleurs souvent de la mèche de laine, j’ai sacrifié ma cocotte-minute à cet usage et je peux mieux contrôler chaque étape.

Étape 2 : la peinture. Ce p’tit chat un peu déglingué m’a séduite il y a quelques mois, alors que nous étions en vadrouille je ne sais plus où, peut-être en Dordogne. Il décorait une affiche de spectacle passablement usée, dans un café, si ma mémoire est bonne. Hop, j’ai dégainé l’appareil photo et je me le suis approprié (oui, je sais, au mépris de toutes les règles sur le copyright). Depuis je l’utilise à toutes les sauces…

Là, j’ai essayé la peinture pour soie, qui m’avait déjà donné de beaux résultats sur du jersey (voir ma chemise de nuit en jersey). Depuis, je me suis toutefois aperçue que si cette peinture se pose très bien au pinceau, sans filer, sur du jersey neuf, sans doute en raison d’un quelconque apprêt, c’est une autre paire de manches une fois que le jersey est passé par la case tie and dye. Là, au contraire, ça file bien. J’ai essayé de délimiter le contour du chat avec de la gutta, mais cela n’a pas vraiment fonctionné : la peinture file tout de même. Pourtant, je l’aime bien, ce p’tit chat “bavé”, ça lui donne un petit côté destroy, chébran – quel est le mot à la mode déjà ? Pardonnez-moi, je date…

peinture

Leçon de points

broderie

Savez-vous ce que c’est qu’une “leçon de points” ? C’est un ouvrage regroupant de nombreux points de broderie, pendant la réalisation duquel on est (presque) sûr(e) d’en apprendre au moins un qu’on ne connaissait pas…

Le kit, je me le suis offert dans la boutique Marie Claire Idées (au jour d’aujourd’hui, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, ils en ont encore et il est soldé !). Pas eu trop de difficultés à le réaliser… sauf qu’il manquait une des couleurs (comme cela arrive souvent, elles sont toutes mélangées et il n’est pas facile de déterminer laquelle est laquelle : la maison “Un chat dans l’aiguille” pourrait peut-être faire un tout petit effort sur ce plan-là)… et une des pages “Technique”… mais bon, je me suis débrouillée et régalée ! Je ne connaissais pas le point de Boulogne et je suis emballée.

Une fois terminé, ce poisson est parti droit chez Virginie : c’est une décoratrice-née chez qui tout est bleu, lin ficelle et blanc, sur le thème de la mer et de la plage, autant dire que ce petit poisson a plongé directement dans son bel intérieur à l’occasion des fêtes de Noël. Voilà plusieurs fois qu’elle me fait remarquer que je n’ai pas encore mis mes cadeaux de Noël en ligne… J’ai toujours un temps de retard… Elle a insisté en m’envoyant la photo : “Tu n’as plus aucune excuse !” Voici donc le premier de mes cadeaux de Noël !

Tenue rayures et fleurettes pour fille

couture enfant

Je n’allais pas habiller mon Petit Prince en oubliant sa copine Chiara… En même temps que les vêtements présentés hier, j’ai donc fait la tenue “fillette”, toujours à partir d’Intemporels pour bébés : une petite robe à volant ornée de boutons recouverts du même liberty qui a servi au volant et à la parementure, et un petit manteau moelleux en polaire bleue entièrement doublé de ce liberty.

couture enfant

Tenue rayures et fleurettes pour garçon

couture enfant

J’adore le mélange des discrètes rayures tennis de cette toile extensible anthracite et de ce liberty fleuri dans les tons marron, mauve et bleu. J’ai donc fixé deux parementures de liberty à l’intérieur de ce pantalon tout simple tiré d’Intemporels pour bébés (ceux et celles qui commencent à me connaître s’en seraient doutés…), ce qui m’a évité de faire un ourlet et me permet de retrousser le bas du pantalon en montrant le liberty. Pour aller avec, j’ai trouvé un tee-shirt et des chaussettes bleus, et j’ai taillé dans mes chutes de tissu quelques bavoirs très coquets ! Je précise que ce ne sont pas les bavoirs des premières purées (que je vous montrerai bientôt), mais des foulards de cou destinés à empêcher Monsieur Bébé de se tremper quand il fait ses dents.

couture enfant

Essais de teintures alimentaires

teinture laine

Voilà longtemps que je lisais des commentaires élogieux, sur le Forum du filage, à propos des teintures alimentaires : leur facilité d’emploi… leurs couleurs ludiques… Bref, j’ai craqué et j’ai mis le bout du doigt dans l’engrenage.

Colorants Vahiné

Vous les avez sûrement croisés au détour du rayon des produits dédiés à la pâtisserie : trois minuscules fioles en plastique de colorant jaune, rouge et vert estampillées du fameux logo “gonflé”. J’en avais acheté il y a longtemps pour colorer des macarons ; j’ai remis cela pour essayer de teindre de la mèche de laine avant filage.

Pour une première approche, je n’ai pas essayé de réaliser des prouesses artistiques ; je me suis contentée de teindre quelques dizaines de grammes de manière uniforme avec chaque colorant, puis de tenter quelques mélanges de couleurs.

Ma technique a été la même à chaque fois, suite à une lecture assidue du Forum du filage section “Teinture alimentaire”, et à de nombreuses visites de sites de fileuses comme Wednesday Morning, ainsi qu’à la lecture de la fiche ad hoc sur le site Tricotin.

Dans une cocotte micro-ondes en plastique achetée pour l’occasion (pas cher au petit bazar du coin), j’ai mis 1,5 l d’eau, 185 ml de vinaigre blanc et 2 cuillers à soupe de sel fin, puis la teinture. J’ai ensuite plongé dedans la laine qui avait été soigneusement imbibée et légèrement essorée. Dans le micro-ondes, j’ai laissé cuire 6 minutes à 800 W (mais certaines préfèrent procéder en deux fois : 3 minutes à puissance maximale, laisser refroidir un peu, éventuellement retourner la mèche dans le bain, 3 minutes). Après refroidissement complet, rinçage, essorage sans brutalité, séchage.

Voici le résultat ; des couleurs assez pastel.

teinture laine

Gels Wilton’s

Mettez le doigt dans l’engrenage et il vous bouffera la main, le bras, l’épaule… C’est la faute de Sabine et de toutes les “teinteuses” du Forum, je le jure ! Mais bon, j’ai vite craqué pour les colorants à glaçage professionnels Wilton’s, que l’on trouve entre autres sur le site de Mora. Pour une vingtaine d’euros, je me suis offert une petite boîte contenant des mini-pots de 8 couleurs différentes – mais ce n’est pas si cher si l’on considère que les colorants Wilton’s sont bien plus concentrés que les Vahiné, et qu’il suffit d’une pointe de couteau pour teindre 50 g de laine.

Ma méthode cette fois : dans la cocotte, 1 l d’eau, 125 ml de vinaigre blanc, 2 cuillers à soupe de sel fin  (mais finalement j’ai cru comprendre que ce n’était pas indispensable et j’ai laissé tomber le sel au bout de quelques séances), puis la teinture dissoute dans un peu d’eau très chaude (j’ai du mal sur ce point, je ne la trouve pas très facile à faire fondre). Ensuite, plonger ma laine mouillée dedans, le couvercle et hop ! au micro-ondes, deux fois 5 minutes avec un temps de repos entre les deux.

Et là, regardez le résultat ci-dessous : autant certaines couleurs (les quatre premières sur la photo) ont pris sans faire d’histoire, autant d’autres (le groupe de quatre suivant) se sont comportées très bizarrement, donnant des résultats marbrés très éloignés de la couleur promise sur le pot… Dans la méthode qu’elle publie sur Wednesday Morning, Sabine explique que cette réaction est due au vinaigre et propose une technique pour l’éviter. Technique que je n’ai pas encore appliquée car, moi, je les adore, ces “ratages” marbrés, et je n’ai pas encore eu envie d’aller au-delà !

Pour les deux dernières, j’ai mis ma mèche dans l’eau vinaigrée et jeté ensuite par-dessus deux teintes différentes sans mélanger : un effet marbré sans effort !

teinture laine

Cardigan et bonnet tricotés en “filé main”

filage

C’est avec ma laine “Blush de sorcière” que j’ai improvisé cette veste pour fillette avec son bonnet assorti. Pour tricoter avec ma laine filée main (et teinte itou), je dessine les pièces d’un modèle simple avec les cotes, je fais mon échantillon, j’adapte le nombre de mailles et j’imagine la déco de mon choix… Ici, une bordure de point de riz avec le fil en retors navajo ; le reste est tricoté en retors deux brins avec deux petites torsades sur les côtés pour égayer l’ensemble. Comme il me restait plein de laine, j’ai inventé un bonnet carré avec la même torsade, orné de deux pampilles (encore plus faciles à faire que les pompons et dont, personnellement, je préfère la forme).

filage

Customisation et recyclage pour une tenue très cool

layette

Un body tout détendu sorti de nulle part (ma fille a dû le porter il y a quelques années), un pantalon de sport à moi qui a “attrapé” des taches de Javel… Ces deux vieilleries promises à la poubelle ont trouvé une seconde jeunesse avec un peu de fil et de teinture, pour offrir une tenue streetwear très mode, taille 1 an, à mon Petit Prince !

Je ne me lasse pas de mes tie and dye effet marbré. Non, ce ne sont pas les “auréoles” nouées qui me plaisent, c’est l’effet marbré aléatoire. Pour cela, je froisse mon tissu en un paquet le plus serré possible que j’attache comme une paupiette avec une ficelle à rôti, et hop ! à la teinture !

Ici, j’ai mis les deux morceaux du pantalon dûment ficelés – découpés dans les jambes de mon vieux pantalon à moi d’après le patron tout simple d’Intemporels pour bébés – dans le bain de teinture noire de mon premier essai de batik. Le body, lui, a profité du bain de teinture de ma laine “Crazy Orange”.

Une fois le pantalon cousu, il a eu droit à un revers orné d’une grosse surpiqûre en Mouliné spécial DMC orange assorti à la couleur du body. Quant au body, je me suis amusée à broder un motif façon surf… mais en fait tout droit sorti de mon cahier de motifs Le Moyen Âge… au point de Boulogne (un gros fil est tout simplement posé sur le dessin, et maintenu en place par de petits points chevauchants avec un fil plus fin, d’une couleur éventuellement contrastée : un vrai plaisir, ça va vite, c’est en relief, ça fait de l’effet !).

Tout ceci provenant de mes tiroirs, l’ensemble, au final, n’a rien coûté. Il a la souplesse et la douceur des vêtements longtemps portés, avec un petit côté mode qui nous change un peu des décos façon “je me promène dans la jungle”, “dans la mer”, etc.